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actualité - Page 4277

  • Sortie en fin de semaine du n°41 de la revue Synthèse nationale

    synthese7867.jpgSynthèse nationale n°41 :

    - Editorial de Roland Hélie

    - Dossier Attentats : Arnaud Raffard de Brienne, Dr Bernard Plouvier, Philippe Randa

    - Pour un Front des Patriotes, Pierre Vial

    - Un entretien avec Pierre Cassen, Président de Riposte laïque

    - Patriotisme français ou Europe aux cent drapeaux, Emmanuel Leroy

    - Un entretien avec Les Brigandes, Thierry Bouzard

    - Le monde agricole victime de l'ultra libéralisme imposé par Bruxelles

    - Les pages du Marquis, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

    - Les articles de Pieter Kerstens, Patrick Parment, Charles-Henri d'Elloy, Francis Bergeron

    - Les livres passés au crible par Georges Feltin-Tracol

    - Témoignage de Roger Holeindre

    24 pages, 12 €

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2015/12/14/sortie-en-fin-de-semaine-du-n-41-de-la-revue-synthese-nation-5731011.html

  • La gauchisation de La Voix du Nord

    Pendant près de 40 ans, Gilles Varange a travaillé pour La Voix du Nord. Il déclare à Alexandre Rivet dans Présent :

    "[...] Nous avons assisté progressivement à un « gauchissement » de la rédaction. C’est un phénomène qui s’est produit lentement puisqu’au départ, La Voix du Nord était un journal gaulliste et vient d’un groupe issu de la résistance.

    Le changement de la ligne éditoriale est-il dû à l’arrivée de nouveaux journalistes ou à des consignes de la direction ?

    Il y a deux explications. D’abord, il y a l’arrivée des nouvelles générations sortant presque toutes des écoles de journalisme qui sont devenues au fil du temps des temples du gauchisme, notamment l’ESJ de Lille, dont je suis moi-même issu. C’est la tendance catho de gauche, marxiste… Puis à la fin des années 1970, un journal socialiste appelé Nord Matin a disparu car il ne se vendait plus, et le rédacteur en chef de l’époque, Robert Décout, a embauché alors plusieurs dizaines de journalistes deNord Matin sous la pression des syndicalistes. Une décision qu’il m’a confié avoir énormément regretté par la suite.

    [...] La Voix du Nord a donc confié des postes à responsabilité, des postes de directeur en chef adjoints de bureaux locaux à des journalistes engagés. Cela a été le début de la « gauchisation » du journal.

    [...] On entre là précisément dans le processus d’achat, au début des années 2000, par le groupe belge Rossel. Il faut savoir que ce groupe appartenait à la richissime famille Rossel, libérale dans le sens américain, pour la libération des mœurs, favorable à l’immigration, hostile à tout ce qui peut ressembler à du dirigisme… Et, bien sûr, avec ces nouveaux patrons, on facilitait l’ascension de tous ces jeunes journalistes qui, au fil des ans, étaient passés d’un gauchisme marxiste-léniniste, voire maoïste, à ce qu’on peut connaître aujourd’hui, un gauchisme de mœurs pro-immigration mais qui n’a plus de problème avec l’argent, complètement décomplexé, comme pour les gens deLibération et comme quasiment dans toutes les rédactions en France.

    Avez-vous connaissance de liens entre ces journalistes et les responsables politiques de la région ?

    Plusieurs de mes jeunes confrères sont partis par la suite comme attachés de presse de Martine Aubry. Lorsque j’étais encore à La Voix du Nord, mon rédacteur en chef appelait la journaliste locale à Lille « la locale Mauroy », car tous étaient aux ordres de Pierre Mauroy, dont l’actuel rédacteur en chef. Il y a des liens absolument incontestables entre toute une partie de la rédaction et le conseil régional, mais aussi la mairie de Lille. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Oeil

