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actualité - Page 5263

  • Affaire BNP Paribas: quelles réponses au « pressing » yankee?

    François Hollande, «l’ennemi de la finance » comme il le proclamait lors de sa campagne présidentielle, a fait savoir qu’il entendait faire comprendre à son homologue américain, Barack Obama, que la pénalité de 10 milliards de dollars dont la justice américaine  menace  BNP Paribas -montant révélé par anticipation par  le Wall Street Journal- est totalement excessive. Une amende qui frapperait la banque française à qui est intimée par les juges américains de plaider coupable pour avoir enfreint l’embargo sur l’Iran, Cuba et le Soudan. Avec une sécheresse comminatoire assez humiliante, M. Obama a aussitôt rappelé, avant même leur entretien, qu’il n’intervenait pas dans les affaires de la justice de son pays, comme le lui interdit en effet  la constitution des Etats-Unis…

     Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, interrogé sur RTL vendredi, a déclaré que le gouvernement entendait  ramener Oncle Sam à de meilleurs sentiments. Et ce,  en expliquant que l’intransigeance de la justice  yankee pourrait avoir des «conséquences négatives» sur les négociations en cours du  Grand marché transatlantique, autrement baptisé traité de libre échange entre Etats-Unis et Union européenne (TTIP).

     Selon différentes sources, les estimations  de l’amende exigée à BNP Paribas se chiffrait jusqu’alors à environ 4 milliards de dollars. Somme déjà énorme, a fortiori si on la compare à la pénalité infligée à HSBC (1,9 milliard de dollars), accusée de complicité de blanchiment, ou encore à celle, autrement plus mesurée dont avait écopé une autre banque britannique, laStandard Chartered Bank (670 millions de dollars), pour violation de l’embargo contre l’Iran.

     Aussi, Le Monde souligne l’évidence quand il relate que « même si M. Obama n’a pas de moyens de pression sur la justice, la sanction envisagée témoigne d’une agressivité telle qu’elle en devient politique ».

     Mais le quotidien de référence bascule aussitôt dans la propagande eurogaga la plus crasse quand il explique dans la foulée que «cette actualité devrait amener lescontempteurs français de l’euro à réfléchir – surtout dans la très patriotique famille souverainiste. Car l’affaire BNP Paribas n’existerait pas, ou seulement à un moindre degré, si le dollar n’était pas la seule grande monnaie des échanges internationaux. Ce n’est pas le dernier enseignement de cette riche histoire ».

     Ladite affaire n’est en effet en rien une preuve  irréfragable  de la légitimité et de la validité de l’euro monnaie unique, qui nous affaiblit, nuit à notre compétitivité,  non adapté aux réalités économiques de la très grande majorité des pays européens ,  en lieu et place  d’uneuro monnaie commune, respectueuse de notre souveraineté monétaire.  C’est ignorer aussi la soumission  structurelle  de l’UE (largement une création américaine) et des instances bruxelloises à Washington, dont ils existent mille preuves concrètes.

     Au-delà des effets de manche, nous attendons toujours la manifestation effective, autrement qu’à la marge, d’une volonté d’émancipation politique et d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis de nos dirigeants euromondialistes.  

    Jean-Pierre Chevènement le notait tout comme nous fin mai, « L’alliance avec les Etats-Unisou même plus largement des accords de rapprochement avec certaines de leurs grandes firmes, dans des secteurs vitaux comme l’énergie, n’ont de sens que sur la base du respect de l’indépendance de la France ».

     Bruno Gollnisch compte bien  interpeller les dirigeants européistes sur cette  affaire BNP Paribas qui génère des questions essentielles : « est-il légitime qu’un embargo décrété unilatéralement par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique s’impose dans le monde entier, et notamment aux activités de la filiale suisse d’une banque française ? ».

    «Dans l’affirmative, cette surprenante prétention est-elle fondée sur quelque norme de droit international, coutumière ou conventionnelle, reconnue, soit universellement, soit du moins par les nations européennes ? ».

    « Dans la négative», quelles mesures les instances bruxelloises comptent-elles  prendre «pour s’opposer, sur le plan diplomatique et juridique, à ce qui apparaîtrait comme une confiscation dépourvue de toute légitimité, et, en cas d’échec, à quelles rétorsions il compterait procéder pour en assurer la compensation ? ».

    Dans l’attente de réponses…

    http://gollnisch.com/2014/06/06/affaire-bnp-paribas-quelles-reponses-au-pressing-yankee/

  • L’ABCD de l’obscurantisme

    Une tribune de Jean-Marie Salamito, Professeur à la Sorbonne et membre de l’Academia Europaea, à l’annonce de Benoît Hamon sur les expérimentations de l’ABCD Egalité.

