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actualité - Page 5205

  • Thomas Fabius ou les passe-droits d'une caste

    Le silence de la plupart des médias sur l'interpellation de Thomas Fabius est assourdissant, mais une photo a pu être prise, qui le montre en train de téléphoner, à son avocat probablement ...

    Interpellation thomas fabius

    "Pas de forçage de barrage policier, pas d'interpellation, pas de refus d'obtempérer, pas de délit de fuite, pas de garde à vue, pas d'amende." C'est ce qu'a confié Me Cyril Bonan, l'avocat de Thomas Fabius [...]  L'avocat du cabinet de Jean-Michel Darrois, ami de quarante ans du papa de Thomas, laisse entendre dans Le Figaro, que son client s'est rendu de son propre chef au commissariat du 7e arrondissement !"

    Mais ce n'est pas tout-à-fait ce que dit le rapport de police :

    "Suite à un périmètre de protection pour une alerte incendie rue Saint-Dominique, une Audi cabriolet force le barrage et grille un feu. La Bac 07 chasse et interpelle le conducteur. Emmené au poste, il est entendu sans faire de GAV (garde à vue, ndlr)", stipule le rapport [...] "

    Et sur la photo, on voit nettement

    " [...]Thomas Fabius cerné par cinq policiers, la plupart issus de la brigade anti-criminalité du 7e. Son Audi cabriolet est garé sur le bas-côté. Forçant un barrage et brûlant un feu, Fabius le jeune a bien été pris en chasse par un équipage de la Bac [...] L'officier porte un brassard orange, on voit par ailleurs l'arme de service d'un policier dépasser de son ceinturon. [...] 

    "[...] Thomas Fabius, une fois arrêté, a pu téléphoner à son avocat. Rappelons que c'est seulement en garde à vue qu'un justiciable lambda a le droit de s'entretenir avec un avocat.[...]

    Ce que c'est que les privilèges de caste, quand même !

    Marie Bethanie

     
  • Pourquoi nous sommes localistes par Laurent OZON

    De tout temps, les hommes ont cherché à produire autour d’eux ce dont ils avaient besoin et ont en même temps ajusté leurs besoins à ce qu’ils pouvaient produire. Les échanges commerciaux ont toujours existé mais portaient précisément sur les denrées ou les produits que l’on ne pouvait produire autour de soi.

    Les personnes qui consommaient ces biens étaient les mêmes ou vivaient proche de celles qui les avaient produits. Les besoins reflétaient l’expression simple du goût, de la culture et des possibilités qu’offraient la nature et le travail des hommes. Bijoux, outils de cuisine et de jardinage, matériaux de construction, jouets ou véhicules, ces produits ne répondaient pas seulement à la stricte nécessité de la survie mais permettaient aussi de satisfaire aux besoins de beauté, de spiritualité, de communication et de loisirs.

    De fait, le localisme fut le système économique et politique dans lequel vécurent des milliers de générations avant nous qui trouvèrent plus sage de chercher à satisfaire la part la plus importante possible de leurs besoins par elles-mêmes.

    De là ont procédé les cultures, les goûts, les traditions culinaires et gastronomiques, les coutumes et même les paysages, tant les hommes façonnent la nature autour d’eux et déterminent aussi la typicité des territoires et tout ce qui procède de l’art de vivre.

    Loin de vouloir expliquer que l’ancienneté de ces pratiques suffit à les rendre indiscutables, j’ai souhaité rappeler qu’elles ont été la norme dans des cultures et des civilisations différentes à des époques proches ou lointaines, dans des communautés structurées par des normes sociales, des valeurs et des religions différentes dans l’histoire.

    L’aspiration à l’autonomie qui est l’autre nom de l’aspiration à la liberté, a été la règle durant la quasi-totalité du temps de vie de l’espèce humaine pour tous les peuples qui nous ont précédés. Nos ancêtres ont toujours voulu avoir prise sur ce qui avait prise sur eux, décider et produire chez eux ce qui était bon pour eux ! Et ces pratiques ont permis l’adaptation des histoires humaines à d’innombrables imprévus de l’histoire et des plus difficiles.

