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actualité - Page 5258

  • Juppé sauveur de l’UMP ?

    Dans ce salmigondis politico-judiciaire, l’actuel maire de Bordeaux semble tenir la corde pour remettre le mouvement « post-néo-gaulliste » sur les rails.   

    Copé écarté ; le parti vilipendé, le parti inculpé de pratiques douteuses et répréhensibles, le parti discrédité et (presque) disloqué ; Un triumvirat installé qui rejoue à César, Crassus et Pompée, etc. l’UMP tente de se remettre sur pied. Avec Alain Juppé comme sauveur ?

    Dans ce salmigondis politico-judiciaire, l’actuel maire de Bordeaux semble tenir la corde pour remettre le mouvement « post-néo-gaulliste » sur les rails. L’important n’est de savoir comment il va s’y prendre. Ce qui importe, pour lui, c’est de reconstruire, de fédérer avant de convaincre. Il lui faut asseoir une sorte de légitimité qui pourrait le porter à briguer la tête du parti avant de tracer la route pour la magistrature suprême en 2017. S’il y parvenait, « le meilleur d’entre nous » selon la formule de Chirac tiendrait enfin sa revanche.

    Les qualités de l’homme sont réelles : une tête bien faite, pas de soucis physiques majeurs, fin technicien, fin politique, un solide réseau ; il possède une forte expérience ministérielle à des postes clés (Budget, Défense, Affaires étrangères, Premier ministre..) qui fait tant défaut à nos actuels gouvernants (à quelques exceptions près). Il a aussi dirigé le RPR entre 1994 et 1997 et sait, de ce fait, naviguer dans le marigot infesté de crocodiles. Son bilan à la mairie de Bordeaux prouve qu’il est bon gestionnaire des deniers publics. Il a su redonner du lustre à la capitale girondine. Il a été brillamment réélu au premier tour.

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  • Hollande : gouverner, c’est différer

    Si les mots ne coûtent rien, autre chose est de les traduire en actes.   

    Est-ce en découvrant dans les livres l’histoire universelle et celle de son pays, est-ce en se référant à des modèles plus récents, voire en tirant les leçons de son expérience personnelle et de sa longue fréquentation des hommes et du milieu politiques, que François Hollande, quitte à forcer sa nature, a appris ce que c’était que gouverner ? Convenons-en : il est arrivé à plusieurs reprises, depuis son élection, en mai 2012, que le président de la République surprenne tout son monde et s’étonne peut-être lui-même en prenant ou du moins en annonçant des décisions d’importance.

    Ainsi lorsqu’en décembre 2012 il a lancé l’opération Serval au Mali. Ainsi lorsqu’en décembre 2013 il a lancé l’opération Sangaris en Centrafrique. Ainsi lorsqu’en janvier dernier il a amorcé le grand tournant du quinquennat avec ce « pacte de responsabilité » qui prétendait réconcilier le socialisme et l’entreprise. Ainsi encore lorsqu’il y a quelques jours, il donnait le coup d’envoi de la grande réforme territoriale qui devait faire de lui, en somme, à deux siècles de distance, l’égal d’un Premier consul nommé Bonaparte. Gouverner, n’est-ce pas, c’est choisir. Gouverner, c’est trancher.

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  • [Entretien] Le comte de Paris à L’AF : " Il faut reconstruire l’Europe autrement. "

    Au lendemain des élections du Parlement européen, marquées par le vote important en faveur des mouvements souverainistes, nous nous sommes entretenus avec Mgr le comte de Paris, duc de France, qui nous a livré sa vision et son analyse à propos de l’avenir de l’Europe et de la France. 

    L’Action Française 2000 – Quelle est votre conception de l’Europe ?