     
    Après la Marianne version Femen !
    Non, vous ne rêvez pas, 
    vous cauchemardez.
    En Maçonnerie, la symbolique est permanente,
    et La Poste est un organe d'état fortement sous la coupe des FF :. et SS :. 
    Voici une des dernières livraisons de Celle-ci :  
    12 timbres consacrés à "L’œil" unique de nature saurienne et reptilienne ! 
    Avec le Triangle, Symbole suprême du Satanisme de l’Élite... 
    Cet œil est permanent ! De quoi donner raison  à David Icke.
    Recto et Verso
    PS : FN, 1 er parti de France & Pas une seule région !
    La conception démocratique de la Loge !
    Bien que le FN soit donc, et de loin, le premier parti, le bourrage de crâne fonctionne encore
    et encore. 
    Les français n'ont toujours rien compris au film qui se déroule devant eux, et qui tient les ficelles,
     et comment ils sont et seront de plus en plus malmenés
    ... Eh bien qu'ils en bavent !
    Et, ils vont en baver des ronds, et des ronds, et des carrés, et surtout des triangles :. de chapeaux noirs, tout comme ces gueules de crapauds. 
    Ceux qui prônent le retour de la Nation ont la gueule de bois, et alors que le résultat du PS est catastrophique, les français en majorité, des FG à L'Herpès en passant par les Verts, en redemandent.
    Fabuleux ! 
    Il y aura les conseillers régionaux.
    Et nous risquons, encore, de bien rire.
    Pitoyable victoire que la Leur !
    Alors que sans désistement, le FN aurait eu plusieurs régions.   
    Toutefois, ans une crise économique et civile dévastatrice, rien se ne se passera.
    La France ravagée par l'invasion et les lobbies 
    est à 2 doigts d'être foutue. 
    Résultat :  face à de pareils bouchés l'émeri, je fais grève.

     

  • Les Racines de la France

    Comment permettre aujourd’hui à la France de retrouver son âme ? Comment lui redonner foi en sa mission de toujours, tout en tenant compte des acquis de notre troisième millénaire ?

    Une première réponse nous vient de la Tradition. Elle explique que la puissance vibratoire d’un mot ou d’un nom est redoutable ! Or le nom de la Gaule résonne dans la langue hébraïque, dans la racine « Gal » qui est celle de la « libération ». Le verbe « Gaol » signifie en effet : « libérer, affranchir, racheter un esclave ». La Gaule eut vocation de libération et la France, son héritière, n’a de réelle identité que dans cette dynamique et sa réalisation.

    Il y a deux cents ans, la France s’est voulu un autre niveau de conscience coupé de la Tradition en décapitant son Roi. Elle s’est vue du même coup, perdre son âme, en s’acheminant vers un matérialisme, dont elle fait aujourd’hui l’expérience jusqu’à l’absurde et peut-être l’anéantissement. Et la France d’errer de droite à gauche, sans plus aucun fil conducteur pour retrouver son axe.

    C’est au niveau de ses racines internes, au coeur de l’homme, de chacun, que sont enchaînés nos problèmes tant nationaux que mondiaux, tant personnels que sociaux, tant matériels qu’affectifs et éthiques. C’est à ce niveau qu’il faudra en particulier et surtout oeuvrer, à la lumière des valeurs ontologiques retrouvées et dans la dimension d’un message d’amour pour l’avenir. Car les destructions ne sont pas naturelles. Ce qui est naturel c’est la construction. [....]

  • Une démocratie manipulée

    C'est devant une tasse de Da Hong Pao fumant rapporté du Foukien que je livre ces réflexions sur les élections régionales, aujourd'hui dimanche, à l'aube de la grande supercherie. Quels que soient au second tour les scores des parties prenantes (à la gorge), une fois encore, les députésdésignés par les urnes ne représenteront pas le prétendu "souverain" peuple. En cause, la manipulation génétique des scrutins sous la V° République et même avant. Rappelez-vous les référendums gaulliens qui posaient deux questions. Le dernier de la série est un morceau d'anthologie puisqu'en 1969 il en posait trois : régionalisation, réforme(suppression)du Sénat et démission du chef de l'Etat ; mais on avait oublié le téléphone pour tous ! Aussi fut-il perdu par un pouvoir à court d'idées. Par la suite, François Mitterrand à qui on reprochait ses modifications répétées déclara que le seul mode légitime de scrutin était celui qui le faisait gagner.
    Les peuples mûrs pour la démocratie se contentent de scrutins uniques à la proportionnelle. Le mode le plus simple photographie l'Opinion à un moment T et envoie dans les hémicycles l'image correspondante. La responsabilité de former un exécutif capable de gouverner est dans les mains des élus - je ne parle pas de classe politique puisque les pays matures ne reconnaissent pas la profession politique en viager. Au lieu de quoi, la France trafique ses modes de scrutin pour coller le plus possible aux intérêts des familles politiques inamovibles aux affaires et en affaires. La vérité de la représentation est le cadet de leurs soucis ! Il est rare qu'un intrus brise le cercle de chariots de l'establishment. C'est bien le cas cette fois avec le Front mariniste, les Apaches ont percé et mettent le souk dans tout le camp !
    Le mode de scrutin des élections régionales en France a connu une seule évolution majeure depuis 1986, à savoir son organisation en 2004 :Quand le scrutin fut choisi en 1985 pour les premières élections régionales au suffrage universel, la strate administrative à gérer comptait pour peu de chose et restait depuis son origine un cadre d'aménagement du territoire où se débattaient les doléances locales, en concurrence toujours. Aussi, le pouvoir se laissa-t-il guider par la simple justice et déclara la proportionnelle de listes bloquées (on ne panache pas). Quand les régions devinrent des vitrines de communication pour politiciens battus au plan national, les politologues stipendiés par les partis en place fournirent assez vite leurs calculs pour optimiser le scrutin afin d'améliorer les résultats de chacun. S'ensuivit en 2004 une forte altération de la proportionnelle naturelle avec les listes départementales et la prime majoritaire récompensant le premier. L'entre-deux-tours est l'espace de magouilles de tous ordres préparé par le législateur pour sauver les sortants autant que faire se peut : normalement c'est la semaine des fusions avec répartition des prébendes visées. La fusion à Gauche en Ile-de-France est un cas d'école jusqu'à distribuer par avance des vice-présidences à ses ennemis intimes. Cette fois-ci la Droite a fusionné avant le premier tour mais dans le même esprit d'arrosage des cocardes de pare-brise. La Gauche en province a fusionné ses courants pour braver le fachisme - on a les délires qu'on peut ! Elle a retiré ci et là des listes qui à 15% pouvaient se maintenir facilement et achever leur fonction de représentation. La proportionnelle est faite pour ça, mais ce serait hypothéquer l'avenir que d'y laisser représenter certains autres qui bénéficieraient d'une exposition sur les estrades. Le site Politiquemania nous résume l'évolution du mode de scrutin :

