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actualité - Page 4710

  • JT du 10-04-2015 avec Eric Letty et Guillaume de Prémare (Résistance au meilleur des mondes)

  • [Nantes] L’AF Nantes s’engage contre la loi sur le renseignement !

     

    Mardi 7 avril, pendant près d’une demi-heure, nous avons déployé une banderole sur le périphérique de la Cité des Ducs de Bretagne à une heure de grande affluence. Notre but : sensibiliser les nantais aux conséquences dramatiques de cette loi pour tous les citoyens.

    Plus de détails ici : http://www.afnaoned.com/…/non-la-...

     
  • Une Femen s’acharne sur Nouvelles de France, nous avons besoin de votre mobilisation !

    L’ex Femen Eloïse Bouton, peu satisfaite de l’article qu’Eric Martin a publié ici, m’a demandé la publication d’un droit de réponse.

     

    Tenant de façon sourcilleuse à ma liberté d’expression, il me semble que la moindre des choses est de publier les droits de réponse de ceux qui sont en désaccord avec nous. Je ne crois pas que Mademoiselle Bouton ait besoin de Nouvelles de France pour diffuser son point de vue, mais nous avons donc publié bien volontiers ledit droit de réponse ici.

    Cela n’a, semble-t-il, pas eu l’heur de suffire à la demoiselle qui me fait citer à comparaître devant les tribunaux. Elle pense sans doute qu’avec l’immense soutien médiatique dont son groupuscule anti-chrétien fait l’objet, elle ne fera qu’une bouchée de notre petit blogue.

    Il est bien certain que les forces ne sont pas vraiment équilibrées, mais je puis tout de même lui annoncer que nous ne laisserons pas censurer sans résistance.

    Je n’oublie certes pas que, lors de la profanation de Notre-Dame, les compagnes de Mademoiselle Bouton ont été relaxées, tandis que les gardiens de la cathédrale, qui n’avaient fait que leur devoir, ont été condamnés. Mais elle peut compter sur moi pour me battre pour notre liberté de parole et pour notre droit d’être chrétiens, dans notre propre pays, sans être insultés par des harpies. [....]

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  • Il faut trouver le bon équilibre entre la dédiabolisation et la normalisation

    Déjà évoquée ici par de courts extraits, l'interview donnée par Bruno Mégret au Point de cette semaine (articleréservé aux abonnés) est très intéressante car, au-delà de commentaires sur la crise actuelle au FN, l'ancien numéro 2 du FN et président du MNR, aujourd'hui en retrait de la vie politique, développe une analyse très pertinente de la vie politique française à travers un prisme de droite clairement affiché. En voici de plus longs extraits :   

    Sommes-nous entrés dans l’ère du tripartisme ?

    Oui, mais un tripartisme où chacun des trois acteurs se trouve dans une impasse.

    Le PS est dans une impasse idéologique. Car dans le registre de gauche qui est le sien, il n’a plus rien de crédible à offrir : après la retraite à 60 ans, il ne va pas instaurer la retraite à 55 ans et après la semaine de 35 heures, il ne va pas proposer la semaine de 30 heures. Les frondeurs du PS qui voudraient continuer d’aller dans ce sens ne proposent d’ailleurs aucune mesure concrète car aujourd'hui plus rien n’est possible dans cette voie. Les socialistes ont dès lors essayé de trouver une issue idéologique par le truchement des réformes sociétales, comme le mariage homosexuel, mais cette stratégie a ses limites elle aussi, car elle se heurte aux résistances de fond de la société française. En réalité, le PS n'a plus d'identité politique claire.

    L'UMP de son côté est dans une impasse stratégique car, au moment où la société se droitise, elle cherche le salut dans l'union avec le centre. Tout en continuant à s'aligner sur le politiquement correct largement défini par une gauche pourtant défaite.

    Quant au FN, il va bientôt atteindre ses limites faute d'alliés et de crédibilité gouvernementale (...)

    Pensez-vous que la stratégie anti-UMPS du Front national est une stratégie gagnante?

    Il est logique de dénoncer l'UMPS dans la mesure où, depuis des décennies, les dirigeants de l'UMP et du PS mènent pratiquement la même politique. Mais on ne peut pas pour autant traiter les deux camps de la même manière car les militants, les sympathisants et les élus de base de l’UMP n’ont pas les mêmes valeurs que la gauche et s’avèrent idéologiquement beaucoup plus proches des électeurs du FNLa sagesse serait de leur tendre la main. Sinon, il se passera ce qui est arrivé au second tour des départementales : un vote de rejet de l'électorat UMP à l'égard du FN. La politique exige la désignation claire de l'adversaire principal, et pour moi, ce ne peut être que la gaucheQuant à la droite traditionnelle, elle a, au-delà de ses dirigeants, vocation à s'allier avec le FN. Aussi ce dernier, s’il veut la victoire, doit-il développer une stratégie d’alliance et d’union de la droite. Penser qu'on peut arriver seul au pouvoir est une grave erreur, personne n'y est parvenu.

    Mais la droite semble exclure toute alliance avec le FN…

    Cette attitude des dirigeants de l'UMP est absurde : ils se conforment au diktat de la gauche. C’est ce genre de comportement qui les coupe du peuple et les éloigne de leur électorat (...)

    Comment analysez-vous la progression électorale du Front national depuis que Marine Le Pen a pris les commandes ?

    Marine Le Pen a mis en œuvre une partie de la stratégie qui était la mienne. Elle a mené une action efficace de dédiabolisation comme celle que je souhaitais conduire et qui m'avait amené à entrer en conflit avec son père, conflit qui a provoqué la scission entre les partisans de Jean-Marie Le Pen et les miens en 1999. À l’époque, je voulais déjà en finir avec les dérapages et les références sulfureuses qui empêchaient le FN de progresser.

    Elle a aussi, comme je l’avais fait, engagé une stratégie d'enracinement territorial pour disposer partout en France d'élus et de structures qui puissent relayer l’action et le discours. Enfin, elle affiche l’objectif clair d’arriver au pouvoir. La politique en effet n'est pas faite pour témoigner. Elle n’a de sens que dans l’exercice du pouvoir pour servir un idéal au bénéfice de nos compatriotes et de notre nation.

    De ce point de vue, les résultats de Marine Le Pen sont au rendez-vous.

    Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle réussi à mettre cette stratégie en place alors que vous avez échoué ?

    Elle a pu le faire parce qu’elle est la fille de son père. Le Pen a toléré de sa part ce qu'il refusait obstinément lorsque cela venait de moi.

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    Philippe Carhon

  • Bruno Gollnisch : L’enjeu

    Marine était hier soir l’invitée du JT de TF1 dans lequel elle a rappelé son souhait de s’opposer  à  la candidature de Jean-Marie Le Pen aux régionales en PACA. Elle a également  annoncé  la convocation de celui-ci   «devant le bureau exécutif» du Mouvement, «siégeant en sa qualité de structure disciplinaire», suite aux propos tenus par  Jean-Marie Le Pen dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin et dans l’entretien accordé à l’hebdomadaire Rivarol. «C’est le phénomène de la récidive. On a le sentiment dans cette interview qu’il y a toutes les provocations qui sont réitérées. C’est une grande lassitude et incompréhension de la part des adhérents, des électeurs du FN, des militants, des candidats, qui ne comprennent pas pourquoi le président d’honneur pour lequel ils ont une très grande affection, (…) s’acharne à affaiblir le FN, encore une fois avec des propos qui sont totalement en rupture avec la ligne (du FN) » a-t-elle déclaré. Bruno Gollnisch a été beaucoup sollicité ces toutes dernières heures par les journaux,  radios et les chaînes d’infos, pour réagir à ce  passage de Marine sur TF1. Disons le tout net, Bruno qui  invite au sang froid, prêche l’apaisement, la conciliation,   n’a pas souhaité répondre aux sollicitations médiatiques. Il a déjà donné son sentiment et sa conduite reste celle d’un partisan inlassable du rassemblement, de la réunion au sein du Front de toutes les patriotes, au-delà de leurs sensibilités particulières. Il  ne faudra pas compter sur lui, avant la réunion du Bureau Politique le 17 avril,  pour réagir plus avant. Il  refuse de  servir un tant soit peu  d’instrument aux adversaires de l’opposition nationale  qui spéculent sur son affaiblissement  à quelques mois d’un scrutin majeur.

     La cohérence est une des condition indispensables  du succès en politique.  Depuis son accession, incontestable et incontestée,  à la présidence du FN, avec le soutien de Jean-Marie Le Pen,  Marine  défend une ligne politique, stratégique, programmatique qui possède incontestablement sa  cohérence.

     En l’espèce bien sûr,  le maintien du socle fondamental de ce qui est le combat historique du FN. La défense de  notre identité et souveraineté nationales, que l’on peut synthétiser sous le vocable de Priorité nationale.  Et la  volonté d’axer notre discours sur les questions sociales et économiques pour élargir notre audience, en défendant une alternative  à ce que l’on pourrait appeler, pour faire simple, l’euromondialisme.

     L’accélération du déclin français, de la crise sociale, économique, identitaire, légitime comme jamais cette constance du FN,  le programme qu’il porte  depuis des décennies. C’est cette cohérence,  cette alternative là  répétons-le, qui permet d’agréger, de fidéliser des électeurs, d’engranger les sympathies des Français.

     Avec un succès indéniable depuis 2011 comme en atteste la montée en puissance électorale du FN,  élection après élection.  Le FN a aujourd’hui  atteint la masse critique  des 25-30% qui lui permet de remettre en cause l’hégémonie gauche-droite, de se retrouver de fait   en tête-à-tête avec le parti unique UMPS. Certes, il reste du chemin  à parcourir et les élections départementales ont été ainsi  l’occasion  de constater que la fausse alternance entre partis du Système, ce clivage artificiel gauche-droite  restait structurant et gardait une certaine pertinence pour de nombreux Français. Mais cet échafaudage est de plus en plus branlant,  si l’on en juge par le  scrutin du mois dernier    qui a  vu  moins d’un   électeur inscrit sur trois voter pour les formations de l’Etablissement.

     Dans ce contexte, Bruno Gollnisch, comme d’autres,  a  parfois fait entendre quelques divergences, ou, à tout le moins, exprimé des points de vue différents sur tel ou tel aspect de nos prises de position, tant il est vrai que le FN n’est pas une secte.   De sensibilité peut être  moins étatiste en matière économique, pouvant aussi regretter parfois que l’accent mis sur la défense des valeurs traditionnelles  soit moins prégnant qu’avant, Bruno reste aussi fondamentalement  attaché à la défense de la liberté d’expression, à la  lutte essentielle  contre le terrorisme intellectuel, les fausses idoles,  les lois liberticides.

     En l’espèce un  combat pour des  valeurs civilisationnelles, difficile,  clivant certainement,  car il expose particulièrement à l’hystérie hargneuse de la Caste ; mais un combat  mené là aussi depuis toujours par l’opposition nationale.  Toutes choses  qui bien évidemment ne doivent pas brouiller pour autant la clarté du message frontiste visant à répondre   aux désarrois, aux problèmes pratiques, quotidiens, subis par nos compatriotes et encore moins nuire à la cohésion du FN. C’est sur cette ligne de crête que campe Bruno Gollnisch.

     Cette différence d’état d’esprit, d’idéal, entre le Mouvement national  et les partis du Système,  a d’ailleurs été illustrée par le publicitaire, cofondateur de l’agence Euro-RSCG et proche ami de Nicolas Sarkozy,  Jacques Séguéla.  Un fils de pub particulièrement  bien introduit au sein des Etats-majors de l’UMP et du PS. On lui doit notamment la campagne d’inspiration  pétainiste de Mitterrand en 1981 (« la force tranquille », avec son visuel   terroir et clocher , très France éternelle), celle désastreuse de Jospin  en 2002, ou encore  la pathétique  formule : «  celui qui n’ a pas  de Rolex à cinquante ans a raté sa vie »…

     M. Séguéla  se félicite ainsi aujourd’hui  dans le quotidien 20 minutes de la volonté de M. Sarkozy de rebaptiser  l’UMP par « Les Républicains », « le seul nom possible ». « Les Républicains, c’est chargé de sens et d’histoire. Cela rappelle les vertus républicaines, dont la première est de rassembler les Français. C’est porteur d’apaisement ».

     Il propose dans la foulée au PS de se rebaptiser … « Les Démocrates, ou pourquoi pas, les Socialistes ». Un  ravalement de façade nécessaire, un coup marketing nécessaire dit-il,  car  «les Français ne supportent plus (le)  mot (parti) ». « Ils rejettent la classe politique. Ils en ont assez également des sigles, l’UMP, le PS, le RPR. Le FN ne pourra plus renvoyer ces partis dos-à-dos avec la formule UMPS… ». « Entre Républicains et Démocrates, il n’y a pas de place pour (le FN).  Les Patriotes ? C’est guerrier. Tout le contraire de l’apaisement ».

     Puisse M. Séguéla être entendu dans sa volonté de clarifier le débat !  Formations  atlanto-bruxelloises, Républicains et Démocrates d’un côté,  parti-pris sémantique   américanomorphe,  s’inspirant  d’un système états-uniens ou les candidats sont les porte-drapeaux, les prisonniers, les  pions des multinationales, des lobbies divers et variés, qui font et défont les impétrants à la Maison Blanche.  Et de l’autre,  les patriotes du FN  qui se lèvent contre  la mort plus ou moins douce et apaisée de notre nation que portent en germe les politiques de l’UMPS. Voilà l’enjeu, le seul qui vaille:  faire échec au mondialisme, porter  nos idées de renaissance nationale au pouvoir. C’est cet idéal qui lie entre eux les hommes et les femmes du Front National,  anciens ou nouveaux militants,  dans une lutte dont l’importance dépasse de loin nos petits intérêts personnels. Il convient à chacun d’entre nous de ne pas l’oublier.

    http://gollnisch.com/2015/04/10/lenjeu/

  • États-Unis : Face aux détracteurs du gaz de schiste, les géants de l’énergie ripostent

    Aux États-Unis, comme en Europe, l’exploitation du gaz de schiste suscite le débat. Ses partisans veulent accélérer son exploitation, potentiellement génératrice de croissance économique.

    Mais ses détracteurs dénoncent le procédé de fracturation hydraulique ou “fracking” qui consiste à aller chercher le gaz sous la terre à l’aide d’explosifs et de produits chimiques. Un procédé néfaste pour l’environnement.

    Dans le Colorado, les habitants de sont mobilisés pour faire interdire ce qu’ils appellent le “fracking” dans plusieurs villes, mais les géants de l’énergie contre-attaquent.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • « La postmodernité marque la fin de la République une et indivisible. »

    Michel Maffesoli est sociologue et professeur émérite à l’université Paris Descartes. En 2014, il a publié L’ordre des choses : penser la postmodernité (CNRS Éditions). Nous avons tenté de cerner avec lui les contours de cette nouvelle époque et d’appréhender sa spécificité.
    PHILITT : Certains, comme Marcel Gauchet ou Antoine Compagnon, affirment qu’on peut se passer du concept de postmodernité, qu’en pensez-vous ?
    Michel Maffesoli : Je ne sais pas ce que pense précisément chacun des intellectuels français de l’idée de postmodernité, mais j’estime qu’un grand nombre d’entre eux demeure prisonnier d’une certaine bien-pensance, d’un certain attachement affectif à un monde qui les a nourris, de leur enfance à l’Alma Mater. Ils se crispent sur l’idée que la modernité existe encore, parce qu’ils veulent se persuader qu’elle doit encore exister. C’est une attitude qui peut se comprendre : on n’abandonne pas aisément ce en quoi l’on a cru, ce qui vous a apporté certitude et sécurité tout au long de votre vie. Les grandes idéologies du siècle dernier, dont le marxisme, agissaient de la même manière. Il est extrêmement complexe d’y renoncer.
    PHILITT : Qu’appelez-vous exactement postmodernité ?
    Michel Maffesoli : Il me semble important de préciser qu’il ne s’agit pas tant d’un concept à proprement parler, que d’un terme un peu bricolé que l’on emploie pour parler d’une réalité qui, même si d’aucuns continuent encore à le nier, existe déjà. Il suffit de descendre dans la rue pour le constater. Quelle est cette réalité ? L’architecte Roberto Venturi a publié, à la fin des années 1960, un ouvrage intitulé De l’ambiguïté en architecture : il s’agit d’un manifeste du postmodernisme, un texte fondateur et fascinant. Venturi s’opposait au rationalisme exacerbé du Bauhaus, où prédominent le fonctionnel et les angles droits, ainsi qu’une esthétique minimaliste. Il rejette ces grands blocs statiques, gris et raisonnables, et conçoit, pour la communauté italo-américaine, des bâtiments postmodernes où se combinent deux aspects essentiels. La diversité des citations est la première d’entre elles. Une porte gothique par ici, une fenêtre romane par là. Il refuse l’unité architecturale, le monolithisme du style unifié… C’est à la fois novateur et profondément visionnaire, car c’est exactement le même rejet qui est à l’œuvre dans la société postmoderne. Je ne veux plus seulement m’identifier à une seule image, ni me limiter à une référence unique. J’aspire à une diversité, changeant et évolutive, autant dans mes références que dans mon identité. C’est là qu’intervient la deuxième caractéristique de ce postmodernisme architectural de Venturi : l’anamnèse. C’est à dire des éléments évoquant l’origine italienne de cette communauté, répondant à l’injonction célèbre : « Souviens-toi d’où tu viens !». On essaie de rappeler le lieu d’origine des émigrés, en reprenant des motifs de l’architecture florentine, ou sicilienne… Vous conviendrez qu’il s’agit là d’une approche radicalement nouvelle de l’architecture, mais également de la société. Pour ma part, je considère que ce sont deux facettes de la postmodernité : une mosaïque où coexistent d’innombrables tribus, loin de la République une et indivisible, et traversée par une très forte référence aux origines, qui rompt avec l’idéologie du Progrès, inlassablement tournée vers des lendemains parfaits. Il n’y a plus de référence monolithique à un idéal, que viendraient cimenter les droits de l’homme. Désormais, les individus évoluent dans un monde où foisonnent les références. Chacun est libre d’y piocher à son gré, de se constituer une nouvelle identité, voire plusieurs. J’emploie volontiers l’oxymore « enracinement dynamique » pour illustrer ces caractéristiques.
    Bien avant moi, Jean-François Lyotard, avec La Condition Postmoderne, et Jean Baudrillard, avaient ouvert ce champ de réflexion par leurs travaux. L’un et l’autre ont contribué à mettre en évidence cette réalité nouvelle, celle-là même que j’explore à travers mes recherches. En France, et c’est très regrettable, nous sommes en train d’accumuler un triste retard sur la question de la postmodernité, notamment si on prend comme point de comparaison le Japon, le Brésil ou encore la Corée du Sud, pays que je connais bien. Il y a là-bas, en gestation, un dépassement des grands prototypes de la modernité, et la question de l’identité y est abordée de manière beaucoup plus sereine, de manière plus intelligente aussi je crois. Dans ces pays, on ne se crispe pas sur la vieille identité nationale fédératrice. Même dans d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou l’Espagne, le jacobinisme, moins fort, permet une plus grande souplesse quant à l’idée de postmodernité. Le mot de postmodernité importe peu d’ailleurs. On l’emploie parce qu’il est commode, et qu’il permet de nommer ce qui est en train de se passer. Peut-être un jour trouverons-nous un autre mot ? Je ne me risquerais pas à un pronostic là-dessus, il serait bien impossible de prévoir ce qui, a posteriori, constituera la caractéristique principale de cette époque, suffisamment du moins pour que l’on juge pertinent d’en tirer un nom. Mais il convient de garder à l’esprit que la postmodernité n’est pas un concept, figé et immobile.

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  • Jamel Debbouze accusé de meurtre depuis 25 ans…

    Ou comment le comédien aurait perdu sa main…

    Le 17 Janvier 1990, Jean Paul Admette (16 ans), fils de Michel et Marlène Admette, est poussé sur la voie ferrée en gare de Trappes.
    Un train qui arrivait à 150 km à l’heure le faucha et laissera aussi des séquelles à Jamel Debbouze, cette main qu’il cache obstinément dans ses poches.