    Mgr le comte de Paris – L’Europe n’a pas attendu M. Monnet, ni M. Delors, pour exister. Depuis des siècles, l’Europe a tenté de se bâtir selon deux schémas que l’on retrouve encore de nos jours. L’Europe fédérale, celle du Saint-Empire germanique, héritière des Romains, a fait souche avec Charlemagne. Ensuite, les Habsbourg ont poursuivi cette œuvre. Cette Europe s’appuyait sur des conquêtes éphémères, mais surtout sur la puissance de l’économie, celle des marchands et des banquiers, ainsi que de la Ligue hanséatique germanique, de la banque Fruger autrichienne et du Zollvereïn de Bismark, premières ébauches modernes d’une Europe sans frontières que nous retrouvons de nos jours au travers de la Banque centrale européenne et de ses affidés aux ordres de Berlin. Face à cette Europe-là, dès le Moyen Âge, des gens riches ou pauvres, artisans, artistes ou étudiants, parcouraient le continent d’un bout à l’autre, à la recherche du savoir. Ils ne craignaient ni les intempéries, ni les brigands. C’est l’Europe de la culture, une Europe spirituelle ou sociale, qui a alors émergé. Les maîtres enseignaient le beau, le bon et le juste. N’oublions pas tous ceux qui allaient révérer les reliques des lieux saints d’Espagne, de Russie, de France ou d’ailleurs... Nous avons de la difficulté à comprendre et à appréhender, nous, esprits matérialistes étroits, ce formidable mouvement qui poussait les hommes, les femmes et les enfants à la recherche de la connaissance et de la foi. C’était éblouissant. Cette autre Europe a été encouragée par les rois capétiens protégeant cette recherche culturelle sans frontières, cette foule de personnes en quête de leur vérité, avec leur besoin de savoir. La papauté, en ces époques, était encore confuse. Elle avait néanmoins su créer un "cordon ombilical" entre tous les États européens. Très vite, les Capétiens ont compris qu’il fallait séparer le pouvoir temporel du pouvoir spirituel. Cette séparation nécessaire a été maintenue jusqu’à nos jours. Elle n’empêchait alors aucunement chacun de vivre sa vie dans la foi.

    Le système monarchique, en particulier en France, protégeait alors les identités nationales et culturelles spécifiques à chaque État européen. Pensez-vous que la République dénature cette conception ? 

    La Révolution de 1789 a coupé le tronc de l’arbre pour créer une civilisation différente et plus moderne, matrice de toutes les révolutions suivantes, créant dans ses gènes le besoin d’intervenir dans la conduite des autres États et de leur imposer un modèle appelé démocratie, au nom de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est ainsi que ce qu’on appelle le "Printemps arabe" s’est transformé en chaos dont profitent les djihadistes... 1789 a initié les dislocations d’une Europe qui s’était créée de façon naturelle, sur un fondement chrétien sans frontières. Qu’elle le veuille ou non, qu’elle le puisse ou non, la France, de par sa situation géostratégique, a toujours eu un rôle primordial à jouer dans la construction d’une Europe confédérale constituée d’États souverains. Elle se situe, en effet, à la croisée des courants Est-Ouest, qui vont de l’Atlantique à l’Oural, et Nord-Sud, de la Baltique à la Méditerranée.

    Vous faites allusion à un éventuel partenariat avec la Russie, qui est actuellement boudée par l’Union européenne. Peut-on composer avec elle ? [...]

    Propos recueillis par Elie Hatem - La suite dans L’AF 2887

  • Nigel Farage, Marine Le Pen et les autres ont encore quelques jours pour s’entendre

    Le groupe des Conservateurs et Réformistes Européens (CRE) est le premier bénéficiaire de l’incapacité des partis eurosceptiques et de droite nationale à s’entendre pour constituer un groupe commun au parlement européen. Le Parti Populaire Danois (DF) qui compte quatre eurodéputés et le parti des Vrais Finlandais qui compte deux eurodéputés ont annoncé s’inscrire au groupe des Conservateurs et Réformistes Européens fondé il y a cinq ans à l’initiative du parti conservateur britannique de David Cameron.

    Alors que les discussions pour les appartenances de groupes ne sont pas terminées, le groupe des Conservateurs et Réformistes Européens peut d’ores et déjà compter sur autant d’eurodéputés que n’en rassemble à ce jour l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE), groupe libéral dont Guy Verhofstadt est le meneur. Le groupe des Conservateurs et Réformistes Européens devrait probablement attirer également à lui les sept eurodéputés de l’AfD, parti eurosceptique allemand, et devenir peut-être le troisième groupe au parlement européen.

