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actualité - Page 4341

  • Quelle est la ligne juste pour un combattant nationaliste ?

    Notre génération qui, malgré tous les avantages dont elle bénéficie, hésite à bouger et à trouver le culot de s’imposer doit prendre conscience de sa force au sein de la convergence nationaliste ! De cette génération qui sait, souvent, de manière arrogante, interroger ses pères et mères sur ce « qu’ils ont fait » ou « n’ont pas fait », durant ces dernières années mais qui ne sait prendre ses propres positions … De cette génération qui ne sait même pas tirer les leçons qu’elle devrait tirer de ses erreurs, de ses errements …De cette génération qui petit-à-petit fait un mauvais usage de nos organisations politiques ! 
    Le Front de Défense de la France ne comprend pas cette faiblesse et veut aboutir à des principes de fonctionnements qui rétablissent la primauté du Peuple. Fonctionnement certes anti-démocratiques mais qui veulent déterminer d’autres axes stratégiques de l’action ! 
    Aujourd’hui, en France, si personne ne tend à s’engager activement dans le combat pour les idées et l’occupation de la rue, alors bientôt nous n’aurons plus la possibilité de changer le monde selon nos désirs, selon nos besoins. Aussi, nous ne pouvons pas accepter de gagner sagement le conformisme ambiant. Et puisque nous refusons de croire aux fables, qui du libéralisme et socialisme à la sauce marchande, nous devons nous constituer comme les instruments fidèles d’une pensée politique qui permette l’échec des conceptions politiques fondées sur les modèles de la société multiculturelle. 
    Effectivement, le grand projet du changement social, de la mise en place d’une société nouvelle nous impose de modifier nos manières de penser les choses est une affaire de discipline nationaliste qui déterminera des actes d’intelligence collective en vue de réaliser une action qui porte radicalement ses fruits. L’action prend toujours un tout autre sens lorsqu’elle est pensée et partagée. Elle ne saurait être réduite à n’être que le « faire valoir » de certaines structures contre les autres. La victoire sera dans tous les cas au bout du chemin. 
    Cette démarche qui fait de la convergence l’instrument fidèle de la stratégie de combat nationaliste vient déjà des échecs rencontrés. Elle ne saurait dans tous les cas se satisfaire d’une conception de l’engagement fondée sur la reconnaissance des lois d’une démocratie quoi nous rejetons. C’est l’action du soldat politique nationaliste qui, en tant qu’être social intelligent et formé, crée, par ses actions, sa pratique, les conditions historiques mais aussi les conditions d’émergence de sa propre conscience sociale et de ses valeurs morales
    Par exemple, dernièrement un Parti ami a voulu organiser une manifestation contre l’implantation d’une communauté de migrants au cœur de la Bourgogne. Quelques instants, cette bourgade de Pouilly-en-Auxois, pour de nombreux camarades, donnait un sens au combat pour les idées. Mais c’était sans compter sur l’interdiction de tout attroupement. Le gouvernement de Manuel Valls a rendu impossible l’expression libérée de nos idées
    C’est aussi l’acceptation de la loi disciplinaire républicaine qui a fait que chacun ait accepté, sans rien dire, la dérive de la démocratie totalitaire. Toutefois, et c’est aussi un bon point, l’action même de Manuel Valls prend un tout autre sens puisque nous savons tous à présent que toute manifestation sagement organisée devient dans ces conditions une véritable caricature de ce qui devrait constituer un acte d’intelligence collective apaisée. L’action qui devra être la nôtre prend alors un tout autre sens. Elle doit être impérativement déconnectée de ce qui devrait démocratiquement en constituer le fondement. 
    Le gouvernement socialiste, dans ses interdictions et dans la chasse qu’il fait des groupes nationalistes, fussent-ils jugés trop radicaux, doit nous permettre de nos organiser selon une projection plus offensives dans le futur. Et si aujourd’hui les organisations qui revendiquent plus ou moins sérieusement et avec plus ou moins de détermination que les choses changent dans ce pays, il convient de changer nos manières de penser l’action. Jamais effectivement ne seront prises en compte nos initiatives si elles ne savent ébaucher de nouveaux rapports sociaux et militants. 
    On remarquera par exemple, et c’est ceci qu’il convient de reprendre, que dans une note interne, la direction de la police nationale prépare ses services à une « mobilisation exceptionnelle », pour pouvoir faire face à « des manifestations revendicatives » pressenties pendant la COP 21. Notamment celles des Black Blocs, des militants d’extrême gauche ultra-violents. 
    L’objectif de l’efficacité politique doit nous occuper et l’organisation de la pensée revendicative nationaliste doit se construire sur de nouvelles bases. Ne pas le faire, c’est accepter une nouvelle fois de se soumettre aux lois de la République, ce qui est le signe de la dégénérescence et de l’impuissance de nos groupes ! 
    S’agissant de Pouilly-sur-Loire, il n’y avait, dans tous les cas, aucun élément factuel qui aurait pu prouver qu’il y avait un risque exceptionnel de gravité. Qu’il s’agisse du Parti de la France, ou même et surtout du Front de Défense de la France, aucune des deux organisations politiques n’avait le but de faire échouer leurs revendications en étant violent. Cependant la réalité sociale actuelle ne permet pas aux activistes nationalistes de s’exprimer ! Nous devons observer d’autres stratégies ! 
    Le Front de Défense de la France compte dans ses rangs d’anciens nationalistes autonomes. Selon les valeurs que ces éléments veulent partager avec nous, il est évident qu’aujourd’hui, pour se faire entendre, le clan le plus rusé, le plus habile, ayant le moins de scrupules, s’impose et écrase tous les autres. On comprend dès lors que si l’idéologie joue un rôle considérable dans nos rangs, la réalité du terrain et les maigres libertés d’expression qui sont les nôtres, nous imposent de ne plus rester dans les limites du politiquement correct
    Aussi le Front de Défense de la France pose cette question : Devons nous changer nos méthodes de revendication politique pour fuir l’incontestable échec de notre Mouvance ou donner un caractère servile à nos engagements ?
    Devons nous intégrer les modèles de pensée dominante ou devons nous nous entraîner aux techniques militaires ? Devons-nous, comme le réclament certains de nos membres les plus radicaux développer de véritables tactiques de guérillas urbaines ? Devons nous nous habiller de noir et nous masquer afin de nous rendre invisibles et briser tout ce qui fonde l’oppression du Pays réel ? 
    Devons-nous imiter l’ultra gauche afin d’assurer la cohésion de tous les nationalistes contre la gouvernance du capitalisme apatride ?
    Le combat qui s’annonce doit être celui d’une marche forcée ! Nous devons brûler les étapes ! Nous devons faire rapidement évoluer les mentalités, les valeurs et la conscience supérieure nationaliste !
    En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