    Par-delà d’éventuelles divergences sur les réponses à apporter à la crise profonde que nous traversons, la plupart des acteurs politiques peuvent comprendre l’urgente nécessité de consacrer dès aujourd’hui des efforts sans précédent afin de réanimer l’économie permettant d’assurer un degré d’autosuffisance le plus élevé possible dans les domaines énergétique, sanitaire et alimentaire. Dans ces trois domaines vitaux, notre degré de dépendance est tel qu’une accélération brutale de la crise pourrait entraîner de lourdes conséquences : famines, épidémies, violences, guerre civile et ce dans des pays déjà minés par les divisions. Comment ne pas anticiper les conséquences catastrophiques qui pourraient advenir lorsque l’on sait, pour ne prendre que cet exemple, que l’ensemble des productions européennes riches en protéines végétales (pois, colza…) couvrent 24  % des besoins des élevages et que 85 % du soja consommé en U.E. est importé d’Amérique du Sud.

    Par-delà nos opinions politiques, nous pensons que l’intérêt général est aujourd’hui de donner à chaque peuple les moyens de subvenir à une part importante de ses besoins par ses propres moyens. Seule notre capacité à satisfaire nos besoins vitaux pourra conjurer les explosions de violences qui ne manqueront pas d’arriver si la situation devait continuer à se dégrader.

    Nous pensons qu’une politique de relocalisation est inévitable à terme et qu’elle serait, si les politiques voulaient bien sortir de leur autisme, la seule option réaliste à suivre pour anticiper les déstabilisations sociales, économiques et identitaires à venir.

    Une politique qui aurait pour but de favoriser l’embauche locale et les circuits économiques courts pourrait accompagner heureusement des objectifs de qualité écologique, de protection sanitaire, de réhabilitation de la vie démocratique, de protection et de rééquilibrage social, d’inversion concertée des flux migratoires et de pacification rapide des relations internationales. Car loin d’être une utopie politique dont la mise en œuvre réclame un je-ne-sais quel grand-soir politique, les solutions localistes sont compatibles avec les aspirations les plus nobles de ceux qui ont consacré leur vie à la chose publique.

    Au dessus des différences d’opinions, l’intérêt général, pour des raisons, sociales, écologiques, économiques et culturelles est de produire autour de nous ce dont nous avons besoin en priorité. Voilà en quelques mots, pourquoi nous sommes localistes.

    Laurent Ozon, Président de Maison Commune

    laurent.ozon@me.com

    • Mis en ligne sur Cercle non-conforme, le 25 juin 2014.

    http://www.europemaxima.com/

  • Quel bilan après l’« euro-secousse » ? par Georges FELTIN-TRACOL

    Les élections européennes du 25 mai 2014 ont vu le succès des formations eurosceptiques, « populistes », « nationalistes », voire « europhobes » dans quelques États membres de l’Union (pseudo-)européenne. Le Front national (F.N.) en France, l’U.K.I.P. (Parti de l’indépendance du Royaume-Uni) et le Parti du Peuple au Danemark sont arrivés en tête du scrutin. En Autriche, le F.P.Ö. (Parti national-libéral) gagne des suffrages tandis qu’en Italie, si la Ligue du Nord arrête un déclin annoncé (6,15 %), le Mouvement 5 Étoiles (M.5S.) de l’humoriste Beppe Grillo reste à un étiage élevé (21,16 %) même si le Parti démocrate de centre-gauche du président du Conseil Matteo Renzi réalise 40,81 %.

    Ailleurs, la situation est plus contrastée. Le Parti de la Liberté (P.V.V.) du Néerlandais Geert Wilders semble pâtir de son rapprochement avec le F.N. En Hongrie, le F.I.D.E.S.Z. (Alliance des jeunes démocrates) du Ministre-président Viktor Orban remporte la majorité absolue (51,48 %) tandis que le Jobbik demeure la deuxième force politique magyare avec 14,67 %, ce qui inquiète la presse cosmopolite. Grâce à la suppression du seuil de 5 % aux élections européennes, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe permet au N.P.D. (Parti national-démocrate d’Allemagne) en la personne d’Udo Voigt de siéger à Bruxelles à côté des représentants des Électeurs libres (un élu), du Parti Pirate (un siège), défenseurs de la cause animale (idem), des protecteurs de la famille (idem) ou des écologistes-démocrates (idem).

    Loquaces sur la poussée « europopuliste », les commentateurs politiques ont été plus discrets à propos du succès de mouvements radicaux de gauche. Alors qu’en France, le Front de Gauche animé par Jean-Luc Mélenchon fait un résultat décevant par rapport au relatif succès de ce dernier à la présidentielle de 2012 (6,47 % contre 11,10 %), deux pays se distinguent et vont à l’encontre de la tendance générale observée dans l’Union : la Grèce et l’Espagne.

