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actualité - Page 4122

  • La conquête de l’Europe commence

    En Allemagne, à cause du laxisme – ou plutôt de la volonté complice de la catastrophique Mme Merkel – plus d’un million de ”réfugiés” se sont entassés depuis 2015. Avec tous les problèmes que cela pose. Du jamais vu. C’est l’accélération exponentielle d’un mouvement invasif qui débuta voici plus de trente ans. On passe du goutte-à-goutte au robinet ouvert. La Grèce est submergée. L’Europe est (volontairement) impuissante et ses élites complices, en proie à une logique masochiste d’autodestruction. « Nous n’avons encore rien vu en matière de poussée migratoire » dit Serge Michaïlov, chercheur à l’Iris (Le Figaro, 01/02/2016).

    Un mouvement d’invasion programmé

    Et il en arrive de partout, profitant de la guerre civile syrienne : de l’Afghanistan à l’Afrique subsaharienne en passant par toute l’Afrique du Nord. Ce n’est plus une immigration massive à jets continu mais bel et bien un mouvement d’invasion. Il risque d’être le début de la disparition par submersion des peuples et de la civilisation européenne millénaire, qui entre dans le projet de génocide (voir autre article de ce blog) des autorités qui gouvernent l’Europe contre ses peuples. La mort, la disparition des peuples européens est un projet qui, pour des raisons différentes, fédère plusieurs acteurs : une partie de la classe dirigeante politique en Europe (surtout à gauche mais pas seulement, voir Mme Merkel), la majorité de l’intelligentsia européenne de gauche ethnomasochiste, certains cercles politiques et économiques américains dirigeants qui veulent se débarrasser du concurrent européen et, évidemment, l’islam lui–même et ses différentes autorités gouvernementales et religieuses. 

    Je pèse mes mots : ce phénomène historique est beaucoup plus important et plus grave que les deux guerres mondiales de 1914–1918 et de 1939–1945 et que le communisme soviétique (1917–1991), et aura des conséquences beaucoup plus dévastatrices. 

    Ils arrivent par millions

    En 2015, 1,2 millions de migrants sont arrivés en Europe, dont 270.000 mineurs. Rien que sur les îles de Lesbos et de Keos, en mer Égée, on recense 3.000 arrivées par jour selon l’OIM (Office international pour les migrations). Ils sont recueillis, nourris, aidés, aux frais de l’Union européenne ; bien mieux traités que les populations locales paupérisées et au chômage ! Préférence étrangère… En Grèce, salle d’attente pour les prétendus réfugiés, 70.000 d’entre eux sont escomptés fin mars, bloqués en Grèce. 50.000 places d’hébergement provisoires sont prévues. Cet été, avec une météo clémente, les arrivées vont exploser. Depuis le début de janvier 2016, plus de 350.000 migrants sont déjà parvenus en Croatie, Slovénie, Serbie et Macédoine. Ce raz-de-marée humain de populations dépasse tout ce que l’Europe a connu dans son histoire.

    Destinations privilégiées : Allemagne, Europe de l’Ouest et du Nord. 2,7 millions de Syriens et d’Irakiens (et d’autres qui profitent de l’aubaine) sont en attente en Turquie. Sans oublier la ”route italienne” qui passe par la Méditerranée en provenance de Lybie. En Suède, pays le plus submergé d’Europe, 35.000 mineurs étrangers isolés ont été accueillis en 2015, à charge de la collectivité, soit 20% des migrants arrivés.

     Depuis le premier janvier 2016, 133.000 migrants ont débarqué en Grèce depuis la Turquie. En 2015, 470.000 migrants sont passés par Lesbos, principalement des jeunes hommes et pratiquement à 100% musulmans. Ils veulent rejoindre leurs communautés, déjà établies en Europe du nord et de l’ouest. Profitant  de la mollesse et de la faiblesse des Européens, les ”migrants”, sûrs de leurs bons droits, se montrent (comme à Calais d’ailleurs) revendicatifs, agressifs, certains qu’ils seront impunis,  inexpulsables et aidés par les associations ”humanitaires” et par l’État. Logique de l’envahisseur qui aurait tort de se gêner en se faisant passer pour une victime.