    - Il est ajouté au scrutin proportionnel la possibilité d'un second tour si aucune liste n'obtient la majorité absolue : il convient d'obtenir plus de 10% des suffrages exprimés pour y participer ou plus de 5% des suffrages exprimés pour fusionner une liste avec une autre présente au second tour.
    - Une prime majoritaire est attribuée à la liste ayant obtenue la majorité absolue des suffrages au premier tour sinon au premier arrivé du second, à savoir 25% des sièges.
    - C'est désormais la région et non plus le département qui conduit une liste mais, afin de permettre aux électeurs d'identifier plus facilement les candidats de leur département, des sections départementales sont créés. Chaque liste doit comporter autant d'hommes que de femmes (ah bon).
    rouge = FDG | rose = PS | bleu = LR-MODEM | bleu marine = FN |  vert = EELV | jaune = Régional.

    En étudiant soigneusement le dispositif électoral, tout électeur peut comprendre plus ou moins vite comment s'exprimera son vote, mais peut aussi s'agacer des complications et ne pas sortir voter ! Un sur deux n'est pas intéressé aujourd'hui à comprendre les lois du cirque. Le peuple est réellement dépossédé de sa prétendue souveraineté en ce que son opinion est refabriquée dans le tube des élections, voire mise à la poubelle si la liste de son choix se retire volontairement. Allez comprendre l'appel qui fut fait aux abstentionnistes par les ténors des plateaux médiatiques ! On tord le bras de l'électorat et on en appelle plus encore ? Les Français sont des veaux, certes, mais si l'on ajoute aux 50% d'abstinents les 15% de réfractaires au SVO (service du vote obligatoire, et 30% des votants), on aboutit à ce que près des 2/3 du corps électoral ignorent volontairement ou vomissent le Système. C'est énorme !

    C.Q.F.D.

