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actualité - Page 5260

  • Manifeste des 343 fraudeuses

    Lors des grandes manifestations, le gouvernement affirmait que la loi Taubira ne concernait que la légalisation du « mariage » gay et n’ouvrait pas le débat de la PMA, mais ça c’était avant !

    Alors après le Manifeste des 343 salopes en 1971 pour la légalisation de l’avortement, celui des 343 salauds contre les lois anti-prostitution, (il faut croire qu’en ce moment c’est la mode) , voici les 343 fraudeuses !

    Ces 343 femmes reconnaissent avoir eu recours à la PMA à l’étranger. A l’origine de cette initiative on retrouve deux membres de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (évidemment!) qui estiment que la loi Taubira est incomplète.

     

    Cette dernière autorisait le « parent 2 » à adopter l’enfant du « parent 1 » une fois mariés, mais cela sans précision sur le mode de conception de l’enfant : une aubaine pour les militants invertis qui profite de cette faille pour crier à l’injustice : « le mode de conception de l’enfant ne fait pas partie des éléments demandés quand une adoption concerne un couple hétérosexuel et la loi sur l’adoption est la même pour tous» !

    Stéphane Cola, à l’origine de l’« annuaire des avocats gay-friendly », explique pour le Figaro : « de nombreux couples de femmes ont du mal à trouver, en France, un médecin acceptant de les accompagner dans leur désir d’enfant». «Mais contraindre les couples à se rendre à l’étranger, obliger les médecins à agir en marge du cadre légal et faire peser sur les familles et sur l’enfant une incertitude juridique insupportable est la plus mauvaise des solutions, martèle-t-il. Il est grand temps que le législateur se saisisse du dossier. Et que la ministre de la Justice rappelle à l’ordre ses procureurs qui utilisent le prétexte de la PMA pour faire obstacle à la loi sur le mariage pour tous.»

    Alors en fait, les 343 fraudeuses c’est un raisonnement sain et cohérent: elles vont à l’encontre de la loi, en sont conscientes (fières ?) mais ce n’est pas facile pour elles alors il faudrait légaliser tout ça !

    Une réclamation légitime n’est-il pas ? En plus, si avec un peu de chance ça fonctionne, on pourra l’appliquer à de nombreux autres cas : le vol, la fraude, le meurtre, le viol… ! Pratique, non ?

    Marie de Remoncourt

    http://www.contre-info.com/manifeste-des-343-fraudeuses#more-32960

  • Les Occidentaux ont tendance à diaboliser inutilement Poutine…

    Entretien avec Vladimir Fédorovski

    Vous retracez le cheminement du président russe dans votre livrePoutine, l’itinéraire secret : d’après vous, quel est le fait principal de sa vie ?

    En réalité, sa vie est marquée par cinq étapes, cinq clefs pour comprendre son parcours.

    La première, c’est son enfance, pénétrée par ce sentiment de la Russie martyreà cause de la lutte contre les nazis puis ensuite de la guerre froide. Son enfance forge sa personnalité actuelle : Poutine est un homme qui répond toujours coup par coup. Jeune, il était une petite racaille, une sorte de petit caïd vivant dans un quartier défavorisé de Saint-Pétersbourg et évidemment, cette enfance a laissé une empreinte sur sa personnalité actuelle. Il s’est également construit grâce au sport, très important chez lui. Il transforme les faiblesses en force et utilise les failles de ses adversaires pour vaincre : ça, il l’a appris en devenant ceinture noire de judo… Même chose pour les échecs. Il en a tiré le goût de calculer ses coups.

    La seconde clef, c’est qu’il travaille avec tout le monde. Il ratisse d’ailleurs très large. C’est une vraie qualité car il n’a pas d’œillères. Ensuite, et c’est la troisième étape importante, mais en même temps la période la plus désagréable de Poutine : celle des magouilles d’Eltsine. Une époque totalement corrompue durant laquelle Poutine était quand même le chef des services secrets… Il prend d’ailleurs parfois plaisir à se mettre en scène comme une sorte de James Bond.

