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actualité - Page 4386

  • «Nous venons en paix» , mais ça va vous coûter cher, les Allemands !

    «Nous venons en paix», c’est notre chronique de choses vues sur le web et les réseaux sociaux à propos de nos chers « migrants » / « réfugiés » / Bisounours… une petite pastille de vérité dans un océan de propagande aux bons sentiments… mais chut… PADAMALGAM !
    Aujourd’hui, petit passage en Allemagne, où nos voisins sont en train de déchanter… même ceux qui se fichent de la perte d’identité de leur pays sont en train de réaliser que la vague migratoire va les taper ou ça fait mal… au porte-monnaie ! Les observateur prévoient des « Hausses d’impôts massives » pour financer les clandestins.

    « 409 000 immigrés supplémentaires » : ce sont les chiffres officiels du gouvernement allemand pour la période comprise entre le 5 septembre et le 15 octobre, soit environ 10 000 nouvelles arrivées par jour. À ce rythme, le seuil du million sera dépassé avant la fin de l’année.

    De plus en plus d’observateurs relèvent que cette gigantesque vague d’immigration sera tout simplement ingérable. L’économiste Bernd Raffelhüschen, professeur de finances publiques à l’université de Fribourg en Brisgau, a ainsi averti que « les systèmes allemands de protection sociale ne sont prêts en aucune façon pour l’immigration de plus d’un million de personnes. Les conséquences seront des hausses d’impôts massives ».

    Le Professeur Raffelhüschen a souligné que l’Allemagne comptait déjà plusieurs centaines de milliers de chômeurs sans qualification. « Il arrive maintenant jusqu’à 1,5 million de personnes supplémentaires, dont environ 70 % sont également sans qualification ». L’économiste doute que la majorité des immigrés puisse être intégrée dans le marché du travail : « Il s’agira plutôt d’une intégration dans les systèmes de protection sociale ». Or le coût en incombera forcément au contribuable. « Il n’y a aucune alternative ».

    Le Professeur Raffelhüschen prévoit en outre, dans les décennies à venir, une forte augmentation de la pauvreté des personnes âgées. « En effet, des personnes qui arrivent en Allemagne à 30 ans n’ont aucune chance de pouvoir cotiser les 45 années requises pour la retraite ». Là encore, la prise en charge des immigrés âgés ne pourra être financée que par l’impôt.

    Autant de conséquences inéluctables que le gouvernement d’Angela Merkel semble pourtant n’avoir pas pu, ou pas voulu, envisager.

    http://fr.novopress.info/

  • Jean-Marie Le Pen invité de Z&N : « Nous sommes en guerre ! Les troupes de cette guerre sont des civils »

    « Il faut procéder à une mobilisation car contrairement à ce que croient beaucoup de Français nous sommes en guerre. C’est une guerre très différente des précédentes qui étaient des guerres militaires. Dans cette guerre les troupes sont civiles. Par conséquent la manière d’agir contre ces assauts est très différente, il faut de l’imagination. »

    (à partir de 45′)

    Source

    http://www.fdesouche.com/660483-jean-marie-le-pen-invite-de-zn-nous-sommes-en-guerre-les-troupes-de-cette-guerre-sont-des-civils

  • Marine Le Pen et le réquisitoire du procureur de Lyon

    C’est avec beaucoup d’étonnement que j’ai pris connaissance du procureur de la République de Lyon sollicitant la relaxe de Marine Le Pen dans le cadre de poursuites exercées par différentes associations de partie civile. Ces dernières reprochaient à la présidente du Front national ses propos comparant les prières de rue à l’Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Non pas que ces poursuites soient justifiées : mais il est effectivement rare, en la matière, de ne pas voir le ministère public requérir une condamnation en ces temps où la liberté d’expression se réduit comme peau de chagrin.

    Peut-être faut-il y voir une crainte de faire de madame Le Pen une martyre de la liberté d’expression à quelques semaines des régionales et donner l’impression, dans un contexte où les voyous semblent bénéficier de la mansuétude de la justice quand ils ne s’échappent pas carrément lors d’une permission pour abattre ici ou là un policier, que le pouvoir s’acharne par tous les moyens contre les véritables opposants politiques.

    Mais nul ne peut sonder les reins et les cœurs, et il est difficile de savoir ce qui a pu déterminer le procureur à requérir de la sorte. Et au-delà des interprétations subjectives, il existe bien des éléments parfaitement objectifs qui justifient une relaxe de madame Le Pen.