    La démocratie française est-elle en ruine ?. C'est plus compliqué si l'on veut bien monter d'un cran la réflexion. D'aucuns soutiennent que "Le Peuple" n'existe pas. Dans ses essais¹, Pierre Rosanvallon avance que le peuple dans une démocratie reste par définition «introuvable» et qu'il ne faut pas simplifier la démocratie, mais en assumer la complexité ! Brandir "Le Peuple" participe d'une triple simplification : (i) politique, en considérant le peuple comme un «sujet évident» distinct des élites vilipendées ; (ii) institutionnelle, en opposant la culture du plébiscite aux délibérations représentatives ; (iii) sociale, en cherchant une «identité» collective là où s’entrecroise une infinité de rapports sociaux souvent antagonistes. Il n'en reste pas moins que la projection mentale du peuple politique dans l'Opinion est quand même plus simple que ce triptyque analytique brumeux, et pourquoi justement ne pas faire litière des complications et laisser le bon sens gouverner, pour une fois ? Pourquoi vouloir définir un mode de scrutin universel dans un registre de perfection sociologique si les sujets d'études ne s'y retrouvent pas eux-mêmes ?
    Ainsi va-t-il être dévastateur de comparer le résultat final des élections régionales (carte ci-dessous) avec l'expression démocratique du premier tour (carte ci-dessus), en obligeant la nation à accepter que l'image du peuple donnée par le premier tour des Régionales n'ait été que l'hologramme flou d'un processus inachevé, car à la fin du match, l'image projetée au second tour est conforme aux valeurs immanentes du modèle obligé ! Vous êtes trop intoxiqués pour comprendre que la manipulation est aboutie. Que le stock d'abstentionnistes grimpe ensuite tant la représentation en hémicycles sera distordue par rapport au pays réel n'a que peu d'intérêt pour l'establishment, à croire même qu'il est plus facile de travailler sur un corps électoral restreint. Tout est fabriqué dans notre démocratie représentative... et nous en resterons là du sujet pour éviter le bruit de croquenots dans l'escalier.
    Depuis longtemps la République affronte la démocratie qui est censée la fonder. En politique, la pratique prime le principe (on peut dire aussi : la fin justifie les moyens) mais c'est du principe que le politicien parle le plus s'il veut endormir les soupçons ; c'est le premier vice de la République. Il ne sera annulé que par la démocratie directe à la suisse, système qui exige bien sûr une éducation civique un peu plus poussée dans les écoles et les familles, si du moins en haut lieu on souhaite parler un jour à des électeurs politiquement adultes, élisant en leur sein des représentants honnêtes. Tous ceux qui ont appelé au retrait ou à la fusion de listes qualifiées pour le second tour sont évidemment contre une pure expression démocratique et tiennent à canaliser les suffrages. Mais le rêve est autorisé et comble du bonheur, une monarchie de tête s'emboîterait parfaitement sur un régime de démocratie directe si elle était cantonnée strictement aux pouvoirs régaliens. « L'autorité en haut, les libertés en bas », dit le slogan maurrassien. Libertés basses, libertés chéries, celles dont jour après jour les Bureaux nous privent un peu plus pour nous gérer en totalité, parcomplexification. Et oui, monsieur Rosanvallon, pourquoi rechercher l'inextricable si le «peuple introuvable» se plaît à regarder son image dans le miroir d'un scrutin de simple bon sens ?

    (1) "Penser le populisme" aux Rencontres de Pétrarque, Montpellier 2011
  • Volontaires français contre l’Etat Islamique : après la Task Force Lafayette, voici l’Unité 732

    La Task Force Lafayette semble s’être muée en Unité 732. Il s’agit de volontaires français ayant une expérience militaire partis se battre en Irak contre l’Etat Islamique.

  • PS : environ 1000 notables ont perdu leur mandat

    Le PS a perdu 162 villes de plus de 9000 habitants l'an dernier, 24 départements au début de cette année et une dizaine d'anciennes régions en métropole ce dimanche. Une hécatombe à laquelle, pour être complet, il faut ajouter la perte de 17 sénateurs, d'un parlementaire européen et de 2 députés lors d'élections partielles. Au total, près d'un millier de notables ont perdu leur mandat depuis 2012. 

    Or le PS est un parti d'élus locaux. Les conseillers municipaux, les maires, les conseillers départementaux, les conseillers régionaux et les parlementaires représentent 32% des adhérents du PS, tandis que 8 % sont des "collaborateurs d'élus". A ceux-là, il faut ajouter les fonctionnaires territoriaux - dont la carrière peut être accélérée quand un "camarade" est à la tête d'une collectivité - et les salariés de structures para-municipales: sociétés d'économie mixte, offices de tourisme, centres culturels, association subventionnée... La moitié au moins des militants du PS vivent, en tout cas partiellement, de la politique. 

    Les dégâts sont financiers : les élus locaux reversent en moyenne 10% de leurs indemnités au parti, lesquelles représentent 25% des recettes du mouvement. Chaque fois qu'une collectivité est perdue, ce ne sont donc pas seulement les élus qui s'en vont, mais aussi leurs collaborateurs et les membres des innombrables organisations qui gravitent autour. 