  • Crise à l’UMP : bonjour les tontons‑flingueurs

    Dire que l’UMP est en crise est un doux euphémisme.
    Pour François Fillon « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines ». Ajoutant : « Est‑ce qu’on peut mentir, tricher, détourner l’argent des adhérents et des sympathisants, et ensuite prétendre représenter la France et les Français ? ».   D’ores et déjà, le triumvirat installé en catastrophe le 27 mai dernier pour pallier la démission forcée de Jean‑François Copé est contesté par l’aile sarkozyste du mouvement, qui redoute la concurrence précisément de MM. Fillon et Juppé pour la présidentielle de 2017.

    Pendant ce temps‑là, chacun y va de sa petite phrase assassine

    Hier matin, au micro de Radio Classique, Eric Woerth a reconnu que le nombre d’adhérents du mouvement était en chute libre et ses finances dans un état catastrophique. Il a instamment demandé un cessez‑le‑feu à ses petits camarades. Il faut dire que les jours précédents avaient été particulièrement riches en mots goûteux. La palme revenant à Jérôme Lavrilleux, l’âme damnée de Copé : « Le problème dans ce milieu (sic), c’est qu’il y a des gens morts de l’intérieur : Baroin, Juppé. Copé ne l’est pas. Fillon, non plus. Lui, il est complexé de l’intérieur, il est dans l’auto‑émasculation tout en ayant besoin de prouver sa virilité. Wauquiez, c’est une raclure. NKM, ce n’est pas une belle personne. Le Maire est très sympa et vivant, alors qu’il a l’air d’un poisson froid. Sarkozy, c’est le plus vivant de tous, mais à quoi ça sert ? ».

    D’autres rafales de Kalachnikov :

     

    Debré sur Guéant : « Il est rien ». Juppé sur Wauquiez : « C’est un connard ». Debré, encore : « Qui est Nadine Morano ?! », etc. etc. Ambiance. Quant à la prestation de Christian Jacob mercredi au micro de BMFTV, elle tient du pathétique confiné. A Jean‑Jacques Bourdin qui s’étonne que le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale ignore que ce dernier a versé 700 000 € en 2012 de la société Bygmalion, Jacob finit par répondre, excédé : « Arrêtez dans la démagogie et le populisme (sic !) ». Pour Jacob, dire la vérité serait donc « populiste » : bel aveu…

    http://fr.novopress.info/168846/crise-lump-bonjour-les-tontons‑flingueurs/#more-168846

  • Procès du comité d’entreprise d’EDF-GDF : entre emplois fictifs et financement du Parti communiste

    Alors qu’une procédure a été lancée, il y a 10 ans maintenant, ce n’est que cette semaine que s’est ouvert le procès autour du détournement de fonds du comité d’entreprise d’EDF.

    Avec un budget annuel de 400 millions d’euros, le comité d’entreprise de la société semi-publique EDF, dénommé « Caisse centrale des activités sociales » (CCAS), est l’un des plus importants de France. La Cour des comptes avait alerté sur les pratiques dispendieuses de l’organisme. Les fonds de la structure auraient été utilisés pour financer des prestations de service au profit du Parti communiste français, ainsi que des emplois fictifs mis à disposition de la CGT et du même PCF. On relèvera notamment le financement de la traditionnelle fête de l’Huma entre 1997 et 2005 pour un coût avoisinant 1,2 million d’euros.

    Qui trouve-t-on parmi les prévenus ?

    Seize entités sont impliquées dans cette affaire, notamment la CGT, la société du journal L’Humanité, et la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin. Cette dernière est soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi à la CCAS alors qu’elle exerçait son activité au Parti communiste. Ce qu’elle nie, reconnaissant cependant « ne pas avoir beaucoup mis les pieds à la CCAS car j’étais sur le terrain, au parlement, à l’Unesco, dans des colloques, le but étant d’avoir toujours un coup d’avance ».