    La première, c’est que nous sommes dans une affaire entre parties. Il n’est pas rare, en la matière, de voir le parquet se désintéresser de l’affaire lorsqu’il n’a pas l’initiative des poursuites et que celles-ci ont été engagées par des particuliers. Mais cela est cependant plus rare en matière de racisme réel ou supposé et, en général, le parquet s’associe aux poursuites des éternels ligues de vertu – LICRA, MRAP, SOS Racismev – qui prétendent dicter aux citoyens les limites admissibles de la liberté d’expression. En l’espèce, l’enjeu politique et juridique était réel et le parquet ne pouvait se permettre de se désintéresser d’une telle affaire.

    Une deuxième explication plausible est que les propos visent la pratique d’une religion controversée – l’islam – qui pose objectivement de réels problèmes. Et quelques mois après le massacre de Charlie Hebdo, dont les dessinateurs ont été assassinés parce qu’ils avaient osé blasphémé le prophète Mahomet, poursuivre madame Le Pen pour des propos relatifs à des pratiques critiquables aurait paru contradictoire. Certes, les praticiens du droit de la presse savent depuis longtemps que le « deux poids deux mesures » trouve régulièrement à s’appliquer. Un ahurissant jugement de la 17e chambre correctionnelle déboutant et condamnant l’AGRIF parce qu’elle avait dénoncé le racisme anti-blanc d’Anne Lauvergeon et de la société L’Oréal en témoigne. Mais en l’espèce, lesdites prières de rue étaient pratiquées en toute illégalité : entrave à la libre circulation, discrimination à l’encontre des femmes puisque celles-ci ne peuvent circuler librement sur cet espace objectivement occupé – les motifs d’interdiction de tels rassemblements étaient nombreux.

    Enfin et surtout, le ministère public a opéré une distinction entre les musulmans et des musulmans. Ces prières sont bien le fait de radicaux prosélytes. Il est donc parfaitement légitime d’exprimer une opinion contradictoire sur une telle pratique. Le fait est que la mouvance salafiste constitue, au sein de l’islam, une composante non négligeable et il doit pouvoir être possible de la critiquer sans s’exposer aux foudres des ligues de vertu.

    Cette distinction, au demeurant, constitue une heureuse nouvelle pour d’autres personnalités poursuivies, et en premier lieu Aymeric Chaupradre, poursuivi également devant la 17e chambre correctionnelle le 16 janvier prochain à la diligence de la LICRA pour une vidéo publiée, pourtant, dans les dépendances du Parlement européen et faisant suite à des débats parlementaires. Dans cette vidéo, le géopolitologue, dans une brillante analyse, rappelait que la France était en guerre avec des musulmans opérant de facto une distinction entre l’islam qu’il qualifiait d’acclimaté et l’islam global. Espérons que le parquet de Paris fera application de la même jurisprudence que ses collègues lyonnais…

    Me Frédéric Pichon

    source : Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuuVuAEEuuWHbMxMNd.shtml

  • Les avocats de Lille, en grève, évacués en force par les CRS

    Alors que les avocats manifestaient ce matin contre la réforme de l'aide juridictionnelle, ils ont été évacués du tribunal de Lille par les forces de l'ordre. 
    Des avocats, en robe, délogés manu militari par des policiers. Voilà les images diffusées depuis ce matin après que la police a décidé de forcer le blocus du palais de justice de Lille, verrouillé par des avocats en grève. Souhaitant protester contre la réforme de l’aide juridictionnelle, les avocats tentaient, depuis 8 heures ce matin, d’empêcher l’accès au tribunal afin qu’aucune audience ne puisse se tenir. 
    Finalement, après quatre heures de blocage, la police a décidé de «forcer le passage» pour que «neuf justiciables» puissent accéder aux salles d’audience, a expliqué Vincent Potié, le bâtonnier de Lille. Certaines audiences devaient donc se tenir ce mardi, malgré le blocage du tribunal, reconduit jusqu’à 19 heures selon le bâtonnier. 
    Le premier des avocats lillois a aussi dénoncé la violence de la police, évoquant «cinq avocats qui se sont fait molester». Sur les réseaux sociaux, des vidéos publiées accréditent cette version car l'on peut voir des robes déchirées, mais aussi des avocats être traînés au sol. La police, de son côté, a nié toute violence et explique avoir dû «repousser les manifestants pour laisser le passage aux détenus afin qu'ils puissent entrer dans le tribunal». 
    Le mouvement de grève des avocats pourrait durer, a prévenu Vincent Potié pour qui «le mouvement s'amplifiera, sera de plus en plus radical et de plus en plus national tant que Mme Taubira ne retirera pas son projet et tant qu'elle ne formulera pas des propositions sérieuses, et non pas des propositions de mensonges». Les avocats dénoncent le changement de formule de l’aide juridictionnelle. 
    Cette aide permet aux plus démunis d'accéder aux services d'un avocat, mais la garde des Sceaux souhaite un relèvement du plafond de revenus pour les bénéficiaires, une refonte du barème de rémunération des actes et une participation des barreaux à son financement. 
    Le mouvement national de grève contre le projet de réforme de l'aide juridictionnelle était suivi lundi par 141 des 164 barreaux de France.