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Logique révolutionnaire

    Que voulons-nous ? La destruction du Système qui sert, depuis longtemps, de rente de situation à la droite et à la gauche. Cela s’appelle une révolution. Dire cela ce n’est pas se gargariser d’un grand et beau mot, c’est un constat objectif.
    L’espoir d’une révolution, qui a mobilisé nos énergies pendant des décennies, n’en paraissait pas moins quelque peu utopique. Aujourd’hui, la donne a changé. Le champ des possibles s’ouvre. En effet le premier tour des élections régionales a révélé une incontestable montée en puissance des exaspérations, provoquées par un chômage, une insécurité, une immigration-invasion que les hommes de droite et de gauche qui se sont succédé au pouvoir se sont avérés incapables de maîtriser et, bien plus, dont ils sont directement responsables. Ce que bien des gens comprennent.
    Nous exagérons ? Alors laissons la parole au Monde, ce quotidien qui tient lieu de journal officiel du Système. Le 8 décembre, prenant acte des « ravages » que constitue le vote FN, il écrit : « Il ne fait pas de doute que la responsabilité des partis qui gouvernent la France depuis des lustres est lourdement engagée. Ils en subissent, aujourd’hui, la sanction. Les uns et les autres ont échoué à sortir le pays du marasme où il se débat. Les uns et les autres n’ont pas su lui proposer un projet de société capable de lui redonner foi en ses atouts, en sa cohésion et en son avenir collectif. C’est vrai de la gauche depuis trois ans et de son impuissance à endiguer la crue sans fin du chômage, en dépit de promesses répétées : avec quelque 700 000 chômeurs de plus depuis mai 2012, et encore 40 000 supplémentaires au mois d’octobre, elle porte le poids de cet échec. Mais la droite au pouvoir durant les dix années précédentes, après l’avertissement sans frais du 21 avril 202, n’est pas davantage à l’abri des responsabilités. Passé l’illusion de l’élection présidentielle de 2007, elle n’a pas su soigner les maux dont nous souffrons. Qu’il s’agisse de l’insécurité économique d’un pays privé, ou presque, de croissance, de l’insécurité sociale qui frappe des millions de ménages en galère, de l’insécurité « culturelle » d’une nation qui doute d’elle-même ou de l’insécurité vitale attisée par le terrorisme, gauche et droite peuvent bien se renvoyer la balle. L’évidence est qu’elles ont été, l’une et l’autre, incapables d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux et des dangers ».
    Cet état des lieux explique que la crise de confiance à l’égard du Système va durer au-delà d’un scrutin. Celui du premier tour a ceci de positif qu’il est le révélateur d’une situation qui pourrait devenir prérévolutionnaire. En effet, si réussit la mobilisation totale du Système pour empêcher la victoire du FN dans les régions où il est arrivé largement en tête au premier tour, l’électorat frontiste, frustré, amer va prendre conscience de la duperie électorale, contrôlée par les magouilleurs d’une gauche-droite qui ont la trouille d’être déboulonnés et prêts donc à toutes les combines pour garder la gamelle. Et il va être tenté de se radicaliser, ouvrant ainsi de vraies perspectives à une action révolutionnaire. Quels que soient les résultats du 13 décembre, un espoir est né.

    Adhérer à Terre et Peuple ici

    http://www.terreetpeuple.com/282-reflexion/actualite/1353-logique-revolutionnaire.html

  • France Inter lâche le morceau : retour sur le conflit syrien !

    À toute chose malheur est bon. Après le rouge 13-Novembre, des voix excédées s'élèvent pour exiger la dissolution du Syndicat de la magistrature. .. Au motif que ce prétendu syndicat n'est pas constitué de magistrats, mais d'idéologues sectaires, de véritables commissaires politiques ! Or voilà que dans le même ordre d'idées, France Inter se lâche et se met à parler vrai. Enfin presque, parce qu'il ne faut pas trop rêver. Ex abrupto, la radio du service public se met ainsi à poser des questions ébouriffantes, c'est-à-dire impensables jusqu'ici sous peine d'excommunication majeure* ! Et si ce sont "eux" qui le disent, alors cela vaut de l'or, car ce ne sont plus seulement de misérables conspirationnistes - qui œuvrent lâchement à dénigrer notre si loyale et désintéressée classe dirigeante — mais des stipendiés du pouvoir eux-mêmes. Toutefois gardons la tête froide : ces demi-aveux ne sont que des révélations partielles destinées à toujours masquer l'essentiel. Présentation des faits et réécriture de l'histoire qui signalent au final que se poursuit sans relâche un subtil travail de sape et de désinformation de l'opinion, certes maintenant à partir de nouvelles positions de repli.

    Extraits du reportage avec commentaires en italiques

    « Les Occidentaux ont-ils fermé les yeux sur la montée en puissance de ce groupe terroriste ? A-t-on volontairement ignoré le rôle joué par l'Arabie séoudite et le Qatar [y ajouter évidemment la Turquie - un oubli qui n'est pas du tout anodin] ? Comment expliquer les incohérences de la diplomatie française après le 11-Septembre 2001 ? »

    Drôles d'incohérences comme on le voit ensuite : « L'État français a tout coordonné avec les services secrets, manipulant des islamistes comme des marionnettes, et ce dans leur [sic] propre intérêt : changer la Constitution, pour faire et imposer un Patriot Act à la française, comme les Américains après les attentats du World Trade Center. Ils se sont servis de Daesh et de ses agents... pour tenter de renverser Bachar al Assad en Syrie ». [Renversant ! Quel prodigieux aveu : l'Etat hexagonal en tant que parrain de Daech est, par conséquent, lui-même un État terroriste !?]

    Remontons en 2003 et à la guerre d’Irak

    « Lorsque les Américains décident de renverser le dictateur irakien, ils commettent deux erreurs [non pas des "erreurs" mais de froid calculs, totalement délibérés - nous vivons dans un monde de falsification sémantique permanente où les crimes prémédités sont rebaptisés "erreurs"]. Ils mentent sur les armes de destruction massive et sur les liens supposés entre Saddam Hussein et Al-Qaïda... Pire ils marginalisent les sunnites afin de porter les chiites au pouvoir. Paul Bremer, gouverneur [proconsul] américain à Bagdad, commet une bourde [idem - il s'agit d'une décision parfaitement volontaire prise sur ordre de Washington] qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris [500 000 plus leurs familles, soit deux millions de personnes - on remarquera le sens de la précision de deux journalistes réputés pour leur professionnalisme] dans les bras du futur État Islamique...

    Alain Juillet, ex-patron du renseignement de la DGSE, commente : "Brenner fait une erreur colossale. Il donne l'ordre de licencier tous les militaires de l'armée irakienne. Ils partent avec leurs armes, ils n'ont plus rien ni emplois. Cela va créer un ressentiment, une frustration et une haine terrible envers l'occupant et envers les Occidentaux"... ». [Le commentaire de Juillet n'est pas non plus totalement exempt de langue de bois puisque l'homme soi-disant le mieux informé de France parle encore d'erreur de la part de Brenner - cela douze ans après les faits !]

    « Les Américains produisent donc un terreau de haine, un terreau sur lequel va se développer le groupe terroriste autoproclamé "État islamique" »... [Ajoutons que les cadres de la nation irakienne, les deux millions de militants baasistes sont aussi renvoyés voire traqués dans le cadre d'une politique de débaasification, laquelle rappelle évidemment la dénazification d'après guerre !].

    « Sans l'appui des Russes [en dépit d'un net refus de Moscou, échaudé par le coup libyen], l'opération de déstabilisation de Bachar El Assad est donc lancée pour des raisons économiques liées à l'acheminement du pétrole, mais pas seulement. En effet si l'Arabie Séoudite et le Qatar soutiennent des groupes rebelles, c'est aussi dans le but de provoquer la chute du régime laïque syrien et d'y instaurer à terme

    un régime islamique extrêmement sévère... telle est l'analyse d'Alain Juillet, cité plus haut » [Nous avons ici un état des lieux particulièrement pertinent : si aujourd'hui, après-un an d'inaction et d'esbroufe, Paris commence réellement à cogner sur Daech, ce n'est que pour éliminer les éléments incontrôlables de Daech ; un ménage préalable à l'établissement sur le territoire de l'État islamique d'un Sunnistan — Pays de sunnites - à cheval sur l'Irak et la Syrie ; un moyen de faire éclater ces deux États dans le cadre d'une fragmentation générale impliquant le Yémen et l'Arabie. Un préalable à la recomposition de l'espace géographique du Machrek en vue de la création d'un Grand Israël].

    « Les opposants religieux, c'est-à-dire les Frères musulmans - dont le Qatar est un des supports reconnus - et les Séoudiens, vont financer des gens [les islamistes takfiristes] pour réinstaller dans ce pays la la vraie religion : la religion vue par les Salafistes [appelons un chat un chat et les terroristes des wahhabites, religion officielle du Qatar et de l'Arabie... « L'Arabie séoudite, un Daesh qui a réussi » titrait le New York Times - nytimes.com-21nov15]. Ainsi se consolident peu à peu deux mouvements terroristes, Daech et Al Nosra, financés par le Qatar et l'Arabie Séoudite, comme le relevait en mai 2015, un rapport du congrès américain » [Deux pays étroitement liés aux États-Unis et à la France, l'un et l'autre finançant les mosquées dans lesquelles sont lancés des appels au djihad avec la criminelle complicité des autorités judiciaires nationales ; on en voit les résultats].

    Fin 2011 Paris arme Al-Qaïda sous couvert de l’armée syrienne libre

    « Tandis que le Qatar et l'Arabie séoudite financent les groupes rebelles djihadistes, la France, elle, soucieuse de soutenir les forces dites progressistes, soutient l'ASL, l'Armée Syrienne Libre qu'on décrit alors à Paris comme une alternative démocratique crédible à Bachar El Assad [en fait ces forces progressistes liées aux Frères musulmans rivalisent largement de cruauté avec leurs homologues takfiristes]. Dès le départ, la France prend fait et cause pour les rebelles contre le dictateur syrien. "Le départ de Bachar n'est qu'une question de semaines" explique alors Laurent Fabius [qui prenait ses désirs pour des réalités !]. Et en août 2012, lors d'un déplacement à la frontière turque, le ministre français des Affaires étrangères déclare encore : "M. Bachar El Assad ne mériterait pas d'être sur la terre"... » !

