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actualité - Page 5221

  • Ces élus de Paris qui bénéficient de logements sociaux !

    "Je souhaite qu'aucun conseiller de Paris ne soit locataire d'un logement attribué par la Ville ou un de ses bailleurs", tweetait Anne Hidalgo en décembre 2013. Quelques heures plus tôt, Mediapart révélait que cinq adjoints de Bertrand Delanoë occupaient un logement social. Six mois plus tard, rien n'a changé ou presque. Des élus de Paris, à l'image d'Antoinette Guhl, adjointe EELV à l'économie solidaire, continuent de bénéficier des mêmes avantages. À une différence près : Anne Hidalgo a fait du logement sa grande priorité. Pas plus tard que lundi 23 juin, la maire présentait sa nouvelle politique du logement. Parmi les mesures phares ? Un nouveau système d'attribution des logements sociaux. Son but ? Rendre "plus fiable, juste, transparente et lisible" l'attribution des logements. 

    Obtenir un logement social à Paris relève de l'exploit. Et pour cause, il faut compter en moyenne 42 mois d'attente. En 2013, 148 000 Parisiens ont déposé un dossier en vue de l'attribution d'un logement social, selon la DRIHL (Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement). Seuls 12 000 d'entre eux ont obtenu une réponse favorable. Un faible taux qui n'empêche pas certains privilégiés de continuer à profiter de ces logements trop rares. Précision importante, à l'exception de Raphaëlle Primet, les élus incriminés sont tous locataires de logements sociaux financés par un prêt locatif intermédiaire, dit PLI. Une catégorie réservée aux familles dont le revenu annuel est compris entre 41 434 euros et 118 782 euros. 

    113 mètres carrés pour 1 900 euros, une affaire en or 

    Antoinette Guhl, adjointe à mairie de Paris et conseillère générale, occupe un appartement géré par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) dans le 20e arrondissement. Dans cette résidence, calme et arborée, située à deux pas de Ménilmontant, elle bénéficie de l'un des plus grands appartements, à en croire ses voisins. Mais l'élue a bonne conscience. Selon les informations du Point.fr, c'est son mari qui a obtenu en 2001 ce logement en tant que fonctionnaire au ministère de l'Agriculture. L'appartement faisant partie du contingent préfectoral réservé à ces mêmes fonctionnaires. Le cumul des avantages ? Et des scandales... Contactée, Antoinette Guhl n'a pas donné suite à nos sollicitations. 

    Pas plus bavard, Didier Guillot, conseiller municipal PS du 18e arrondissement, n'a pas jugé utile de répondre à nos questions. Déjà épinglé par Mediapart (article payant) en 2013, cet élu vit depuis 2000 dans un appartement de 113 mètres carrés, géré par la RIVP, loué 1 900 euros. Dans le privé, il lui en coûterait au minimum 2 500 euros. Chose aggravante, il s'agit là de son deuxième logement social. Didier Guillot avait obtenu le premier en 1997 alors qu'il était salarié du conseil régional d'Ile-de-France. 

    Conseillère de Paris déléguée à la petite enfance et à l'innovation citoyenne, Anne-Christine Lang bénéficie d'un logement social dans le 13e arrondissement parisien. Obtenu en 1999, lorsqu'elle n'exerçait aucun mandat, cet appartement de 110 mètres carrés serait là encore loué à un prix inférieur à celui du marché. "Vous arrivez trop tard. Je suis déjà dans mes cartons", ironise-t-elle. Anne-Christine Lang a en effet prévu de quitter les lieux en juillet 2014. Une décision motivée par le départ du foyer familial de ses trois enfants et par sa nouvelle fonction de parlementaire. L'élue du 13e arrondissement ayant hérité en mai 2014 du siège de Jean-Marie Le Guen à l'Assemblée nationale, nommé dans le gouvernement de Manuel Valls. 