  • Campagne anti-sexiste, vers une nouvelle inquisition ?

    Après le combat contre ceux qui réchauffent, les phobes et l’extrême-droite, le nouveau combat républicain, tendance est celui qui est contre le sexisme.

    Pourtant, l’égalité en droit des hommes et des femmes est largement acquise…
    Par les textes de loi et les mœurs de la très grande majorité
    Le combat contre le sexisme s’essouffle et se cantonne souvent à hurler contre des inégalités, notamment salariales. Pourtant, même en ce domaine, après analyse sérieuse, la parité règne déjà.

    Cependant, en France, la lutte continue de plus belle
    Le sexisme est mis à toutes les sauces, dans toutes les attitudes, dans tous les objets du quotidien. Rasoirs roses, tampons hygiéniques, jeux pour enfants… Il y a toujours un collectif pour hurler à l’abominable discrimination sexiste.
    Dernière campagne en date : « Stop — ça suffit », lancée lundi par le gouvernement, contre le harcèlement sexiste dans les transports. Elle « vise à faire évoluer les comportements », naturellement.

    Les comportements des mâles français, donc ?
    Comme d’habitude, l’immigration comme cause n’est jamais citée. Cette campagne va culpabiliser encore plus le Français lambda, qui n’y est pas pour grand-chose…
    Au lieu d’agir selon ses missions, c’est-à-dire contrôler l’immigration et assurer la sécurité de tous, l’État-maman obèse profite de la situation pour s’étendre et rééduquer le peuple français. L’exact inverse de son rôle authentique.

    voir la fin 

  • Les contrôles aux frontières reprennent

    Selon nos immigrationnistes forcenés, il était évident que la France ne pouvait pas se barricader, recontrôler les frontières à l'heure de la mondialisation. Mais ces déclarations ne traduisent qu'une absence de volonté politique, voire une volonté politique de laisser aller. Mais pour la grand messe sur le climat, la COP21, il existe une véritable volonté politique et ce qui n'est pas faisable pour garantir la sécurité des Français, le devient pour garantir celle des grands de ce monde.

    Ainsi, 30 000 policiers sont mobilisés, dont 4000 agents de la police de l'air et des frontières, à partir de ce vendredi et jusqu'au 13 décembre pour sécuriser les frontières dans le cadre de la conférence sur le climat qui se tient à Paris. Pendant un mois, les contrôles seront quasi-systématiques. 85 points de passages ont été identifiés pour déclencher cette vaste opération de contrôles très sélective des frontières : des routes, des ports, des aérogares...

    Plusieurs milliers de douaniers vont également se positionner très régulièrement sur d'anciens postes de contrôles qu'ils avaient désertés depuis des années.

    Il y aura également des patrouilles mobiles en mer ou sur terre. Les contrôles deviendront ensuite quasi-systématiques du 25 au 29 novembre, puis du 8 au 12 décembre.

    Michel Janva

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  • L’extrême droite en France : l’Œuvre française

    « Quiconque habite en région parisienne a remarqué au moins une fois ces grandes et propres inscriptions au blanc d’Espagne « L’Œuvre française, Pierre Sidos ». Dissipons toute équivoque : L’Œuvre francaise n’est pas un organisme caritatif mais une organisation nationaliste dirigée comme une PME par Pierre Sidos. »
         Âgé de 61 ans, ce dernier appartient à une famille marquée par le nationalisme, et la mort aussi. Avec son père, François Sidos, inspecteur général adjoint au maintien de l’ordre de l’État français et militant du Francisme, fusillé en 1946 suite aux pressions des communistes ; l’un de ses cinq frères, Jean, tué à l’ennemi le 16 juin 1940 ; un autre, Henri, mort au combat en Algérie en 1957. Il était officier de parachutistes tout comme Jean-Pierre Sidos, fils de Pierre, mort l’année dernière à 28 ans dans un accident de la route.
         Pierre Sidos, qui a milité sous l’occupation dans la Jeunesse franciste, passe les premiers mois de la Libération au Struthof où s’entassent les « enfants de collabos ». « C’est de ce temps-là que je garde au cœur une plaie ouverte » dit a-t-il citant le Temps des cerises. En 1954, il crée Jeune Nation, dont l’activisme défraiera la chronique de la IVe finissante. Jeune Nation se singularisera dans l’extrême droite, en s’opposant d’emblée à de Gaulle. Deux jours après le 13 mai 1958, le mouvement est d’ailleurs  dissous. La crise algérienne marquera Sidos : deux ans de clandestinité a partir de la « journée des barricades » puis un an de détention au titre de l’OAS.
         En avril 1968, il fonde enfin l’Œuvre française, qui se veut la résurrection de Jeune Nation.
         Un numéro du Soleil, l’organe du mouvement, proclamait en 1970 : « Nous continuons à travailler dans leur lumière », au dessus de portraits d’Édouard Drumont, de Barrès, de Maurras, du docteur Alexis Carrel et de Brasillach. Ces références françaises n’empêchent pas Sidos de revendiquer l’héritage du fascisme européen, dont il retient notamment le principe du Chef et du parti unique : « Deux pieds ne sont pas supérieurs à une tête » fait-il judicieusement remarquer.
         Dans l’État – où la république – nationaliste, le chef sera désigné par un collège restreint et représentatif de la nation, et seule la mort mettra fin au mandat. « Un système adopté par la papauté » note Sidos, catholique pratiquant et, bien sûr, traditionaliste.
         Naturellement, plus de partis diviseurs et inféodés aux lobbies. « Tout comme Barrès, je suis pour l’état impérial, c’est-à-dire, étymologiquement, sans partis. » Et Sidos de rappeler le précédent de Bonaparte et de sa « république impériale ».
         Une autre caractéristique de l’Œuvre et son antisionisme militant . L’Œuvre a longtemps occupé seule ce dangereux créneau. Le sionisme en France, c’est avant tout certains groupes de pressions bien connus. Curieusement, jamais Sidos n’a eu à subir d’attaques judiciaires de la part du CRIF et autre MRAP. Il a en revanche fait condamner deux fois Pierre Bloch, patron de la LICRA. Son antisionisme a cependant valu à Sidos quelques raids du Bétar, organisation sioniste « d’extrême droite », mais aussi les encouragement du roi Fayçal d’Arabie. Sidos, à ce propos, ne croit pas au concept maurrassien du « Juif bien né », c’est-à-dire patriote ou nationaliste français, bu au juif convertir au catholicisme. Il y a pour lui un déterminisme ethnique plus fort que toute (bonne) volonté. Pour les mêmes raisons, des Arabes ou des Asiatiques ne sauraient être de vrais Français. Mais alors quid de l’Algérie française : « Il fallait garder l’Algérie pour des raisons stratégiques, énergétiques, patriotiques ». Par exemple sous la forme d’un « État associé », un peu comme pour les pays du Commonwealth. On aurait ainsi donné une autonomie aux Arabes sans les « intégrer », c’est-à-dire les naturaliser.

         Revenons en 1988. Et Le Pen ? « Il est le pur produit de la démocratie dans ce qu’elle fait de mieux » pense Sidos, qui conseille à ses ouailles désireuses de voter de le faire pour Le Pen.

    L’armée, on l’a vu, compte chez les Sidos. Pour le chef de l’Œuvre elle est dépositaire des meilleures vertus et traditions françaises. À l’Œuvre, on recommande à tous les jeunes adhérents de faire une préparation militaire supérieure. Le militarisme est d’ailleurs dans l’organisation même : ses membres y portent une sorte de « tenue de parade » – blazer bleu, chemise blanche, cravate rouge (« Pour gommer les différences sociales ») – et les« scouts Jeanne d’Arc » habillent les jeunes de 17 à 20 ans en chemise bleu ciel, foulard rouge et casquette bleue marine.

    Prescriptions pointilleuses également en ce qui concerne les différents emblèmes, drapeaux et insignes du mouvement. « La croix celtique, c’est l’emblème de l’Œuvre française » rappelait une affiche collée par les militants de Sidos, lequel conteste l’utilisation de ce symbole, à la fois païen et chrétien, par les autres groupes nationalistes. Du moins Sidos affiche-t-il sa différence en adoptant une croix blanche, alors que les autres la préfèrent noire, ce qui serait mauvais quant aux réminiscences.

    Dernière nouvelle, l’amende pour le délit de dégradation de monument étant montée à 2.000 francs, l’Œuvre – qui a toujours payé pour ses militants – pourrait renoncer à ses célèbres badigeons. Encore un peu de tradition qui s’envole. 

    Pierre Robin, Le choc du mois, N6, mai 1988. Le dossier « plus loin que Le Pen ».
    L’Œuvre française :
    – Création : avril 1968.
    – Dirigeant : Pierre Sidos (« présideur »).
    – Organe : Le Soleil, bulletin interne.
    – Effectifs : non communiqués.
    – Emblème : la croix celtique ou plus précisément  » Écu en bannière (carré), écartelé d’azur (bleu) et de gueule (rouge), brochant sur le tout une croix celtique d’argent (blanche) ». Existe en insigne métallique émaillé, strictement réservé aux membres.
    – Siège : 4 bis, rue Caillaux, 75013, tél : 47.07.42.53.
  • Les syndicats et la « Gauche » contre la classe ouvrière !

    Il y a plusieurs années, un siècle tout au plus, les ouvriers se battaient dans les rues pour imposer à la bourgeoisie le droit d’existence de leurs organisations syndicales. Aujourd’hui, tous les gouvernements, qu’ils se réclament des valeurs de « gauche » comme de « droite » se battent pour que les salariés revendicatifs ne débordent pas les appareils syndicaux et cessent de bloquer les situations sociales.
    Dernièrement, et cela est très significatif, à l’issue d’une ultime séance de négociations au siège du Medef, le patronat et trois syndicats – CFDT, CFTC et CFE-CGC – ont validé, vendredi 30 octobre, l’accord destiné à renflouer les caisses de retraites complémentaires des salariés du privé Agirc et Arrco, menacées d’asphyxie financière. Il faut dire que pour les syndicalistes, il est aujourd’hui nécessaire de réformer notre système d’assurance sociale car chacun doit pouvoir, selon ses bonnes fortunes, financer l’accompagnement des immigrés. A en croire les syndicats, l’idée que l’immigration serait responsable de nos déficits sociaux est faux.
    Que l’on nous explique cependant comment les gouvernements entendent financer les aides sociales accordées aux immigrés lorsque le chômage des Français est aussi important que celui que nous connaissons ? Car qui dit chômage estime à la baisse toutes les cotisations sociales ! Moralité, une certaine France doit travailler plus pour aider une nouvelle France parasitaire et utile aux banquiers usuriers ! C’est dans tous les cas ce que nous devons estimer puisque les dernières négociations ont débouchées sur un accord de principe prévoyant un système de bonus-malus visant à faire travailler plus longtemps tout en percevant moins à la retraite !
    On peut donc se poser la question de savoir si les syndicats sont encore aujourd’hui des organisations qui défendent les intérêts des salariés ? Plus particulièrement, il serait tout aussi légitime de se demander si le syndicalisme permet à notre époque d’empêcher ou même de limiter les attaques permanentes des banquiers et autres usuriers contre les conditions d’existence des salariés français ?
    Le Front de Défense de la France a une idée très claire sur les syndicats. Ils sont les rouages du système libéral et ne cherchent qu’à maintenir les salariés dans leur immobilisme. (Souvenez-vous des manifestations étudiantes et de la peine des syndicalistes de se retrouver éjectés des actions populaires ?) 
    Plus globalement, cette problématique touche jusqu’aux partis dits de gauche, y compris des organisations qui se revendiquent de la pensée communiste. Et même le parti de Mélenchon n’échappe pas à la règle … Tous les syndicats et partis de Gauche sont des rouages de l’appareil d’État néolibéral ! Il faut en finir avec l’idée que les organisations syndicales servent à défendre les intérêts des salariés !
    Selon cette idée, les salariés et les ouvriers, les catégories sociales les plus fragiles doivent bien mesurer que pour se survivre, le capitalisme apatride, incapable de donner une résonnance économique positive à la France est contraint d’imposer une domination toujours plus totalitaire : l’État socialiste de Manuel Valls, à ce propos particulier, et avec l’aide d’Emmanuel Macron est devenu une sorte de pieuvre gigantesque oui absorbe et contrôle toute parcelle de la vie sociale ! De même sous sa forme « démocratique » ce même capitalisme apatride nous impose des règles qui sont contraires à nos intérêts comme à notre propre survie identitaire !
    Dans ces conditions, l’efficacité des luttes ouvrières ne peuvent se trouver réalisées lorsque les salariés et le ouvriers dépendent directement des syndicats … Et le Front de Défense de la France, qui reste un mouvement anti-démocratique, peut et doit être le fer de lance des revendications salariales ! 
    Effectivement, aujourd’hui, et nous le percevons chaque jour un peu plus lorsqu’il y a mobilisation nationaliste, seule la capacité d’imposer un rapport de forces suffisant au système permet à ce que les choses tournent en faveur du Peuple ! Nous l’avons perçu avec la volonté du gouvernement à taxer les revenus des handicapés … L’État capitaliste apatride ne peut plus véritablement assumer son contenu politique lorsqu’une majorité affirme de façon intransigeante ses propres intérêts contre ceux de la logique du profit ! 
    De ce fait, le Front de Défense de la France recherche à faire valoir son extension sociale car nous savons que cela constitue la principale dynamique d’une nationale forte. Seul le développement du nombre et de l’unité des forces populaires au combat peut imposer, ne fut-ce que momentanément, un rapport de forces capable de contraindre l’État à reculer et de mettre en question la logique absurde et barbare du capital en crise !
    Plus que jamais, au sein de notre Fraternité de Combat, nous devons observer tous les rapprochements, tous les types possibles de lutte a-syndicale en opérant une résistance nationaliste au système globaliste ! Nous devons impérativement affirmer que ce qui sépare l’économique du politique est le fondement d’une société injuste et que lorsqu’on accepte de contenir la lutte salariale et ouvrière dans le carcan de la logique économique du capitaliste apatride, c’est la Nation que l’on cherche à détruire !
    En conséquence de quoi le Front de Défense de la France estime totalement inadapté et néfaste pour le Peuple le syndicalisme. De ce syndicalisme qui divise et condamne à l’impasse la France qui travaille ! Et notre perspective sociale, car le Nationalisme est social, est d’assumer de plus en plus notre véritable contenu anti-capitaliste lorsque ce dernier sert avant toutes choses les intérêts de l’étranger ! Au sein de notre groupe, au sein de notre organisation politique, nous voulons affirmer haut et fort notre unité sociale et donc notre unité comme telle, brisant toutes les barrières sectorielles, syndicales qui permettent la ruine de l’âme nationaliste ! 

    C’est pour cela, et en cela, que le Front de Défense de la France lance son appel aux ouvriers et aux électeurs communistes et à ces autres qui se perdent au sein du Front de Gauche !

    Vous ne pouvez pas confiance à des organisations syndicales, à des partis politiques autoproclamés de « gauche », quelque soit le langage « radical » que ceux-ci puissent tenir ! Même Mélenchon est un traitre à votre condition !
    Combattre les inégalités et la réforme du système, lorsqu’il ne sert qu’à l’asservissement de la Nation, c’est accepter de s’organiser et de rejoindre le Front de Défense de la France ! C’est seulement ensemble que les salariés, les ouvriers, les paysans, les marins pêcheurs s’autoriseront à changer le monde selon leurs désirs en s’organisant et en dirigeant le combat selon des valeurs nationalistes !
    Partout, comme avec nos actions contre les migrants, nous devons nous maintenir sur le terrain de manière intransigeante ! Maintien intransigeant sur le terrain de la défense des intérêts du Pays réel, par l’extension des revendications et des combats pour le Peuple et par le Peuple ! 
    Chacun doit bien comprendre que l’auto-organisation, au local, de nos forces est le sens commun que nous devons impérativement développer. C’est cette convergence de combat et d’idées partagées qui sont les armes principales de toutes nos actions présentes et futures !
    L’avenir de la Nation repose sur l’acceptation nationaliste et populaire d’affrontements de plus en plus globaux et généralisés contre tous les défenseurs de l’ordre mondialiste, lequel cherche à fonder le Nouvel Ordre Mondial selon des logiques de ruines sociales et multiculturelles ! De ce capitalisme apatride qui a recours pour s’imposer toujours plus à toute sorte de manipulations monétaires et financières, détruisant pour cela des piliers du système aussi importants que la stabilité du système monétaire international, ou l’équilibre des finances publiques des nations, et se jetant dans une fuite en avant par des politiques de crédit qui ne « résolvent » dans l’immédiat des problèmes que pour les reposer peu de temps après, avec une gravité décuplée. De ce Nouvel Ordre Mondial qui pour s’imposer favorise les syndicats comme les partis dits de gauche !
    Aussi, si tu es ouvrier ou salarié, paysan ou artisan, petit commerçant ou fonctionnaire, fais le choix de rejoindre le Front de Défense de la France car soit tu acceptes l’enfoncement social dans la barbarie du capitaliste apatride ou tu fais le choix de la Révolution Nationale Populaire !
  • Bartolone en berne dans les sondages : c’est qui l’abruti ?

    Avec 22 % des voix au premier tout, il est talonné par le candidat du Front national.

    Bon ! L’affaire est entendue ! Claude Bartolone, l’actuel président de l’Assemblée nationale, rêve d’un destin régional. Normal, le principe de Peter s’applique, là, dans toute sa rigueur : « tout individu tend à s’élever jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence ». Donc, monsieur Bartolone se « peterise ».

    Ses dernières responsabilités « de terrain » – président du département de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012 – ont été caractérisées, selon la Cour régionale des comptes, par une gestion incertaine, dispendieuse, opaque, empreinte de favoritisme, voire pénalement répréhensible. Le parquet de Bobigny, impressionné par ce tir groupé et flairant emplois fictifs et détournements de fonds publics, a ouvert une enquête contre X.

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  • Pourquoi l'union des droites de conviction est-elle si difficile à réaliser ?

    Liste dissidente en PACA menée par Jacques Bompard, Nicolas Dupont-Aignan qui s'accroche et rêve d'un destin national, quelques personnalités perdues au sein des Républicains qui peinent à peser (PCD, Sens commun) et un FN en pleine ascension qui se écarte des personnalités de conviction (Jean-Marie Le Pen, Aymeric Chauprade, Paul Marie Couteaux, Bruno Gollnisch...) au profit de la nouvelle garde moderniste menée par Florian Philippot. Il n'en fallait pas moins pour que les rumeurs d'un retour politique de Philippe de Villiers n'émeuve la toile. Voici quelques analyses intéressantes :

    "Cette nouvelle donne correspond aussi à la montée en puissance dans l’électorat des idées de droite, et d’une droite de conviction, sur de nombreux sujets : famille, identité, culture, sécurité. Or la droite connaît une situation très paradoxale : elle est en train de gagner la bataille des idées, aussi bien dans le peuple que chez les intellectuels les plus honnêtes et les plus lucides, et d’atteindre des niveaux historiques (55-60 %) mais elle est divisée en deux blocs incapables de concrétiser cette victoire idéologique (...) Son électorat, majoritaire à 60 %, ne se reconnaît vraiment dans aucun des deux blocs. Déficit de convictions et de ligne claire chez LR, manque de crédibilité économique au FN. Mieux qu’une union des deux blocs, c’est à une refondation de la droite qu’il aspire. Plusieurs signes révèlent ce malaise et cette aspiration à une union-refondation des droites : affaire Morano, démissions dans l’un ou l’autre bloc, comme celle de M. Chauprade, popularité de personnalités d’ouverture entre les deux camps, comme Marion Maréchal-Le Pen ou MM. Guaino, Ménard, De Villiers et Dupont-Aignan.

    La conséquence de cette situation, c’est que chacun des deux blocs se heurte à un plafond de verre de 28-30 %, ce qui risque de priver l’électorat de droite d’une juste représentation (...) Pour que le parti de Mme Le Pen réussisse cette union des droites à son profit, il va lui falloir gagner encore en crédibilité et accélérer l’ouverture en direction, non de la gauche, mais de tous les patriotes de droite. Le départ de M. Chauprade n’en est pas un bon signe." (Pascal Célérier)

    "Ses reproches [Aymeric Chauprade] plus larges à l’endroit de Marine Le Pen et son ralliement à la figure de Philippe de Villiers, sont plus intéressants, car ils illustrent l’ébullition qui règne actuellement au sein de ce que l’on peut appeler la France enracinée, par opposition à la France mondialisée, cette France enracinée dont les contours s’étendent des électeurs Front national à l’extrême pointe conservatrice des Républicains en passant par le parti de Nicolas Dupont-Aignan.

    Cette France, mêmes ses adversaires s’accordent à le dire, progresse chaque jour sur le terrain des idées. Il n’est pas évident, pourtant, qu’elle soit victorieuse in fine sur le terrain électoral, chacune de ses composantes étant en proie à des tentations mortifères (...) Tentation, pour le Front national, dénoncée par Aymeric Chauprade, de dédiabolisation, avec son corollaire, la séduction – que l’on croit – irrésistible : édulcoration du discours et mise sur la touche au moment où il y aurait enfin, non plus des coups, mais des sièges à prendre, de militants historiques ayant tracté dans le désert durant des années, pour laisser la place à quelques inconnus réputés plus « sexys » et médiatiquement corrects. Et tout cela sans ménagement, peu importe si cela gronde dans les rangs et si des portes claquent, parce qu’on se croit tout-puissant (...)On se permet de snober LMPT – qui, il est vrai, n’a pas toujours été élégante avec le FN – parce qu’on la pense négligeable. Grave erreur. On a toujours besoin de plus petit que soi, disait La Fontaine. Que Philippe de Villiers, poussé par ce joli monde courroucé, se présente aux présidentielles, et il manquera les petits pour cents fatidiques permettant de franchir le deuxième tour (...) L’exemple Chauprade le montre, la France enracinée est dispersée façon puzzle. Celui qui saura la rassembler, bon gré mal gré, en épousant tous ses contours, pourra, lui seul, la faire gagner." (Gabrielle Cluzel)

    Et enfin cet extrait du dernier numéro de Valeurs Actuelles consacré au phénomène Philippe de Villiers :

    "(...) C'est donc la présidente du FN qui aurait, à priori, le plus à pâtir d'un retour de Villiers. Mais c'est elle aussi, en cas d'appel de ce dernier à la soutenir, qui aurait le plus à gagner de son ralliement pour 2017. Le héraut de la "France éternelle" et des "valeurs traditionnelles" réalise en effet ses meilleurs scores là où Marine Le Pen séduit le moins : catholiques pratiquants (46% souhaitent son retour) et retraités (28% chez les plus de 65 ans). Deux électorats complémentaires mais qui, sur le plan des idées, se rejoignent sur l'essentiel (identité, immigration, Europe...): de quoi, s'ils se conjuguaient, donner des sueurs froides à leurs concurrents..."

    Accéder au pouvoir sans faire d'alliances étant peu réaliste, la balle semble désormais dans le camp de Marine Le Pen...à condition qu'elle soit bien conseillée.

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Guerre psychologique contre l'Europe

    Pour asseoir leur puissance dans le monde, les États-Unis mènent une guerre psychologique contre l'Europe. Les politiciens européens ne manifestent aucun intérêt à consolider une conscience européenne.

    Dans l'hebdomadaire hambourgeois Die Zeit, le journaliste américain David Brooks, rédacteur principal du Weekly Standard, essayiste auprès du New York Times, du Washington Post et du New Yorker, vient de découvrir un nouvel ennemi global de l'Amérique : la “bourgeoisophobie”. Cette phobie est constitué d'un rejet pathologique de tout ce qui est “bourgeois” ; elle a commencé à sévir vers 1830, quand des intellectuels français comme Flaubert et Stendhal — et pourquoi pas aussi Balzac ? — ont donné libre cours à leur haine des méprisables commerçants, négociants et hommes d’affaires, une haine qu'ils justifiaient au nom de l'esthétique et qu'ils dirigeaient sans pitié contre les pionniers de l’esprit capitaliste. Brooks estime que ce sentiment fondamental, né dans cette France du XIXe siècle, où il était partagé officiellement par toute l'intelligentsia française, s'est transposé aujourd'hui à Bagdad, à Ramallah et à Pékin. Ce sentiment est la base d'une conception ultra-réactionnaire, qui revient à la charge actuellement.

    La “bourgeoisophobie” est donc une conception du XIXe siècle qui sévit toujours aujourd'hui, qui est quasiment la seule à survivre de son époque et qui a des affinités avec le marxisme, le freudisme et le social-darwinisme. « Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les artistes et les intellectuels qui partagent ce sentiment, car il est plus que probablement partagé aussi par les terroristes et les auteurs d'attentats suicide ». Les ennemis actuels de la bourgeoisie, qui sont ces terroristes et ces commandos suicide, sont consumés par « l’ardent désir de réduire en poussière Israël et les États-Unis ». Brooks utilise ensuite des termes comme “fureur nihiliste”, “haine”, “envie”, “jalousie”, etc., pour ensuite faire référence à Spengler et à son appel à l'avènement d'un “homme supérieur socialiste” (sozialistischer Herrenmensch). Tout devient clair pour Brooks : « C'est là le chemin qui mène à Mussolini, à Hitler, à Saddam Hussein et à Ben Laden ».

    Cependant, là où il y a un danger, émergent également les éléments salvateurs. “L’Axe du Mal”, nihiliste sur le plan culturel, qui part de Flaubert pour aboutir à Ben Laden, a été pointé du doigt par le bon Président Bush, qui le considère comme un “défi moral”, qu'il faut impérativement relever. Il suffit d'évoquer la date magique du “11 septembre” pour justifier tout et le contraire de tout, pourvu que cela aille dans le sens des intérêts américains. Malheureusement, le monde arabe et l’Europe ne viennent qu'en traînant les pieds pour participer à ce combat final. Il faut donc leur faire la morale, les admonester.

    Revenons à Brooks. Ses prémisses théoriques sont déjà ridicules: le marxisme et le freudisme sont des constructions conceptuelles et scientifiques, le social-darwinisme n'en est qu'une caricature ; quant à la “bourgeoisophobie”, dénoncée avec véhémence, elle est tout au plus un affect. Si Brooks place tout cela sur le même plan, une chose est sûre : il cherche à semer la confusion dans les esprits et non pas à donner des explications claires et distinctes. Derrière l'apparente simplicité de son argumentation, derrière la volonté de donner une explication claire quant aux idées qui ont animé la scène intellectuelle européenne du XIXe à nos jours, se profilent des intentions politiques réelles.

    La première intention de David Brooks est d'excuser moralement la politique agressive d'Israël, qui, en un tournemain, est posé comme “victime des bourgeoisophobes”. Cette posture est doublement risible car Israël, vu d'Europe, n'apparaît nullement comme une citadelle de la bourgeoisie, mais comme un État fortement militarisé, où des ayatollahs se réclamant du sionisme et des colons fondamentalistes sont prêts à tout justifier et entreprendre au nom de textes bibliques vieux de plusieurs millénaires, notamment à rejeter les Palestiniens au-delà du Jourdain ; si un homme politique au pouvoir en Serbie, par ex., proposait de telles mesures, il se retrouverait aussitôt sur la liste noire des criminels de guerre à rechercher pour le Tribunal de La Haye […].

    Il s'agit d'un conflit idéologique et politique

    Brooks ne définit même pas le concept de “bourgeoisie”, de façon à pouvoir l'utiliser à mauvais escient. D'après ses descriptions, l’écœurant magnat du pétrole de la série Dallas, J. R. Ewing, serait la figure idéaltypique du “bourgeois”. Pourtant les choses ne sont pas aussi simples. La victoire de la “bourgeoisie”, à la suite de la Révolution française, signifie, pour être concis, une relève de la garde : ce n'est plus désormais la noblesse héréditaire qui domine mais la noblesse du mérite qui gère les sphères politique et économique. Cette relève de la garde s'est accompagnée de tout un pathos sur la démocratie et les droits de l’homme, ce qui a pour corollaire que la bourgeoisie se déclare la représentante et la défenderesse de revendications générales, d'ordre éthique/moral. Ce n'est pas tant contre ce pathos utilisant les notions de progrès et de liberté que se sont insurgés Balzac, Stendhal et Flaubert, plus simplement, ils voyaient que le processus à l’œuvre en Europe, c'est-à-dire une accumulation toujours plus accrue de capital, rendait ce discours toujours plus creux. L’égoïsme et la morale à deux vitesses de la noblesse, la bourgeoisie ne les a ni éliminés ni dépassés, mais, pire, les a vulgarisés ; le pathos, au départ destiné à véhiculer vers les masses de véritables idéaux, a été instrumentalisé par des malhonnêtes et trahi. La critique mordante de Flaubert n'était ni un snobisme ni une pure esthétique : elle jaillissait d'un vieux fonds éthique, considéré comme “chrétien”.

    Ainsi, cette “bourgeoisophobie” trouverait à s’alimenter tout autant en Europe qu'en Amérique aujourd'hui. Pourtant Brooks affirme qu'un front commence clairement à se dessiner à l'horizon de nos jours : les États-Unis, puissance “bourgeoise”, contre l’Europe, puissance “anti-bourgeoise” (le monde arabe et le reste de la planète restant en dehors de ce clivage). Affirmer pareille dichotomie aujourd'hui est pure déraison. Car le conflit qui oppose les deux entités n'est pas d'ordre moral mais est purement politique et idéologique. Brooks l’admet indirectement quand il explique la distance que prend actuellement l’Europe vis-à-vis des États-Unis en disant que les Européens ne savent plus « ce que c'est, de ressentir une assurance impériale, d'avoir des objectifs audacieux voire eschatologiques ».

    C'est exact. Mais d'une façon autre que ne le croit Brooks. La faiblesse d'action des Européens ne vient pas tant de leurs gènes décadents, mais de l'avance qu'ils ont en matière d'expériences historiques. Le besoin de cultiver des objectifs “eschatologiques” est largement et définitivement satisfait et dépassé, ici en Europe, après les expériences du national-socialisme et du communisme. L’Europe se situe aujourd'hui dans une phase plus avancée de la dépression post-coloniale et post-impériale. D'après la loi historique de l’ascension et du déclin des grandes puissances, les États-Unis finiront, eux aussi, par connaître cette phase de dépression. Si Brooks s'accordait un tantinet de sérénité philosophique et historique, sa vision dichotomique et simpliste s’effondrerait immédiatement. Il comprendrait tout de suite pourquoi le “11 septembre” a certes été pour le reste du monde un grand choc, mais non pas l'expérience unique d'une sorte de réveil quasi religieux. En Europe, en Afrique et en Asie, à rebours des États-Unis, les peuples ont expérimenté bien trop de “11 septembre”, au cours de leur histoire mouvementée. L'esprit missionnaire et universaliste des États-Unis repose sur une sérieuse dose de naïveté et d'ignorance.

    Sur le plan intellectuel, la polémique engagée par Brooks est sans importance aucune. Elle est néanmoins digne d'attention, parce qu'elle nous permet d'entrevoir ce qui se cache dans la chambre secrète, où la puissance américaine puise aujourd'hui ses convictions du moment. Sûr de lui, Brooks écrit : « Sans doute, après le 11 septembre, plus d'Américains s'apercevront qu’il est juste de vivre comme nous vivons, d'être comme nous sommes ». Imaginons, après ces paroles, un monde, tous continents confondus, qui prendrait exemple sur la consommation d'énergie américaine… La catastrophe écologique serait pour demain et non pas pour une date ultérieure et hypothétique… Brooks, sans vouloir le reconnaître, parle le langage de la barbarie planétaire.

    Le nouveau plaidoyer américain contre la diplomatie classique

    Dans un autre passage de son article, Brooks, soi-disant défenseur de l'esprit bourgeois, se démasque et nous apparaît sous les traits d'un Berserker, d’un énergumène, de l'ère pré-bourgeoise : « La diplomatie convient au tempérament du bourgeoisophobe esthétisant, car la diplomatie est formelle, élitaire, civilisée et surtout complexe ». Or les valeurs que Brooks attaque ici, et méprise, sont des valeurs essentiellement bourgeoises. Le monde, que nous suggère Brooks, est en revanche parfaitement unidimensionnel : Saddam Hussein et Arafat doivent disparaître, s'il le faut par la violence, et les États arabes doivent se démocratiser de gré ou de force. Simple question à Brooks : pourquoi les États-Unis n'ont-ils pas imposé par le biais d'une action musclée ce modèle démocratique à leurs alliés arabes corrompus ? Tout simplement parce qu'un régime démocratique en Égypte ou au Koweït n'irait pas dans le sens de leurs intérêts stratégiques. Exiger la démocratie chez les Palestiniens traumatisés ne permet qu'une chose : de faire gagner du temps à Sharon. La “démocratie”, la “morale”, la “bourgeoisie” sont, pour Bush comme pour Brooks, de purs instruments sémantiques et conceptuels pour promouvoir, via le gigantesque appareil médiatique contrôlé par l’Amérique, une politique qui ne repose que sur la force, qui ne sert qu'à "booster" les intérêts égoïstes des États-Unis, excités de surcroît par les fureurs fondamentalistes.

    La critique que Brooks adresse aux Européens, qui refusent aujourd'hui d'agir, et son assertion, affirmée sans appel, qui prétend que cette volonté d'inaction s'enracine tout entière dans un ego mutilé et dépressif, recèle toutefois un authentique noyau de rationalité. Car cette faiblesse mentale, militaire et politique prêtée à l’Europe, l’empêche d'affirmer de manière impavide ses différences de vue et ses divergences d'intérêts avec les États-Unis. Sortir de ce dilemme, implique, pour l'Europe, de ne jamais abandonner son sens des complexités (ndlr : fruits de la croissance organique et de la longue histoire) et de ne pas abdiquer ses scrupules face aux simplismes apocalyptiques et manichéens des Américains, car un tel abandon et une telle abdication ne feraient qu'amplifier la suprématie américaine, déjà écrasante. Par ailleurs, les Européens ne peuvent plus, comme ce fut le cas jusqu'ici, se laisser totalement dominer par les États-Unis et subir un chantage perpétuel, pour les forcer à l’inaction.

    L'objectif stratégique est de paralyser l’Europe totalement

    Une première chose saute aux yeux, dès qu'on évoque ce dernier point : le déficit de confiance en soi, dont les Européens ne cessent de souffrir depuis plusieurs décennies, peut à tout moment se voir renforcer et consolider par une action stratégique et psychologique bien ciblée, venue des États-Unis, quand ceux-ci entendent maintenir l’Europe en état de faiblesse et quand ils ont intérêt à ce que d^es complexes de culpabilité affectent certains Européens, au point de les paralyser entièrement dans leurs actions. Par exemple : les hommes politiques américains ne cessent d’admonester l’Allemagne, de l'inciter à continuer à rejeter et à diaboliser son passé, font importer des produits “culturels” comme le débat sans fin qui ronronne autour des travaux de Goldhagen, des films comme La liste de Schindler ou Le soldat Ryan, quand ils réclament des dommages et intérêts aux firmes allemandes ou quand ils orchestrent, dans la presse américaine, des campagnes systématiques de dénigrement de notre pays, à propos d'un “néo-nazisme”, pourtant très hypothétique, qui relèverait la tête dans toute l'Europe centrale (les faiseurs d'opinion de nos pays prennent allègrement le relais de cette propagande). Toutes ces manœuvres doivent être considérées, puis critiquées et rejetées, car elles sont les éléments moteurs d'une guerre psychologique que mènent sans repos les États-Unis contre l'Allemagne et contre l’Europe.

    Ensuite, deuxième point : cette guerre psychologique, dans laquelle s'insère parfaitement l'article de Brooks dans Die Zeit, ne vise pas l’Allemagne en tant que telle — notre pays est trop petit dans la perspective des Américains, il n'est que quantité négligeable — mais vise toute concentration naturelle de puissance dans le centre de l’Europe et cherche à enrayer le moteur de l'unification européenne. L’objectif stratégique est de paralyser totalement l’Europe. Aucun des pays européens pris isolément ne pourra jamais s'opposer au colosse américain et constituer un contre-poids sérieux — cependant, une Europe unie pourrait parfaitement résister et faire miroiter une alternative. Dans une telle perspective, les querelles d'intérêts en Europe et les petites jalousies intestines de notre sous-continent sont pures mesquineries et reliquats d'un passé bien révolu. La polémique lancée par David Brooks contre l’Europe doit être perçue comme un signal d'alarme par tous les Européens qui veulent œuvrer dans le sens de l'unité.

    ► Doris Neujahr, Au fil de l'épée (supplément au n°56 de NSE), août 2002.

    (article paru dans Junge Freiheit n°29/juillet 2002)

    http://www.archiveseroe.eu/recent/34