    Il est regrettable de constater à quel point les partis eurosceptiques, les partis populistes et les partis de droite nationale se montrent incapables de constituer ensemble un groupe politique solide. Bien entendu, il existe entre ces partis plus que des nuances mais constituer un groupe politique n’est pas prétendre uniformiser la ligne de conduite des partis qui le composent. Il suffit à ce sujet de constater que le Parti Populaire Européen, principal groupe au parlement européen, réunit des composantes aussi différentes que les Français libéraux de l’UMP, les Belges de centre-gauche du CDH, les Espagnols de centre-droit du Parti Populaire, les ultraconservateurs hongrois du Fidesz et le Parti Nationaliste de Malte (liste non exhaustive).

    http://medias-presse.info/nigel-farage-marine-le-pen-et-les-autres-ont-encore-quelques-jours-pour-sentendre/11043

  • Pourquoi les Chambres de commerce se rebellent contre le gouvernement

    Dans un texte au vitriol, les Chambres de commerce et d’industrie de France ont décidé de suspendre leur collaboration avec le gouvernement. Elles remettent en cause la refonte du réseau qu’envisage sérieusement l’exécutif. 
    Habituellement policée, la communication des Chambres de commerce et d’industrie de France (CCI) est désormais agressive. Très agressive même. Dans leur viseur ? Le gouvernement.
    Dans la foulée de la publication par Les Echos d’un rapport provisoire de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), dont la version définitive est attendue cet été, les CCI de France s’en prennent directement à l’exécutif.
    Le "mépris affiché du gouvernement"
    "Les présidents de CCI réunis ce jour, mardi 27 mai, en assemblée générale de CCI France, constatent le mépris affiché du gouvernement envers l’engagement bénévole de 5.000 chefs d’entreprise, élus, au service des entreprises et des territoires. C’est donc la fonctionnarisation de ces élus de CCI par leur mise sous tutelle qui est envisagée. Ils constatent le dédain des corps intermédiaires que sont les CCI, qui œuvrent au quotidien, sans relâche et sans fanfaronnade, auprès des entreprises pour promouvoir les politiques publiques. C’est donc le contrat d’objectifs et de performance que le gouvernement a pourtant réclamé et signé avec les CCI le 28 mai 2013, qui est foulé aux pieds".
    "Ils constatent la désinvolture du gouvernement à l’égard du rôle, des missions et des propositions des CCI. C’est donc leur efficacité, leur efficience qui ne sont pas prises en compte, alors qu’elles ont joué la transparence, ce sont donc les propositions fortes d’évolution qu’elles ont portées, qui ne sont même pas étudiées. Ils constatent la négation du dialogue que le gouvernement prône par ailleurs, clé de voûte du pacte de confiance signé entre les CCI et le gouvernement le 28 mai 2013. Ce sont donc des principes de coopération qu’il a édictés et qu’il dévoie dès qu’ils sont posés".
    "Le hold-up" du gouvernement sur l’argent des entreprises
    "Ils constatent le hold-up qu’organise le gouvernement sur l’argent des entreprises, en confondant délibérément un fonds de roulement nécessaire pour engager des investissements productifs avec un bas de laine. C’est donc les investissements structurants réalisés chaque année par les CCI au profit des entreprises et des territoires qui sont condamnés. Ils constatent l’irresponsabilité avec laquelle le gouvernement traite la formation et l’emploi des jeunes en réduisant les moyens des écoles, des centres de formation d’apprentissage. C’est donc l’avenir de très nombreux jeunes élèves et apprentis qui est fragilisé à quelques mois de la rentrée scolaire", détaille le texte de CCI, dont le ton pourrait faire passer les attaques du patronat – ou des syndicats – pour d’aimables réprimandes faites par de vieux amis.
    Concrètement, les 145 chambres réunies en Assemblée générale mardi ont voté à 95% une "motion de défense des entreprises par les CCI inscrite dans la défiance vis-à-vis du gouvernement".
    Effet immédiat
    Par cette motion, les présidents des CCI "actent la décision de suspendre tous les travaux en cours avec le gouvernement, tant au niveau national, que régional et territorial, ainsi que celle de ne plus promouvoir les politiques publiques, notamment le Pacte de responsabilité. (…) Cette suspension prend effet immédiatement et jusqu’à ce que le gouvernement ait pris une décision que les CCI espèrent raisonnable, évitant ainsi de casser l’économie dans les territoires et préservant l’emploi des collaborateurs impliqués du réseau des CCI ", précise le texte.
    Des coupes budgétaires à venir
    Pour mémoire, le rapport provisoire met en avant la "situation financière confortable" du réseau des CCI et préconisent de sévères coupes budgétaires, avec des prélèvements sur fonds de roulement, la réduction d’un tiers de la taxe affectée…
    Ses auteurs reprochent aussi aux CCI d’être très mal gérées, d’intervenir "dans des champs où agissent parfois de multiples acteurs", de disposer encore d’un réseau "très atomisé" et, surtout, de bénéficier d’une "situation financière confortable".
    Le document rappelle que le produit de la taxe affectée aux CCI (taxe pour frais de chambre) a bondi de 19 % en euros constants entre 2002 et 2012. "Depuis 2002, l’Etat a affecté au réseau des CCI un financement qui excédait ses besoins, ce qui a permis l’accumulation de réserves financières très conséquentes", précise le rapport, permettant notamment une politique salariale "dynamique" au sein du réseau consulaire où les rémunérations auraient augmenté de 35 % entre 2004 et 2012.
    Selon l’IGAS et l’IGF, le " trop versé" aux CCI entre 132 millions et 206 millions d’euros en moyenne par an. Dans ce contexte, le rapport plaide pour une refonte radicale du réseau afin de ramener le nombre de CCI de 145 aujourd’hui à une par région d’ici à 2017.