    En Grèce, la première place revient à Syriza d’Alexis Tsipras (26,57 %). Cette Coalition de la Gauche radicale dépasse les conservateurs (22,72 %) et enfonce les socialistes (8,02 %). Cependant, en dépit d’une incroyable persécution politico-judiciaire, les ultra-nationalistes d’Aube dorée – qui, contrairement à ce qu’affirment les médiats officiels stipendiés, ne sont pas des néo-nazis, mais bien plutôt les héritiers de Ioannis Métaxas qui affronta en 1940 – 1941 Mussolini et Hitler – arrivent troisième avec trois élus et 9,39 %. Scission des conservateurs par refus d’entériner les plans d’austérité de la Troïka (F.M.I. – B.C.E. – U.E.), le parti des Grecs indépendants décoche quant à lui un siège (3,46 %).

    En Espagne, la surprise s’appelle Podemos (« Nous pouvons »). Fondée en mars 2014 par un trentenaire, professeur intérimaire de sciences politiques, Pablo Iglesias et portée par les plus motivés du mouvement des « Indignés », cette jeune formation a récolté 1 200 000 voix, 7,97 % et cinq parlementaires européens. Siégeant à la G.U.E. – G.V.N. (Gauche unitaire européenne – Gauche Verte nordique) avec les communistes, Mélenchon et les trois eurodéputés du Sinn Fein irlandais, Podemos capitalise sur un programme qui parle aux Espagnols : restructuration de la dette, réduction du temps de travail hebdomadaire à 35 h., fin des expulsions immobilières, instauration d’un salaire maximum… Ses thèmes de campagne le rapprochent de ceux défendus par l’Italien Grillo. Comme Grillo pour les députés et les sénateurs du M.5S., Pablo Iglesias « a imposé une limite au salaire des députés de Podemos (trois fois le salaire minimum espagnol, soit 1930 euros par mois; le surplus sera versé au parti ou à des O.N.G.) et l’interdiction de voler en classes affaires (1) ». La cléricature médiatique harcèle l’ancien militant aux Jeunesses communistes et l’accuse – crime suprême ! – de s’inspirer de feu le président Hugo Chavez et de vouloir importer dans la péninsule le bolivarisme. Ses détracteurs rappellent sans cesse qu’« il fut membre du conseil exécutif du Centre d’études politiques et sociales (C.E.P.S.), une fondation qui a reçu, selon le journal El Pais, plus de trois millions d’euros en dix ans du gouvernement vénézuélien d’Hugo Chavez pour du conseil en stratégie politique (2) ».

    Toutefois, en dépit d’une abstention très élevée et d’une vague non négligeable de formations protestataires, le Parlement européen continue à être dominé par un cartel institutionnel regroupant les conservateurs démocrates-chrétiens, les socialistes, les libéraux-centristes et les Verts.

    Candidat battu à la présidence de la Commission européenne, le social-démocrate allemand Martin Schulz vient d’être réélu le 1er juillet dernier pour trente mois président du Parlement de Strasbourg – Bruxelles, son successeur pour la fin de la mandature étant un conservateur démo-chrétien. Ce pacte confirme que la droite et la gauche appliquent la même politique d’austérité économique et d’alignement mondialiste. La présence d’une forte minorité d’eurosceptiques les oblige à ériger un « cordon sanitaire ». Ainsi apprend-on que « es conservateurs du P.P.E., les socialistes du S.&D. (socialistes et démocrates) et les libéraux de l’A.D.L.E., trois groupes pro-européens, ont scellé une sainte alliance valable pour la durée de la législature (2014 – 2019) (3) ».

    L’immédiate après-élection fut surtout marquée par les nombreuses tractations des nouveaux élus anti-U.E. afin de constituer un ou plusieurs groupes parlementaires. Dès les résultats connus, trois pôles souverainistes rivaux émergèrent autour des Tories britanniques, de l’U.K.I.P. de Nigel Farage et de l’Alliance européenne de la liberté animée par Marine Le Pen.