    La précarité d'un mandat politique 

    Mais tous ne sont pas aussi pressés de quitter leur logement. Conseillère Front de gauche de Paris et conseillère générale, Raphaëlle Primet occupe un appartement HLM "de base" dans le 20e arrondissement de Paris. Contactée par Le Point.fr, elle s'en défend : "Ma situation est très particulière. Mon mari est chômeur de longue durée. Je dois bientôt passer devant une commission. Il se peut que je sois contrainte de payer un surloyer", se justifie-t-elle. Mais Raphaëlle Primet n'est pas prête à quitter cet appartement obtenu au bout de dix longues années d'attente. Partir reviendrait à trahir ses électeurs. "Cette mesure (voulue par Anne Hidalgo, NDLR) est injuste et populiste", conclut-elle. 

    Les élus de gauche ne sont pas les seuls à bénéficier de logements sociaux. Dans l'opposition municipale, Nathalie Fanfant, élue UMP du 20e arrondissement, bénéficie elle aussi d'un logement géré par la RIVP dans le 19e arrondissement. Jointe par Le Point.fr, elle indique être à la recherche d'un bien dans le privé. Mais pour l'heure, elle n'a pas dégoté la perle rare. La faute aux loyers prohibitifs. "Me priver de mon appartement reviendrait à interdire la politique à toutes les personnes gagnant moins de 10 000 euros par mois", réplique-t-elle. Avant de raccrocher, Nathalie Fanfant tient à rappeler "la précarité d'un élu pour qui une réélection n'est jamais assurée". Une précarité politique à 4 186 euros bruts par mois. 

    Du côté de l'Hôtel de Ville, tout est fait pour minimiser la situation : "Dès le premier conseil de Paris de cette mandature, nous avons fait voter une charte de déontologie très claire en la matière. Les élus ont quatre mois pour la signer. Dès l'été, une commission de déontologie va étudier au cas par cas les situations des conseillers de Paris. Elle sera saisie en priorité de la situation de ces élus. Nous leur demandons de lui fournir toutes les explications nécessaires. Si une irrégularité est constatée, il leur sera demandé de se mettre sans délai en conformité." Mais rien ne les obligera à faire leurs bagages. Ces élus ont obtenu leur appartement en toute légalité. Si bien qu'ils ne semblent pas réaliser l'ampleur du conflit d'intérêts dont ils se rendent coupables aux yeux des électeurs. C'est à croire que la Mairie de Paris est aveugle.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/07/ces-elus-de-paris-qui-beneficient-de.html

  • Centrafrique : 12 000 réfugiés dans la cathédrale de Bambari

    Mgr Mathos lance un appel pour venir en aide aux habitants de Bambari, qui fuient les violences des miliciens musulmans de la Seleka :

    "Nous accueillons actuellement au moins 12 000 personnes dans la Cathédrale Saint-Joseph ; elles sont totalement privées d’assistance."(...) Plusieurs ONG sont venues constater la situation, mais jusqu’à présent aucune aide humanitaire n’est arrivée. Il manque de tout, non seulement de la nourriture, mais aussi des grandes toiles pour permettre aux gens de s’allonger. Seule la Croix-Rouge nous apporte de l’eau, alors que nous creusons des latrines dans la cour. (...) Je lance un appel pour que l’on intervienne tout de suite pour empêcher un désastre humanitaire."

    Louise Tudy

  • Le point de non retour ?