    SourceVoxNR

    http://la-dissidence.org/2014/05/30/pourquoi-les-chambres-de-commerce-et-dindustrie-se-rebellent-contre-le-gouvernement/

  • «Cyniquement, nos dirigeants ont enterré les classes populaires»

    Dans un long entretien à FigaroVox, Christophe Guilluy revient sur le résultat des européennes et la réforme territoriale. Pour lui, la classse dirigeante n'a toujours pas pris la mesure de la crise économique, sociale et identitaire que traverse la France périphérique.
    Christophe Guilluy est géographe et consultant auprès de collectivités locales et d'organismes publics. En 2010, son livre connaissent un réel succès critique et plusieurs hommes politiques de droite comme de gauche affirment s'inspirer des analyses de ce dernier essai. Un documentaire intitulé La France en face, réalisé par Jean-Robert Viallet et Hugues Nancy, diffusé sur France 3 le 27 octobre 2013, est également très fortement inspiré de ce livre .
    FigaroVox: Votre travail de géographe a mis en lumière les fractures françaises. Que vous inspire la réforme territoriale? Après la victoire de Marine Le Pen aux élections européennes, celle-ci répond-elle aux véritables enjeux?
    Christophe Guilluy: Lorsqu'on connaît la crise économique, sociale, identitaire que traversent les catégories populaires sur les territoires de la France périphérique, ce débat médiatico-politique sur la bonne échelle régionale paraît totalement anachronique. L'ouvrier à 800 euros par mois qui habite au fin fond de la Normandie se moque de savoir si le duché de Normandie va être reconstitué.
    Après le résultat électoral du 25 mai, lancer un tel débat, c'est dire aux Français, «je ne vous ai pas compris et je ne vous comprendrai jamais!». Pourquoi 14 régions et non pas 6? Si on part du principe que pour être fort, il faut regrouper les régions, je propose de regrouper les 22 régions et d'en faire une méga région qu'on appellerait «la France»!
    Quelles sont ces fractures françaises qui minent le territoire et qui selon vous ne sont pas prises en compte par cette réforme?
    Je suis géographe, mais paradoxalement je crois davantage aux gens qu'aux territoires. Cette réforme hors-sol oublie l'essentiel, c'est-à-dire le destin des catégories populaires des pays développés dans la mondialisation. Depuis ces 40 dernières années, ces dernières sont mises à l'écart des territoires et secteurs économiques qui comptent, des zones d'emplois les plus actives.
    Dans un contexte de mondialisation, ce phénomène n'est pas propre à la France, mais touche tous les pays européens ainsi que les Etats-Unis. Aujourd'hui, pour fonctionner, «la machine économique» a besoin de cadres qui travaillent dans des secteurs de pointe et d'immigrés à exploiter dans les services, le tout réunis dans les grandes métropoles. Les autres catégories sont rejetées à la périphérie.
    Si l'on s'arrête aux critères basiques de création de richesses, c'est un système qui fonctionne puisque la France reste la cinquième puissance économique mondiale. Mais les catégories modestes, qui sont majoritaires puisqu'elles pèsent au moins 60% de la population, ne sont pas intégrées économiquement. La société se cristallise autour de cette nouvelle géographie qui provoque l'émergence de fractures politiques. La victoire de Marine Le Pen aux européennes en est la démonstration.
    Quel rôle la question de l'immigration joue-t-elle dans ces nouveaux clivages sociaux et territoriaux?
