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TVL : Journal du 30 juin 2014
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Olivier Delamarche Dette et Jeu de Monopoly
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Vivre c’est choisir
Le candidat frontiste Jean-Luc François Laurent n’a pas démérité hier lors de ce second tour de la législative partielle, dans la 21ème circonscription du Nord. Il était opposé en duel au notable Laurent Degallaix, maire UDI de Valenciennes, qui avait reçu le soutien de toutes les forces clientélistes de la circonscription, de l’extrême gauche à l’UMP. La large victoire de M. Degallais était attendue mais la surprise réside dans l’excellent score réalisé par le candidat de l’opposition nationale. En dépit de l’énorme abstention (76,21 %), et des appels au front républicain,Jean-Luc François Laurent gagne près de 10 points par rapport au premier tour avec 27,86% de suffrages. Barrage contre le camp national qui sera aussi à l’œuvre pour les élections sénatoriales de septembre. Dans les Bouches-du-Rhône, l’idée que le FN puisse décrocher un fauteuil au Sénat, ce qui serait historique, effraye le Système local. Exemple assez caricatural de ce que ce régime en fin de course peut produire comme politicien cynique et progressiste, dont la seule vraie boussole est la détestation des idées nationales, le sénateur EELV Jean-Vincent Placé était cette fin de semaine à Marseille.
La Provence a révélé que M. Placé «a discuté avec l’UMP Jean-Claude Gaudin et la socialiste Samia Ghali. Son mot d’ordre : tout faire pour que le FN n’entre pas au Sénat. Avec 60 à 70 grands électeurs, les écologistes devraient s’offrir au PS dans le cadre d’un accord plus large. Avec 200 bulletins, le Front de Gauche négocie lui pour faire liste commune avec le PS. Ce dernier jouant serré, la liste Guérini pouvant l’emmener vers un naufrage ». C’est beau les convictions…
Ce triste spectacle de magouilles et de petits arrangements entre amis rend d’autant plus audible la sincérité, la limpidité tranchante du discours frontiste. Ainsi, seule Marine Le Pen a réitéré à l’occasion des exactions commises par les Algériens sur notre sol pour fêter les victoires de leur équipe de foot, son souhait d’en finir avec la double nationalité.
Comme en fait état régulièrement le blog de Bruno Gollnisch, comme cela figure dans le programme du FN depuis au moins trente ans, Marine a redit lors du Grand Rendez-vous Europe 1, iTELE, Le Monde qu’ «il faut maintenant mettre fin à la double nationalité » et«arrêter l’immigration », pointant « l’échec total de la politique d’immigration et le refus exprimé, par un certain nombre de binationaux, de l’assimilation». « Il faut choisir, être Français ou être autre chose ». Sachant que le problème de la double allégeance se pose de manière particulièrement aigüe, pour des raisons principalement démographiques et culturels, avec les binationaux non européens.
En 2009 déjà, Marine s’était saisie de l’exemple de Rama Yade, alors membre du gouvernement de François Fillon : «Comment voulez-vous demander à ces jeunes de choisir quand la secrétaire d’Etat, Mme Rama Yade, déclare dans son livre: jusqu’à 18 ans, s’il y avait eu une guerre entre le Sénégal et la France, j’aurais choisi le Sénégal. Et depuis, je ne sais pas »!
Vivre c’est choisir affirme Bruno Gollnisch, c’est aussi l’avis d’Eric Zemmour. Vendredi soir dans l’émission Ca se dispute sur iTele, le journaliste a estimé que quand les casseurs maghrébins « brandissent des drapeaux Algériens ça revient à haïr la France», mais aussi que la binationalité était un leurre car « on ne peut pas avoir deux mères ».
« Je ne crois pas à la France c’est mon père, l’Algérie c’est ma mère, je me querellais déjà avec certains de mes coreligionnaires qui disaient la même chose pour la France et l’Israël » a-t-il expliqué. Un doute qui animait aussi Jean-Marie le Pen, rappelons-le au passage, lorsqu’en 1989 il avait interrogé au sujet de sa double nationalité franco-israélienne supposée, le député immigrationniste et ex Secrétaire d’État Lionel Stoléru.