    La guerre des prétendants à l’investiture présidentielle pour 2017  fait rage à l’UMP, les caciques du parti sont  convaincus qu’après un toilettage  formel – changement de nom du parti pour faire oublier les affaires au bon peuple-lespremiers et même les seconds couteaux auront leur chance face au candidat du PS en 2017. Ils ne manquent pas aussi  de souligner à l’appui de leur prétention   que François Hollande était  à 3%  dans les sondages deux ans avant  son élection à l’Elysée… Nombreux sont ceux qui parient ainsi   sur l’élimination du candidat du  PS au premier tour et d’une victoire facile face à Marine au second, alors que les ennuis judiciaires de Nicolas Sarkozy compliquent bien  évidemment son retour annoncé. Une dépêche de Reuters cite un «  député UMP, visiteur régulier de l’ancien chef d’Etat » qui explique que  « certains à l’UMP », en plein mirage hollywoodien bling-bling,  « imaginent que Sarkozy, c’est Terminator et qu’à la fin, malgré tout, il sera toujours vivant. »  Certes, encore que leméchant  Terminator fini tout de même par être broyé et  n’est pas Schwarzenegger qui veut… Le mari de Carla Bruni   a été mis en examen cette nuit pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ».

     Les soutiens de l’ex chef de l’Etat –dont le nom est cité dans d’autres  dossiers inquiétants et pas uniquement dans  l’affaire Bettencourt- dénoncent « l’acharnement  judicaire », « une vengeance   politique » des « petits juges » méprisés par Sarkozy  et soulignent avec raison qu’il a droit, comme n’importe quel autre citoyen,  à la « présomption d’innocence ». Mais comme n’importe quel autre justiciable, il n’est pas non plus  au dessus des lois  et Florian Philippot, invité de BFM TV,  constate aussi justement  qu’ « il y a autour de Nicolas Sarkozyune ambiance d’affaires qui devient extrêmement pesante. Il faut purger tout cela ».

     Nicolas Sarkozy, d’ores et déjà  disqualifié politiquement,  peut-il  encore  être l’avenir de la droite européiste ? La droite européiste, comme une gauche du même tonneau,  en a-t-elle encore un ? Plus largement  la purge nécessaire,   celle des partis du Système à la tête de notre démocratie confisquée,  doit aussi passer par un changement radical d’orientations  politique, sociale, économique. Bref, note Bruno Gollnisch,  par un retour au bon sens national,  qui commande de se réapproprier les instruments de pilotage d’une  France livrée à une entité bruxelloise  sous influence mondialiste.

     Dans un entretien  au Figaro publié  mardi,  le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, confesse implicitement que les politiques conjointement  menées par l’UMPS ces dernières années ont mené notre pays au bord du gouffre. Selon lui, le point de non retour est même en passe d’être atteint.

     « Le vrai danger, ce n’est pas que nous ayons atteint le plafond symbolique de 2000 milliards d’euros de dette, c’est que, fin 2015, elle dépassera probablement les 100% du PIB »  indique-t-il. Or, si cela est effectivement le cas,  « les marges de manœuvre seront totalement nulles et les acteurs économiques intègreront un comportement d’épargne et de précaution ». « Les pays qui en sont arrivés là ne s’en sont pas relevés! ».

     Les Français payent le prix fort  de cette incurie.  Selon le dernier rapport  de l’Institut national de la statistique (Insee) publié mercredi  sur Les revenus et le patrimoine des ménages, et qui porte sur l’année 2011,  la France  prend chaque jour davantage le visage d’un pays qui se tiers-mondise  avec  des pauvres qui  sont plus pauvres qu’avant, et des riches plus riches.

    Lors d’une conférence de presse relayée par une dépêche de l’Afp,  Jérôme Accardo, chef du département des prix à la consommation de l’Insee, indique  en effet que  si  40% des ménages les  plus riches ont vu le leur augmenter entre +0,1% et +0,8%,  les 40% des personnes les plus modestes ont vu leur niveau de vie diminuer entre -0,2% et -0,8%.  

     Selon le « barème » établi, «une personne est dite pauvre lorsque son niveau de vie estinférieur à 978 euros par mois »( en 2011),  soit « 60% du niveau de vue médian de l’ensemble de la population ». En utilisant ce critère, M.  Accardo indique que « la proportion des personnes pauvres a continué de s’accroître, avec un taux de pauvreté s’établissant à 14,3% de la population totale »   (+0,3 point en un an)

     Comme dans d’autres pays « malades »  de la zone euro ( Italie,  Espagne,   Grèce…) les  salariés ne sont pas à l’abri de  cette paupérisation,   puisque  «  le taux de pauvreté a augmenté de 0,6 point, passant de 6,3% à 6,9% » dans cette catégorie.