    « Officiellement, on livre [fin 2011] des gilets pare-balles, des outils de communication cryptée, des masques contre les armes chimiques, ou des lunettes de vue nocturnes*. Dans les faits, ce sont bien des canons de 20 mm, des mitrailleuses, des lance-roquettes, et des missiles antichars que la France livre à l'ASL... Mais on ne sait pas trop dans quelle main elles sont tombées ».

    « On réalise en effet aujourd'hui que l'ASL ne pesait rien. Ceux qu'on appelait "les rebelles" correspondaient en réalité à une nébuleuse illisible. Certaines de ces armes sont donc effectivement passées dans les mains de Daech et d'Al Nosra, le [clone] d'Al Qaida. À ce sujet Alain Juillet, n'hésite pas à parler de faillite des renseignements dans ce domaine [ou, insistons, de cécité, ou pire, de falsification volontaire] ».

    Comment expliquer cet aveuglement ?

    « La faillite française dans cette affaire est aussi imputable aux intérêts économiques français [à court terme et au prix de flots de sang]. Ryad et Doha sont des partenaires économiques importants pour Paris. Et face à eux Damas ne pèse pas lourd...  Alain Chouet, l'ancien patron de la Sécurité de la DGSE qui s'est rendu plusieurs fois en Syrie [en réalité, chef d'antenne, il y a séjourné plusieurs années notamment de 1976 à 1979], se souvient de ce qu'on lui répondait quand il alertait les autorités françaises sur la situation réelle du terrain : "Ecoute, tu ne vas pas nous embêter avec la Syrie, ce n'est même pas le PNB de la Slovénie, alors on a mieux à faire avec nos amis qataris et saoudiens" ».

    « Cette erreur de jugement [comme s'il s'agissait d'une erreur de jugement et non de choix mûrement réfléchis, non seulement à Paris mais dans tous les "think tanks" bruxellois, londoniens et américains qui décident prioritairement de notre politique extérieure] fait tragiquement songer à une autre, lors de l'intervention en Libye, où la France a commis le même type d'erreur d'appréciation [idem ; si les responsables militaires et politiques commettent à répétition de telles erreurs, ils devraient être démis et traduits devant les tribunaux, non ?]. Au moment où Paris s'engage contre Kadhafi, c'est en réalité le Qatar qui tire les ficelles en s'appuyant sur sa chaîne de télévision Al Jazira. L'ancien diplomate Patrick Haimzadeh, en poste à Tripoli au moment des faits, témoigne : "L'objectif, était de faire sauter Kadhafi. Al Jazira avait dès le départ mis en place une cellule de désinformation pour relayer la parole [des opinions et des témoignages inventés] des Libyens depuis les studios d'Al JAzira à Doha et qui ont notamment évoqué [c'est-à-dire fabriqué de toutes pièces] l'histoire [le bobard] des [faux] bombardements reprise par Nicolas Sarkozy à Bruxelles !e 21 février, 4 jours après le début de l'insurrection, pour déclarer la logique [sic] de guerre contre Khadafi. Or des bombardements, il n'y en a jamais eu" [quel aveu et quel crime !] ».

    Quand les séoudiens changent de stratégie

    « À la mi 2013, tes Séoudiens prennent conscience que les rebelles qu'ils ont aidés peuvent se retourner contre eux... À ce moment-là les plus hauts dignitaires du pays reconnaissent qu'ils ont commis des erreurs [toujours et encore des erreurs]. C'est le cas du Prince Alwaleed Bin Talal. L'un des grands investisseurs séoudiens en France et la vingtième fortune du monde. Il possède entre autres l'hôtel Georges V à Paris et plusieurs à Disneyland. Mais en réalité l'Arabie continuerait indirectement [pourquoi indirectement et pourquoi un conditionnel ? au contraire très directement] à financer Daech, en achetant son pétrole au marché noir, avec la complicité de la Turquie » [le conditionnel en exprimant une simple hypothèse n'établit pas un fait pourtant parfaitement documenté. Le président Poutine, à la récente conférence du G20 d'Antalya en Turquie, parle de "colonnes de camions citernes longues de plusieurs dizaines de kilomètres" progressant vers la frontière turque. Des colonnes que la coalition anti-Daech s'est bien gardée de frapper jusqu'à présent].

    Les États terroristes amis privilégiés de la France

    « En dépit de tous ces éléments, la France entretient les meilleurs rapports avec ces pays... Hollande s'est rendu dans le Golfe en mai 2015. Il signe avec le Qatar un contrat portant sur la vente de 24 rafales. Et il y a un mois à peine, en octobre dernier, Manuel Valls se rend à son tour à Ryad pour signer des promesses de contrats [à hauteur de 11 milliards d'euros, là encore beaucoup d'indécente pudeur dans cette absence de chiffres]. La France n'est d'ailleurs pas seule à avoir joué avec le feu en Syrie... Les États-Unis qui ont déstabilisé l’lrak, les pays du Golfe qui ont financé des mouvements djihadistes [armés par les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni, Israël, etc.], la France qui a joué les rebelles contre le pouvoir Syrien sans voir qui elle avait en face d'elle. Et la Turquie qui laisse prospérer les trafics sur son territoire [et beaucoup plus encore puisque les hommes et les armes y transitent, que l'on y a découvert des ateliers d'armes chimiques opérationnels avec l'active protection de l'État profond] ».

    Diplomatie et diabolisation à géométrie variable

    « Il est clair que la seule réponse possible est donc politique [Il aura fallu quatre ans et demi de guerre atroce pour s'en rendre compte !]. Mais en attendant, depuis les tragiques attentats du 13 novembre 2015, la réponse apportée reste militaire. Or cette campagne de frappes est un remarquable sergent recruteur pour l'État islamique. La campagne aérienne de la coalition a peut-être tué 400 civils, tout ça alimente le ressentiment sur place [est-il ici sous-entendu qu'il ne faudrait rien faire ?]. Aucune solution simple ne semble au moins à court terme se dégager [faux : il n'y aura effectivement pas de solution tant qu'Obama, Hollande, Cameron & Cie imposeront comme condition préalable à tout compromis politique le départ impératif du président Assad]... Reste la question qu'il est temps de poser, celle de nos alliances... Avec notamment le Qatar et l'Arabie séoudite. Peut-on adopter une posture morale lorsqu'il s'agit de Damas et fermer les yeux sur ce que font Doha et Ryad ? Comment peut-on être crédible si l'on fait du commerce avec des pays qui soutiennent un terrorisme que l’on dénonce par ailleurs ? » [Bravo les gars, encore un effort et les écailles vous tomberont peut-être des yeux... sur le Chemin de Damas].

    Pourquoi maintenant ?

    Comprenons en fin de compte que toutes ces révélations que nous livrent ces journalistes fonctionnaires étaient bien connues dès l'origine. Alors pourquoi maintenant ? parce qu'il faut faire la part du feu, amorcer un virage et préparer l'opinion à un changement de cap à l'égard de l'Arabie promise désormais officiellement au démantèlement au même titre que l'Irak, la Syrie et le Yémen. Avec ses schistes bitumineux les États-Unis sont quasiment énergétiquement auto-suffisants et le royaume wahhabite qui surproduit et brade son brut à prix cassé fait perdre beaucoup, beaucoup d'argent aux pétroliers américains dont les seuils de rentabilité sont significativement plus élevés. Le pacte du Quincy passé en 1945 entre Ibn Séoud et Roosevelt est à ce jour implicitement dénoncé et Paris, toujours à la remorque, est fermement convié à tirer toutes les conséquences de ce nouvel état de fait.

    Léon CamusRivarol du 3 décembre 2015

    * « Daesh : autopsie d'un monstre » Benoît Collombat et Jacques Monin - France Inter 20 novembre 2015 - http://www.franceinter.fr/emission-lenquete-daesh-autopsie-dun-monstre.

  • Tiens, revoilà Juppé ! Alors là …

    À peine achevée la tragicomédie des élections régionales, dont la grande absente fut la région – combien de journalistes « causant dans le poste » savent à quoi sert un conseil régional ? – on bascule en campagne présidentielle. Et, selon les sondages qui courent déjà, quel serait le candidat préféré des Français ? Alain Juppé ! Alors là …

        Cet ancien premier ministre si impopulaire qu’il avait dû promettre, en 1997, qu’en cas de victoire de son parti, il démissionnerait : ah la logique républicaine ! Cet ancien ministre autant dépourvu d’opinions que de convictions : c’était quoi, la politique étrangère de monsieur Juppé ? Cet homme qui aura soixante-douze ans en 2017 et qui vanta autrefois la nécessité de rajeunir la classe politique. Ce donneur de leçons obligé de se réfugier au Canada et qui a laissé le souvenir aux étudiants de l’Université de Montréal d’un professeur qui en savait moins en science politique que le moindre Que-sais-je. Ce condamné qui ne pourrait même pas se présenter au plus modeste des concours de la fonction publique car, pour cela, il ne faut pas avoir de casier judiciaire. Donc, en effet, toutes les qualités pour faire un président. Élu au deuxième tour contre Fabius, le septuagénaire d’en face ? Quel tableau ! Quelle chance pour nos politiciens que l’amnésie des électeurs ! Franchement, je crois qu’en effet la république ne mérite pas mieux.

    Henri de Villehardin

    http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/1682-tiens-revoila-juppe-alors-la