    Islam et Europe

    Par des murs de barbelés ou des législations, des États d’Europe centrale et des Balkans essaient de protéger l’Europe de l’invasion en fermant leurs frontières : Macédoine, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Autriche, Slovénie, Serbie, Slovaquie. La ”route des Balkans” a vu passer plus d’un million de migrants en 2015. En Slovaquie, le Premier ministre sortant, Robert Fico, vient d’être reconduit après une campagne sur le refus d’accueillir tout réfugié « musulman ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une invasion de l’Europe par l’islam pour appeler les choses par leur nom, ce qui doit réjouir Tarik Ramadan.

    Ces États contreviennent au traité de Schengen et désobéissent aux injonctions des fonctionnaires de l’Union européenne. Pour Nicolas Bay, secrétaire général du FN  : «  Ce que reprochent  en fait ces commissaires non élus aux gouvernements – démocratiquement élus eux – de la Pologne et de la Hongrie, c’est de ne pas se plier à leurs injonctions sur l’ ”accueil des migrants” et autres pulsions suicidaires ». (inValeurs actuelles, 03–09/03/2016, tribune Quand l’Union veut empêcher les nations d’Europe de se protéger ). Comme quoi les cadres du FN peuvent avoir sur ce sujet des idées pertinentes, loin de leur délirant programme économique socialo-étatiste. Mais cette négation de la civilisation européenne et de ses valeurs, de ses traditions, de son avenir par les institutions de Bruxelles n’est pas seulement le fait de l’UE en tant que telle, comme l’imagine M. Bay, mais surtout des gouvernements européens eux-mêmes. Il faut réfléchir à cette question.   

    Le chantage d’Erdogan et son objectif 

    Le problème central est évidemment le président de la Turquie, le ”sultan”, autocrate islamique Erdogan et son chantage : il négocie avec l’Allemagne – la France ne compte plus, dirigée par un bras cassé – en échange de milliards d’euros, le fait de bloquer l’immigration en provenance de Turquie, ce qui est un marché de dupes. Il exige aussi l’abolition des visas pour les visiteurs turcs dans l’espace Schengen et la reprise des négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’UE. Le but d’Erdogan est exactement le même que celui des islamistes et de l’entité criminelle Dae’ch : islamiser l’Europe, vieux rêve millénaire. 

    Hans Werner Sinn, directeur de l’Institut pour la recherche économique de Munich (Ifo) : «  À chaque fois que l’Allemagne ne se montre pas assez docile, les Turcs laissent passer quelques réfugiés de plus vers l’Europe ». R. T. Ergogan suit une logique historique compréhensible  et intelligente qui est celle de l’Empire Ottoman qu’il essaie de ressusciter : la conquête de l’Europe sous la férule turque ; non plus par la force (militaire) mais par la ruse, celle de l’invasion  migratoire et de la démographie.   

    Le Pape François et l’ « invasion arabe » reconnue et acceptée

    « On peut parler d’invasion arabe [en Europe] c’est un fait social », a déclaré le Pape. Mais il s’en réjouit ! : «  combien d’invasions l’Europe a connu ! Et elle a toujours su se dépasser elle même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures ». (Entretien avec des catholiques de gauche français, dans La Vie hebdo).  

    Naïveté ? Cynisme ? Aveuglement ? Ou bien mélange des trois ? En tout cas, le Pape, dans sa position sur les bienfaits supposés des ”invasions”, manifeste une méconnaissance totale de l’histoire, par ignorance ou dogmatisme idéologique. Il nomme ”échange” l’affrontement sanglant…Ses propos reflètent une étrange parenté avec les thèses trotskistes. D’où les soupçons sur son appartenance aux cercles sud–américains de la ”théologie de la libération”. Ses déclarations, en tout cas, ressemblent à celles de certains intellectuels gauchistes islamophiles.