     « Une telle hausse du taux de personnes pauvres parmi les salariés n’avait pas été enregistréedepuis 2007, souligne l’Insee, qui relève encore qu’en 2009 et 2010, c’est en tout 18% de la population française qui a connu la pauvreté (soit sur une seule année, soit sur les deux) ».

     Mais pour l’UMPS, incapable structurellement  de changer  son logiciel défaillant,  la priorité reste  la lutte contre  le Front National. A l’occasion de la première session du parlement européen hier à Strasbourg  rapporte Le Figaro,  le député UMP et militant fédéraliste bruxellois  Alain Lamassoure  « se réjouit qu’un cordon sanitaire s’installe autour (du FN).La dédiabolisation a marché en France, mais pas à l’échelon européen, dit-il. À gauche, l’eurodéputé Gilles Pargneaux, s’inquiète d’un vote d’adhésion au FN, qui signifie qu’il ne suffit plus de stigmatiser l’extrême droite. Il va maintenant falloir débattre avec eux.»

     Débattre, exposer la vérité toute nue,  voilà qui ne fait pas en effet les affaires d’une classe politicienne qui a atteint visiblement  son seuil d’incompétence aux yeux  de nombreux Français.

  • Jean-Marie Le Pen souhaite un rassemblement national

    Interrogé dans Rivarol (à paraître dans le numéro 3148 daté du jeudi 3 juillet), Jean-Marie Le Pen estime qu'une victoire est possible :

    "Oui, je le pense. Mais cette arrivée au pouvoir à mon avis ne se fera que dans un environnement dramatique. On ne se résout aux idées justes que sous l’aiguillon de l’absolue nécessité. Et je crois que ces conditions seront réunies en 2017. A moins qu’elles ne le soient avant. Je pense donc que Marine Le Pen peut être élue présidente de la République. Il faut que dans ces trois ans elle s’efforce de ne pas perdre un seul élément de sa force actuelle mais au contraire que cette homogénéité conduise par sa densité d’autres éléments à s’agréger au projet de sauvegarde nationale qui est rendu nécessaire car le péril qui menace la France est mortel à brève ou moyenne échéance. [...]

    La conception que j’ai du rassemblement national est en effet de réunir tous les patriotes sans exception. Je pense que s’il faut quelquefois rappeler à quelques patriotes la nécessité de comportements sérieux et pas folkloriques, car en politique on ne doit pas se faire plaisir, tous les patriotes ont selon moi leur place dans ce rassemblement. Si l’on n’est pas forcément tous dans le même parti, dans la même structure, on doit au moins être dans les mêmes alliances, avoir la même conception de la patrie, de la nation, de ses devoirs et de ses droits. Il ne doit manquer personne. Tout le monde doit pouvoir apporter sa pierre. Des opinions sur différents sujets peuvent diverger mais cela doit pouvoir être surmonté sous l’aiguillon d’une nécessité vitale, le sort de la France qui va se jouer dans les années qui viennent, et dans le respect du passé de notre pays. La nation est un ensemble vivant qui comporte aussi ses morts, la terre et les morts de Barrès, mais aussi ses vivants et singulièrement ses jeunes que nous avons vu réagir de manière admirable et spontanée dans les manifestations massives contre le mariage homosexuel. C’était une réaction vitale, instinctive.

    Je le dis souvent à mes auditoires : toutes les courbes de notre pays sont très négatives. On va dans le mur. Donc sur le papier c’est fichu. Mais nous appartenons à un peuple qui a toujours su se lever lorsque la situation était humainement désespérée."

    Michel Janva

  • Une nouvelle recession et un nouveau monde débarrassé de l’arrogance américaine ?