    Les logements sociaux des grandes villes se sont peu à peu spécialisés dans l'accueil des flux migratoires que ces catégories populaires, pourtant éligibles au parc social, cherchent à éviter. A la lisière des métropoles, celles-ci vivent dans des endroits moins valorisés foncièrement. Elles sont de moins en moins mobiles et quand elles sont propriétaires, la valeur de leur bien ne leur permet ni de vendre, ni d'acheter ailleurs. Dans cette insécurité sociale et économique, leur toit et leur «village» restent leurs dernières protections. Du coup, le rapport à l'autre devient fondamental. Car, dans une société multiculturelle où «l'Autre» ne devient pas «soi», les gens ont besoin de savoir combien va être «l'Autre» dans leur village. Ce n'est pas quelque chose de typiquement Français, mais d'universel. Posez la question de «l'Autre» et des flux migratoires dans n'importe quel pays, de la Chine à la Kabylie en passant par le Portugal, la réponse sera toujours la même: «je n'ai pas envie de devenir minoritaire chez moi». 
    C'est un ressort essentiel du vote FN et du vote dit populiste partout en Europe. Cela structure complètement la carte électorale et de plus en plus. L'exemple de la Bretagne est particulièrement intéressant. L'idée que les fondamentaux bretons, comme la culture catholique, protégeraient du vote FN est battue en brèche par la réalité. La conjonction de la crise économique et de l'immigration produit les mêmes effets que sur les autres territoires. En revanche, dans les grandes métropoles, le vote FN est moins important car c'est là que se trouvent les gagnants de la mondialisation. Dis autrement, le multiculturalisme à 5000 euros par mois, ce n'est pas la même chose qu'à 500 euros par mois!
    Cette réforme ne risque-t-elle pas paradoxalement d'accentuer les déséquilibres et de creuser les lignes de fracture? Ceux qui craignent un morcellement territorial digne du Moyen-âge ont-ils raison?
    Les difficultés sociales dans la France périphérique sont essentiellement prises en charge par les maires et les conseils généraux. C'est un maillage qui est encore efficace, notamment grâce à la connaissance de terrain d'élus locaux capables de faire pression au niveau national pour ramener des services publics. Dans la France périphérique où les catégories populaires se sentent délaissées, la présence d'institutions et de collectivités visibles assure encore une forme d'intégration. En toute «cohérence», avec la disparition des départements, la France des invisibles accoucherait d'institutions invisibles! La boucle serait bouclée! Derrière une réforme qui peut apparaître comme consensuelle, le projet est toujours le même: renforcer les grandes métropoles mondialisée, mais quid des autres territoires. Je pense que cyniquement nos dirigeantes ont enterré les classes populaires depuis longtemps. Peut-être ont-ils pensé qu'elles n'allaient pas se reproduire et qu'ils pourraient faire une société avec des cadres uniquement? Sauf que les gens continuent à vivre, qui plus est assez vieux. La classe politique se trouve donc confrontée à une réalité sociale imprévue et dispersée dans l'espace. N'ayant pas de contre-modèle, elle n'a d'autre choix que de booster économiquement ce qui fonctionne et de faire un peu de redistribution. Le problème c'est qu'avec la dette, cela devient de plus en plus compliqué de redistribuer et les gens commencent à manifester leur colère comme on peut le voir à travers le vote FN ou à travers le mouvement des Bonnets rouges.
    Alors, comment rapprocher les métropoles de la périphérie? Cela passe-t-il par davantage de décentralisation ou au contraire par une recentralisation?
    Face à des espaces métropolitains économiquement et politiquement riches et puissants, il faut penser un modèle économique pour les autres territoires. Mais rien ne sera possible sans un renforcement du pouvoir politique de cette France périphérique et le partage d'un diagnostic. Or, les dirigeants actuels, qui pour l'essentiel viennent tous des grandes métropoles, ne veulent pas l'entendre. Pour elles, les classes populaires ne comptent pas. Mais une situation comme celle-là ne sera pas viable très longtemps d'autant plus que ces dernières commencent à saisir qu'elles ne sont pas «quantité négligeable», mais qu'elles sont la majorité. Mécaniquement, on va donc assister à une montée des radicalités sociales et politiques. Sur le long terme, c'est jouer avec le feu.