     

    La CCAS s’est portée partie civile sur l’affaire…

    Et cela, bien que le président de la CCAS, contrôlée depuis la Libération par la CGT, ait affirmé « ne pas avoir subi de préjudice ». Ce dernier élément est pourtant essentiel pour pouvoir se porter partie civile dans une affaire. La CFDT, SUD, la CGC et FO se sont également portés partie civile au côté de GDF. Redouteraient‑ils de se retrouver, eux aussi, sur le banc des accusés ? A noter qu’EDF a retiré sa plainte pour « absence de préjudice subi ». Le verdict est prévu le 24 juin.

    http://fr.novopress.info/168912/proces-du-comite-dentreprise-dedf-gdf-emplois-fictifs-financement-du-parti-communiste/#more-168912

  • Compte rendu du procès de Varg Vikernes (3 juin 2014)

    Varg Vikernes est passé mardi 3 juin en jugement, à la fameuse 17ème chambre correctionnelle. Il est  cette fois accusé d’incitation à la haine raciale et d’apologie de crimes de guerre, par la LICRA et SOS Racisme.

    Fatigué par l’acharnement judiciaire qu’il subit depuis son arrestation en Juillet 2013, il a dû subir également l’acharnement des journalistes, tant norvégiens que français. Le procès a démarré en retard, ce qui n’a pas découragé les nombreuses personnes venues soutenir Varg Vikernes : la salle d’audience était pleine, à tel point que certaines personnes n’ont pas pu assister au procès.

    Débutant par un rappel des faits et des charges retenues contre lui, la défense a rapidement mis en lumière un vice de forme : en effet, la plainte a d’abord été adressée au TGI de Tulle, juridiction qui n’existe pas. Les faits reprochés concernent certains articles soi-disant publiés sur le site de Vikernes, Thulean Perspective, dont les propos seraient racistes et antisémites. Il n’a pas reconnu avoir tenu ces propos ou les avoir publiés. Par ailleurs, la défense a rapporté que le délai de 3 mois était dépassé pour de nombreux prétendus propos incriminés, rendant toute procédure irrecevable.

    L’accusation a attaqué Varg sur tous les fronts : aussi bien sur sa musique en faisant des rapprochements douteux entre le genre du black metal et le national socialisme, que sur l’assassinat d’Oysthein Aarseth ou sur le survivalisme. Il s’est expliqué sur son mode de vie en autarcie, et la question de l’éducation de ses enfants a été longuement abordée. Sur ce point, aucune des expertises engagées par le juge des enfants n’a conclu à un danger quelconque. L’accusation a également tenté de rapprocher le survivalisme à une dérive sectaire. Vikernes s’est revendiqué de l’odalisme en estimant que « chacun peut défendre sa terre et sa culture ». Élément étonnant, l’accusation semble s’être informée sur wikipedia… ce qui ne peut que laisser perplexe…

    La plaidoirie des avocats de l’accusation a repris tous les poncifs habituel : « idées écœurantes et nauséabondes », « propagateur de la haine », dépeignant Vikernes comme un louveteau, un agneau se cachant derrière une défense « de lâche », et rappelant « les pires heures que nous avons eu à connaître ». Horreur absolue, Vikernes fait l’apologie de Marine Le Pen. La plaidoirie a semblé totalement interchangeable avec n’importe quelle affaire de ce type. L’auditoire présent dans la salle, quant à lui, s’esclaffe de rire lorsque l’avocate des parties civiles prétend que Vikernes a quitté le Black métal car cela ferait référence aux noirs… Elle ose même faire la rapprochement avec la tuerie du musée juif de Bruxelles. Ou comment les pourfendeurs des « clichés » et autres « amalgames » n’hésitent pas à faire de même pour servir leurs intérêts. En tous les cas, la liberté d’expression a ses limites, et internet est devenu ici le « bras armé » à la diffusion d’appels à la haine. C’est bien la question d’internet qui aura occupé une bonne partie des débats et cela illustre bien l’offensive actuelle du système contre ce moyen de communication. La peine requise est de 4 à 6 mois de prison assortis d’un sursis, et de 5 000 € d’amende.

    La défense, quant à elle, a mis l’accent sur les vices de procédures, contestant notamment la nature des pièces apportées, en l’occurrence de simples feuillets imprimés avec les textes incriminés, et non des captures d’écran attestant la publication de ces textes sur le site Thulean Perspective. Par ailleurs, il n’y aurait pas eu de véritable travail d’analyse informatique (pas de traçage d’adresse IP par exemple). C'est donc à l'accusation de démontrer la culpabilité de Varg Vikernes par une procédure approfondie et non à la défense de prouver son innocence.

    Le jugement sera rendu le 8 juillet prochain.

    Le Cercle Non Conforme

    Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

    Relire l'article Terroriste?!, publié le jour même de son arrestation.

    Relire l'entrevue de Marie Cachet et Varg Vikernes adressée au C.N.C

    Revoir l'entrevue video adressée à Scriptoblog

    Varg Vikernes vient de sortir un nouvel album, The Ways Of Yore

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Scandale -- Ces immigrés qui fraudent la CAF !

  • "Autrefois, on aurait dit forfaiture" (à propos du traité de Lisbonne passé par Sarkozy et Fillon -à 7 minutes)


    MARIE FRANCE GARAUD 23 OCTOBRE 2012 par jozecat

  • La Slovaquie rend constitutionnellement impossible le mariage gay

    Le Parlement monocaméral slovaque a annoncé mercredi avoir approuvé un projet d'amendement constitutionnel définissant le mariage comme "l'union d'un homme et d'une femme", rendant impossible le mariage homosexuel dans ce pays membre de l'UE depuis 2004. 

    Soumis par le gouvernement de gauche du social-démocrate Robert Fico et les chrétiens-démocrates d'opposition, l'amendement a été soutenu par 102 de l'ensemble des 150 élus.

    Une majorité des deux tiers était requise pour amender la loi fondamentale. Dix-huit élus ont voté contre le texte. "La modification sur le mariage n'apportera aucun changement radical. Elle n'introduit dans la Constitution que ce qui est déjà défini par la loi", a déclaré M. Fico, dont le parti Smer-SD est membre du Groupe du Parti socialiste européen, au sein du Parlement européen. Cette prise de position se heurte à une forte critique d'organisations non-gouvernementales locales.

    Aucune forme d'union de personnes de même sexe n'est légalement reconnue en Slovaquie, pays de 5,4 millions d'habitants dont 70% se sont déclarés chrétiens lors du recensement de 2011.

    Mais selon un sondage effectué en 2012, 47% des Slovaques sont favorables à l'idée d'une union civile pour personnes de même sexe alors que 38% s'y opposent.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Peillon : l'héritage empoisonné

    Il a un petit air de chien battu, Benoît Hamon. Et avec une bonne tête de moins que Vincent Peillon, ce Brestois socialiste tendance Montebourg, qui a fait ses premières armes à la tête de l'Economie sociale et solidaire, affiche une insignifiance qui suscite les jugements rapides : après l'idéologue, voici le technocrate chargé de lisser les dossiers, calmer les esprits, et pourquoi pas enterrer les réformes trop radicales. À croire qu'il a suffi de rimer avec Peillon pour qu'Hamon se voie confier les clefs de la rue de Grenelle. Serait-ce l'annonce d'une gestion plus terre à terre ?

    Benoît Hamon est arrivé à la tête de l'un des ministères les plus importants de tout gouvernement socialiste, l’Éducation nationale, le 2 avril dernier. Choix en apparence étrange puisqu'il n'a aucune compétence particulière dans le domaine de l'enseignement, n'ayant derrière lui, à 46 ans, qu'une

    longue carrière de militant socialiste professionnel. Et des cours de « professeur associé » à Paris Vm depuis 2009. Son CV le montre certes intéressé dès le départ par la question éducative : à 19 ans, il descendait dans les rues pour dénoncer le projet de loi Devaquet - la « sélection » à l'entrée des universités. On retrouve chez le nouveau patron de l’« EducNat » les poncifs qui gouvernaient alors la contestation estudiantine et lycéenne : c'est son souci maintes fois réaffirmé de lutter contre les « inégalités sociales ».

    Patron... si tant est que l'on soit jamais patron de ce ministère. À la lourdeur commune à toutes les administrations, compliquée par son surdimensionnement - avec un effectif d'un million, l’Éducation nationale se range parmi les dix plus gros employeurs du monde -, s'ajoute une continuité qu'assure une armée d'inspecteurs, de spécialistes des sciences de l'éducation et autres tenants d'une idéologie qui sait l'importance de « tenir » la culture. Les ministres passent ; la mainmise demeure.

    Un itinéraire tout tracé

    Cependant certains ministres laissent leur marque, lorsqu'ils sont capables d'imprimer une nouvelle dynamique à l'œuvre commune, laïque et républicaine. C'est le cas de Vincent Peillon, pour qui la République est un absolu et la laïcité une table de la loi que l'on enseignera, tel un catéchisme, pour mieux servir ce dieu exigeant et exclusif qui cherche à chasser le vrai Dieu des cœurs et des esprits. Lorsqu'il ira, selon toute probabilité, se reposer de son travail de sape au Parlement européen - où Benoît Hamon siège d'ailleurs déjà - ce sera avec un riche bilan d'action dont les effets se déploieront dans les années à venir. Il n'y a plus désormais qu'à tenir le gouvernail - à bâbord toute. Vu l'orientation, Benoît Hamon n'a plus qu'à se laisser porter par le courant.

    Lors de la passation de pouvoir, Vincent Peillon l'avait dit clairement : « Nous travaillons, nous le savons ici, dans la longue durée. » En remerciant les fonctionnaires qu'il a côtoyés rue de Grenelle, le chantre de la Foi laïque de Ferdinand Buisson l'a rappelé : « Vous n'êtes pas là pour occuper un emploi, mais vous êtes là parce que précisément vous partagez ces valeurs : l'idée que l'école, au cœur de la République, est celle qui peut assurer - elle le fait depuis deux siècles, elle doit le refaire à nouveau - la promesse républicaine. »

    Rythmes scolaires

    Voilà le programme imposé à Benoît Hamon. Sans doute est-il chargé de vider de sa substance la réforme des rythmes scolaires qui a rendu son prédécesseur impopulaire auprès des parents, des enseignants et surtout des communes confrontées aux casse-têtes d'organisation et de financement qu'elle crée.

    Cela a été l'un de ses premiers chantiers : assouplir le système, permettre aux communes d'organiser l'enseignement de manière plus « expérimentale ». Le décret a paru le 8 mai. C'est donc ce que les médias ont retenu prioritairement de l'entrée en fonctions de Benoît Hamon. Mais on passe ainsi à côté de l'essentiel. À côté de constats justes, tels la plus grande réceptivité et la plus grande capacité d'attention le matin qui ont dicté le retour au travail cinq matinées par semaine - que des écoles hors contrat, justement, ont pris en compte depuis longtemps - la réforme du temps scolaire est avant tout un moyen de confier plus longtemps et de manière plus contrôlée les enfants à l'école de la République. Même si ici ou là le diable porte pierre : on a vu des communes passer des accords avec des patronages catholiques pour pouvoir honorer leur obligation de proposer des activités non scolaires...

    Formatage continu

    C'est dans le même esprit que Benoît Hamon ne changera rien au projet socialiste de scolariser les tout-petits dès deux ans : aberration sur le plan humain, pédagogique, social, c'est un sûr moyen de formater les jeunes dès le berceau, ou quasi. Rien de nouveau sous le soleil cependant : Xavier Darcos, du temps de Luc Ferry, parlait déjà de la nécessité de permettre aux enfants de s'affranchir de leurs traditions familiales.

    Mais le plus important de l'héritage Peillon est ailleurs. Il est dans la mise en œuvre de la loi de Refondation de l'école, entrée en vigueur l'an dernier, avec sa « morale laïque », son insistance sur les « valeurs républicaines », la « laïcité », l'« éducation numérique » (ou comment maintenir dans le virtuel des enfants qui y sont déjà trop plongés, corps et âme), l'« éducation à la santé » et le « dépistage psychologique » obligatoire à différentes étapes de la scolarité.

    Benoît Hamon n'aura plus qu'à marcher aupas de ses troupes, au service d'une stratégie quise peaufine depuis des décennies.

    Agathe Basset monde & vie 21 mai 2014