    « Une économie délocalisée n’est pas une économie »

    Le chiffre définitif de la croissance réelle du PIB des Etats-Unis pour le premier trimestre 2014 est tombé aujourd’hui : pas de progression de 2,6%, comme l’avaient prédit en janvier les économistes qui ne savent rien, mais une baisse du PIB de 2,9%.

    Cette croissance négative de -2,9% est en elle-même un euphémisme car, si l’on obtient ce chiffre en déduisant l’inflation du PIB nominal, la mesure de l’inflation est minimisée. Sous le régime Clinton, la Commission Boskin a truqué la mesure de l’inflation afin de tromper les bénéficiaires de l’aide sociale sur les ajustements indiciels. Quiconque achète des aliments, du carburant ou autre chose sait que l’inflation est beaucoup plus élevée que le chiffre officiel, et il se peut que la chute du PIB au premier trimestre soit trois fois supérieure au chiffre officiel. Néanmoins, la différence entre la prévision de janvier (+2,6%) et la récession à fin mars (-2,9%) est déjà importante.

    Tout véritable économiste (c’est-à-dire qui n’est pas rémunéré par Wall Street, le gouvernement fédéral ou l’Establishment) savait que cette prévision de +2,6% était du pipeau. Les revenus des Américains n’ont pas augmenté, à l’exception du fameux 1% de la population (les plus riches), et l’unique croissance du crédit concerne les prêts aux étudiants, alors que tous ceux qui ne peuvent trouver un emploi se tournent à tort vers «L’éducation c’est la solution».

    Dans une économie basée sur la consommation, l’absence de croissance des revenus et du crédit signifie aucune croissance économique. L’économie des Etats-Unis ne peut pas croître parce que les grandes entreprises, poussées par Wall Street, ont délocalisé l’économie. Les produits manufacturés américains sont fabriqués à l’étranger.

    Regardez les étiquettes sur vos vêtements, vos chaussures, votre vaisselle et vos casseroles, vos ordinateurs, etc. ! Les emplois américains qualifiés, comme dans l’ingénierie informatique, ont été déplacés à l’étranger. Une économie délocalisée n’est pas une économie. Tout cela s’est déroulé à la vue de tous, tandis que les comparses grassement payés du libéralisme déclaraient que les Américains étaient bénéficiaires de ce système, un système qui donne les emplois de la classe moyenne aux Chinois ou aux Indiens.

    Cela fait près de vingt ans que j’expose ces mensonges, raison pour laquelle je ne suis plus invité à m’exprimer dans les universités américaines ou devant les associations économiques américaines. Les économistes adorent l’argent qu’ils reçoivent pour mentir. Ils ne veulent surtout pas parmi eux d’une personne qui dit la vérité.

    Une baisse officielle de 2,9% au premier trimestre implique une baisse du PIB pour le deuxième trimestre. Deux baisses consécutives, c’est la définition d’une récession.

    Imaginez les conséquences d’une récession. Cela signifie que les années d’assouplissement quantitatif sans précédent n’ont pas réussi à ranimer l’économie. Cela veut dire que les années de déficits budgétaires keynésiens n’ont pas réussi à ranimer l’économie. Ni la politique budgétaire ni la politique monétaire n’ont marché.

    Alors, qu’est-ce qui pourrait ranimer l’économie ? Rien, à part le retour forcé de l’économie que les grandes entreprises antiaméricaines ont déménagée à l’étranger. Pour ce faire, il faudrait un gouvernement crédible. Malheureusement, le gouvernement américain a perdu toute crédibilité. Depuis le deuxième mandat du régime de Clinton [1996], il n’en a plus.