    « J’affirme que Jamel Debbouze est l’assassin de mon fils, c’est lui qui a poussé mon fils sous le train » ne cessera de dire Marlène Admette. « Immédiatement après l’accident, plusieurs témoins du drame ont affirmé sans hésitation que c’est Jamel Debbouze qui avait poussé mon fils sur la voie ferrée.
    C’est à ce moment là que Jamel a lui-même été blessé à la main.

    Le seul problème est que les témoins ont tous retourné leurs vestes, quand ils sont arrivés au commissariat de St Cyr l’Ecole, tous sauf une jeune fille, Edwige Anzouana, qui persistera dans ses déclarations. »

    Jamel fut poursuivi pour homicide involontaire suite à la plainte déposée par la famille, cependant, il obtiendra un non-lieu.
    La mère ajoute que Jamel n’aurait jamais daigné présenter ses excuses à la famille Admette.

    « Jamel est venu chercher mon fils ce jour de 17 Janvier 1990 chez nous à Guyancourt. Il était 17 h. Jamel était accompagné de deux autres personnes ». « Ils ont obligé mon fils à monter dans le bus, puis dans le train. Et ensuite le drame est arrivé.
    Tout ça parce que Jamel, qui n’a jamais été le copain de mon fils contrairement à ce que certains ont prétendu, à piégé mon fils en lui cachant qu’ils était accompagné de voyous qui en voulaient , tout comme lui, à son blouson ; blouson que l’on a d’ailleurs jamais retrouvé. »

    « On ne nous a rendu que le corps. Oui, c’est bien Jamel qui a tué mon fils en organisant cette embuscade et en poussant mon fils sur la voie ferrée » dénonce Marlène.

    En 2004, Jamel Debbouze avait programmé une tournée à la Réunion. Il a dû l’annuler au dernier moment, évoquant un problème de santé. Pour les Admette, qui avaient manifesté en apprenant sa venue, il avait seulement eu peur de se retrouver face à eux.

    Source

    http://www.contre-info.com/jamel-debbouze-accuse-de-meurtre-depuis-20-ans#more-28981

  • La France condamnée pour ne pas avoir relogé gratuitement une famille camerounaise

    Et ce n’est que le début… Il y a 59 000 autres dossiers en attente…

    La France a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’Homme. L’instance européenne lui reproche de ne pas avoir relogé une famille. Et ce alors qu’une décision de justice lui permettait d’obtenir un logement, dans le cadre de la loi au logement opposable.

    La requérante, Elisabeth Tchokontio Happi, est une quadragénaire camerounaise vivant avec sa fille et son frère. Elle avait obtenu en 2010 un jugement enjoignant l’Etat de la reloger, mais elle ne l’avait toujours pas été plus de trois ans et demi après. Elle avait pourtant franchi toutes les étapes permettant de bénéficier du droit au logement opposable (Dalo). Un dispositif qui oblige l’Etat à trouver une solution de logement pour les plus démunis.

    Plus de 59 000 ménages en attente d’un relogement en France

     

    Faute de l’avoir fait, l’Etat a dû verser plus de 8000 euros à un fonds spécial, mais cela n’a pas réglé le problème de l’intéressée. « C’est pour cela que l’on s’est tourné vers la CEDH » en 2012, a expliqué à l’AFP son avocat, Maître François Ormillien. Pour autant, l’arrêt de jeudi n’est pas encore définitif. Les parties disposent de trois mois pour demander un réexamen de l’affaire par la Grande chambre de la Cour.

    C’est « un espoir pour tous ceux et celles qui, vivant dans des taudis, en instance d’expulsion sans relogement, ou étant sans logis, attendent depuis des années d’être relogés », s’est réjoui de son côté l’association Droit au Logement (DAL).

    Source : lexpress

    http://www.contre-info.com/la-france-condamnee-pour-ne-pas-avoir-reloge-gratuitement-une-famille-camerounaise#more-37485