     Le Pape François s’est déjà signalé pour ses encouragements moraux à l’immigration musulmane en Europe et son opposition à tout barrage, au nom d’une conception quelque peu délirante, ”devenue folle”, de la charité chrétienne. La hiérarchie catholique actuelle, de manière suicidaire et en opposition avec les opinions du ”peuple catholique ”, est sur une  ligne proche. En revanche les autorités religieuses de la communauté juive se gardent bien de prendre de telles positions, à cause de la corrélation évidente entre islamisation et antisémitisme. Quant aux persécutions contre les chrétiens d’Orient, elles passent en pertes et profits…   

    Lucidité d’intellectuels musulmans 

    Les plus lucides et courageux se trouvent souvent parmi des intellectuel(le)s arabo-musulman(e)s car sachant de quoi ils ou elles parlent. Par exemple, l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud, traîné dans la boue par les gauchistes et l’intelligentsia. Prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre–enquête, accusé d’islamophobie, péché central, il est victime d’une fatwa par les islamistes et d’un lynchage médiatique par l’intelligentsia collaborationniste de gauche française. Dans un entretien publié par La Repubblica (« Cologne, lieu de fantasmes »),traduit dans Le Monde, il explique les agressions sexuelles commises contre des femmes allemandes à Cologne dans la nuit de la Saint Sylvestre par des immigrés et ”réfugiés” arabes, par la sexualité frustrée de l’homme arabo-musulman.

     Il a osé affirmer : « Le sexe est la plus grande misère dans le monde d’Allah. À tel point qu’il a donné naissance à ce porno–islamisme dont font discours les prêcheurs islamistes pour recruter leurs fidèles : description d’un paradis plus proche du bordel que de la récompense pour gens pieux , fantasme de vierges pour le kamikaze ». Kamel Daoud est en fait accusé d’apostasie par les islamistes et leurs collaborateurs français. C’est un traître, un ”harki”. « Le verdict d’islamophobie  sert aujourd’hui d’inquisition », déclare–t–il.

     De même, Mohammed Sifaoui, auteur de Pourquoi l’islamisme séduit-il ?  écrit : « Les idiots utiles de gauche comme de droite empêchent […] au nom d’un relativisme culturel idiot la critique et la discussion des dogmes fanatiques ». Il est lui aussi victime d’une vindicte de la part de ses coreligionnaires comme de l’intelligentsia. Un autre écrivain algérien sulfureux est Boualem Sansal, très mal vu par les autorités de son pays, qui a fait scandale avec son roman d’anticipation 2084, décrivant « un monde dominé par l’islamisme radical ».  

    Les prédictions de l’Algérien Boualem Sansal

    Ce dernier, déclarait au magazine Vzebek et Rika : « bientôt, nous seront tous musulmans, alors, révisez votre Coran ». Dans l’Express : «  L’islamisme a trouvé dans la communauté maghrébine en France, fortement communautarisée, un terreau favorable » (24/02/ 2016).

    Avec la chute des cours du pétrole et du gaz, l’Algérie plonge dans la récession, puisque son régime, corrompu et incapable, ne fait pratiquement vivre le pays que des recettes des hydrocarbures exportés. Pour acheter la paix sociale et compenser le chômage endémique, le régime subventionne, « arrose » la population selon Sansal. Il prévoit une explosion dans une Algérie où les islamistes sont aux portes du pouvoir.