    Christophe Guilluy

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EupkEAAFkZNIYLfthR.shtml

  • Il était libérable en juillet, il a tué en mai…

    Un mardi soir, les policiers découvrent, dans un état critique, le corps d’une femme à Caluire, dans le Rhône. Il est facile de retrouver l’auteur du crime car celui-ci, certainement pour fêter son acte, est allé s’en jeter un petit dans un bar lyonnais où il expliqua froidement qu’il venait d’assassiner sa femme à coup de hache. Un dernier verre pour la route, en somme, juste avant d’aller en prison.

    Le hic, dans cette affaire, est que l’homme, justement, venait de la prison, celle de Corbas, plus précisément. Pour couronner le tout, sa présence y était due à des faits de violences sur sa femme. Notre tueur, qui purgeait une peine de sept mois d’emprisonnement, était tout simplement en permission depuis lundi.

    « Il était libérable en juillet », dit-on au parquet, précisant que cette permission de sortie entrait « dans un processus habituel » afin d’éviter des « sorties sèches ».

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  • Tribune libre : De la stratégie bipolaire des Etats Unis en Europe.

    Les guerres naissent d’un déséquilibre de force. l’impérialisme de l’arrogante Amérique est confrontée aujourd’hui à l’unique chef d’ Etat , Poutine, qui met en premier lieu l’intérêt national au nom de son Peuple face aux idéologies du Mondialisme.

    Il y a bien une interversion des valeurs socio politiques.

    L’internationalisme dont le communisme était le prétexte est passé à l’Ouest ainsi que tous les idéologues ( dits de gauches) dont l’action ne fut que de miner les souverainetés Nationales plutôt que défendre sincèrement la classe ouvrière dont ils se foutaient hier comme aujourd’hui ( l’ évolution du très Atlantiste Journal " Le Monde" en est le criant exemple de Beuve Mery à Minc) . C’est le paradoxe que nous constatons en regardant les positions politiques et syndicales des oligarchies dites " républicaines" par rapport à la défense réelle des classes productives défendues par le Front National. La préférence nationale ne s’applique-t-elle pas aussi bien à la nécessité de refuser la délocalisation du travail et des emplois qu’au maintien des pôles de décisions de nos entreprises dans le cadre d’une stratégie d’ économie nationale ?. Or les syndicats acclament aujourd’hui les repreneurs étrangers en sachant qu’ils licencieront demain . Dirigeants de gauches, qu’avez vous faits de vos convictions sociales ? qui défend la " Res-publica" au sens de "chose du peuple" ?.

    Ce ne sont pas les faits qui font l’ Histoire mais l’histoire qui préside les faits. En l’absence d’une ligne politique, pour ne pas l’avoir compris, nos Républiques n’anticipent pas les catastrophes : Elles nous ont conduit à 1914, 1939 et hélas bientôt à d’inévitables larmes.

    Nous vivons donc une situation où la Russie de Poutine est devenue le phare de la liberté des Nations libres face à l’internationale capitaliste engendrée par le Mondialisme.

    La situation de l’ingérence atlantiste n’est pas nouvelle puisque Trosky regagna la Russie en 1917 avec un passeport Américain ( après avoir été libéré par intervention des Etats unis auprès des autorités canadiennes). On sait maintenant , par l’accès aux archives comment Lénine a servi directement les intérêts du capitalisme belliqueux Allemand en menant une révolution destinée tant à couper l’axe Paris Moscou qu’à libérer le front de l’Est. N’oublions pas le poids migratoire de l’Allemagne aux Etats unis ( qui d’ailleurs avait failli en prendre la Langue). On sait, avec le recul du temps comment , par les plans Dawes et Jung, dès 1930, les Etats unis ont financé la ré industrialisation de l’Allemagne (IG Farben, US standart-oil, ITT, Ford) tout en alimentant par des entreprises écran le financement des campagnes électorales d’accession au pouvoir du parti nazi. On sait enfin comment , dans le dos de De Gaulle et d’Adenauer, le traité de l’Elysée a été soumis à la condition de ne pas nuire aux intérêts économiques Américains, et cela sur intervention de J. Monet. L’europe de fait , comme le prévoyait P.Pujo en 1969 est allemande sous diktat américain.