    En 2009, à la demande de leur chef David Cameron alors dans l’opposition, les conservateurs britanniques quittèrent le P.P.E. (Parti populaire européen) et s’associèrent aux Polonais de Droit et Justice (P.i.S.) des jumeaux Kaczynski et au Parti démocratique civique (O.D.S.) du président tchèque Vaclav Klaus, pour former le groupe des Conservateurs et réformistes européens (C.R.E.). Considéré comme « anti-fédéraliste », ce groupe affiche clairement son atlantisme et son libéralisme, même si le P.i.S. se veut étatiste. Soucieux d’être réélu l’année prochaine, Cameron a tenté d’empêcher Nigel Farage de reconduire son groupe parlementaire en attirant vers le noyau fondateur Tories – P.i.S. – O.D.S. d’autres députés européens si bien que E.C.R., avec 70 membres, est désormais le troisième groupe du Parlement européen. Sont venus s’agréger les les nationaux-centristes flamands de la N.V.A. de Bert de Wever, des élus anti-monnaie unique de l’Alternative pour l’Allemagne, des Vrais Finlandais et du Parti du peuple danois. Tous se couchent aux oukases des médiats.

    Co-président du groupe Europe de la liberté et de la démocratie de 2009 à 2014, Nigel Farage a craint un instant de siéger parmi les non-inscrits. Finalement, il est arrivé à maintenir son groupe, devenu Europe de la liberté et de la démocratie directe, en s’alliant avec les 17 élus italiens du M.5S. et en ralliant la dissidente frontiste Joëlle Bergeron favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales. Les ont aussi rejoints deux Démocrates suédois et Rolandas Paksas d’Ordre et Justice, un ancien président de la République lituanienne destitué pour corruption, il y a dix ans.

    L’échec d’un groupe Alliance européenne de la liberté démontre la difficulté de trouver une position commune entre des partenaires aux préoccupations nationales dissemblables. Outre les atermoiements d’un nationaliste macédonien de Bulgarie, le principal point d’achoppement portait sur l’admission ou non des quatre élus polonais du Congrès de la Nouvelle Droite de Janusz Korwin-Mikke. Ce nouveau parti n’a strictement rien à voir avec Éléments, Vouloir, Trangressioni ou Sezession d’autant qu’il mélange propositions conservatrices et esprit libertarien. Le refus, préventif et répété, de Marine Le Pen et de Geert Wilders de s’entendre avec le N.P.D., le Jobbik et Aube dorée n’a fait qu’accentuer les difficultés de constituer un groupe viable dans les délais impartis. Mais même si ce refus n’avait pas été posé, il est probable que les députés hongrois n’auraient jamais siégé avec leurs collègues grecs. En effet, Aube dorée défend la « Grande Idée » panhellénique, ouvre pour l’unité de Chypre dans la perspective d’un rattachement à la Grèce et s’oppose à la Turquie tandis le Jobbik dont les visées sont pantouraniennes et pro-turques, soutient la République turque de Chypre du Nord et le Haut-Karabakh azéri et revendique une islamophilie déstabilisante pour certains inquisiteurs de presse. En voyage en Turquie en novembre 2013, son président, Gábor Vona, prévenait que son parti « ne coopérera jamais avec aucune organisation nationaliste radicale occidentale qui considère que les Turcs et l’Islam sont les ennemis (4) ». Il ajouta que « l’islam est le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme (5) ». Dans ces conditions, une coopération entre les Hongrois et le F.N. et ses partenaires s’avérait impossible.

    Toutes ces discussions, abouties ou non, ne doivent surtout pas cacher que le succès des mouvements eurosceptiques exprime avant tout un gigantesque dépit envers une Europe guère identitaire. La plus grande preuve du déni identitaire actuel concerne le groupe C.R.E., présidé par Syed Kamall, un musulman originaire de la Guyana ! Au fait, c’est le Tory Cameron qui a légalisé adopter outre-Manche le mariage homosexuel ! Ces eurosceptiques sont des passéistes dépassés parce qu’ils continuent à protéger des nations submergées par des flux migratoires allogènes sans se soucier de l’ethnicité européenne des Britanniques. Par une heureuse coïncidence, le journaliste de Libération en poste à Bruxelles signale que dans la répartition des présidences de commissions, C.R.E. vient de recevoir la Défense et le Marché intérieur, soit le renard atlantiste-libéral dans un méga-poulallier européen… Les partis peuvent bien apparaître « populistes » en gardant un conservatisme libéral étriqué pour le plus grand malheur des peuples autochtones d’Europe.