     « Un scénario syrien est possible en Algérie » déclare–t-il au Figaro (24/02/2016). Pour lui, son pays est une bombe à retardement : « Bouteflika a cédé la gestion du peuple aux islamistes. Dans les petites villes et les villages, ils sont maîtres du jeu et font régner leurs règles théocratiques terrifiantes. […] L’Algérie court vers le chaos. […] Un scénario d’esclavage, de terreur, sur le modèle syrien, me paraît tout à fait crédible. […] Le problème politique sera transformé en problème religieux et exporté hors des frontières algériennes jusqu’en Europe et singulièrement en France » (art. cité.) La France est donc menacée par une nouvelle vague d’immigration, de fuite massive en provenance d’Algérie. Ce qui entre évidemment dans les plans des islamistes.

    Mais Sansal va plus loin : « Peu à peu, le monde musulman se reconstruit et retrouve ses ambitions premières et sa volonté hégémonique . La frontière avec l’Occident commence à être abolie puisque maintenant l’islam politique s’ouvre des espaces à Londres, à Paris et à Bruxelles. On peut estimer que dans trente ans l’islamisme gouvernera l’ensemble du monde musulman qu’il aura unifié. Dans soixante ans, il partira à la conquête de la civilisation occidentale » (art. cité) Bien avant, probablement….Sansal est censuré et menacé dans son pays : «  Maintenant, la peur est partout, elle me suit, à Alger comme à Paris » (art. cité).

    Le pire scénario est probable

    Mais ces intellectuels musulmans lucides et courageux sont minoritaires. L’islam apaisé et réformé qu’ils appellent de leurs vœux est une utopie, infirmée par la réalité observée. Le plus extraordinaire des paradoxes  est la trahison de certaines élites européennes complices et organisatrices de l’immigration de masse et de l’islamisation, qui s’opposent à des minorités arabo-musulmanes lucides. Même configuration qu’entre 1940 et 1944 : la collaboration ; ou plus proches de nous : les ”porteurs de valises” du FLN. 

    La force de ce mouvement migratoire invasif, c’est qu’il s’appuie sur l’apitoiement provoqué dans une opinion versatile et émotive par les médias du système envers les ”réfugiés”, notamment les boat peoplequi se noient.

    Ces millions de migrants, musulmans à 95%, issus du Moyen–Orient, d’Afghanistan, d’Afrique du Nord et d’Afrique noire qui débarquent en Europe, s’ajoutant aux masses déjà présentes vont évidemment importer chez nous leurs désordres et leur chaos. L’islam sera au centre de cette explosion à venir bientôt. Ivan Rioufol, dans La guerre civile qui vient (éd. PGDR) évoque cette hypothèse probable. Nous devons nous préparer au pire.

    http://www.gfaye.com/la-conquete-de-leurope-commence-2/

  • Piero San Giorgio - Djihad dans les campagnes de France et d'Europe?

  • Aude de Kerros : l’Art contemporain, « un double hold-up sémantique »

    Le graveur et essayiste Aude de Kerros a bien voulu partager avec NOVOpress quelques réflexions issues de son dernier ouvrage « L’imposture de l’Art Contemporain ». Un entretien d’une grande richesse que nous publions en trois parties.

    NOVO : votre dernier livre « L’imposture de l’Art Contemporain » semble dénoncer une tromperie, ou réside l’imposture ? De quel ordre est-elle ?
    A. de Kerros : Le mot « imposture » signifie tromperie, ce qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas — et le mot « utopie » veut dire : construction imaginaire ou conception qui paraît irréalisable — si l’on en croit le « Larousse »
    L’appellation « Art contemporain » est le résultat d’un double hold-up sémantique : il ne désigne pas « l’Art », c’est-à-dire le langage non verbal, délivrant un sens au-delà des mots par l’accomplissement de la forme, de la matière, de la couleur. Il désigne une procédure conceptuelle dont le but est la critique ou la déconstruction d’une œuvre déjà existante ou d’un contexte. Par ailleurs, I’AC n’est pas comme son nom l’indique « tout l’art d’aujourd’hui », mais uniquement un de ses courants : le conceptualisme.

    l_imposture_de_l_art_contemporain.jpgL’imposture de l’Art contemporain – Une utopie financière
    Editions Eyrolles

    Il n’y a rien de commun entre les deux pratiques. L’Art s’évalue d’après des critères esthétiques et de correspondance de la forme et du fond. L’AC se juge selon des critères moraux, d’efficacité, d’utilité. En effet, la très morale finalité de l’AC est de tendre un piège au « regardeur » afin de le déstabiliser et le remettre en question, pour son bien. En détruisant toute certitude, il se veut facteur de paix et de renouvellement permanent. L’humanitarisme de ce dogme, enseigné dans les écoles dès le jardin d’enfants, cache les autres « applications » et utilités financières, monétaires plus triviales.

    NOVO : Vous expliquez bien dans votre livre comment se fabrique la valeur de l’Art Contemporain, que vous désignez sous l’acronyme AC, pour ne pas le confondre avec « tout l’art d’aujourd’hui ». Sa valeur se fixe-t-elle sur un vrai marché ? Sommes-nous devant une nouvelle forme de création monétaire, permettant le recyclage d’argent clandestin ?
    A. de Kerros : L’art conceptuel, apparu avant la guerre de 14, recyclé en arme de la guerre froide culturelle au cours des années 60, imposé comme seul « contemporain » au cours des années 70, devient en l’an 2000, après la chute du mur de Berlin, un outil de la globalisation en devenant un « financial art ».

    Les œuvres sont devenues sérielles, avec des produits d’appel haut de gamme pouvant atteindre des cotes astronomiques, déclinées en marchandise industrielle aux quantités et formats divers, adaptés à tous les budgets. L’arbitraire des réseaux de collectionneurs qui en fabriquent la valeur remplace les critères et repères intelligibles de la valeur artistique.
    Nous sommes désormais devant un AC devenu un produit à la fois financier et monétaire, très maîtrisé et sécurisé par ses détenteurs, peu nombreux, mais collectionnant en réseau fermé et fixant eux-mêmes les prix d’œuvres souvent sérielles. Ils battent monnaie ! Ils sont les créateurs et maîtres d’une liquidité adaptée à la globalisation, hors législation financière, fisc et douanes. C’est une virtuosité financière ! Un chef d’œuvre de petite monnaie, d’argent de poche pour une hyper classe qui ne raisonne qu’économiquement, au-delà des identités, religions, et nations

    Quel rapport avec les Arts plastiques ? Aucun, mais en revanche la nature conceptuelle de l’AC, permet les applications que vous évoquez. En effet, l’énoncé discursif de l’œuvre suffit à son existence. Une « pièce » d’AC se matérialise et se dématérialise quand on veut et où on veut. Le contrat d’achat suffit à prouver son existence. On comprendra la proximité qu’entretient ce nouveau type de monnaie avec d’autres modalités fiduciaires… l’avantage d’exception de l’AC réside en ce qu’il ne dépend d’aucun État, ne connaît aucune frontière.

    NOVO : L’hyper-visibilité de ces produits qui résulte de plans marketing et de com., occulte les nombreux autres visages — « cachés » — de la création d’aujourd’hui, aussi divers que méconnus.
    A. de Kerros : La censure de fait que produisent la com et le marketing en occultant tout ce qui n’entre pas dans ce cadre et plus subtile, mais infiniment plus pernicieuse et fatale que celle jadis pratiquée par le dictateur ou même le Prince. Ils donnaient à l’artiste, au moins le prestige de la résistance et celui-ci pouvait se réfugier dans des lieux plus cléments. L’AC occupe tout l’espace visible et audible par le scandale, l’évènement, la transgression le spectacle hallucinant du très haut marché, il sidère. Une œuvre qui ne repose pas sur ces méthodes de marketing n’accède pas à la visibilité. L’artiste à l’inspiration non conceptuelle n’a pas de recours à d’autres modes d’évaluation et de reconnaissance. Il se trouve exclu du marché.
    Économiquement d’ailleurs son travail à la main, d’œuvres uniques, de faible production, rend son travail non exploitable et non rentable, sans utilité ni lieu. Tel un lettré chinois, il peint, après avoir accompli un travail nourricier, créé pour lui-même et quelques amis. Il est invisible libre.

    http://fr.novopress.info/199323/aude-de-kerros-lart-contemporain-un-double-hold-up-semantique/#more-199323

  • Marine Le Pen sur le chantage exercé par Erdogan sur l'Union européenne

  • Le peuple de droite ne veut pas attendre 2022

    Extrait de l'interview de Robert Ménard pour Atlantico :

    "Nous avons des relations cordiales [avec Marine Le Pen et le FN, NDPC]. Nous sommes alliés sur le plan politique. Mais, dans le même temps, j'ai de vrais désaccords avec certaines positions du FN, des désaccords que je n'ai jamais cachés. Aujourd'hui, sur la loi El Khomri, ces désaccords se traduisent concrètement par des appréciations très différentes : quand Florian Philippot dit de ce projet de loi qu’il est "infâme", je trouve que c'est non seulement disproportionné, mais plus encore inapproprié et caricatural. Utiliser ce genre de mots, c’est adopter une rhétorique d'un autre temps.

    On ne peut pas, à longueur de temps, expliquer que tous les malheurs de la France viennent de Bruxelles. Non, ils sont aussi la conséquence, sur le terrain économique notamment, de lois votées ici depuis 40 ans, de l'inflation des réglementations, d'une omniprésence de l'Etat… Et tout cela a été largement décidé à Paris. C'est un autre point de désaccord avec Florian Philippot. Quand il déclare que, si Marine Le Pen prenait le pouvoir, six mois plus tard la France quitterait l'Union européenne, c'est tout simplement irréaliste (...) J'ai du plaisir à travailler avec le FN, et je suis d'accord avec l'immense majorité de ce qu'il dit, notamment sur l'immigration, l'identité, la sécurité ou encore l'école. Mais j'ai aussi des désaccords en ce qui concerne l'Europe et la vision économique colbertiste qu'il propose et que je ne partage pas (...)

    Et les prises de position sur la loi El Khomri sont à l'opposé de ce slogan [la France apaisée, NDPC].Elles entretiennent l'idée qu'il existe forcément une sorte de lutte des classes au sein des entreprises – même les plus petites - entre les patrons et les salariés. C'est une vision du XIXe siècle. Or on ne vit plus au temps de Zola ! Même s'il existe des difficultés dans les entreprises, le monde professionnel a changé.

    Je suis le maire d'une ville de 75 000 habitants, où je rends visite très souvent à des petites et moyennes entreprises. Les intérêts entre un patron et ses salariés ne sont pas les mêmes, bien sûr. Mais je vous assure que ce qu’ils ont en commun est bien plus important que ce qui les oppose… (...)

    Je crois qu'il y a aujourd'hui la nécessité de regrouper la droite nationale, cette droite qui se retrouve dans le Front national, mais également du côté de Debout la France, du Siel, de l’Avant-garde, du CNIP et de certains courants des Républicains. Je pense que le peuple français le demande, que le peuple de droite l'exige. Mais je constate que les querelles d'appareil, les problèmes d'égo empêchent ce regroupement. Tout cela étant dérisoire par rapport à la gravité de la situation…

    Il y a une nécessité absolue à faire travailler ensemble des personnalités telles que Jacques Myard, Eric Ciotti, Thierry Mariani, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. Les désaccords sont peu de choses par rapport à ce qu'ils ont en commun.

    Hélas, trop peu d'entre eux sont prêts à aller vers ce rassemblement. Et je le déplore tant nous en avons besoin. Toutes ces personnalités, que l'on pourrait ranger dans la catégorie de la droite patriotique, ont en commun de dire que la France qu'on aime est menacée. Mais si elle l'est vraiment, il faut faire taire les divergences et se mobiliser ensemble ! C'est pour cela que j'appelle à un grand rendez-vous des droites à Béziers, du 27 au 29 mai prochain, pour construire un programme de salut public qui pourrait nous rassembler (...)

    Aujourd'hui, j'essaye seulement de rassembler un certain nombre de personnes et de dire à cette droite patriote, à cette droite des valeurs, à cette droite de la morale, à cette droite de la France, qu'il faut absolument se regrouper pour l'emporter. On ne peut pas dire "2017, c'est perdu, nous verrons en 2022". Les Français ne peuvent ni le comprendre, ni l'admettre."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Grenoble, 21 mars : une conférence du Centre Lesdiguières à ne pas rater

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    Publiés en 1796, au lendemain de la révolution en France, les Considérations sur la France se révèlent comme une des sources les plus profondes de la pensée contrerévolutionnaire. Les maux dont souffre la France aujourd’hui ne trouvent-ils pas leur source dans ce que critiquait le penseur savoyard ?
    A partir des commentaires d’Alain Peyrefitte, Hubert d'Abtivie ou Lars Klawonn, l’intervenant montrera comment la pensée maistrienne, qui inspire le courant  traditionaliste anti-moderne (Charles Baudelaire, Barbey d'Aurevilly , Léon Bloy, Ernest Hello, Bernanos, Emile Cioran…) éclaire toujours notre situation actuelle.

    CONTACT

    Centre Lesdiguières -  Le Buissert  38340 Pommiers-la-Placette

    centrelesdiguieres@laposte.net

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Et pan sur le bec de Mme le maire de Paris condamnée pour diffamation envers le FN !

    « Ne vous laissez pas instrumentaliser« , « ils vont distribuer vos jugements, ils en feront des tracts » avait plaidé l’avocat de la copine de mesdames Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet !

    Mais le glaive de la justice a tranché sans hésiter : c’est de la diffamation ! Mme Anne Hidalgo été bien condamnée vendredi à une amende de 500 euros avec sursis pour avoir affirmé que le Front national, fondé en 1972, avait « soutenu » la collaboration avec les nazis.

    En outre le tribunal correctionnel de Paris a condamné Mme Hidalgo à verser un euro de dommages et intérêts au FN et 2.000 euros pour les frais de justice.

    Voici les faits tels que rapportés par l’AFP :

    « Je constate que pour le tribunal, l’honneur et la considération du Front national valent un euro », a réagi avec gourmandise l’avocat de la maire de la capitale, Me Jean-Pierre Mignard. Quid d’un éventuel appel ? Anne Hidalgo « décidera ce qu’il convient de faire », a-t-il déclaré à l’AFP.

    « Nous n’avions pas demandé plus », a fait remarquer le conseil du FN, Me David Dassa Le Deist, dont le client « n’entendait pas battre monnaie sur cette affaire ». Pour lui, « la diffamation très grave » commise à l’encontre du parti a été « justement condamnée ».

    Le 24 septembre 2012, alors première adjointe de son prédécesseur à la mairie de Paris Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo déclare sur iTELE: « L’Histoire a du sens, le Front national n’est pas un parti qui s’est constitué dans le cadre républicain, c’est un parti qui a lutté contre la République, qui a soutenu pendant la guerre la collaboration avec les nazis« .

    Le tribunal a considéré qu’il « ne peut être retenu, sans dénaturer la phrase prononcée par Anne Hidalgo, qu’elle n’aurait cherché qu’à rappeler une supposée filiation historique« , comme l’avait plaidé son avocat.

    Ce dernier avait produit des pièces visant à montrer « une nostalgie de Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, pour la collaboration« , « la présence de représentants de la collaboration au sein de ce mouvement » et « la négation des crimes contre l’Humanité dans les discours de ce parti« , rappellent les juges.