  • La Manif Pour Tous dénonce une nouvelle provocation de Christiane Taubira

    Communiqué de LMPT :

    "Les récentes déclarations de la Garde des Sceaux sur son souhait d’évolution de la réglementation de l’Assistance Médicale à la Procréation (PMA) suscitent la stupeur et l’inquiétude.

    Stupeur tout d’abord, parce qu’au lendemain des propos du Président de la République appelant au « rassemblement », l’un des principaux ministres du gouvernement va dans le sens contraire avec une nouvelle provocation sur un sujet sensible.

    Inquiétude aussi parce que le droit de l’enfant « d’être élevé par son père et sa mère », l’un des premiers stipulés par la Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire avec 196 autres pays, semble ignoré de la Ministre de la justice. Tout comme elle paraît ignorer que les normes juridiques nationales ne peuvent être en contradiction avec les normes juridiques internationales.

    La Manif Pour Tous rappelle une nouvelle fois son opposition très forte à l’autorisation de la PMA pour les couples de femmes et les célibataires parce que cela revient à faire délibérément des orphelins de père.

    Jean-Claude Ameisen, Président du CCNE (comité consultatif national d’éthique) a confirmé une nouvelle fois hier que ce comité étudie actuellement la GPA (Gestation Pour Autrui, c’est à dire l’utilisation de mères porteuses) et la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires. L’avis du CCNE n’est pas attendu avant le printemps 2016. La Manif Pour Tous en attend bien-sûr le rappel de la priorité à donner en toutes circonstances à l’intérêt supérieur de l’enfant !"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le royalisme est-il crédible aujourd'hui ? Partie 1 : les royalistes et les élections.

    Un étudiant de Droit me signale que, lors d'un cours récent, le maître de conférences, par ailleurs directeur adjoint de l'Assemblée nationale, a affirmé : « il n'y a pas aujourd'hui de parti royaliste crédible en France ». Au regard de la situation actuelle des forces royalistes, peut-on lui donner tort ? En fait, plusieurs réponses sont possibles, plus complémentaires que contradictoires, et la question doit être, à mon avis, élargie aux royalistes, au royalisme même (que certains conjuguent au pluriel pour en montrer la diversité) et au projet d'instauration royale.

    Tout d'abord, si l'on s'en tient à ce qui tient de principal marqueur en démocratie électorale, c'est-à-dire le nombre de suffrages exprimés pour des candidats ou des listes explicitement royalistes, les dernières consultations n'ont guère été concluantes et j'en ai fait, plus d'une fois, l'amère expérience, avec des scores dérisoires et, pour qui s'arrête à leur simple lecture comptable, désespérants... Comment peser sur la scène politique, même locale, quand les royalistes n'atteignent même plus le simple 1 %, et que certains départements de l'Ouest de la France, ceux-là mêmes des soulèvements chouans de la Révolution, donnent moins de 10 voix à une liste de l'Alliance Royale en 2014, liste que je conduisais et dont j'assume le très minuscule score ? Les dernières fois que des candidatures monarchistes assumées aux élections législatives ou cantonales (désormais départementales) ont dépassé les 2 %, c'était, si je ne me trompe, il y a une trentaine d'années, en Indre-et-Loire, avec l'Union Royaliste de Touraine. Les élections universitaires des années 1970-80 et du début des années 1990 ont été plus fructueuses et les lycées comme les universités ont compté nombre d'élus royalistes ou apparentés, mais cette période est désormais révolue...

    Cela signifie-t-il qu'il faille déserter les lices électorales pour éviter la « honte » de la défaite humiliante et permanente, ou abandonner l'étiquette royaliste pour espérer entrer dans les assemblées ou conseils issus du suffrage universel ? A la première proposition, je réponds par la négative : il n'y a pas de honte à être vaincu, il n'y en a qu'à se soumettre, et j'ai toujours, personnellement, prêché pour que le royalisme, partout où cela est possible, brandisse haut et fort son étendard, y compris dans les joutes électorales et cela même si les scores ne sont pas à la hauteur des espérances. Je n'ai cessé de clamer que ce n'est pas de faire des voix qui compte mais plutôt de faire entendre notre voix, la voix des royalistes. Néanmoins, un résultat « positif », c'est-à-dire qui, en suffrages exprimés ou en pourcentage, ne soit pas que le « décompte des copains » mais représente quelques centaines ou milliers d'inconnus et atteigne les 3 ou 4 % au minimum, serait le bienvenu pour nous donner une certaine visibilité et, surtout, une impulsion pour consolider l'appareil politique royaliste et aller plus haut. Certes, la scène électorale est « déjà occupée », et il semble que les royalistes ne disposent pas de beaucoup de possibilités (ne seraient-ce que financières...) pour effectuer une « percée », aussi minime soit-elle. Certes, mais est-ce une raison pour renoncer, sachant que les élections, aussi discréditées soient-elles dans l'esprit commun, restent un passage obligé pour acquérir une certaine légitimité dans le paysage politique contemporain ? Aux royalistes de travailler les champs de bataille électorale pour y implanter quelques bastions ou, au moins, pour y tracer quelques sillons !

    A la deuxième proposition, je serai moins catégorique, mais il faut préciser le propos pour éviter tout malentendu : d'abord, je constate qu'il est possible, dans certains cas, de garder son étiquette royaliste tout en étant candidat sur une liste plus « large » lors d'élections municipales ou, même, régionales. Il est même possible d'être reconnu comme élu royaliste, et d'être apprécié comme tel par son sérieux et son travail au sein d'une municipalité, tout comme l'on peut être un royaliste élu sans avoir pour autant brandi cet oriflamme pendant la campagne électorale elle-même : l'essentiel est que cela soit « évident » sans avoir besoin d'être affiché sur des placards électoraux ou administratifs.

     

    Il est aussi possible d'être élu sans faire publiquement mention de ses idées royalistes ou de sa préférence pour la Monarchie, mais de travailler, au sein de tel ou tel parti et dans le cadre du régime actuel, à faire avancer celles-ci, parfois tout aussi discrètement qu'efficacement : c'est ce qu'ont tenté de faire, avec un succès mitigé malgré les intentions de départ, des hommes qui furent à la fondation de la Cinquième République, comme Edmond Michelet, gaulliste et démocrate-chrétien revendiqué et monarchiste fidèle au Comte de Paris. J'ai aussi rencontré parmi les parlementaires ou les conseillers municipaux des monarchistes discrets qui, au fil de la discussion, ne font pas vraiment mystère de leur « fidélité capétienne »... Ainsi, si « abandon » de l'étiquette publique de royaliste il y a, il n'a rien de définitif (je parle de sa publicité et non de sa réalité) et ce n'est qu'un moyen de se faire accepter pour pouvoir, ensuite et le plus librement possible, « faire ses preuves » et, ainsi, donner du crédit à ce que l'on veut défendre et, plus loin dans le temps, établir. Pourquoi pas, après tout ? Ce n'est pas ma stratégie personnelle mais elle est possible et tout à fait défendable...

    Mais ces différentes attitudes n'ont de sens et d'intérêt politique que si les « maisons-mères » du royalisme sont solides et... crédibles, pourvues d'un projet et d'une stratégie monarchistes qui permettent, le jour venu, l'affirmation et la valorisation des énergies et des principes monarchiques.

    (à suivre : la crédibilité des mouvements royalistes et des idées monarchiques ; le rôle des princes)

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Le royalisme est-il crédible aujourd'hui ? Partie 1 : les royalistes et les élections.

    Un étudiant de Droit me signale que, lors d'un cours récent, le maître de conférences, par ailleurs directeur adjoint de l'Assemblée nationale, a affirmé : « il n'y a pas aujourd'hui de parti royaliste crédible en France ». Au regard de la situation actuelle des forces royalistes, peut-on lui donner tort ? En fait, plusieurs réponses sont possibles, plus complémentaires que contradictoires, et la question doit être, à mon avis, élargie aux royalistes, au royalisme même (que certains conjuguent au pluriel pour en montrer la diversité) et au projet d'instauration royale.

    Tout d'abord, si l'on s'en tient à ce qui tient de principal marqueur en démocratie électorale, c'est-à-dire le nombre de suffrages exprimés pour des candidats ou des listes explicitement royalistes, les dernières consultations n'ont guère été concluantes et j'en ai fait, plus d'une fois, l'amère expérience, avec des scores dérisoires et, pour qui s'arrête à leur simple lecture comptable, désespérants... Comment peser sur la scène politique, même locale, quand les royalistes n'atteignent même plus le simple 1 %, et que certains départements de l'Ouest de la France, ceux-là mêmes des soulèvements chouans de la Révolution, donnent moins de 10 voix à une liste de l'Alliance Royale en 2014, liste que je conduisais et dont j'assume le très minuscule score ? Les dernières fois que des candidatures monarchistes assumées aux élections législatives ou cantonales (désormais départementales) ont dépassé les 2 %, c'était, si je ne me trompe, il y a une trentaine d'années, en Indre-et-Loire, avec l'Union Royaliste de Touraine. Les élections universitaires des années 1970-80 et du début des années 1990 ont été plus fructueuses et les lycées comme les universités ont compté nombre d'élus royalistes ou apparentés, mais cette période est désormais révolue...

    Cela signifie-t-il qu'il faille déserter les lices électorales pour éviter la « honte » de la défaite humiliante et permanente, ou abandonner l'étiquette royaliste pour espérer entrer dans les assemblées ou conseils issus du suffrage universel ? A la première proposition, je réponds par la négative : il n'y a pas de honte à être vaincu, il n'y en a qu'à se soumettre, et j'ai toujours, personnellement, prêché pour que le royalisme, partout où cela est possible, brandisse haut et fort son étendard, y compris dans les joutes électorales et cela même si les scores ne sont pas à la hauteur des espérances. Je n'ai cessé de clamer que ce n'est pas de faire des voix qui compte mais plutôt de faire entendre notre voix, la voix des royalistes. Néanmoins, un résultat « positif », c'est-à-dire qui, en suffrages exprimés ou en pourcentage, ne soit pas que le « décompte des copains » mais représente quelques centaines ou milliers d'inconnus et atteigne les 3 ou 4 % au minimum, serait le bienvenu pour nous donner une certaine visibilité et, surtout, une impulsion pour consolider l'appareil politique royaliste et aller plus haut. Certes, la scène électorale est « déjà occupée », et il semble que les royalistes ne disposent pas de beaucoup de possibilités (ne seraient-ce que financières...) pour effectuer une « percée », aussi minime soit-elle. Certes, mais est-ce une raison pour renoncer, sachant que les élections, aussi discréditées soient-elles dans l'esprit commun, restent un passage obligé pour acquérir une certaine légitimité dans le paysage politique contemporain ? Aux royalistes de travailler les champs de bataille électorale pour y implanter quelques bastions ou, au moins, pour y tracer quelques sillons !

    A la deuxième proposition, je serai moins catégorique, mais il faut préciser le propos pour éviter tout malentendu : d'abord, je constate qu'il est possible, dans certains cas, de garder son étiquette royaliste tout en étant candidat sur une liste plus « large » lors d'élections municipales ou, même, régionales. Il est même possible d'être reconnu comme élu royaliste, et d'être apprécié comme tel par son sérieux et son travail au sein d'une municipalité, tout comme l'on peut être un royaliste élu sans avoir pour autant brandi cet oriflamme pendant la campagne électorale elle-même : l'essentiel est que cela soit « évident » sans avoir besoin d'être affiché sur des placards électoraux ou administratifs.

     

    Il est aussi possible d'être élu sans faire publiquement mention de ses idées royalistes ou de sa préférence pour la Monarchie, mais de travailler, au sein de tel ou tel parti et dans le cadre du régime actuel, à faire avancer celles-ci, parfois tout aussi discrètement qu'efficacement : c'est ce qu'ont tenté de faire, avec un succès mitigé malgré les intentions de départ, des hommes qui furent à la fondation de la Cinquième République, comme Edmond Michelet, gaulliste et démocrate-chrétien revendiqué et monarchiste fidèle au Comte de Paris. J'ai aussi rencontré parmi les parlementaires ou les conseillers municipaux des monarchistes discrets qui, au fil de la discussion, ne font pas vraiment mystère de leur « fidélité capétienne »... Ainsi, si « abandon » de l'étiquette publique de royaliste il y a, il n'a rien de définitif (je parle de sa publicité et non de sa réalité) et ce n'est qu'un moyen de se faire accepter pour pouvoir, ensuite et le plus librement possible, « faire ses preuves » et, ainsi, donner du crédit à ce que l'on veut défendre et, plus loin dans le temps, établir. Pourquoi pas, après tout ? Ce n'est pas ma stratégie personnelle mais elle est possible et tout à fait défendable...

    Mais ces différentes attitudes n'ont de sens et d'intérêt politique que si les « maisons-mères » du royalisme sont solides et... crédibles, pourvues d'un projet et d'une stratégie monarchistes qui permettent, le jour venu, l'affirmation et la valorisation des énergies et des principes monarchiques.

    (à suivre : la crédibilité des mouvements royalistes et des idées monarchiques ; le rôle des princes)

    http://nouvelle-chouannerie.com/