    Nous assistons cependant aujourd’hui à la renaissance " naturelle " d’un axe continental entre les Nations d’Europe, dont la France, et la Russie traditionnelle, tel qu’il existait avant 1914.Or cet axe contrarie la place de plateforme privilégiée d’un axe Euro Atlantique que les U.S.A. ont toujours accordée à l’Allemagne ( officialisée en 2004 par l’accord Schroeder -Bush).C’est en cela que la situation devient explosive en Europe parce que le réveil des peuples a été sous estimé par la finance d’outre atlantique. Le nationalisme n’est donc pas une allégeance à une idéologie meurtrière mais bien un acte de Résistance mettant en échec une maldonne " qui refusant de changer les gouvernances voudrait changer les peuples" .

    " Vers l’an 2000, nous aurons un gouvernement mondial ; la question reste à savoir s’il se fera par force ou consentement. " Déclaration de James Warburg 1950.

    Dès lors que la famille Warburg a fait parti des oligarchies ayant financé la réindustrialisation Allemande des années 30, il y a tout lieu de s’interroger sur la continuité des méthodes que sont prèt à mettre en œuvre ces groupes de pressions financiers sur nos nations et leurs peuples.

    Il est probable que nous ayons l’émergence en Europe de ce qui se passe déjà en Ukraine(1) , c’est à dire l’utilisation de groupuscules déstabilisateurs dans le cadre d’une stratégie déjà utilisée dans les années 70 ( réseau stay-behind, ou Gladios ) .En France Les liens financiers (par l’entremise Soros), logistiques (campagnes des femens, des Lgbt, groupes de pressions Antifas) , tendent déjà a faire penser que l’extrême gauche radicalisée est en train de fournir la cheville ouvrière d’un terrorisme radical atlantiste. C’est que la cohérence de cet "Euro Atlantisme" réside plus dans la détermination à déstabiliser les Nations qu’à choisir l’idéologie des seconds couteaux ( BHL ne répugne-t-il pas à s’acoquiner avec l’extrême droite radicale Ukrainienne héritière de l’alliance de leurs ainés au 3 ème Reich, tandis qu’il pourfend les patriotes et souverainistes en France). On a là toute la stratégie bipolaire de fondement de la politique Américaine : se donner par l’affrontement des extrêmes les moyens d’engendrer les guerres civiles par peuples interposés ( Yougoslavie, révolution Libyenne, Egyptienne, Tunisienne, Syrienne, Ukrainienne) . Par notre absence de détermination à défendre notre Raison d’Etat, nous allons subir le même sort (2). Combien de petits Meric de tout bords cette stratégie nauséabonde a-t-elle besoin pour mener le chaos ?

    La stratégie de la terreur et de la peur est l’illustration des propos de talleyrand :"agiter les foules avant de s’en servir" gladio, action directe, brigades rouges, bande à baader et le spectre générique agité en permanence de " l’extrême droite" , en sont l’application.

    Il est remarquable d’ailleurs de noter que ce sont les Chefs d’Etats les plus occidentalistes qui ont fait libérer les activistes qui servirent , par la conséquence des faits, la politique de leur maître d’Outre Atlantique : 2 exemples : 
    - Marc Roullian exécuteur (d’extrême gauche), du fondateur du consortium Franco Iranien Eurodif, George Besse( Libéré en 2 fois sous Sarkozy en 2007 et 2011, aujourd’hui au NPA) : les Américains étaient concurrents dans ces accords ; 
    - Anna Laura Bragetti, extrême Gauche, impliquée dans le meurtre d’Aldo Moro( après qu’il eut été menacé par Kissinger( 3)) et Francesca Mambro, extrême droite, poseuse de la bombe de Bologne dont l’explosif était employé par l’OTAN( libérées sous Berlusconi respectivement en 2002 et 2012 après avoir passé leur détention dans la même cellule). Dans tout crime il faut chercher le mobile.

    Voila en quoi il y a effectivement convergence entre notre combat de libération des Patries Européenne et la Russie de Poutine contre la théorie de l’ingérence par le chaos.

    Agathon

    N.B. : cet article a été écrit quelques heures avant les tristes événements de Bruxelles et de la région parisienne qui arrivent par hasard à la veille d’un scrutin qui marque la volonté des peuples à ne pas se soumettre au dictat de l’oligarchie financière nomade : c’est la triste confirmation de ce que je voulais démontrer.

