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actualité - Page 4254

  • HALTE À L’ÉTAT D’URGENCE !

    Ainsi, le président « Degôche » travaille activement à l’avènement d’un Etat policier en France. « Il faut répondre aux gens, à leurs angoisses, à leur besoin de sécurité », soutient mordicus le président «Degôche ». Il ne faut pas "répondre aux gens", crâne de piaf ! Il faut répondre à la réalité ! La meilleure com', c'est l'action concrète.

    Alors, cette « déchéance de la nationalité », ça vient ? Attendez d’avoir compris, nous dit le président « Degôche » : Je fais un pas en arrière, sous la poussée de l’aile gauche du PS ? La droite se dresse sur ses ergots : « Nous ne voterons pas la modification constitutionnelle ! ». Fausse alerte ! Parce que ma vraie intention, c'était de forcer la droite à voter ma loi en faisant un nouveau pas en avant ! Je décherrai donc de leur moitié française de nationalité les mauvais sujets qui se seront retournés contre la Nation pour la poignarder. Et pan dans les gencives de la droite, qui réclamait cette mesure ! Il y aura du déchet dans les rangs de la gauche ? Pas assez pour ne pas atteindre la majorité des 3/5èmes au Parlement réuni en Congrès. Je prends le pari. Fin de "citation". 

    On reconnaît bien là l’habileté manœuvrière du tacticien, digne héritier de Mitterrand, vous savez, cet inoubliable intrigant florentin, son maître en manigances machiavéliques : la « recomposition politique » a commencé. L’objectif : pouvoir immortaliser la photo de François Hollande en chasseur de safari, avec en main sa 600 Nitro Express de la maison Auguste Francotte à Liège (ah, ces "Bige Five", si finement gravés), poser la botte victorieuse sur le cadavre de la droite française, réduite à un champ de ruines. 

    Si j'ai bien compris, on observera donc bientôt une « recomposition », il y aura, selon les vœux du président, dans le paysage, là-bas tout à gauche du tableau, toutes sortes d’inoffensifs menus fretins qui brailleront de plus en plus fort à mesure qu’ils deviendront plus infinitésimaux et groupusculaires ; un ensemble un peu plus consistant de « socialistes frondeurs » qui formeront l’aile « gôche » du PS ; un gros marécage où se retrouvera tout ce qui est rose pâle, centriste et « républicain », qui rassemblera une majorité capable d’enjamber, allègrement et en souplesse, la frontière qui séparait jusque-là la « gauche » de la « droite » ; et puis là-bas tout à droite du tableau, un nouveau parti auquel tous les responsables, depuis trente ans, se seront donné la main pour faire la courte échelle, et qui ne demandera qu’à croître et embellir. 

    Etant entendu qu’il n’est nullement question, dans ce tableau, de changer quoi que ce soit aux vieilles pratiques politiciennes en vigueur, celles précisément qui auront créé cette situation d’un genre nouveau. Les abstentionnistes ? Tous des cons ! Que des non-citoyens ! Qu’ils crèvent ! J'en ai rien à faire ! 

    Chapeau l’artiste ! Et tant pis pour la France ! Le raisonnement de François Hollande, quand il pense à la France, si mon analyse n’est pas trop éloignée de la réalité, est une inversion radicale de l’inscription que Mathias Grünewald place devant la bouche de Saint-Jean-Baptiste désignant le Christ martyrisé, dans le Retable d’Issenheim (« Illum oportet crescere, me autem minui »). En version corrigée, ça donne : « Illam oportet minui, me autem crescere » (traduction libre : qu’importe que la France crève, pourvu que je croisse). 

    Suprême habileté du chef de bord : pendant que la bataille de chiffonniers agite son chiffon rouge dans les partis, faisant monter l’ « actualité » comme une mayonnaise chantilly très prisée par les médias toujours avides de produire de cette bonne « thèse-antithèse-foutaise » qui abreuve et aveugle les gogos, on ne discute plus de l’essentiel : le passage dans la Constitution de la normalisation de l’état d’urgence. C’est tellement bien joué qu’il n’y a plus que quelques juristes renommés et modérés que personne n’écoute pour s’inquiéter de la chose : qui, à part Mireille Delmas-Marty et Dominique Rousseau ? 

    Car le nœud de l'affaire, l'objectif essentiel de François Hollande, c'est d'occuper tout le monde avec l'os de la déchéance de nationalité, pour que plus personne n'ait présente à l'esprit la saloperie première que constituera en France l'état d'urgence éternisé. L’état d’urgence au quotidien, l’état d’urgence ordinaire, l’état d’urgence à demeure, c'est un chien dangereux qu’on serait forcé de garder à domicile pour garder les enfants.

    Et dire que la « Gôche » fulminait contre Sarkozy chaque fois qu’il faisait une loi à la suite d’un fait divers tragique ! Mais Hollande fait pire : il instrumentalise une Constitution dont il n’a, sur le fond, rien à faire, pour donner au peuple français (pour ce qu’il en reste) un coup de poing communicationnel dont il espère sans doute qu’il le mettra KO. 

    C’est bien cet état d’urgence banalisé, celui qui risque de placer toute la population française sous la coupe administrative de la police et des préfets, c’est-à-dire livrée à l’arbitraire, aux abus et à la violence de forces de l’ordre qui se plaignaient depuis trop longtemps d’avoir les mains liées par l’état de droit (car c’est à ça que ça revient : l’urgence contre le droit). 

    Il suffit pour s’en convaincre d’observer le bilan des presque 3000 cassages de portes (alias « perquisitions administratives », en version médiatique) et la taille des poissons ramenés dans leurs filets par les flics. Comme dirait l’inspecteur Charolles au commissaire Bougret (Rubrique-à-brac, Gotlib) : « Comme indice c’est plutôt maigre ».

    La plupart des poissons ne font pas la maille. Pensez, 51 incarcérations ! Et je voudrais bien avoir la liste de toutes les armes que les perquisitions ont permis de saisir : 39 « armes de guerre », ça fait 10%. Et combien d’armes de chasse non déclarées ? Combien d'opinels ? Combien de pistolets à bouchon ? Je te dis qu'il faut du chiffre, coco !

    La population devrait s’en convaincre : il faut avoir peur de l’état d’urgence. Ce n’est pas à coups d’état d’urgence et de « perquisitions administratives » que Hollande empêchera le prochain attentat meurtrier sur le territoire français. En démocratie – si le mot veut encore dire quelque chose – l’état d’urgence n’est acceptable que sur une durée extrêmement courte (c’était parti pour douze jours au départ). Sa prolongation « ad libitum », et bientôt « ad perpetuum », une fois gravée dans le marbre constitutionnel, est une infamie pure et simple. 

    Qu'est-ce que c'est, ce protecteur, qui commence par abolir la liberté de celui qu’il protège ? Qu'est-ce que c'est, ce loup qui s'érige en gardien des agneaux ? Qu'est-ce que c'est, ce renard qui promet de raccompagner chaque poule à son poulailler après minuit sonné ? Qui veut croire à la fable ? Ceux qui voudraient nous faire croire au père Noël du "Nous sommes tous frères" ? 

    Sans compter le linge sale.

    Qui peut croire, aujourd’hui en France, que l’état d’urgence le protègera ? Pas moi. 

    Voilà ce que je dis, moi.

    http://lantidote.hautetfort.com/

  • Regard sur l’actu #22/3 : Les deux France face aux attentats

    Les attaques de novembre auront eu cet aspect bénéfique : pouvoir observer toutes les sortes de comportements et de considérations possibles face à une situation gravissime. Ce sera la matière du présent article, troisième partie de notre dossier qui s’était tout d’abord intéressé aux faits et aux acteurs des attentats puis avait fait le point sur la culpabilité indéniable du système dans cette affaire.
    Les attentats et les élections régionales l’ont clairement montré, nous assistons à la partition de notre pays en deux. Le récent mot de Marine Le Pen était très juste : les patriotes contre les mondialistes. On pourrait nuancer les termes et les sous-entendus mais l’essentiel est là. D’un côté, le système, ses protégés et les Français toujours dupes, fossoyeurs de tout ce que nous sommes et pourrions être ; de l’autre, la France, la vraie, le pays réel qui connaît un réveil indéniable.

    Le système vous explique les attentats

    On ne saurait évidemment pointer du doigt tel ou tel type de personnes pour la responsabilité et la culpabilité des attentats du vendredi 13… Impensable ! Les Français, ces salauds, se devaient donc d’être rappelés à l’ordre dès les jours suivants par le gouvernement et ses sbires. L’inénarrable Claude Bartolone, élu de Seine-Saint-Denis et président de l'Assemblée nationale s’en est tout de suite chargé. Ce pourfendeur de ce qui reste de « la race blanche » en Ile-de-France (on le voit bien à son aise sur la photo plus haut) n’avait pas attendu les élections régionales de décembre pour nous expliquer la vie.

    «Je ne voudrais pas qu'il y ait un lien entre banlieue populaire - banlieue dangereuse. Il ne faut pas qu'on établisse ce lien entre les classes populaires, les banlieues populaires, et ces terroristes qui n'ont rien à voir avec ces populations qui aspirent à vivre normalement» déclara-t-il sur Europe 1.

    Son analyse des récentes attaques nous permet de mieux comprendre le pourquoi du comment. Dans leur «folie», les djihadistes «essaient d'avoir un minimum d'organisation. Et comme «c'est beaucoup plus facile de se cacher dans un milieu où il y a beaucoup de monde », ils se planquent quasiment toujours dans ces «banlieues populaires » (où « la race blanche » est de plus en plus absente). Comme à Saint-Denis par exemple. Aucun lien avec les habitants de ces doux endroits, pensez… Le malade imaginaire ne nous dit malheureusement pas pourquoi les terroristes n'ont pas choisi, au hasard, Versailles ou Neuilly pour se cacher car « il y a beaucoup de monde » là-bas aussi…

    Selon le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, il faut chercher ailleurs. C’est la société française qui porte «une part de responsabilité» dans la radicalisation des terroristes à l'origine des massacres du 13 novembre. Son analyse est là encore d’une rigueur imparable :

    «Le terreau sur lequel les terroristes ont réussi à nourrir la violence, à détourner quelques individus, c'est celui de la défiance. » Eh oui ! «Nous sommes une société où nous avons construit la capacité à fermer la porte» et l’on peut déplorer que «quelqu'un sous prétexte qu'il a une barbe ou un nom à consonance qu'on pourrait croire musulmane, a quatre fois moins de chances d'avoir un entretien d'embauche qu'un autre».

    Merci Manu ! On comprend mieux ! Le plus important reste tout de même de «Ne pas céder aux tentations du repli, à la peur, à la stigmatisation, à la surenchère» ajoute notre Hollande de président. «Aucun acte antisémite, anti-musulman ne doit être toléré», lança-t-il juste après les attentats, histoire de bien nous faire comprendre que les priorités restent les priorités. D’ailleurs, le premier ministre, pour répondre à l’urgence de la situation, n’a pas tardé à adouber une énième campagne de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, cause de tous les maux de la France. Labellisée «Grande cause nationale» par Manuel Ier, la campagne#DeboutContreLeRacisme consiste en de courts spots diffusés partout et au slogan évocateur : «Je suis de la couleur de ceux qu’on persécute»... Cette «grande cause nationale » a été lancée par quatre associations dont on connaît l’influence : la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme et SOS racisme. Alain Jakubowicz, divinité républicaine et accessoirement président de la LICRA, chevalier de l'Ordre National du Mérite, chevalier de la Légion d'Honneur et avocat de Karim Benzema, est clair : «La seule réponse possible contre la haine est de parler du vivre-ensemble, de réaffirmer les valeurs de la République». Alain le divin a parlé et il a pu compter sur tous les médias du Système pour servir religieusement et sans délai ses désidératas! La liste est longue des journaux et sites qui ont, dès le 14 novembre, pourfendu le FN, Philippe de Villiers, Eric Zemmour et tous ceux ayant osé avoir un discours « dur » après les attentats. La palme de l’hystérie pourrait sans doute revenir à Libération avec cet article risible qui résume bien la folie des zélotes du système mondialiste et le terrorisme intellectuel qu’ils cherchent à établir.

    La victimisation des musulmans de France

    Les jours qui ont suivi les attentats ont été des plus pénibles pour les musulmans vivant sur le sol français et les médias s’en sont largement fait les relais. Combien d’articles sont venus corroborer les peurs du gouvernement ? Ce que vous allez lire plus bas fait effectivement froid dans le dos… Grâce à un article de slate.fr, tout un chacun peut mesurer le climat de peur dans lequel les musulmans évoluent dans un pays comme le nôtre. Insultes, tags racistes, attaques au jambon sur les mosquées… L’évocation frise l’insupportable ! On pressent d’ailleurs l’évanouissement quand on se souvient qu’une femme voilée n’a même pas pu aller s’acheter une mini-jupe à Zara, empêchée d’entrer par un vigile (sans doute néo-nazi).

    Tout ceci est d’autant plus pénible que tous les musulmans de France ou presque ont tenu à rejeter les attentats ! Même l'imam de Brest, Rachid Abou Houdeyfa, soutenu comme le gouvernement par la Ligue des droits de l’homme et pour qui la musique transforme en porc ou en singe, est formel : les attaques du vendredi 13 sont des actes "barbares", qui n’ont "rien à voir avec l'islam". Il ne diverge pas en cela du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui a fait parvenir à «toutes les mosquées de France » (NDLR : enfin, celles qu’il contrôle…) un prêche destiné à être lu aux fidèles lors de la prière du vendredi 20 novembre. Lié au pouvoir, le CFCM ne pouvait qu’accoucher d’une ode républicaine dont suivent les parties les plus émouvantes :

    "Nous, Musulmans de France, réaffirmons notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme qui sont la négation même des valeurs de paix et de fraternité que porte l’Islam.

    Nous, Musulmans de France, sommes des citoyens français à part entière, faisant partie intégrante de la Nation, et solidaires de l’ensemble de la communauté nationale.

    Nous, Musulmans de France, proclamons notre attachement indéfectible au pacte républicain qui nous unit tous.

    Nous, Musulmans de France, proclamons notre adhésion totale aux valeurs de la République.

    Les Musulmans de France élèvent leurs Prières vers Dieu, le Très Clément et le Très Miséricordieux, pour qu’Il préserve et qu’Il bénisse la France !

    Les Musulmans de France formulent tous leurs Vœux de Paix, de Sécurité et de Prospérité pour leur Patrie, la France."

    Malgré ces témoignages touchants, les autorités ont tout de même tenu à perquisitionner plusieurs mosquées. Aucun problème pour notre imam favori, Rachid Abou Houdeyfa ! "Il y a eu des perquisitions administratives, je suis content qu'elles aient été faites parce qu'on n'a rien à se reprocher". Il pouvait d’autant plus se réjouir que ces perquisitions se doivent d’être faites « avec tact et mesure » nous explique Philippe Galli, le préfet de Seine-Saint-Denis. Après avoir renversé des meubles lors de la perquisition de la mosquée d’Aubervilliers, la police était effectivement en ligne de mire ! Le sujet est sensible et les autorités marchent sur des œufs ! Il fallait donc éviter les débordements qui sont vite considérés comme des amalgames : « On respecte le sacré des lieux. Les policiers investissent un lieu de culte, il faut faire attention. Mais on respecte aussi la République et il n’est pas question que les policiers se déchaussent avant d’entrer dans une mosquée. » Comme la République sait être rassurante ! Elle n’a d’ailleurs pas fait énormément de perquisitions (une trentaine) dans ces mosquées jugées radicales dont seules trois ont été fermées « pour motif de radicalisation ». Le gouvernement continuera-t-il dans cette voie et fermera-t-il la grosse centaine de mosquées radicales non reconnues par le CFCM et ne bénéficiant donc pas d’une autorisation officielle ? On en doute fort. Mais que les musulmans s'apaisent. Valls l'a encore affirmé récemment: «L’islam est en France pour y rester»!

    Le ridicule et l’abject ne tuent pas de Français...

    Les plus minables réactions furent bien sûr le fait de ceux qui se sont réjouis du sort des victimes. Premièrement, ce fut le cas des cris de joie ont été signalés dans ces banlieues parisiennes de Saine-Saint-Denis ou du Val-de-Marne, remplies comme le dit Bartolone de «populations qui aspirent à vivre normalement» ... Marianne hurle sans surprise à l’intox ! Encore un coup des fascistes, probablement… Même joie chez les islamistes suisses et dans les prisons où l’on a presque sabré le champagne. Qui est étonné ? Pire il y a toujours et on a pu constater combien certains catholiques justifiaient presque la mort des spectateurs du Bataclan. Pensez, ils étaient allés adorer le diable en regardant un concert de Rock…

    Suit ci-dessous un panel d’autres constatations malheureuses et/ou grotesques :

    - Le marxisme culturel continue encore à frapper. Même après la vague d’attentats, il s’est trouvé un certain nombre de lobotomisés pour nous servir le même message droit-de-l'hommiste que celui dont nous rabâchent politiciens et médias aux ordres (voir plus haut). Pas d'amalgames était leur cri de ralliement et les plus atteints sont même allés jusqu'à baiser les mains de musulmans pour leur exprimer soutien et inconditionnel amour. La photo plus haut vous montre une de ces bobos de la Génération Bataclan comme ils disent en pleine adoration masochiste de l'autre... On l’a vu également lors de la manifestation parisienne du 22 novembre où les habituels gauchistes ont versé leurs larmes de crocodiles pour soutenir les « réfugiés » et dénoncer l’état d’urgence. Un manifestant nous résume le B.A.-BA de leur pensée : « Il se dit inquiet parce que la France "ferme ses frontières" et de "l'amalgame fait entre terroristes et réfugiés" »… Amalgame qui a même été fait depuis par Manuel Ier, contraint devant l’évidence de dire la vérité. En parallèle, cosmopolites et islamistes continuent à travailler de concert comme il est démontré ici.

    « L’organisation d’extrême-gauche “Ligue des Droits de l’Homme” s’est formellement associée à la mouvance des Frères Musulmans. Cette dernière, représentée par le “Collectif Contre l’Islamophobie en France” (CCIF) est liée à l’UOIF, vitrine de la confrérie islamiste dans l’Hexagone. »

    - L’appât du gain. Tout le monde a entendu parler de ce restaurateur parisien qui a vendu la vidéo de surveillance d’une attaque 50.000 euros à des journalistes. Il n’a pas été le seul à se frotter les mains d’avoir été présent sur le lieu des attentats ! Ce fut la même chose à Saint-Denis où l’on s’est arraché les vidéos amateurs liées à l’assaut du RAID du 18 novembre. Mais ce n’est pas tout, des petits malins ont essayé d’enregistrer auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) les marques « Je suis Paris » et « Pray for Paris ». Il y aurait eu une dizaine de demandes... L’INPI a refusé de les enregistrer comme marques (même verdict que pour « Je suis Charlie » en janvier) car il a considéré celles-ci comme « contraires à l’ordre public ». Ne doutons pas sinon que maillots et bibelots à la con se seraient arrachés comme des petits pains !

    - Le légalisme. Victoire pour Hollande and co. ! Ils avaient pu remonter dans les sondages grâce aux attentats ! Les Français apeurés s’étaient évidemment, par réflexe moutonnier, ré-attachés au Système, considéré bien bêtement comme un facteur de sécurité alors qu’il est le coupable n°1 de la situation (nous l’avons amplement démontré dans notre précédente partie). « Fin novembre, les deux hommes (Valls et Hollande) font jeu égal, à 50% d'approbation » lisait-on dans 20 Minutes… On peut certes se méfier des sondages mais on ne doit pas être loin de la réalité.

    - La lutte pacifique contre l’Etat Islamique. « Vous n’aurez pas ma haine ! » disait un proche de l’une des victimes du Bataclan à l’encontre du groupe terroriste… Voilà où on en est ! Une partie de la population est tellement conditionnée par le « vivrensemble », la culpabilisation à outrance, le déni de son identité et le manque de couilles qu’on a entendu des tas d’inepties du genre. Que l’Etat Islamique prenne garde ! Les bobos-gauchos vont sortir l’artillerie ! En Belgique par exemple, la campagne fut rude avec envois de photos de chats en masse sur les réseaux sociaux afin de combattre le terrorisme ! Notre cher gouvernement a, quant à lui, invité les Français à «Faire un selfie (ou une photo) en bleu blanc rouge et à le publier sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FiersdelaFrance» ! Selfies et chats contre Daesh ! Ce « patriotisme bisounours » a été notamment dénoncé sur Boulevard Voltaire où l’on se gausse fort justement des offensives du type : « Faisons du bruit et de la lumière pour qu’ils comprennent qu’ils ont perdu. »

    Petit extrait :

    "Au rayon du ridicule élevé en cause nationale, nous avons également cet élan de compassion pour Diesel, le chien malinois tué au cours de l’assaut de Saint-Denis. Une pétition réclame qu’il soit décoré ! Le hashtag #jesuischien a même fleuri sur Twitter. Au milieu de tous ces morts, de cet assaut sanglant, militer pour un chien aussi méritant soit-il… Mais où sommes-nous ? Dans quel précipice de la pensée sommes-nous tombés ? Il ne manque plus que le #jesuisleroidescons pour que la farce soit vraiment réussie.
    Sur la route du dérisoire, le combat doit continuer. À force d’angélisme et de niaiserie, la bobosphère finira par avoir la peau des djihadistes. Encore un effort et ils seront morts. De rire."

    Inutile de préciser que tout le show-biz combat le terrorisme de cette manière. La philosophie n’est toutefois pas toujours absente de leur réflexion comme en témoigne l’immense Soprano dont les paroles sont remplies de sagesse ancestrale : « il faut combattre la peur car la vie c’est beau. » Heureusement que notre Johnny national est là pour montrer à ces tapettes un peu de virilité ! "Si je n'étais pas chanteur, je prendrais une arme et j'irais les combattre" a déclaré notre héros, malheureusement trop occupé sur d’autres fronts…

    Le bon sens finira par triompher !

    Ce bon sens, on le constate amplement autour de nous. Il suffit d’écouter les gens, de leur parler.

    - Un sursaut de patriotisme. Je cite ici un article du Figaro du 23 novembre :

    « Si l'on en croit l'étonnant regain de popularité du drapeau tricolore ces derniers jours, qui orne les profils des internautes sur Facebook et dont une enquête d'opinion vient de révéler que 93% des sondés y sont très attachés, si l'on en croit la Marseillaise chantée partout et le triplement journalier du nombre de jeunes Français désireux de s'engager dans les armées on ne peut que conclure au retour soudain d'une certaine forme de patriotisme. »

    Les Français se remettent à aimer leur pays qu’ils dissocient de plus en plus de la République. Nous ne pouvons que nous en réjouir et les chiffres du vote FN aux Régionales le prouvent amplement, surtout chez les jeunes ! Par ailleurs, ils reviennent vers des symboliques fortes comme celle de l’armée. Dès janvier, 80% des Français se déclaraient en effet favorables au rétablissement du service national.

    - Un intérêt accru pour l’autodéfense. Dès les jours suivant la tragédie, un certain nombre de nos compatriotes sont sortis de leur léthargie. « Pour se sentir plus en sécurité, les Français ont décidé de se prendre en main. Nombreux sont les citoyens qui s'inscrivent en cours d'autodéfense, s'engagent dans l'armée, ou (ré)apprennent les bases du secourisme. » lit-on dans le Point. Les armureries ont été prises d’assaut! Les gens veulent s’armer afin de pouvoir se défendre. Saine préoccupation ! Malheureusement pour eux, la législation est très stricte et « il est totalement impossible d'acheter une arme, à moins de posséder un permis de chasse (1,4 million de titulaires) ou d'être licencié de la Fédération française de tir (160.000 personnes), permettant d'entamer la procédure pour obtenir un port d'armes. » Vont-ils persévérer dans leur élan premier ? Se rendent-ils compte qu’en France, la justice est d’une sévérité hystérique envers ceux qui osent se défendre seuls ?

    - La peine de mort. Jean-Marie Le Pen a été le premier à la réclamer pour les terroristes, en préconisant « la décapitation » comme le font les sbires de l’Etat Islamique. Pour le coup, il n’est pas le seul à le faire savoir au grand jour : en témoigne cet annonceur publicitaire qui a utilisé l’un de ses panneaux géants à la Seyne sur Mer pour cela ! Une opinion marginale ? Certainement pas ! Il y a quelques mois, 52% des Français se déclaraient pour le rétablissement de la peine de mort. Inutile de dire que le pourcentage a dû sérieusement augmenter après le Vendredi 13 !

    - Le retour aux réalités. Si certains resteront indécrottables, on l’a vu plus haut, une conscientisation sérieuse des Français est indéniable. Elle avait certes été entamée bien avant mais les récents attentats islamistes n’ont fait que la renforcer. Une partie du peuple se libère de ses chaînes et n’est pas prête de revenir en esclavage ! Certains bobards ne passent plus et toutes les forces de l’Etat et des médias n’y peuvent rien. Le meilleur exemple est celui-ci : « depuis les attaques de Paris, le lien entre immigration est terrorisme est présent dans les esprits. »

    Indéniablement, deux France se font face. Ce clivage bien établi sera essentiel pour comprendre les évolutions futures de la situation et de l'opinion publique de notre pays.

    La quatrième et dernière partie de notre dossier paraîtra dans quelques jours et sera consacrée à l'état d'urgence.

    Rüdiger / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2015/12/19/regard-sur-l-actu-22-3-les-deux-france-face-aux-attentats-5733264.html

  • Racisme à sens unique

    La chronique barbare de Philippe Randa

    S’il est évident que le saccage dans le quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio d’une salle de prières pour les musulmans et d’un restaurant kebab durant le week-end, tout autant que plusieurs slogans entendus dans les manifestations de ce week-end, sont à l’évidence à caractères racistes – qui le nient ? – il est tout aussi évident que l’agression de deux pompiers et d’un policier, tombés dans un guet-apens vendredi soir, était tout autant – voir davantage encore ? – à caractère raciste.

    C’était alors l’occasion ou jamais, mais non ! Gauche et droite n’ont pas franchi le pas de renvoyer dos à dos tous les racismes ; ils se sont contentés, comme à leur habitude, de fustiger le seul racisme « blanc ».

    Tandis que Christophe Mirmand, préfet de Corse, s’est empressé de « relativiser le climat d'insécurité dénoncé par certains », ni le Ministre de l’Intérieur, ni le Premier Ministre, ni aucun élu socialiste, écologiste ou Républicain, ne l’a ne serait-ce que sous-entendu !

    Et pas un seul commentaire dans les « grands » médias pour appeler un chat un chat, soit en l’occurrence indiquer que les agresseurs du camion de pompier étaient d’origine extra-européenne… et reconnaître que leurs seules motivations étaient le mépris de la République française, la haine des Français de souche et leur refus évident et assumé de ce « vivre ensemble » dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles.

    Quant aux faits bruts, rappelons tout de même que les témoignages des pompiers agressés vendredi soir étaient unanimes pour décrire une tentative avérée de lynchage physique… tandis que les manifestants du week-end, n’ont, eux, cherché à agresser personne physiquement.

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuVEkAEFkEQKNjovnD.shtml

  • 2015 : bon bilan de La Manif Pour Tous

    Comme l’atteste le nombre incroyable d’articles et de publications parus sur La Manif Pour Tous (près de 5000 retombées médias en 2015), le mouvement social a une ampleur, une durée et un impact historique. La Manif Pour Tous a suscitéun élan nouveau, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour défendre activement l’Homme, la famille et la civilisation.

    Malgré l’adoption (provisoire) de la loi Taubira, La Manif Pour Tous parie sur la persévérance. C’est ainsi qu’elle a remporté de grandes victoires :

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    Cependant, la majorité au pouvoir ne cesse de chercher des voies alternatives pour favoriser les pratiques de PMA « sans père » et de GPA. Elle passe aussi par les instances européennes, raison pour laquelle La Manif Pour Tous a créé Europe for Family (basée à Bruxelles) et co-fondé le collectif No Maternity Traffic (basée à Strasbourg). La Manif Pour Tous contribue aussi à l’initiative citoyenne européenne « Mum, Dad & Kids » pour soutenir le mariage et la famille en Europe.

    Mais tout cela nécessite des moyens importants : La Manif Pour Tous ne pourra pas continuer sans l’aide de chacun de vous. Le mouvement a vraiment besoin de soutiens financiers.

    Une information importante : La Manif Pour Tous a acquis une telle notoriété que beaucoup pensent qu’elle a des moyens très importants. Hélas, c’est (très) loin d’être le cas. Cette impression est amplifiée par le dévouement des centaines de bénévoles qui permettent à La Manif Pour Tous de mener des actions avec un très grand professionnalisme, comme ce fut le cas lors des meetings organisés pendant les élections régionales partout en France. Le coût de toute action reste néanmoins très élevé.

    Autre information importante : par souci d’efficacité, La Manif Pour Tous agit très régulièrement de manière délabellisée, c’est à dire sans apparaître elle-même, mais en créant ou soutenant d’autres labels, collectifs et associations partenaires. Si cette stratégie d’actions multiformes fonctionne très bien, ces actions dépendent aussi entièrement des moyens de La Manif Pour Tous.

    Contrairement aux lobbys LGBT, La Manif Pour Tous n'est pas abreuvée de subventions, issues de l'argent du contribuable.

    Pour Soutenir La Manif Pour Tous, c'est par ici.

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/2015-bon-bilan-de-la-manif-pour-tous.html

  • Le principe de désinformation et ses causes

    L’on savait déjà que, sauf d’heureuses exceptions, la République française était fondée sur le Principe de Peter : c’est-à-dire que chaque politicien et chaque haut-fonctionnaire pistonné grimpe les échelons du cursus honorum jusqu’à son plus haut degré d’incompétence (et l’on retrouve la même proportion de compétents que de surdoués et très doués en Quotient Intellectuel : 25 à 30%, versus 75 à 70% de faiblards voire de nullards absolus). Mais il n’est que trop évident, depuis le début du grandiose quinquennat actuel, qu’un autre principe, hautement démocratique, régit notre Ripoublique.
    C’est celui de la désinformation, soit la distorsion de l’opinion publique par un bourrage de crânes sur certains sujets qui exacerbent la sensiblerie du bon (et très stupide) peuple de France et par une discrétion, qui confine parfois au mutisme intégral, sur d’autres qui risqueraient de lui faire froncer les sourcils. Au pays des bisounours, le gros marchand de sable hypnotise l’opinion, tandis que l’agité tremblotant (de rage, réelle ou simulée) la « colère » (un substantif qui fut employé comme un verbe par un grand praticien de la chose : Maximilien Robespierre, un révolutionnaire qui avait « emprunté » sa particule).
    Officiellement, l’on calme l’opinion pour éviter « d’aggraver les choses » et le postulat (ridicule pour qui a lu le coran) : « Pas d’amalgame entre gentils musulmans et vilains islamistes » sert d’alibi à une absence quasi-totale de sanction contre les imams et ulémas qui hurlent leur haine tous les vendredis soirs, électrisant leurs ouailles (qui en redemandent).
    Aux alentours du solstice d’hiver, une salle de prières musulmane a été saccagée en Corse. Nul – pas même l’athée – ne peut approuver un geste stupide : une grille, une porte, quelques meubles sont des objets, par définition, dépourvus de toute responsabilité… seul un grotesque oserait répéter la (très mauvaise) phrase d’un poète souvent pompier : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? ».
    Pour une fois, on peut estimer que les musulmans de France méritent un peu de compassion… qui ne sera exprimée qu’une fois bouclée l’enquête de police, car l’on connaît énormément de précédents de soi-disant attentats antijuifs simulés ou organisés par des Juifs, pour en accuser des « néo-nazis » ou n’importe qui n’aimant pas les Juifs (pour amateurs, on peut rappeler la profanation du cimetière de Rishon Letzion, près de Tel-Aviv, perpétrée dans la nuit du 2 au 3 mars 1984, immédiatement attribuée à « des terroristes Palestiniens »… l’enquête de police, fort bien menée, a permis de faire condamner les auteurs de cette ignominie, qui étaient des fanatiques d’un de ces très nombreux groupuscules religieux juifs).
    Mais l’indignation ne doit pas être sélective, comme celle de notre sémillant premier ministre. En ces années 2014-15, plus de 200 églises catholiques, quelques temples réformés et quelques synagogues ont été vandalisés (on connaît même une église de village tourangeau incendiée en ce très grand cru du terrorisme musulman 2015)… le tout dans un silence que l’on qualifie volontiers de sépulcral, d’autant que de nombreux monuments funéraires surmontés d’une croix ont été ravagés.
    D’un côté, le silence ou la discrétion la plus grande ; de l’autre, trémolos et hurlements. On rappelle aux politiciens gouvernementaux que la première règle de la Démocratie est un égal traitement pour tous devant la Justice. Par extension, des faits similaires doivent recevoir le même traitement médiatique.
    Évidemment, dans notre Ve République agonisant dans la pourriture, nombre de clubs sportifs sont devenus propriété éminente de roitelets des pétrodollars ; les emprunts d’État se placent facilement dans les émirats et royaumes arabo-pétroliers et (murmurent certains) des fonds de même origine viennent remplir les caisses des partis français bien-pensants, ceux qui encouragent l’immigration musulmane.
    Récapitulons. Des ploutocrates musulmans financent le pain et les jeux des Français et même leur « élite politico-médiatique » (on est prié de se pas s’étrangler de rire en lisant cette antinomie). D’un autre côté, notre « élite » fait le silence sur les exactions quotidiennes des islamistes (leurs attentats meurtriers sont trop énormes pour être tus, mais l’on noie le poisson sous une sauce pseudo-humaniste : faire pleurer la Margoton a toujours été la bonne recette pour occulter la réalité) et, au contraire, elle hurle à la mort au moindre « attentat raciste », mais faisons attention à la définition d’icelui !
    Des musulmans volent et incendient, violent et mutilent, égorgent, décapitent et mitraillent des Blancs. Des Blancs répondent, rarement, par un gros mot ou un coup de poing. C’est, bien sûr, cette réponse (faiblarde) aux (énormes) agressions et provocations qui devient un « attentat raciste ».
    L’observateur autochtone, totalement indifférent au problème religieux, mais qui, n’étant pas tout-à-fait idiot, perçoit la réalité du double phénomène d’immigration-invasion et d’un nouvel élan de haine islamique dirigée contre « les infidèles », ce Français de souche et fier de l’être est en droit de se demander si nos « élites politico-médiatiques » n’ont pas adopté, vis-à-vis de leurs bailleurs de fonds arabo-islamiques, un comportement de prostitué(e)s.

    Docteur Bernard Plouvier

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuVEkEFEZlykEcWkoE.shtml

  • Bernard Cazeneuve, ministre de la dhimmitude

    D'Yves Daoudal :

    "Les chaînes de télévision nous ont montré avec insistance et complaisance des entrées d’églises gardées par des soldats en armes (en tout 120.000, nous dit-on, policiers et militaires confondus) pour les messes de Noël. Et l’on nous montrait les fidèles tout heureux d’être ainsi « protégés ». Donc, l’histoire retiendra que Noël 2015, en France, fut le premier Noël où les églises furent gardées par crainte des attentats. Comme au Caire. Comme à Bagdad. Comme dans un pays musulman. Avec cette énorme différence que dans les pays musulmans les chrétiens déplorent cet état de fait, s’en désolent, et non s’en réjouissent.

    Pus fort encore, en divers lieux, de Béziers à Lens, il y avait une garde musulmane à l’entrée de l’église. Et le ministre de l’Intérieur en personne, Bernard Cazeneuve, au lieu de condamner la formation de milices confessionnelles, de s’émerveiller de cette initiative : « Respect pour les musulmans qui ont protégé les églises pour Noël. Concorde et fraternité dans la République. » « Les musulmans qui ont protégé les églises », dit-il. C’est une autre première que l’histoire pourra retenir : la première fois qu’un ministre de l’Intérieur de la République française s’exprime officiellement en ministre de la dhimmitude.

    Dans les pays musulmans, quand on veut humilier les chrétiens, on les appelle « nazaréens », d’où le désormais célèbre noun. Quand on veut leur donner leur nom selon le droit musulman (comme le fait toujours l’imam d’al-Azhar, par exemple), on les appelle « ahl al dhimma », littéralement « les gens de la protection », ceux que l’on protège. Une protection analogue à celle de la mafia. C’est-à-dire que d’une part elle est arbitraire, pouvant cesser à tout moment, d’autre part elle n’est pas gratuite.

    Cette protection qu’assurent les musulmans contre des musulmans ne peut exister que moyennant une contrepartie, appelée jizya (strictement appliquée dans l’Etat islamique, de façon plus ou moins déguisée ailleurs). En bref, les musulmans qui ont fait mine de garder des églises, et dont on sait que ce sont, bien sûr, des salafistes et des proches des Frères musulmans, ne l’ont pas fait pour les beaux yeux des chrétiens, mais pour affirmer que la France est un pays islamique, et que si la jizya n’a pas été payée d’avance on saura présenter la facture, d’une façon ou d’une autre. En d’autres termes, c’est affirmer que la France est un pays islamique. Et dans ce contexte, le tweet de Cazeneuve en est une confirmation."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • I Média S2e38 - Zemmour condamné la justice au service de la censure médiatique

  • L’euro : vers la dictature? (2e partie)

    Comment « sortir de l’euro » ?

     Il s’agit évidemment d’un point clé, car l’euro est aujourd’hui à ce point indéfendable que sa défense se réduit à éviter tout débat, en l’hystérisant par l’annonce des pires catastrophes à la seule évocation d’une sortie de l’euro : mise de la France au ban des nations, dévaluation et hyperinflation, explosion de la dette qui devrait être remboursée en monnaie forte, le franc n’étant plus qu’une monnaie de singe, etc.

    Notons tout d’abord un point essentiel : l’UE n’est toujours qu’une construction supranationale, qui laisse juridiquement intacte la notion de nation (et est donc de ce fait réversible).

    L’euro n’est pas la « monnaie de la zone euro », mais la monnaie nationale de chacun des Etats de la zone euro, dont il se trouve qu’aujourd’hui elle leur est commune.

    Remplacer l’euro par le franc (sur la base 1 franc = 1 euro, pour des raisons de simplicité évidente) est une opération uniquement technique, qui en soi n’a rien d’exceptionnel (l’histoire récente a vu de nombreuses sorties d’union monétaire, et il n’y a pas d’exemple que cela ait conduit à un échec). Notons qu’il s’agit d’une action avant tout immatérielle, la monnaie étant aujourd’hui pour l’essentiel dématérialisée.

    Pour éviter tout risque d’action déstabilisatrice, cela nécessitera probablement un contrôle des capitaux pendant un certain temps, ce qui techniquement n’a rien d’extraordinaire et ne bloque en rien les échanges de biens et services (il est facile d’identifier les mouvements de fonds qui leur sont associés).

    Il devrait y avoir une dévaluation du franc, puisque l’un des intérêts essentiels de cette opération est justement de permettre de redevenir compétitifs avec les autres pays développés (et en particulier avec l’Allemagne). Soulignons que des dévaluations, même importantes, sont des opérations qui n’ont vraiment rien d’exceptionnel, et que forte dévaluation ne signifie pas forte inflation. Ces dernières années la Grande-Bretagne, le Japon, l’Australie et le Canada ont dévalué leur monnaie d’environ 30% par rapport au dollar, et l’inflation y a à peine varié.

    De plus, le montant nominal de la dette publique, exprimé en francs, ne serait pour ainsi dire pas modifié par cette dévaluation. En effet, 97% de la dette publique relève de contrats de droit français, et est donc libellée en monnaie nationale : les fluctuations du franc laisseront donc son montant nominal inchangé (de même que le montant de la dette publique française convertie en euro le 1/1/1999, sur la base de 1€ = 6,55957 F, a été laissé inchangé par les fluctuations de l’euro).

    Le piège de la dette serait littéralement désamorcé, du seul fait de la possibilité retrouvée de la Banque Centrale de prêter directement à l’Etat (« monétisation de la dette»). Du jour au lendemain la France sera libérée de la tutelle de fait des marchés financiers.

    Contrairement à ce que beaucoup pensent, et contrairement à la propagande actuelle, « monétiser la dette » n’est en rien inflationniste pour des montants allant jusqu’à 5% du PIB, ce qui serait très largement suffisant. C’est ce qui résulte d’un raisonnement global, que confirme l’observation de la réalité (en particulier la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le font couramment). Voir là-dessus le § A du dossier :

    http://www.polemia.com/wp-content/uploads/2014/05/dossier_euro_2014-05-05.pdf

    Savoir comment se fera la sortie de l’euro, ce n’est pas le problème du jour. Il appartiendra au gouvernement français de le décider, en fonction du contexte du moment : sortie liée ou non à une sortie de l’UE, sortie concertée, sortie déclenchée par la France, sortie à l’occasion d’une crise déclenchée par d’autres pays, la France s’étant préparée à une réaction rapide…

    Rien ne peut empêcher la France de reprendre sa souveraineté monétaire, puisqu’elle possède toujours tous les outils nécessaires, et rien ne peut réellement l’empêcher de les utiliser sans avoir à demander d’autorisation de la BCE ou de la Commission européenne.

    Techniquement, une sortie d’union monétaire est une opération dont l’organisation demande assurément une certaine attention, et qui doit être faite dans le bon timing, mais qui n’a rien d’extraordinaire. Quant aux éventuelles actions déstabilisatrices, il n’y en aura que s’il est estimé qu’elles ont une chance de réussir.

    A l’issue de cette opération, la France se retrouvera simplement dans la situation de l’immense majorité des pays de la planète, et sera ainsi infiniment moins vulnérable et plus respectée que maintenant.

    Son endettement est très comparable à celui de la Grande-Bretagne qui, ce pays ayant gardé sa souveraineté monétaire (et en ayant d’ailleurs largement usé, ce qui fait que sa dette décroît maintenant), n’inquiète personne et ne compromet en rien son indépendance.

    Le regain de compétitivité permis par une adéquation retrouvée de la valeur de sa monnaie à son économie lui permettra de commencer enfin à envisager une sortie de crise et une réduction progressive de son endettement. On notera qu’on nous explique depuis des années qu’il n’y a pas d’autre alternative que des « cures d’austérité », mais que personne n’a jamais été capable de présenter le moindre scénario de sortie de crise dans le cadre d’un maintien dans l’euro.

    Cela ne signifie pas qu’il n’en résultera pas une certaine forme d’austérité, mais il s’agira cette fois ci d’une austérité porteuse d’avenir, puisque la France, qui est en train de disparaître en tant que pays de production, pourra redevenir vis-à-vis du reste du monde un peu plus productrice, et sera donc un peu moins consommatrice.

    Il est évident que toute reconquête de souveraineté nationale devra être approuvée par référendum. Savoir si le référendum aura lieu avant, ou après, pour validation de la mise de l’UE devant un fait accompli, ce n’est, par contre, qu’une affaire de tactique.

    Enfin, pour conclure, l’auteur de cet article ne peut résister au plaisir de citer les extraits suivants d’un dialogue entre le général De Gaulle et Alain Peyrefitte :

    Alain Peyrefitte – Le Traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

    Général De Gaulle – C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : “Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp !” Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

    POINTS DIVERS

    Ce qui s’est passé en Grèce n’a en aucune façon démontré qu’il était impossible de sortir de l’euro !

    De façon générale il est très instructif de suivre ce qui se passe en Grèce, car les effets pervers de l’abandon par un Etat de sa souveraineté monétaire y sont accentués, et cela révèle en outre au grand jour la véritable nature de l’Union européenne.

    Les leçons à en tirer sont en fait les suivantes :

    • Plus personne ne pense réellement que la Grèce pourra retrouver une situation normale en restant dans l’euro. Cette crise a eu au moins le mérite de donner lieu, pendant quelques semaines, à de multiples échanges de vue, et c’est ce qui en est ressorti (même Alain Juppé, le temps d’un week-end, a cru devoir adopter cette position).

    Au demeurant tous les acteurs de l’accord Grèce-Eurogroupe du 13 juillet, par lequel la Grèce a obtenu un plan d’aide de 86 milliards d’euros en contrepartie de l’acceptation de mesures d’austérité et d’un programme de privatisation allant au-delà de ce qui avait été fait jusqu’à présent, savaient pertinemment que cet accord ne résoudrait rien : voir l’article de Jacques Sapir « L’euro, raison délirante »
    https://russeurope.hypotheses.org/4111

    • Qu’il s’agissait donc d’une décision uniquement politique, dont l’objectif était le maintien coûte que coûte de l’intégrité de la zone euro. Cela a d’ailleurs été indiqué on ne peut plus clairement par François Hollande lui-même le 13 juillet (voir l’article ci-dessus de Jacques Sapir).
    • Qu’il est faux de dire qu’il n’y avait pas d’autre solution parce que les Grecs eux-mêmes, au vu de certains sondages, voulaient absolument garder l’euro : en votant à 61,3% non au référendum du 5 juillet, ils ne se sont pas laissé impressionner par l’argument majeur des partisans du oui, à savoir que le non entraînerait la sortie de l’euro, avec toutes les catastrophes censées en résulter.
    • Une confirmation de la place essentielle dans la stratégie mondialiste de l’extrême gauche, qui par principe exclut toute démarche nationale, et dont par ailleurs les positions extrêmes pour tout ce qui concerne le domaine sociétal et l’immigration vont tout à fait dans le bon sens. En l’occurrence cela a permis de stériliser le vote de rejet de tout un peuple.

    Notons au passage que tout le monde avait eu le temps d’examiner le scénario de la sortie de l’euro, et qu’il s’était presque dégagé un consensus pour estimer que, après le référendum du 5 juillet, toutes les conditions idéales pour un « Grexit » étaient réunies, politiquement et économiquement :

    • Politiquement, Tsipras était certain d’avoir la majorité du peuple grec derrière lui et, pour justifier sa volte-face (car il avait été élu sur une imposture : faire croire qu’il pourrait mettre fin à la politique d’austérité en restant dans l’euro), il lui aurait été particulièrement aisé de faire constater qu’il ne quittait l’euro que contraint et forcé ;
    • Economiquement, une part très importante de l’épargne grecque avait quitté la Grèce, et dès la dévaluation du drachme elle serait revenue non dévaluée.

    Voir l’article très détaillé de Jacques Sapir « Les conditions d’un “Grexit” »

    http://russeurope.hypotheses.org/4089

    • Qu’il est inévitable que la Grèce fasse défaut sur une partie de sa dette, qu’elle reste dans l’euro ou non (à l’opposé de la France, la Grèce est presque exclusivement endettée en contrats de droit étranger, et une dévaluation du drachme retrouvé augmentera donc le montant nominal de sa dette).

    Il n’est pas déraisonnable d’estimer à 50% (c’est ce qui s’est passé pour l’Argentine) le montant de ce défaut. Notons que, si l’on considère 30%, cela ne modifie guère les considérations qui suivent.

    Cela signifie que la France ne devrait récupérer que la moitié des 60 milliards d’euros que, depuis 2008, elle a directement prêtés à la Grèce, ou pour lesquels, comme c’est le cas depuis la mise en place du FSEF (auquel a succédé le MES), elle s’est portée caution. La dépense publique se trouvera donc chargée de 30 milliards supplémentaires, ce qui enfoncera encore un peu plus la France.

    Tout cela pour maintenir en place un système qui l’appauvrit et l’asservit.

    30 milliards, c’est 1,5% du PIB de la France, c’est le budget annuel de la défense, c’est le gain espéré de plus d’une année d’austérité budgétaire, c’est 40% de l’impôt sur le revenu, c’est 3 fois le déficit annuel du régime des retraites que l’on prévoit d’ici quelques années du fait des discontinuités de la pyramide des âges…

    De qui se moque-t-on ?

    On notera au passage comment les montages appropriés mis en place par l’UE ont permis, par un véritable tour de passe-passe, d’éviter tout débat véritable. Imagine-t-on le gouvernement demandant au Parlement d’augmenter les impôts pour « sauver l’euro » ?

    Le « gouvernement de la zone euro », étape vers la fédéralisation, ou vers la dictature ?

    Dans la situation actuelle, même pour l’homme de la rue, deux points sont particulièrement choquants ou absurdes :

    Comment parler « d’aide » aux pays en difficulté tant qu’il n’y a pas de transferts sans contrepartie ? Quand on donne une pièce à un mendiant dans la rue, on l’aide effectivement. Si on la lui prête en exigeant qu’il vous la rende le lendemain avec intérêts, on l’enfonce encore un peu plus ;

    Imposer l’équilibre budgétaire quoi qu’il arrive est absurde : tout acteur économique, qu’il s’agisse d’un ménage, d’une entreprise ou d’un Etat, doit pouvoir s’endetter en tant que de besoin (pour faire face à une situation de crise, pour investir…), à charge pour lui, évidemment, de le faire de façon responsable.

    D’où en particulier les plaidoyers d’Emmanuel Macron, qui rencontrent un certain écho, pour l’introduction d’une « dose de fédéralisme », c’est-à-dire de transferts sans contrepartie, par la création d’un «gouvernement économique européen fort » qui serait « conduit par un commissaire aux compétences étendues » et qui notamment pourrait « veiller aux transferts financiers nécessaires lorsqu’un pays est affecté par une crise » mais aussi à « promouvoir les réformes souhaitables pour éviter les divergences entre nos économies » : voir l’article du Point : « Le plaidoyer de Macron pour un gouvernement de la zone euro »

    http://www.lepoint.fr/economie/le-plaidoyer-de-macron-pour-un-gouvernement-de-la-zone-euro-31-08-2015-1960710_28.php

    Le problème est que le fédéralisme doit être total, ou il n’est pas (ce qui n’est qu’une autre façon de dire que l’union politique doit précéder l’union monétaire). Proposer que des transferts budgétaires puissent être effectués au compte-gouttes, sous conditions, par un commissaire non élu, ce n’est pas un pas vers le fédéralisme, c’est une étape de plus dans la mise en place d’une dictature.

    Au demeurant la seule évaluation des transferts financiers qui seraient nécessaires s’il s’agissait réellement de construire un Etat fédéral montre qu’il n’y a là qu’une opération d’enfumage de plus, destinée à faire durer l’euro et, si possible, à obtenir des abandons de souveraineté supplémentaires.

    Cette évaluation est assez simple, l’Allemagne étant le pays le plus riche de la zone euro, celui qui a la meilleure situation financière, et donc celui auquel incomberait l’essentiel des transferts nécessaires à la mise à niveau des autres pays. Il a été calculé que, la situation des pays de la zone euro étant ce qu’elle est, elle devrait y consacrer annuellement plus de 10% de son PIB, ce qui, indépendamment de toute autre considération, serait une charge parfaitement insupportable, et que, à juste titre, elle n’acceptera jamais : voir l’analyse de Jacques Sapir « Fédéralisme ? »:
    http://russeurope.hypotheses.org/4347

    Et la Hongrie ?

    Si Victor Orban peut témoigner d’une telle indépendance, ce n’est que parce que, dans la nouvelle Constitution qu’il a fait adopter en 2012 :

    Il y a prééminence de la loi nationale : une disposition internationale n’a de valeur en Hongrie que si elle a explicitement été acceptée, ou explicitement transposée dans la loi hongroise. Il n’y a donc aucun risque (comme c’est le cas aujourd’hui en France, ce dont il est résulté, en particulier, qu’être en situation irrégulière en France n’est même plus un délit) qu’elle se retrouve imposée à la Hongrie, en Hongrie, par-dessus la tête de son gouvernement, par le canal de la justice hongroise ;

    Elle permet l’existence d’un lien entre le gouvernement et la Banque Centrale.

    La Hongrie avait été très durement touchée par la crise de 2008, ce qui avait conduit son gouvernement précédent à emprunter 20 milliards au FMI. Victor Orban s’était fixé comme priorité de retrouver une liberté de manœuvre monétaire lui permettant de s’affranchir de ce type de dépendance, y compris pour le futur.

    Une première rédaction établissait explicitement un lien entre le gouvernement et sa Banque Centrale, en opposition manifeste à certaines dispositions européennes visant à institutionnaliser le dogme de l’indépendance des banques centrales (dogme dont les fondements théoriques et empiriques sont très incertains mais qui va évidemment tout à fait dans le bon sens, puisqu’il restreint la latitude de manœuvre des Etats).

    Il n’est pas dénué d’intérêt de voir ce qui s’est passé :

    Réaction très vive des marchés financiers, la Hongrie, qui devait refinancer sa dette, étant alors estimée très vulnérable :

    « La Hongrie au bord du gouffre financier. A la crise politique s’ajoute une grave crise financière, qui pourrait mener le pays à la faillite » (Le Figaro 03/01/2012)

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/03/04016-2012010

    Hurlements des médias : « Hongrie : l’outil monétaire ne doit pas tomber entre les mains d’Orbán » (Libération 2012/01/03)

    http://www.liberation.fr/monde/2012/01/03/hongrie-l-outil-monetaire-ne-doit-pas-tomber-entre-les-mains-d-orban_785516

    Ouverture d’une procédure d’infraction accélérée par la Commission européenne (17/01/2012)

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-395_fr.htm?locale=FR
    Voir aussi l’article de France Info (17/01/2012) : « La Commission européenne lance un ultimatum à la Hongrie :

    http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/la-commission-europeenne-lance-un-ultimatum-la-hongrie-105751

    La Hongrie a remboursé la totalité de sa dette au FMI (Le Capital 12/08/2013)
    http://www.capital.fr/bourse/actualites/la-hongrie-a-rembourse-la-totalite-de-sa-dette-au-fmi-864690#sSw7iK2rJSBK6KgT.99

    La dette hongroise demeure aujourd’hui relativement élevée (76,3% du PIB fin 2014), mais elle diminue, et est composée pour l’essentiel de titres hongrois.

    Au prix de quelques aménagements dans la Constitution hongroise, les procédures d’infraction ouvertes ont été levées par la Commission européenne, qui de toutes façons ne pouvait pas faire grand-chose.

    En mars 2013 Victor Orban a nommé à la tête de la Banque Centrale son ancien ministre des Finances.

    Aujourd’hui la BCE ne peut qu’exprimer ses inquiétudes en ce qui concerne l’indépendance de cette Banque Centrale.

    S’agissant de la petite et très vulnérable Hongrie, ceci est exemplaire de ce que peut un gouvernement compétent qui s’est fixé comme priorité de défendre les intérêts de l’Etat qu’il dirige.

    Antraigues, 1/12/2015

    Voir :
    L’euro : vers la dictature ? (Introduction)

    L’euro : vers la dictature ? (1e partie)

    http://www.polemia.com/leuro-vers-la-dictature-2e-partie/

  • Par la Bavière, la crise migratoire devient explosive

    Ce dimanche 27 décembre les déclarations du ministre de l'intérieur bavarois, Joachim Hoffmann auraient dû faire sensation. Elles se trouvaient très logiquement en vedette sur la page d'accueil du quotidien conservateur allemand favori die Welt. Son entretien avait été, en effet, réalisé par l'édition dominicale du journal qui s'appelle Welt am Sonntag. L'article a été publié sur le site du quotidien à 01 h 53 du matin. (1)⇓

    On y apprenait que la Bavière qui s'intitule fièrement, aujourd'hui encore, et de par sa constitution de 1946, "l'État libre de Bavière" entend désormais assurer elle-même le contrôle de ses frontières. C'est d'ailleurs par celles-ci que passe, depuis l'été, le principal flux des réfugiés et migrants divers attirés par la nouvelle politique immigrationniste de la chancelière fédérale. Selon le ministre de l'Intérieur bavarois,, les contrôles réalisés à la frontière germano-autrichienne sont inadéquats et représentent "un risque immense pour la sécurité" en Bavière.

    Or, cette fronde met en péril une des données fondamentales de tout édifice fédéral : les fédérés y sont supposés avoir délégué la défense des frontières, comme la politique extérieure, à la fédération. La loi fondamentale allemande de 1949 n'y échappe pas. On se trouve ainsi en présence d'une remise en cause explosive. Si elle faisait tâche d'huile, on pourrait, par exemple, imaginer un pouvoir régional mettant en question la gestion par l'État central parisien de la situation de Calais : impensable, dira-t-on, dans un pays de vieille centralisation. Et pourtant les habitants ne supportent plus la situation. Idem en Corse.

    On aurait donc pu s'attendre dans la journée du 27 à voir apparaître certains commentaires sur les grands sites d'information de l'Hexagone. Ne serait-ce que pour stigmatiser la xénophobie bavaroise, peut-être même l'islamophobie ou même pour ironiser sur les difficultés de nos cousins germains, ils allaient en parler.

    Et bien pas du tout. À l'heure où ces lignes sont écrites, peu de temps avant les journaux télévisés du soir, ni "Le Monde", ni "Libé", ni "Le Figaro" n'ont encore donné leur avis. Pas même "L'Huma". Le journal communiste donne pourtant la parole en vedette à Erri de Luca. Aux dires de ce personnage : "Notre classe dirigeante sera issue de Lampedusa". Magnifique, enthousiasmant, n'est-ce pas ? Vous n'aurez même pas le choix entre les immigrants de Calais, ceux de Lesbos ou ceux de Lampedusa… ce n'est même pas à prendre ou à laisser : c'est comme ça et pas autrement. (2)⇓

    Plusieurs raisons peuvent expliquer le retard à l'allumage.

    La plus vraisemblable me semble, hélas, au-delà de la négligence et de l'incompétence, l'absence d'un éclairage AFP, source essentielle d'information hexagonale, recyclant en général les mots d'ordre venus des services de l'Élysée.

    Mais comment le pouvoir central parisien peut-il réagir face à une pareille nouvelle ? Déjà lorsqu’il a été question de renforcer Frontex l'opinion hexagonale a été singulièrement désinformée : quelques centaines de fonctionnaires supplémentaires relevant d'une autorité communautaire étaient présentés comme suffisants pour combler le désarroi des États périphériques livrés à eux-mêmes face à une politique imposée par Mme Merkel.

    Or, on ne veut pas que les Français puissent douter du soutien de l'opinion populaire allemande aux ukases du gouvernement de Berlin. Le 14 décembre un congrès de la CDU à Karlsruhe a permis de manifester l'adhésion, au moins formelle, de son parti à la politique de la chancelière dont le programme en 11 points pour les 25 prochaines années a été très applaudi, malgré son caractère dérisoire à bien des égards et en l'absence des chrétiens-sociaux bavarois. Très rapidement on a pu découvrir que cette adhésion ne valait pas blanc-seing. "Manifestement", note le correspondant du Monde, Mme Merkel "malgré un discours relativement enthousiaste, n'a pas achevé son travail de conviction ni auprès de ses partisans ni de ses concitoyens."  (3)⇓

    Le 26 décembre "Die Welt" avait fait état d'un sondage réalisé pour un organisme de Hambourg soulignant que 16 % seulement des Allemands considèrent que leurs responsables politiques ou économiques ont raison de leur présenter les migrants comme autant de "chances" pour l'Allemagne. Ce pourcentage tombe à 12 % dans les Länder de l'est.  (4)⇓ Sur cette question, la défiance des peuples européens se confirme et s'amplifie. Il me paraît plus que surprenant, en démocratie, que nos dirigeants n'en tiennent aucun compte. La crise migratoire pourrait bien être en passe de devenir révolutionnaire.

    JG Malliarakis

    → Retrouver l'enregistrement de cette chronique sur le site de Lumière 101.com

    Apostilles

    1. cf. Bayern will Grenzen wieder selbst kontrollieren.
    2. "L'Huma" précise avec gourmandise que cet "écrivain, poète et traducteur italien a été jugé et acquitté de l'accusation d'incitation au sabotage de la ligne ferroviaire à très grande vitesse LyonTurin. Militant de Lotta Continua dans les années 1970, ancien ouvrier, le Napolitain Erri De Luca, devenu montagnard dans le val de Suse, chante les louanges des migrants, force régénératrice de son pays."
    3. cf. la chronique de Frédéric Lemaître du 14 décembre.
    4. cf. article "Deutsche glauben nicht an Chancen durch Flüchtlinge"

     

    http://www.insolent.fr/2015/12/la-crise-migratoire-devient-explosive.html