    Aujourd’hui, personne dans le monde ne croit plus le gouvernement américain, à l’exception des Américains eux-mêmes, qui lisent et écoutent les «médias du courant dominant» et qui sont en état de mort cérébrale. La propagande de Washington règne sur les esprits des Américains mais ne produit que railleries et mépris partout ailleurs.Les mauvaises perspectives économiques ont conduit les deux plus grands lobbies d’entreprises des Etats-Unis – la Chambre de commerce des Etats-Unis et la National Association of Manufacturers (ou ce qu’il en reste) – à entrer en conflit avec la menace, par le régime d’Obama, de nouvelles sanctions contre la Russie.

    Selon Bloomberg News, à partir de demain (26 juin), ces groupements d’entreprises publieront des publicités dans le New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post s’opposant à de nouvelles sanctions contre la Russie. Les associations d’entreprises américaines disent que ces sanctions nuiront à leurs profits et entraîneront de nouveaux licenciements.

    Donc, les deux plus grandes associations d’entreprises des Etats-Unis, sources importantes de financement pour les campagnes électorales, ont finalement ajouté leurs voix à celles des entreprises allemandes, françaises et italiennes.

    Tout le monde, à part le peuple américain dont le cerveau a été lavé, sait que cette «crise en Ukraine» est entièrement l’œuvre de Washington. Les entreprises américaines et européennes demandent : «Pourquoi nos profits et nos employés devraient-ils encaisser les coups au nom de la propagande de Washington contre la Russie ?»

    Obama n’a aucune réponse. Peut-être ses raclures néoconservatrices de Victoria Nuland, Samantha Powers et Susan Rice peuvent-elles trouver une réponse ? Obama peut se tourner vers le New York Times, le Washington Post, le Wall Street Journal et le Weekly Standard pour expliquer pourquoi des millions d’Américains et d’Européens devraient souffrir afin que le vol de l’Ukraine par Washington ne soit pas compromis.

    Les mensonges de Washington rattrapent Obama. Angela Merkel, la chancelière allemande, a beau être la prostituée absolue de Washington, les industriels allemands disent à la prostituée de Washington que leurs affaires avec la Russie leur importent plus que de souffrir pour le compte de l’empire washingtonien. Les chefs d’entreprise français demandent à Hollande ce qu’il propose de faire de leurs employés au chômage s’il suit Washington. Les entreprises italiennes rappellent à leur gouvernement, dans la mesure où l’Italie en a encore un, que ces rustres d’Américains n’ont aucun goût et que les sanctions contre la Russie signifient un coup dur porté au secteur économique le plus reconnu d’Italie – ses produits de grand luxe.

    Le désaccord avec Washington et les deux grands dirigeants fantoches de l’Europe se creuse.

    Le dernier sondage en Allemagne révèle que les trois-quarts de la population allemande rejettent les bases permanentes de l’Otan en Pologne et dans les Etats baltes. L’ancienne Tchécoslovaquie, la Slovaquie et la République tchèque, bien qu’Etats membres de l’Otan, ont rejeté l’installation de troupes et de bases américaines et de l’Otan sur leurs territoires. […]

    Les pressions qu’exercent les imbéciles de Washington sur l’Otan pourraient faire voler l’organisation en éclats. Prions pour que cela se produise ! L’excuse de l’Otan pour justifier son existence a disparu avec l’effondrement de l’Union soviétique, il y a 23 ans. Pourtant, Washington a accru la présence de l’Otan bien au-delà des frontières de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. A présent, l’Otan s’étend de la Baltique à l’Asie Centrale.

    Afin de justifier la poursuite des opérations coûteuses de l’Otan, Washington a dû se fabriquer un ennemi avec la Russie.

    La Russie n’a aucune intention d’être l’ennemie de Washington ou de l’Otan et l’a bien fait savoir. Mais le complexe militaro-sécuritaire de Washington, qui absorbe environ 1.000 milliards de dollars par an de l’argent des contribuables en difficulté, a besoin d’une justification pour maintenir le flux de ses profits.

    Malheureusement, les imbéciles à Washington ont choisi un ennemi dangereux. La Russie est une puissance nucléaire, un pays aux vastes dimensions et qui dispose d’une alliance stratégique avec la Chine.

    Seul un gouvernement submergé d’arrogance et d’hubris, ou un gouvernement dirigé par des psychopathes et des sociopathes, choisirait un tel ennemi.

    Le président russe, Vladimir Poutine, a fait remarquer à l’Europe que la politique de Washington au Proche-Orient et en Libye est non seulement un échec complet mais qu’elle a également des retombées dévastatrices pour l’Europe et la Russie. Les fous à Washington ont renversé les gouvernements qui réprimaient les djihadistes.A présent, les djihadistes violents sont lâchés. Au Proche-Orient, ils sont à l’œuvre pour redessiner les frontières artificielles établies par les Anglais et les Français dans le sillage de la Première Guerre mondiale.

    L’Europe, la Russie et la Chine ont des populations musulmanes et ont des raisons de s’inquiéter, maintenant que la violence libérée par Washington pourrait apporter la déstabilisation de régions entières d’Europe, de Russie et de Chine.

    Personne, nulle part dans le monde, n’a de raison d’aimer Washington. Personne ! Et encore moins les Américains qui sont saignés à blanc afin que Washington puisse faire étalage de sa force militaire sur toute la planète. La cote de popularité d’Obama est à un lamentable 41% et personne ne veut qu’Obama reste à son poste une fois son second mandat terminé. En contraste, les deux-tiers de la population russe veulent que Poutine reste président après 2018.

    En mars, l’agence de sondages Public Opinion Research Centera publié un rapport montrant que la cote de popularité de Poutine se maintenait à 76% malgré l’agitation fomentée contre lui par les ONG russes financées par les Etats-Unis – des centaines d’institutions de la cinquième colonne que Washington a établies en Russie durant les deux dernières décennies.

    En plus des problèmes politiques des Etats-Unis, le dollar américain a du souci à se faire. Le dollar est maintenu à flot par des marchés financiers manipulés et la pression que Washington exerce sur ses vassaux qui doivent faire tourner leurs propres planches à billets afin de soutenir la valeur de la devise américaine en achetant des dollars. Pour maintenir le dollar à flot, une grande partie du monde connaîtra l’inflation monétaire. Lorsque les gens finiront par piger et se rueront sur l’or, ils s’apercevront que les Chinois ont tout pris.

    Sergueï Glazyev, un conseiller de Poutine, a dit au président russe que seule une alliance contre le dollar pour qu’il s’effondre pourrait arrêter l’agression de Washington. C’est mon opinion depuis longtemps. Il ne peut y avoir de paix tant que Washington pourra créer de la monnaie pour financer plus de guerres.

    Ainsi que le gouvernement chinois l’a déclaré, il est temps de «désaméricaniser le monde». Le pouvoir à Washington a totalement déçu, ne produisant rien d’autre que des mensonges, de la violence, de la mort et la promesse de plus de violence. L’Amérique n’a d’exceptionnel que le fait que Washington a, sans aucun remords, détruit en tout ou partie sept pays depuis le début du XXIe siècle. A moins que le pouvoir à Washington ne soit remplacé par des dirigeants plus humains, la vie sur terre n’a aucun avenir.

    Paul Craig Roberts, 25/06/2014

    Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint du Trésor américain pour la politique économique dans l’administration Reagan. Il était rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week, et le Howard Nouvelles Service Scripps. Il a eu de nombreux postes universitaires. Il est l’auteur de nombreux livres.

    Titre original : « A New Recession and a New World Devoid of Washington’s Arrogance ?» (Foreign Policy Journal, 26/06/014)

    Traduction : [JFG-QuestionsCritiques]

    Source : Les-Crises.fr

    http://www.polemia.com/une-nouvelle-recession-et-un-nouveau-monde-debarrasse-de-larrogance-americaine/

  • Procès des Hommens : le rôle inquiétant du parquet…

    Tout démocrate, quelles que soient ses opinions politiques, a de sérieuses raisons d’être inquiet.   