    (1) http://www.globalresearch.ca/there-...

    (2) http://www.veteranstoday.com/2014/0... https://resistance71.wordpress.com/...

    (3) A lire le livre du président honoraire adjoint de la Cour de Cassation italienne, Ferdinando Imposimato « La république des tragédies impunies », juge d’instruction de cet assassinat, à l’époque.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Tribune-libre-De-la-strategie

  • Ce que change la réforme pénale

    Les députés ont terminé vendredi matin l'examen de la réforme pénale portée par Christiane Taubira. Que comporte ce texte polémique dont le vote doit avoir lieu mardi?

    La fin des peines planchers

    Ces peines minimales, créées sous le quinquennat Sarkozy, sont destinées aux récidivistes et auteurs de violences aggravées. Elles avaient été instaurées en 2007 tant en matière correctionnelle que criminelle. La ministre de la Justice et la gauche ont martelé qu'elles étaient inefficaces pour contrer la récidive, et à l'origine d'un allongement de la durée des peines ainsi que d'une surpopulation pénale accrue.

    Création d'une nouvelle peine de probation

    C'est cette mesure qui a créé la polémique. La contrainte pénale consiste, sous le contrôle du juge d'application des peines, à respecter en milieu ouvert des obligations et interdictions durant six mois à cinq ans, afin de prévenir la récidive en favorisant la réinsertion dans la société. L'ensemble des délits (10 ans de prison maximum) sont concernés. En cas de non-respect, la personne condamnée ira en détention pour une durée qui ne pourra être supérieure à la moitié de la durée de la peine de contrainte pénale prononcée par le tribunal. Quelque 8.000 à 20.000 contraintes pénales devraient être prononcées chaque année, d'après le gouvernement.

    Suspension des peines pour les femmes enceintes

    L'Assemblée nationale a largement voté dans la nuit de jeudi à vendredi en faveur de la suspension des peines de prison pour les femmes enceintes, sur une proposition des radicaux de gauche dans le cadre de la réforme pénale. L'amendement porté par Alain Tourret qui a été adopté stipule que la justice doit prendre "toutes les dispositions utiles afin qu'aucune femme enceinte ne puisse être placée ou maintenue en détention au-delà de la douzième semaine de grossesse", hors des cas de crimes et de délits commis contre les mineurs.

    Modifications dans les aménagements de peine

    En outre, les députés ont voté la suppression de la révocation automatique du sursis simple, et le possible aménagement des peines de moins d'un an de prison dès leur prononcé, contre deux ans actuellement (un an pour les récidivistes). Cette dernière mesure, qui paraît plus répressive que ce que prévoit la loi pénitentiaire de 2009, a été désapprouvée par les écologistes et radicaux de gauche. L'UMP, qui était pourtant prête initialement à la soutenir, l'a finalement contestée au motif que la réforme pénale applique souvent le même régime aux récidivistes et non-récidivistes.

    Une justice restaurative

    Les députés ont introduit à l'initiative du gouvernement un nouveau chapitre dans le projet de loi, consacré à la "justice restaurative" et inspiré d'une directive européenne. Ce dispositif doit permettre, sur la base du volontariat, à des victimes et auteurs d'infractions de se rencontrer pour aider les uns à "se réparer" et les autres à "prendre conscience" du préjudice causé, a fait valoir Mme Taubira, tandis que l'UMP a raillé une "câlinothérapie"

    Possibilité de couper un procès en deux temps

    Les députés ont encore voté jeudi la création d'un nouveau type d'ajournement de peine qui permettra, après avoir déclaré le prévenu coupable de l'infraction, de reporter le prononcé de la peine à une audience ultérieure pour avoir davantage d'informations sur la personnalité et la situation de l'auteur. Cette nouvelle procédure "donnera aux tribunaux la possibilité, tout en réglant définitivement la question de la culpabilité, de prendre le temps d'une décision individualisée sur la peine, grâce aux nouveaux éléments qui seront mis à leur disposition, à l'audience de renvoi, par le service qui aura été chargé de l'enquête de personnalité", a expliqué le rapporteur (PS) du projet de réforme pénale Dominique Raimbourg. La nouvelle audience devra se tenir dans un délai maximal de quatre mois (de deux mois en cas de placement en détention provisoire).

    source : http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Ce-que-change-la-reforme-penale-670488

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EupkkpyyplTvmKpcFf.shtml