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Gabriele Adinolfi sera à la IXème journée de Synthèse Nationale (11.10)
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Merkel, entre unification et discorde
Les Allemands ont donc fêté ce 3 octobre l'anniversaire de leur unification territoriale de 1990. Il n'est pas garanti toutefois que cet événement, si heureux et pour lequel ils ont dû lutter pendant quelque 40 ans, ait été commémoré dans le contexte serein, et moralement uni qu'aurait souhaité leur consensuel et docile président Joachim Gauck, apologiste contant et lassant de l'unité intérieure de la société.
Pour le monde entier, en effet, l'Allemagne s'identifie à son chef de gouvernement Angela Merkel. Et celle-ci s'est révélée, depuis son accession à la chancellerie en 2005, certes une politicienne hors pair. Elle a réussi en particulier à déjouer pas mal de crises européennes, s'apprêtant même à surmonter la question cruciale du statut de la Grande-Bretagne.
N'oublions pas qu'elle fut confrontée en 10 ans à trois présidents français successifs. Chirac, puis Sarkozy, puis Hollande. Ceux-ci ont incarné de leur côté l'inconstance du partenaire, dans l'effacement duquel l'Europe tend à se réduire à une sorte de vieille idée oubliée remontant aux années 1950. Depuis l'époque de Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gasperi, l'Union européenne mal bâtie de Jacques Delors s'est certes élargie à 28 membres, tout en reposant sur des piliers plus restreints. Faire face aux carences respectives de la France et de l'Italie reste une gageure à laquelle elle pourrait répondre aussi son fameux "wir schaffen das", nous allons y parvenir.
Car on peut aussi douter que l'application de cette expression à l'intégration forcée, annoncée à hauteur de 800 000 immigrés, cette année au moins, et si l'on n'y prend pas garde, les années suivantes, ayant le statut de réfugiés, alors que le nombre des naissances allemandes dépasse à peine 700 000 enfants soit apprécié positivement.
Et pour tout dire, l'expression "wir schaffen das", difficile à traduire en français, ne se révélera que difficilement applicable en Allemagne. Napoléon prétendait, contre tout bon sens, que le mot "impossible" n'était pas français. L'expérience a prouvé le contraire.
En moins d'un mois ce sont 10 à 11 points de chute dans tous les types sondages qui témoignent du scepticisme de l'opinion allemande face à cette bouffée de générosité, ce coup de bluff mondial, imposé à de nombreux pays européens mal préparés. Même le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizières, fidèle parmi les fidèles, sans exprimer de critiques explicites s'est implicitement désolidarisé de l'enthousiasme "mondial" car, dit-il, "la situation est devenue incontrôlable avec la décision d'amener les gens de Hongrie vers l'Allemagne."
Quant aux porte-parole de l'aile droite de sa majorité, en tête notamment Horst Seehofer, ministre président de Bavière et président de la CSU, il ne s'est pas caché de considérer l'annonce de cette politique pour "une faute". Allant plus loin il propose, compte tenu des abus évidents, de revoir la notion du "droit d'asile" posé comme un "droit fondamental".
Même le parti socialiste SPD reconnaît qu'une limite quantitative s'imposera obligatoirement, y compris à ce qui est aussi présenté comme une absorption de main-d’œuvre.
Confrontée à de telles contestations sa réponse semble des plus maladroites et des plus autoritaires : "j'ignore si j'ai commis une erreur en accueillant ces gens, mais maintenant, ils sont là !".
Du discours de la chancelière au Bundestag le 24 septembre, sa remarque liminaire aurait d'ailleurs mérité un peu plus d'attention de la part des observateurs français. Angela Merkel commence en effet par définir la crise migratoire actuelle comme la plus grave depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Or, il n'est pas indifférent, en regard, que l’intervention la plus critique à l'encontre soit justement venue de Mme Erika Steinbach. Non seulement il s'agit d'une militante, très ancienne de la CDU, à laquelle elle avait donné son adhésion militante en 1974, alors âgée de 30 ans. Mais il s'agit aussi de la présidente de la Fédération des expulsés, Bund der Vertriebenen BdV. Native de Haute Silésie elle dut quitter en 1945 le pays de ses ancêtres quand les accords de Yalta et de Postdam eurent fixé la ligne Oder-Neisse.
Lors du débat parlementaire autour de la politique d'immigration du gouvernement au Bundestag ce fut cette députée de Francfort-sur-le-Main, qui décrivit tout haut ce que ressentent les Allemands, constatant que "dans certains quartiers déjà les étrangers sont plus nombreux que les Allemands."
Représentante de ces millions de familles allemandes, réfugiées et expulsées de terres et de villes d'Europe de l'Est par les libérateurs soviétiques, Erika Steinbach, était déjà un piler de la CDU, plus de 15 ans avant qu'Angela Merkel, d'abord élue, en Allemagne de l'est en mars 1990 au titre d'un petit parti, le Renouveau démocratique, proche de la Stasi, se rallie, au moment de l'unification, au bloc conservateur qu'elle incarne aujourd'hui.
JG Malliarakis
http://www.insolent.fr/2015/10/merkel-entre-unification-et-discorde.html
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Philippe Randa participera à la 9e Journée de Synthèse nationale, dimanche 11 octobre à Rungis

Programme de la journée Prendre dès maintenant son billet -
Action française [Ile de France] Une rentrée réussie
Samedi 3 octobre se tenait la rentrée de la fédération Île-de-France de l’Action Française. Près de 100 personnes se sont retrouvées en fin d’après-midi dans les locaux parisiens du mouvement.
Cette rencontre a commencée par un discours du président de la fédération, Etienne Lombard, sur les combats, et leurs enjeux, qu’il fallait mener cette année puis ont été présentés les différents cadres et les différentes structures et sections franciliennes. Ensuite, tout le monde s’est retrouvé autour d’un buffet pour se restaurer et échanger. Cette rencontre a été un succès pour la fédération et elle augure une année militante riche en événements. Ainsi, nous vous invitons tous à concrétiser votre engagement en nous rejoignant dans nos rangs et en adhérant à l’Action Française.
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Erdogan appelle les Turcs à ne pas s'assimiler. Chauprade écrit à Cazeneuve
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Politique & Eco n°59 : La France n'est pas une terre d'immigration.
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De Gaulle, « race blanche » et « race brune »
Arretons-nous un instant sur la citation du Général de Gaulle mise sous les projecteurs médiatiques par Nadine Morano. Médias et politiques, ne pouvant attaquer la statue du Commandeur, ont essayé de minimiser ses propos. Sauf que cela ne résiste pas à l’analyse historique. Par Flavien Blanchon.
Il est fatal qu’une mauvaise cause soit défendue avec mauvaise foi. Le niveau de malhonnêteté atteint par les immigrationnistes, ces derniers jours, pour neutraliser les citations du général de Gaulle sur la « race blanche », n’en est pas moins, même pour eux, exceptionnel.
Au commencement, il y avait les fameux propos de De Gaulle à Alain Peyrefitte (« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne »), notés par celui-ci au sortir même de la conversation et finalement publiés dans C’était de Gaulle, au terme de la période de réserve qu’il s’était fixée. Journalistes, politiciens et même, à la honte de la corporation, tel historien universitaire ont tranché qu’il s’agissait de déclarations privées et donc sans valeur.
Le fameux “Je vous ai compris !” du Général de Gaulle donne moins à comprendre sur sa pensée que ses conversations privées
Comme si les historiens n’utilisaient pas constamment des conversations rapportées après coup dans des mémoires et qui, du moment que la source est digne de foi, sont bien plus éclairantes que les proclamations publiques. En l’occurrence, ces libres propos sur le « peuple européen de race blanche » opposés aux « musulmans avec leurs turbans et leurs djellabas » expriment la pensée du général de Gaulle sur la France et l’Algérie beaucoup mieux que son « Je vous ai compris » au balcon.
Le site FDesouche a ensuite produit un extrait des Mémoires d’espoir, c’est-à-dire d’un ouvrage rédigé et publié par De Gaulle lui-même, sur ce qui réunit les nations européennes, « toutes de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre ». La réponse précédente ne marchait plus.
Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix, en a donc inventé une autre pour venir à bout de cette citation qui, d’après lui, serait « unique » dans les « discours et écrits de Charles de Gaulle ». « L’emploi par Charles de Gaulle de l’expression “race blanche” », nous explique-t-il avec assurance, « renvoie en réalité à une description géographique : le continent blanc (l’Europe), le continent jaune (l’Asie), le continent noir ».
L’expression n’aurait donc rien de « racialiste » – L. de Boissieu est connu pour dénoncer inlassablement sur les réseaux sociaux ce qu’il appelle le « racialisme » et qu’il se garde bien de définir. À supposer même que cette interprétation fût valide, ce serait reculer pour mieux sauter : car enfin, si l’Europe est appelée le continent blanc, c’est bien pour une raison. Dans le cas présent, de toute façon, il est évident à quiconque sait lire que de Gaulle désigne autre chose que la simple géographie, sans quoi son propos serait une misérable lapalissade. « Les nations européennes ont en commun d’être en Europe », voilà une pensée profonde.
En invoquant, selon une progression logique, la « race blanche » avant l’« origine chrétienne » et la « manière de vivre », de Gaulle vise un socle commun, une réalité primordiale. On pense à l’aphorisme de Renan : « les religions valent ce que valent les races qui les professent ».Mais voici encore un troisième texte de De Gaulle. Il est tiré de sa conférence de presse du 14 novembre 1949, publiée dans le très officiel recueil des Discours et messages dû à François Goguel, professeur à Sciences Po, membre du Conseil constitutionnel. Il est précisé que ce recueil ne contient que les discours « dont le texte exact a pu être conservé ».
Interrogé sur la guerre d’Indochine, de Gaulle mentionne des informations selon lesquelles Nehru, Premier ministre de l’Inde, serait opposé à la présence française. De Gaulle se refuse à le croire, puisque, si la France quittait l’Indochine, sa place serait prise par la Chine communiste. Or il juge invraisemblable que Nehru puisse préférer la Chine à la France, en particulier pour des raisons raciales : « lui qui est de race brune, je ne vois pas pourquoi il ne préférerait pas, pour ses amis, des amis de race blanche à des tyrans de race jaune » (Discours et messages **. Dans l’attente, février 1946 — avril 1958 Paris, Plon, 1970, p. 331).
Pour De Gaulle, comment le leader de l’Inde, Jawaharlal Nehru,de race brune, aurait-il pu préférer les Chinois, de race jaune, aux Français, de race blanche, pour assurer la direction de l’lIndochine ?
Comment soutenir sérieusement que « race blanche » ou « race brune », dans ce texte, ne soient que des expressions géographiques ? Et croire qu’il existe différentes races et que l’antagonisme ou la solidarité de race constitue un facteur, parmi d’autres, des relations internationales, n’est-ce pas une définition classique du racialisme ? La sophistique des journalistes du système, sans doute, est fertile en ressources.
M. de Boissieu et ses confrères trouveront encore autre chose.Ne serait-il pas pourtant, non seulement plus honnête – ce n’est pas le souci de ces gens-là –, mais plus simple de reconnaître que de Gaulle, comme tout le monde à son époque, tenait sur les races des propos qui semblaient alors aller de soi et qui, aujourd’hui, entraînent au minimum la mise à mort politique, l’excommunication médiatique et une forte amende, quand ce n’est pas un an de prison – et bientôt, car nous n’en sommes qu’au début, les camps de rééducation ?
Réjouissez-vous, si vous voulez, de ces progrès toujours plus merveilleux de l’esprit Charlie. Ou même, au point où vous en êtes, faites comme le Ministère de la Vérité dans 1984, réécrivez de Gaulle et les autres pour éliminer tout ce qui contredit la nouvelle orthodoxie. Mais cessez d’insulter les intelligences en soutenant que l’histoire n’est pas ce qu’elle est et que les textes ne disent pas ce qu’ils disent.Flavien Blanchon
http://fr.novopress.info/193250/gaulle-race-blanche-race-brune/#more-193250
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Zoom : Jacques Bompard : la dissidence en Provence et au Palais Bourbon (05-10-2015)
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Après le mariage pour tous, l’impôt pour tous
Il y a, décidément, de drôles de socialistes chez les socialistes. Prenez Emmanuel Macron, par exemple : il est socialiste, mais oui, et, en plus, ministre ; l’air de ne pas y toucher, il flingue les 35 heures et canarde le statut des fonctionnaires, les deux piliers de la sagesse de gauche. Macron, c’est Samson secouant les colonnes du temple. La droite se frotte les yeux pour y croire tandis que, à gauche, de grandes voix s’élèvent avec tact et autorité pour dire : « Macron ? Euh… comment vous dire ? euh… ras le bol ! »
Depuis quelque temps, il n’est plus seul, Macron, à dire des trucs que le « polcor » réprouve – le « polcor », c’est le « politiquement correct » à la sauce apocope. Il y a Razzy Hammadi. 36 ans d’existence dont la moitié passée au service du PS. D’ordinaire, ça vous formate un bonhomme, un truc pareil. Eh bien, pas forcément ! Razzy semble passer à travers les gouttes.
Il y a huit mois, le jeune homme dévoilait, tout empreint d’une saine indignation, que des candidats maires, pour rafler la mise municipale, avaient négocié des voix contre des mosquées ; il n’a pas été démenti, mais ne s’est pas fait que des amis, ce jour-là. Un peu plus tard, il a carrément agoni d’injures grossières deux voyous qui avaient cru bon d’insulter sa compagne et de bousculer le couple ; face à ce qu’il a alors dit, le « Casse-toi, pauv’ con » de Sarkozy semble tout droit sorti d’un conte de Perrault.
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Conférence Dextra le vendredi 9 octobre : Chiites et sunnites. Mythes et réalités
Chers amis et camarades, pour ce vendredi 9 octobre, nous aurons la joie et l'honneur de recevoir Mehdi H. qui traitera des Mythes et réalités dans les relations chiites-sunnites.Nous vous attendons nombreux pour la seconde conférence de l'année, qui débutera à 19 h 30 au 19 rue Pascal (Paris Ve) !