« Il n’y a pas de mon père et ma mère : on a une nation et on n’a pas de double allégeance» a donc affirmé M. Zemmour. « Maintenant ces gens là, soit ils sont Algériens, soit ils sont Français. S’ils sont Algériens c’est très bien, il n’y a pas de problème et ils ont raison d’être contents de la victoire de l’Algérie, mais qu’ils ne viennent pas dire qu’ils sont Français. Ou alors ils sont Français et ils ne sont pas Algériens ».
Un sentiment partagé par la grande majorité de nos compatriotes, mais c’est justement cette incapacité de la classe politicienne conquise par l’idéologie hors sol à être en phase avec leurs attentes, qui explique la levée de boucliers contre les positions du FN ou les propos de Zemmour.
Exemple de cette maladresse, s’est tenue hier à Fréjus, dans la ville conquise en mars dernier par le candidat FN David Rachline, une réunion pour stigmatiser les électeurs patriotes, dresser un bilan des cent premiers jours des mairies frontistes, baptisée « journée de coordination nationale des comités de vigilance contre le Front National ».
Le tout à l’appel d’un bidule intitulé Forum républicain, présidé par la candidate malheureuse du PS dans cette ville Elsa Di Meo, d’une autre coquille vide, le Comité d’action de Fréjus contre la municipalité Front National, et de deux célèbres pseudopodes du PS, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) dirigée par déjà très contesté Sacha Reingewirtz, et SOS racisme, dont l’inénarrable président Dominique Sopo avait fait le déplacement.
Ce rassemblement anti FN a fait un four. Un bide retentissant malgré la mobilisation des réseaux clientélistes, puisque moins de 200 permanents et militants de gauche ont participé à cette journée ! En l’absence d’ailleurs assez criante de « jeunes issus de l’immigration» que les « antiracistes» (sic) avaient déjà tenté de mobiliser entre les deux tours des municipales, mais qui n’ont le plus souvent, comme de très nombreux Gaulois, que mépris -et c’est bien évidemment un doux euphémisme- pour SOS racisme et l’UEJF.Cela fait bien longtemps qu’on ne se demande plus pourquoi.
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Ce qui gêne le plus ce gouvernement c'est la vérité
Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps Français, déclare au quotidien Présent.
Extrait :
"Manuel Valls vous a qualifié de « femme la plus dangereuse de France ». Rappelez-nous dans quel contexte.
J’ai pris ça pour un compliment. Au début je n’ai pas bien compris. Puis j’ai réalisé que nos actions étaient extrêmement subversives. Le danger c’était la vérité. Rien de plus. J’ai pour moi d’être assez détachée de ce que l’on peut penser de moi. J’ai appris ça. Ce qui m’intéresse c’est la vérité. Et je pense que ce qui gêne le plus ce gouvernement qui nous manipule et qui nous enfume, qui vit dans le mensonge permanent, c’est que quelqu’un arrive et dise : c’est un mensonge et voilà la vérité. L’effet est très subversif. La vérité est subversive. Le Printemps Français est dangereux pour le gouvernement. Il a raison de s’en inquiéter. Il est en train de se passer un truc insaisissable que le gouvernement n’arrive pas à maîtriser.
Vous avez réussi à redonner le goût de l’action publique à une catégorie de jeunes qui ne descendaient plus dans la rue et que l’on n’avait pas vus manifester depuis des années. Le mouvement n’est-il pas en train de retomber ?
Le mouvement ne retombe pas mais il se transforme. Ce qui s’est passé l’année dernière est en train de bouleverser complètement la politique française. Les mouvements sociétaux nés l’année dernière ont des conséquences politiques colossales. Ils révolutionnent le paysage politique et les partis politiques ne s’en sont pas encore rendu compte. On va voir ceux qui s’en rendent compte les premiers. Tant sur le fond que sur la forme, c’est tout à fait révolutionnaire pour nous, gens de droite. Sur le fond, les gens sont descendus dans la rue par instinct de survie. Ils se sont dit : la civilisation est en danger. Ils sont descendus en quelque sorte avec leurs tripes et pas avec leur tête. Les gens n’ont pas bougé pour un corporatisme ou pour la défense de droits acquis mais pour défendre des valeurs. Des valeurs de civilisation. Et ça c’est nouveau. Sur la forme, les générations ont renoué ensemble dans un même mouvement. Mai 68 c’était : « on met les vieux au rancart », la Révolution française : « du passé faisons table rase ». Là, on a retrouvé une notion de verticalité entre les générations : grands-parents, parents, enfants, petits-enfants. Véritablement ensemble dans la rue. Et dès qu’il y de la verticalité c’est encore plus solide. Et c’est quelque chose de nouveau aussi. On a renoué entre les générations.
Croyez-vous encore en une solution démocratique, politique, par les urnes ? Comment renverser la situation sinon ?
Je ne vais pas dire que je ne crois en aucun parti. Et j’ai la France chevillée au corps. Je me bats vraiment pour mon pays, car je pense qu’on est en train de tuer l‘âme de nos enfants. Mais je pense que les partis actuels doivent se positionner clairement par rapport aux sujets de civilisation. La frontière va se situer là. C’est-à-dire d’un côté le nihilisme : libéralisme, hommes producteurs-consommateurs, mondialisme, etc. Et puis de l’autre côté, l’homme dans sa transcendance. Je pense que c’est ça qui va fonder la politique de demain et qu’actuellement dans les partis politiques, ça ne se dégage pas encore suffisamment. Qu’est ce qui est vraiment important pour demain ? C’est l’homme avec un grand H. Quelle civilisation veut-on transmettre à nos enfants ? Les solutions pratiques, économiques, sociales, sociétales me paraissent découler de la vision que l’on a de l’homme. Et pour moi l’homme est un enfant de Dieu. C’est en temps que tel que je le respecte dans sa liberté et sa responsabilité. Ce sont en réalité des principes très concrets et pas des vues de l’esprit dont on peut décliner alors une politique cohérente. Je pense que nous devons repositionner le combat dans l’espace spirituel."
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Gaypride : la marche de la honte contre l'intérêt des enfants
Communiqué de la Manif Pour Tous :
"Alors que la gay pride ce tient cet après midi à Paris, La Manif Pour Tous tient à faire part de sa vive inquiétude devant les mots d’ordre d’un rassemblement plus revendicatif et politique que populaire. Dans la ligne de mire des organisateurs et du lobby LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transexuels), la libéralisation de la procréation médicalement assistée (PMA). Supprimer les conditions qui encadrent la pratique de la PMA conduirait à la fabrication d’enfant délibérément privé de leur père. Ce serait donc une grave atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant. [...]
La Manif Pour Tous tient également à rappeler le silence qui a entouré le grave dérapage de la gay pride de Lyon il y a deux semaines dont le mot d’ordre de mobilisation associait prostitution, PMA pour les couples de femmes et GPA (Gestation ou Grossesse Pour Autrui, c’est à dire les mères porteuses). « Cela démontre bien la volonté d’aboutir à la légalisation et à la banalisation du commerce du corps de la femme et de l’enfant » s’inquiète Ludovine de La Rochère. Comme La Manif Pour Tous ne cesse de le répéter depuis plus d’un an et demi, l’idéologie libertaire ne pouvait pas s’arrêter avec la loi Taubira autorisant le mariage et l’adoption par deux hommes ou par deux femmes. Les nouvelles revendications sont aujourd’hui la PMA et la GPA. L’absence de condamnation de la part des organisateurs et des responsables politique est plus qu’inquiétante. « Qui ne dit mot consent ! L’Hôtel de Ville de Paris a d’ailleurs été décoré aux couleurs de ce que l’on ne peut qu’appeler « shame pride ». C’est une provocation inutile et choquante »dénonce Ludovine de La Rochère. [...]"
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Le dollar perdrait-il sa couleur ?
Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.
Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?
1. Depuis quand le dollar domine les échanges internationaux ?
Le dollar américain règne sur les transactions de devises sans interruption depuis la Seconde Guerre Mondiale. La devise américaine s'est imposée comme la première monnaie de réserve et le premier choix des banques centrales après les accords de Bretton Woods de 1944. Les grandes lignes du système financier international seront dorénavant, en majeure partie dessinées en dollar.
Les réserves de change en dollar détenues par les banques centrales du monde entier représentaient 3800 milliards de dollars au troisième trimestre 2013, soit 61,2% du montant global des réserves allouées.
Toutefois ces chiffres sont à relativiser très fortement dans la mesure où d'une part la Chine refuse de divulguer la répartition de ses réserves de change, et d'autre part, les réserves non allouées par les banques centrales sont en augmentation (d'où l'absence du poids du yuan dans les statistiques officielles).
2. Quelles sont les raisons d'une telle dominance ?
Il y a quatre raisons principales à la prédominance du dollar dans les échanges internationaux.
La stabilité de l'économie américaine est la première raison d'investir et d'avoir confiance dans le dollar. Les États-Unis ont dernièrement montré que le pays avait les moyens de résister à un choc quelconque (hausse des prix des matières premières ou des biens manufacturés, crise du crédit, catastrophe naturelle, dérapage du commerce extérieur, etc.). La force militaire américaine sans commune mesure est aussi une raison importante.
Pour aider leurs exportations, les pays asiatiques (notamment) accumulent des dollars pour maintenir leurs propres devises à un taux de change bas (d'une façon générale, les économies asiatiques sont, à l'instar de l'économie japonaise, axées sur les exportations).
L'omniprésence du dollar dans les coffres mondiaux est aussi le résultat de l'émission surabondante de titres de dette américaine.
Pour ne pas se retrouver face à un endettement local incontrôlé en dollar comme en 1997 (dévaluation de la monnaie), certains pays (notamment asiatiques) tiennent compte du risque de change en achetant de la devise américaine.
3. La Chine a-t-elle les moyens de changer la donne ?
Aujourd'hui, le prix d'environ 25 % des exportations chinoise est indiqué en yuan et est devenu la principale monnaie de règlement dans certaines régions. Si, pendant des années, la Chine a accumulé des dollars et s'est attelée à garder élevée pour ses exportations la valeur du dollar et basse celle du yuan, l'objectif est clairement aujourd'hui que la devise chinoise devienne l'une des principales monnaies de réserve dans le monde d'ici à 2030.
Tel n'est pas encore le cas, mais plusieurs éléments récents montrent que la tendance est en train de s'inverser.
La Chine a (discrètement) changé son fusil d'épaule
La nouvelle a été quasiment entièrement passée sous silence par les médias américains, mais elle devrait faire date. Selon les déclarations de Yi Gang, un député gouverneur à la Banque Centrale « ce n'est plus dans l'intérêt de la Chine d'accumuler des réserves en devises étrangères ». Pour mémoire, au 3ème trimestre 2013, les réserves en devises étrangères ont été estimées à environ 3,66 trillions de dollars. Et, bien sûr, la majeure partie était en dollars américains pour rendre les produits chinois moins chers sur le marché international. Mais à présent, la Chine a annoncé que le temps était venu d'arrêter de faire des réserves en dollars US.
Suspension des transactions avec l'Afghanistan
Autre exemple concret en date, la suspension de toutes les transactions en dollars avec les banques commerciales afghanes (au-delà de la volonté de contrecarrer les opérations terroristes de la région dominée par les musulmans de la région du Uighur) montre qu'il n'y a concrètement aucun problème à changer de devise de référence en un temps record avec des partenaires non stratégiques.
4. La Russie va-t-elle changer de monnaie de référence ?
La Banque centrale russe, grâce aux recettes pétrolières et gazières du pays, détenait 493,4 milliards de dollars de réserves de change au dernier pointage officiel du 21 février.
Pour répondre aux sanctions imposées par l'Union Européenne (UE) et les États-Unis après le référendum en Crimée, la Russie est en train de mettre ses menaces à exécution en répondant par ses propres sanctions contre ces mesures économiques.
Une sortie mystérieuse d'obligations américaines
Le 12 mars 2014, selon les données publiées par la banque centrale américaine, 104,5 milliards de dollars d'obligations américaines de la Réserve fédérale ont été retirés, suscitant les rumeurs les plus folles d'une sortie ou d'un transfert de la part de la banque centrale russe....
Appel à vendre ses dollars
Début mars 2014, le conseiller présidentiel russe, Sergueï Glaziev, a lancé un avertissement laissant peu de place au doute en déclarant que « Nous détenons une quantité décente de bons du Trésor - plus de 200 milliards de dollars - et si les États-Unis osent geler les comptes des entreprises et des citoyens russes, nous ne pourrons plus considérer l'Amérique comme un partenaire fiable», ajoutant que « nous allons encourager tout le monde à vendre les obligations du Trésor américain, se débarrasser de dollars comme monnaie fiable et quitter le marché américain. »
Les menaces ont été mises à exécution puisque le pays a été un vendeur net pour une somme combinée de 11,3 milliards de dollars de T-bonds au cours des mois de février et de mars 2014.
Le méga contrat gazier réglé en... yuan ?
L'on se souvient que la Chine et la Russie ont conclu mi-mai à Shanghai un méga-contrat d'approvisionnement gazier, fruit d'une décennie de négociations. Selon les termes du contrat, la Russie fournira Pékin en gaz à partir de 2018, et le volume livré à la Chine augmentera progressivement "pour atteindre à terme 38 milliards de mètres cube par an". Si cet accord confirme l'amélioration des relations sino-russe, il pourrait aussi confirmer la volonté de la Russie de réduire sa dépendance aux dollars. En ce sens, le contrat devrait être libellé soit en Roubles, en Renminbi ou en or. Des couvertures de change pourraient ne pas être exclues et certainement pas annoncées.
Changer de système de paiement pour être moins dépendant
Mi-mars 2014, les deux géants des paiements, Visa et MasterCard, ont arrêté sans préavis de fournir leurs services de paiement aux clients de plusieurs banques russes après l'annonce de sanctions par Washington pour condamner « l'annexion » de la Crimée par Moscou.
La banque Rossia, visée par les sanctions américaines, avait annoncé le 21 mars 2014 que Visa et Mastercard avaient "sans préavis arrêté de fournir leurs services de paiement aux clients de la banque". Sa filiale à 100%, Sobinbank, était aussi touchée car contrôlée par les frères Arkadi et Boris Rotenberg, dont les noms avaient été ajoutés à la liste des personnes visées par les sanctions.
Concrètement, les clients ne pouvaient plus retirer d'argent avec leurs cartes que dans les distributeurs, et ne pouvaient plus effectuer d'achats avec leurs cartes.
La Russie aurait donc aussi dans l'idée de créer son propre système de paiement pour réduire sa dépendance à certains groupes occidentaux tels que Visa et/ou Mastercard.
Ce nouvel épisode pourrait donc être une énième preuve de la volonté de la Russie de réduire sa dépendance au dollar.
Finalement, la Russie a produit en mai 2014 un document décrivant une stratégie de retrait du dollar à adopter dans un contexte de coopération des Brics.
5. Comment les devises évolueraient-elles en cas de retrait progressif des réserves en dollar ?
En théorie, s'il devait y avoir un retrait massif de dollars de la part des investisseurs internationaux, la monnaie américaine devrait logiquement repartir à la baisse face à un panier de valeurs dont l'euro et le Yuan.
L'évolution des devises va aussi dépendre de la convertibilité du yuan. Fantasme pour certain, elle pourrait être totalement effective en 2020 et traduire la volonté, non dissimulée, du gouvernement chinois de libéraliser les marchés. Rappelons ici que la devise chinoise est actuellement totalement convertible dans les comptes courants, mais que Pékin conserve un contrôle étroit sur les comptes de capitaux.
Ceci aurait pour effet de raffermir le yuan et confirmerait donc la tendance amorcée par un retrait progressif des investissements en dollar.
Si cette tendance devait s'accélérer, la Chine devrait faire un choix : conserver ses obligations américaines pendant que le dollar s'affaiblit, ou se joindre au mouvement.
6. Quelles sont les dernières tendances ?
Le 10 juin 2014, le fonds souverain de l'Azerbaïdjan est entré en négociations avec les autorités régulatrices chinoises en vue d'investir 1,8 milliard de dollars en yuans d'ici à la fin de l'année. Ceci représenterait l'un des plus importants achats de devise chinoise.
Le directeur général du fonds souverain a notamment déclaré qu' « il s'agit d'une monnaie qui prend de l'importance, donc pourquoi ne pas investir dans le renminbi ? Nous sommes en train de finaliser les préparatifs nécessaires ».
7. Est-ce la fin du dollar ?
Pour les paiements internationaux, le dollar demeurera ces prochaines années la principales devise utilisée, mais le yuan devrait, en toute logique prendre de plus en plus d'importance. Pékin ne cache d'ailleurs plus son intention de voir sa monnaie occuper un rôle croissant à l'international, à mesure que les réformes pour libéraliser les transactions financières dans le pays sont entreprises.
La tendance commence déjà clairement à se dessiner. Selon le FMI, certaines banques centrales - dont celles du Nigeria, du Chili, de la Corée du Sud, mais aussi du Japon - ont d'ores et déjà des yuans dans leurs coffres, ce qui témoigne de l'importance des relations économiques et commerciales de ces pays avec Pékin.
À cela on peut aussi ajouter que l'Afrique (15% des transactions effectuées entre la Chine et l'Afrique pourraient être libellées en yuans dans les trois prochaines années), l'Iran, l'Irak, l'Inde, et bientôt les Saoudiens (la plus grande source étrangère de pétrole brut pour la Chine) se tournent aussi de plus en plus vers d'autres monnaies....
De là à dire que l'on parlera bientôt de pétroyuan, il y a quand-même un grand pas à faire....John Plassard La Tribune :: lien
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La SNCF aime l’immigration et le fait savoir
- La SNCF a récemment communiqué auprès de ses employés sur sa politique de recrutement, qui est ouvertement favorable au communautarisme.
Prétextant son amour de la « diversité », elle a passé un accord avecMozaikRH, cabinet de recrutement spécialisé dans les différents groupes ethniques qui composent aujourd’hui la France. Alors que l’entreprise sort juste d’un important conflit social, la direction voit sûrement dans cette démarche l’occasion de casser l’homogénéité de sa masse salariale en recrutant des employés plus dociles.
Ou peut-être veut-elle simplement recruter des employés à l’image d’un nombre grandissant de ses clients, qui sont, surtout en région parisienne, de plus en plus issus de l’immigration ?
http://fr.novopress.info/170866/sncf-aime-limmigration-fait-savoir/
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Les Femens bientôt expulsées ?
Vous n’êtes pas sans connaître les multiples fraudes des immigrées ukrainiennes depuis leur arrivée à Paris. La dernière en date, qui avait été révélée par les jeunes filles du Renouveau Français en février dernier, était l’occupation illégale d’un local à Clichy grâce à l’aide inconditionnelle du PS ! Mais le tribunal d’instance d’Asnières a décidé ce matin l’expulsion des hystériques aux seins nus de leur nouveau squat !
« La force publique pourra être utilisée en cas de refus des Femen, qui sont par ailleurs condamnées à verser 7 398 euros pour le préjudice causé, et 1 500 euros dans le cadre de la procédure (…) C’était la troisième audience à Asnières à laquelle le mouvement était convoqué. Jusqu’à présent, les tentatives de faire appliquer le droit étaient restées vaines. » rapporte Le Point.
Sans trop se faire d’illusions, on s’imagine bien qu’elles trouveront une nouvelle parade pour échapper à la loi ! En attendant, elles menacent simplement de prendre Notre Dame comme nouveau quartier général : merci les filles, mais il y a largement assez de cloches dans la cathédrale parisienne !
Marie de Remoncourt
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Politique de l’habitat : Gollnisch met la gauche dans l’embarras
Session du Conseil régional Rhône-Alpes du 19 juin dernier : lors d’un débat sur la politique de l’habitat, Bruno Gollnisch s’est prononcé à propos d’un amendement présenté par le Front de Gauche en faveur de la création d »hébergements pour les immigrés roms :
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Politique & Eco N°8