    Le 24 juin dernier, lors de l’audition en appel à Paris des quatre Hommens de Roland-Garros, le parquet a requis des peines allant de 12 à 18 mois de prison avec sursis et même 6 mois ferme pour l’un d’entre eux.

    Au même moment et dans un autre procès, un autre procureur général déclarait lors de son réquisitoire contre le docteur Bonnemaison : « Votre volonté n’était pas de faire le mal (…) mais pour faire le bien, au regard de la loi, vous avez fait le mal », phrase qui appelait implicitement à la clémence du jury qui a finalement décidé d’acquitter l’accusé. À Paris au contraire, le Parquet a fustigé le comportements des Hommens qui étaient selon lui « des irresponsables qui masquaient leurs visages et n’assumaient pas la conséquences de leurs actes et qu’il fallait par conséquent punir sévèrement »…

    Rappelons que, dans un cas, le docteur Bonnemaison avait administré, de sa propre initiative et sans prévenir ni les familles ni le personnel médical, des produits à l’origine du décès de sept patients, afin prétendait-il « d’abréger leurs souffrances ».

    Dans le cas des Hommens, l’objectif était, selon les auteurs des faits eux-mêmes, de défendre l’intérêt des enfants dans leur droit à avoir un père et une mère, en attirant l’attention de la presse internationale sur le mouvement de contestation de la loi Taubira que la presse française semblait fortement vouloir minimiser.

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  • Les LGBT visent toujours plus les enfants

    Endoctrinement à la théorie du genre ("qui n’existe pas"...) : La Commission des droits de l’homme (à savoir Matignon) exhorte le gouvernement à renforcer la prévention [sic] de l’homophobie à l’école.

    A lire dans Le Figaro : « LGBTphobies » : Matignon sous pression

    Alors que Benoît Hamon tente de mettre sous le tapis l’embarrassant sujet des ABCD de l’Égalité, le gouvernement est rappelé à l’ordre par la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme). Cet organisme consultatif, sous tutelle de Matignon, [c’est-à-dire de Manuel Valls :ndlr], a voté jeudi un avis qui rappelle le gouvernement à ses anciennes promesses en matière de lutte contre les « LGBTphobies » (hostilité envers les lesbiennes, gays, bi et trans), notamment à l’école. Un pavé lancé dans la mare à la veille de la Marche des fiertés, ou gay pride parisienne du 28 juin.

    « Lors de plusieurs auditions menées par la CNCDH, des acteurs de la communauté éducative ont souligné la grande timidité du ministère dans la mise en œuvre des recommandations du programme d’actions gouvernemental », note la commission dans son avis sur « Les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».

    Le gouvernement a cédé à la mobilisation de la Manif pour tous [sic !]

    La suite ici

  • "Il faudrait qu'on s'excuse d'avoir autant d'enfants"

    Stéphanie et Guillaume Garcia ont 8 enfants. Locataires, les époux sont avisés de la mise en vente du pavillon et sommés de le quitter en fin de bail, au 31 octobre 2015. Ils décident de faire bâtir. Ils trouvent un terrain, un promoteur, dessinent les plans, obtiennent un devis. Le crédit total porte sur 260 000 € étalés sur 25 ans, avec un taux d'endettement de 27 %. Or, la requête aboutit à un refus catégorique. Raison invoquée ? "Il y a trop d'enfants au foyer. Vous ne réussirez pas à vous en sortir".

    Déçus, ils font le tour des établissements financiers locaux.

    "A chaque fois, ça a été la même réponse. C'est abusé. Effrayant. Il faudrait qu'on s'excuse d'avoir autant de petits, alors que justement on se bat pour leur construire un avenir correct !"

    Résignés, ils cherchent une location :

    "Tout va bien jusqu'à ce qu'on évoque nos huit gamins. Alors là, c'est un non direct".

    Michel Janva