    Face à ces formations parodiques et nuisibles et au moment où le Moyen-Orient assiste à la renaissance à Racca d’un califat islamiste, il importe de donner une vigoureuse impulsion alter-européenne ainsi qu’une praxis s’inspirant à la fois des thèses de Podemos, des positions d’Aube dorée, des idées du Jobbik et de la manière de gouverner du F.I.D.E.S.Z., le tout sublimé par une Weltanschauung anti-atlantiste et pro-continentale. Au-delà d’une anti-Europe nationale-souverainiste et d’une pseudo-Europe existe en puissance une Europe solidaire de toutes les identités natives boréennes.

    Georges Feltin-Tracol

    Notes

    1 : Sandrine Morel, « L’« indigné » espagnol qui veut bousculer l’Europe », Le Monde, 1er juillet 2014.

    2 : Idem.

    3 : Jean Quatremer, « À Strasbourg, les europhobes mis au ban du Parlement », Libération, 1er juillet 2014.

    4 : « Gábor Vona : “ L’islam est le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme ” », mis en ligne sur le Blogue de Lionel Baland, le 4 novembre 2013.

    5 : Idem. Lionel Baland rapporte aussi que Gábor Vona révéla au cours de ce séjour que « sa vie personnelle a été influencée par l’islam, qu’il a de nombreux amis et collègues musulmans et qu’un de ses témoins de mariage était un Palestinien ». Le Jobbik assume bien sûr un anti-sionisme radical.

    http://www.europemaxima.com/

  • Interdiction de la propagande LGBT à l'école

    En Pologne, on ne veut pas voir les ABCD de l'égalité :

    "Deux cent cinquante mille Polonais ont apposé leur signature sous un projet de loi citoyen exigeant l’interdiction de la sexualisation prématurée des enfants à l’école et son assimilation à des actes de pédophilie. Cette initiative citoyenne a été remise le 2 juillet au Parlement polonais, qui devra donc en débattre dans un délai de trois mois. Si les députés décident de l’adopter en l’état, la disposition du Code pénal polonais stipulant que « Toute personne promouvant ou vantant publiquement des comportements à caractère pédophile est passible d’une amende, d’une peine de restriction de liberté ou d’une peine de privation de liberté pouvant atteindre deux ans » serait étendue à « toute personne promouvant ou vantant publiquement les comportements à caractère sexuel des mineurs de moins de 15 ans ou qui fournit à ces mineurs des moyens leur facilitant ce type de comportements ».

    Les organisateurs de la pétition ne cachent pas qu’il s’agit de contrer l’action du lobby homosexuel, qui cherche à imposer aux établissements scolaires une politique de sexualisation des enfants et de banalisation de l’homosexualité sous couvert de lutte contre les discriminations. Car si officiellement la Pologne opte encore pour une éducation sexuelle encourageant la chasteté avant le mariage, dans la pratique de plus en plus d’écoles mettent en œuvre, sous la pression du ministère de l’Éducation, qui exerce même un chantage aux subventions européennes, les recommandations du bureau européen de l’OMS en matière d’éducation sexuelle. [...]

    Si la chose est encore peu connue en France, il est de notoriété publique en Pologne que l’Allemagne est déjà allée jusqu’à mettre en prison des parents récalcitrants qui refusaient d’envoyer leurs enfants à de tels cours d’éducation sexuelle. En effet, les émigrés polonais étant nombreux en Allemagne et beaucoup d’entre eux étant des catholiques ou simplement des conservateurs encore peu au fait de l’idéologie du genre aujourd’hui à l’honneur en Europe, les cas d’enlèvement d’enfants polonais par le Jugendamt allemand (l’équivalent de notre assistance sociale) ne sont malheureusement pas rares et les médias polonais parlent donc assez fréquemment des ingérences excessives des autorités allemandes dans l’éducation des enfants.Des ingérences que certains Allemands de la Demo Fur Alle (la Manif pour tous allemande, car la révolte pro-famille française fait des émules à l’étranger) comparent même à la politique de la Jugendamt dans les années 1930…

    On peut donc comprendre que les citoyens polonais prennent aujourd’hui l’initiative pour interdire à leur gouvernement et aux organisations LGBT de venir dans les écoles encourager les enfants à une vie sexuelle prématurée et surtout aux pratiques sexuelles déviantes. Il y a d’ailleurs eu des cas où des organisations homosexuelles avaient distribué aux enfants, dans le cadre de programmes de prévention du Sida, des brochures à caractère quasi-pornographique où certaines pratiques homosexuelles étaient décrites avec moult détails peu ragoûtants. Si le projet de loi citoyen présenté le 2 juillet est adopté, les personnes distribuant de telles brochures pourront désormais être condamnées. [...]"

    Michel Janva

  • Service d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de Garches : Le scandale continue

    Suite à l'expulsion des familles soutenant le Professeur Delépine dans sa lutte pour le maintien de son unité au sein de l'hôpital de Garches, Marisol Touraine, ministre de la santé, a déclaré ce matin, sur le plateau de BFMTV, que le service d'oncologie pédiatrique serait bien fermé. Elle s'est défendue :

    "Les enfants continueront à recevoir les mêmes soins et ce, à moins de 5 kilomètres de là où ils sont aujourd'hui soignés ».

    Même si le mensonge est une méthode courante chez nos ministres, Marisol Touraine pêche en plus, cette fois-ci, par omission, car elle ne précise pas que cette issue ne répond absolument pas aux besoins des enfants concernés, et pourrait même les mettre en danger, car il faut savoir qu’à Ambroise Paré (l'hopital où les enfants actuellement suivis par le Professeur Delépine doivent être transférés) il n’y a pas d’oncologie. Donc les enfants seront en pédiatrie ordinaire avec les autres enfants et leurs germes. Quand on  sait la fragilité d’un enfant cancéreux...

    Il n’y a également pas de service de réanimation à Ambroise Paré. Or il est nécessaire de pouvoir être extrêmement réactif avec ces enfants malades.
     
    De plus, Ambroise Paré est un hôpital de proximité donc adossé à l'Hôpital Curie. Lors des réunions du corps médical,  l’oncologue des petits enfants malades devra faire face à 5 ou 6 spécialistes des “thérapies  innovantes”.
     
    Il est donc flagrant que les conditions du transfert ne sont pas du tout satisfaisantes, et Marisol Touraine ne peut l'ignorer.
     
    Durant l'entretien, Marisol Touraine a également affirmé que les enfants ne "peuvent être inclus dans des  essais thérapeutiques si vous (parents) ne le voulez pas et si vous ne le demandez pas”.  Or, concrètement, les parents concernés subissent une réelle pression de la part des oncologues  (Les retombées financières pour l'hôpital ne sont pas évoquées par le ministre). Certains ont même été menacés de se voir retirer la garde parentale.
     
    Le ministre affirme également que "les associations de parents demandent  davantage d’essais thérapeutiques”. Comme pour le débat Euthanasie/soins palliatifs, il faudrait sans doute informer les parents qu'une méthode existe et qu'elle a fait ses preuves pour qu'ils aient réellement le choix.
     
    Enfin, Marisol Touraine trahit sans doute le fond de sa pensée lorsqu'elle déclare que "c’est  nécessaire pour faire avancer la science". Ainsi, le ministre explique que ce qui est important n’est plus de soigner mais de faire avancer la science. (Cette volonté de "faire avancer la science" se retrouve dans le plan cancer : doublement du nombre d'enfants à faire entrer dans les essais !).
     
    Le scandale continuant avec la bénédiction du gouvernement, les lobbys pharmaceutiques doivent se frotter les mains... pendant que des familles restent dans l'inquiétude pour la santé de leurs enfants.
     

    Carole d'Hombelois

  • La politique n'admet ni l'amateurisme ni le romantisme

    De Frédéric Pichon dans Présent :

    "« La politique est l’art de rendre possible ce qui est nécessaire. »

    Si cette phrase de Richelieu n’est pas “thomiste” elle n’en souligne pas moins l’urgence de deux impératifs :

    - La politique est un art.

    - La politique s’attache non pas aux fins dernières mais à la nécessité.

    La bonne volonté si elle est nécessaire n’est pas suffisante.L’amateurisme ou le romantisme en politique sont des écueils souvent rencontrés dans les milieux de droite. La politique est un art qui suppose une méthode, une connaissance du terrain ainsi que des forces en présence.

    Le Christ lui-même le rappelle : « Quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille ? S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. »

    La politique implique donc un rapport de force et envisage la possibilité de composer avec des personnes ne partageant pas l’intégralité de ses convictions.

    Force est de constater que beaucoup de catholiques dits intransigeants ne réalisent pas que nous vivons dans une époque profondément déchristianisée. S’il reste quelques vestiges culturels et même quelques valeurs chrétiennes sécularisées, l’argument d’autorité ne suffit plus. Les cœurs et les intelligences sont blessés et ce ne sont pas les arguments péremptoires qui feront changer les choses : au contraire.

    Par conséquent,si la politique peut être indirectement un instrument d’évangélisation pour les chrétiens, il ne s’agit pas de sa fin propre.

    La fin propre du politique est la recherche du bien commun. Dans une société profondément éclatée, il s’agit de retrouver ce qui contribue à la concorde des citoyens sans qu’aucuns, en particulier les plus faibles,  ne soient sacrifiés. Bien entendu, il ne s’agit pas de transiger avec la vérité mais pour que celle-ci soit audible, il faut du temps, de la persuasion et de la patience.

    Le rôle du Prince en politique n’est pas de jouer à l’infirmier mais d’éviter les malheurs publics. A l’Eglise, à la société civile, aux associations, aux familles d’assurer les bonnes œuvres et de panser les plaies des corps et des cœurs.

    Quand les catholiques de droite disent qu’il faut défendre les “valeurs”, ils ont tout à fait raison. Mais ils oublient deux choses : la première c’est d’être cohérents et exemplaires auprès de ceux qui souffrent et qui n’ont pas reçu autant qu’eux. Et de ne pas apparaître seulement comme les défenseurs d’un communautarisme en concurrence avec les autres, mais comme les véritables défenseurs de la cité. Car le communautarisme n’est pas seulement une plaie pour le bien commun, il est aussi, s’agissant des catholiques, un obstacle à une véritable évangélisation.

    L’ouvrier d’Hénin-Beaumont ou de Forbach ne fait peut-être pas de la lutte contre le “mariage pour tous” sa priorité, même s’il est fondamentalement contre car comme le disait Orwell, la “morale commune” (ou “common decency”) est plus répandue chez les classes populaires, qui sont plus saines que les élites. Mais il subit déjà les foudres de la mondialisation : délocalisation et immigration de masse. Et c’est sans doute là sa priorité.

    Jaurès lui-même le disait : « A ceux qui n’ont plus rien la Patrie est le seul bien. »

    Or, aujourd’hui, si elle est confrontée à un déclin d’ordre moral, culturel et spirituel, la France s’est vue dépouiller des attributs de sa souveraineté au profit de l’Union européenne et d’une oligarchie financière mondiale (qui va étendre ses pouvoirs avec le traité transatlantique) et de son identité par une immigration de masse encouragée par cette même oligarchie sans scrupule.

    De sorte que les impératifs liés au combat pour les valeurs ne peuvent être dissociés de la défense de la souveraineté de la France, de son identité nationale et de la justice sociale.

    Dans ce dosage, certains  trouveront qu’on n’accorde peut être pas suffisamment leur place aux valeurs. Il leur appartient de les porter sans arrogance et de faire fructifier le talent qu’ils ont reçu par leur baptême."

    Michel Janva

  • L’indifférence des médias face au drame palestinien (Abby Martin,09/07/14)


    L'indifférence des médias face au drame… par rehearsais

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • La gauche veut-elle la mort des établissements privés ?

    Les subventions de la Ville de Paris sont indispensables au bon fonctionnement des établissements privés. Pourtant, d'après ce communiqué de Charles Beigbeder, 7 collèges privés de la Ville pourraient se voir confisquer leurs subventions :

    "Conseillère de Paris et élue du Front de Gauche, Danielle Simmonet se vante d’avoir proposé et obtenu, lors du dernier Conseil de Paris les 7, 8 et 9 juillet, le report d’une délibération octroyant 232.600€ de subventions d’investissement à sept collèges privés de la Ville.

    Ces ressources, indispensables à l’accueil des élèves dans de bonnes conditions à la rentrée scolaire, sont censées garantir l’accessibilité et la sécurité des locaux ainsi que leur mise aux normes. Il s’agit donc de dépenses obligatoires pour les collèges, sous peine de ne plus être en mesure de procurer aux élèves un cadre de vie scolaire digne et sécurisé.

    En raison du sectarisme des élus du Front de Gauche et de la complicité passive de la majorité municipale, sept collèges se trouvent aujourd’hui arbitrairement privés de ressources pour réaliser ces investissements.

    Sous le prétexte, fallacieux, de ne plus vouloir financer le collège Gerson, la gauche veut tuer l’enseignement privé et précariser des collèges de haute réputation. La municipalité socialo-communiste a-t-elle le souci de maintenir un enseignement diversifié, conforme aux traditions philosophiques et religieuses de chacun, ou veut-elle, par idéologie malsaine et dogmatisme stérile, uniformiser l’éducation et niveler le savoir ?

    Élu de Paris, attaché à la liberté d’éducation, je déplore un tel comportement liberticide, qui traduit un sectarisme qui n’a d’égal que l’étroitesse d’esprit de ses promoteurs.

    Je demande donc à la Ville de Paris de voter au plus vite ces subventions d’investissement, à l’occasion du prochain Conseil."

    Marie Bethanie

  • Ukraine / Donbass : la guerre sera longue et difficile

    La guerre dans le Donbass a donc entâmé une nouvelle phase qui se traduit pour le moment par un repositionnement des forces de part et d’autre. Et si les indépendantistes, suite au retrait militaire de Slaviansk et de Kramatorsk, connaissent quelques soubresauts (opposition entre Oleg Tsarev et Igor Strelkov notamment), du côté de Kiev l’ambiance n’est pas forcément à savoir raison garder. Les déclarations du nouveau ministre ukrainien de la Défense Valery Gueleteï annonçant un prochain « défilé militaire de la Victoire à Sébastopol ukrainienne » témoignent de la dégradation de la direction militaire de l’Ukraine. Il s’agit du quatrième responsable nommé en six mois à ce poste. C’est ce qu’observe Moscou en ce moment, et la manière dont les forces gouvernementales mènent leur opération, à savoir en privilégiant les tirs d’artillerie et les bombardements contre les populations, témoigne d’un malaise évident au cœur même du commandement kievien. En fait, l’armée est pressurisée par un certain nombre de politiciens, de groupes activistes et d’oligarques qui sont prêts à tout pour satisfaire les exigences de leurs bailleurs de fonds américains, alors que le nombre de demandeurs d’asile ukrainiens est en hausse.

    Ambiance hystérique à Kiev : les fauteurs de guerre se sentent le vent en poupe depuis le retrait tactique de la milice à Slaviansk et à Kramatorsk. Outre Ihor Kolomoisky, qui gère son business en faisant assassiner ses compatriotes du Donbass, Arsen Avakov, le ministre de l’Intérieur, et son collègue à la tête du Conseil national de sécurité et de défense, Andriy Parubiy, veulent faire tout ce qui leur est possible pour forcer la Russie à intervenir dans l’est de l’Ukraine. D’ailleurs, Svoboda, dont est issu Parubiy, a le soutien complet de l’Administration US. Il n’y a pas que dans le Donbass où les sbires de ces fous de guerre sévissent : à Karkhov, à Odessa, à Dniepropetrovsk, on enlève et on assassine tous les opposants. Quant à ceux qui refusent d’aller la fleur au fusil massacrer leurs compatriotes dans l’est et le sud-est, Praviy Sektor est là pour les mâter. Ce mouvement d’inspiration ouvertement néonazie, fonctionne un peu comme les commissaires politiques de l’ex-Armée rouge : ceux qui ne veulent pas rentrer dans le rang sont purement et simplement abattus sur le champ.

    Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi sur la Place de l’Indépendance (Maïdan Nezalezhnosti) de Kiev, faisant quatre blessés. D’après l’agence Unian, ces affrontements sanglants résulteraient d’un conflit entre activistes extrémistes du Maïdan. Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a même déclaré que le centre-ville de la capitale ne peut pas être considéré comme sûr pour les habitants. Édifiant !

    Dans son confortable bureau, le néonazi Parubiy (il fut cofondateur du parti social-national ukrainien, ouvertement néonazi), affirme de façon péremptoire préparer le « blocus complet » de Lugansk et de Donetsk, alors que pendant quatre mois les forces de sécurité ukrainiennes n’ont pas été en mesure de bloquer complètement Slaviansk et Kramatorsk et n’ont pas été capables d’éliminer les forces indépendantistes qui défendaient cette zone. Dans ces conditions, il est légitime de s’interroger sur les capacités de la junte à bloquer les grandes agglomérations régionales, vingt fois plus importantes.

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