    – ‘Sans nuance ni réserve’ –

    Toutefois, le FN, fondé en 1972, « ne peut factuellement avoir soutenu la politique de collaboration durant la guerre » de 1939-1945. Et « le ton employé » par Mme Hidalgo, « sans nuance ni réserve, ne permet pas de retenir une quelconque prudence dans l’expression« .

    Ainsi, a jugé le tribunal, cette « accusation particulièrement grave » a dépassé les « limites admissibles de la liberté d’expression », même dans le cadre d’une polémique politique.

    A l’audience le 15 janvier, l’avocat du FN, Me David Dassa Le Deist, avait plaidé qu’il ne s’agissait pas là d’une bévue, mais que c’est à dessein que Mme Hidalgo avait lâché cette « ânerie« : dans un « but politique« , pour « mettre à terre un adversaire » avec un « argument massue« . Notamment auprès de jeunes qui ignoreraient à quelle époque a été fondé le FN.

    Dans sa plaidoirie, il avait convoqué résistants du FN et collabos de gauche.

    Le conseil de la maire de la capitale, Me Jean-Pierre Mignard, avait inscrit le FN dans la lignée de la « famille nationaliste ou même néofasciste ».

    Devant les juges, il avait énuméré les fondateurs du FN, « collaborateurs notoires, d’un antisémitisme débridé », et rappelé certaines déclarations de Jean-Marie Le Pen, qui n’a « jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître » et a soutenu que « l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine ».

    C’est vraiment le monde à l’envers : voilà maintenant que même les juges ne sont plus tous manipulés par la bienpensance ! Horreur et damnation, encore un coup de la droitisation zémourienne des esprits !

    Nul doute que ce jugement fera plus plaisir à la petite Marion qu’au petit Philippot…

    Christian LASSALE

    http://www.medias-presse.info/et-pan-sur-le-bec-de-mme-le-maire-de-paris-condamnee-pour-diffamation-envers-le-fn/50867

  • Oui à une Europe des nations et des coopérations

    Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les partisans de l’Europe supranationale, l’Union européenne devient chaque jour moins populaire.

    Le 2 mars dernier, Wolfgang Streeck, sociologue de l’économie et professeur à l’université de Cologne, a signé dans Le Monde une tribune intitulée « Pour que l’Europe soit sauvée, il faut lever le tabou sur les nations ».

    Dans cette tribune, l’universitaire allemand nous explique que, contrairement à ce que pensent les partisans de l’Europe supranationale, le départ probable de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ne mettra pas un terme à la « crise de l’Europe ». Et, d’ailleurs, qui peut croire un seul instant que le problème de l’Europe est la Grande-Bretagne ? Le problème de l’Europe, c’est l’Europe elle-même, le problème, c’est le dogmatisme des institutions communautaires qui ne sont absolument pas en adéquation avec les spécificités nationales.

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  • Quand l’argent fait taire la presse : un nouvel exemple d’autocensure au Parisien

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    MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    Il y a deux semaines, sortait le film-documentaire, « Merci, patron », une critique acerbe du patron de LVMH, Bernard Arnault. Depuis octobre 2015, le milliardaire est propriétaire du Parisien. Dans un communiqué, les syndicats du Parisien s’inquiètent qu’« ordre [ait] été donné aux confrères du service culture-spectacle qui avaient visionné le long-métrage de ne pas le chroniquer, fût-ce en dix lignes ». Aux dernières nouvelles, « Merci, patron » n’a pas été chroniqué non plus par Les Échos, racheté par le même Bernard Arnault en 2007. François Ruffin, qui assure la promotion du film, est presque systématiquement désinvité des grands médias. Le fait que Bernard Arnault soit l’un des principaux annonceurs publicitaires, en particulier de la presse magazine, ne saurait évidemment expliquer cette déprogrammation…

    http://fr.novopress.info/199316/largent-fait-taire-presse-nouvel-exemple-dautocensure-au-parisien/