    Avec l’ABCD de l’égalité, à l’essai dans une dizaine d’académies, quelques pédagogues officiels s’imaginent abolir les inégalités entre filles et garçons.

    Beau projet, généreuse intention. Mais comment y croire ? Ce manuel regorge de naïvetés et de confusions. Il prétend viser l’égalité des femmes et des hommes, mais il met en œuvre leur indifférenciation.

    Aux psychologues de signaler les risques que cette "expérimentation" fait courir à la construction d’identité sexuelle des jeunes enfants. Aux juristes d’expliquer comment l’État, en s’immisçant à ce point dans l’intimité des tout-petits, bafoue les droits des familles. Je souhaite seulement dire ici que cet ABCD procède d’une méprise sur l’idée même d’éducation.

    Par son obsession de chasser les "stéréotypes de genre" (lesquels ne sont jamais définis), ce projet est plus négatif que positif. Il relève de la répression plutôt que de la formation. Or, la mission des enseignants ne consiste pas à considérer les enfants comme remplis de stéréotypes qu’on aurait le devoir de leur arracher, comme pervertis par des clichés dont il faudrait leur inculquer la honte, comme viciés par des familles dont on devrait les éloigner le plus possible. Va-t-on chercher des idées reçues dans le cerveau des gamins comme on fouillerait dans leurs cheveux pour en retirer des poux ? Non, éduquer, ce n’est ni rééduquer ni éradiquer. Ce n’est ni dresser ni redresser. Le redressement, il y a eu des maisons pour ça.

    Éduquer, c’est faire confiance aux êtres humains, parler à leur intelligence et à leur liberté, reconnaître la force d’attraction du vrai, du bien et du beau, respecter l’élan vers le haut qui existe en chaque personne. Pari optimiste et courageux, fondé sur un humanisme très différent de cet hédonisme forcené auquel la gauche de pouvoir a récemment sacrifié ses idéaux.

    La suite sur Atlantico

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-ABCD-de-l-obscurantisme

  • Pierre Hillard décrypte les événements ukrainiens dans le contexte du nouvel ordre mondial

    Dans un décor chaotique berlinois, nous retrouvons Pierre Hillard, spécialiste des questions géopolitiques, qui livre à son public un décryptage des événements ukrainiens.

    Retrouvez Les chroniques du mondialisme de Pierre Hillard sur www.livres-et-idees.com

  • EELV dénonce le djihadisme New Age

    Question de Esther Benbassa, Sénatrice EE-LV, au ministre de l'Intérieur :

    " Monsieur le Ministre, L'antisémitisme en France est désormais sur une pente meurtrière. Les attentats de Toulouse, puis de Bruxelles l’ont démontré. Leurs protagonistes, l’un avéré, l’autre présumé, ont suivi des parcours similaires : sortie prématurée du milieu scolaire, petite délinquance, radicalisation islamique en prison, voyages d'initiation au djihad au Moyen-Orient. Ils symbolisent le lien coupé avec la société française. Leur dérive nous interpelle sur l'école, sur les modalités d'encadrement de nos jeunes, sur ces mouvements de jeunesse qui ne remplissent plus leur rôle, inaptes à pallier la déstructuration du modèle familial patriarcal duquel sont en principe issus ces futurs djihadistes, endoctrinés dans la haine du Juif et d'Israël au nom d'un islam extrémiste ingurgité sur internet, et gagnant bientôt l’Orient, où cet endoctrinement se double d'un apprentissage du terrorisme. Si les mesures annoncées hier par le ministre de l’Intérieur au conseil des ministres sont nécessaires, la question que ces actes terroristes nous posent n’est pas seulement d’ordre sécuritaire. Le djihadisme New Age, en France, est d’abord un problème sociétal. La prison en est devenue le réservoir. L'abandon à soi-même, la promiscuité, aussi, la fréquentation de salafistes fraîchement convertis y préparent au pire, quand une peine de probation éviterait à certains le passage par la case prison pour de petits délits. La future réforme pénale aidera peut-être à résoudre au moins cet aspect des choses. Le diagnostic sociologique étant posé, les regains actuels d’un antisémitisme polymorphe ne peuvent pourtant que raviver, chez les Juifs, la mémoire du génocide qui a annihilé 6 millions d'entre eux ici-même, en Europe, dont 73 000 en France. Intolérable, cet antisémitisme doit être combattu par tous les moyens, comme l'islamophobie, la xénophobie et tous les racismes. Ces actes antisémites ne peuvent être ramenés à une affaire entre Juifs et musulmans. Les arabo-musulmans de France eux-mêmes pâtissent par réaction d’une aggravation du rejet indistinct et injuste dont ils sont déjà victimes. En fait, ce sont nos sociétés, démocratiques, libres, progressistes, que ces actes prennent pour cible et déstabilisent. Monsieur le Ministre, les discours d’apaisement et les messages de sympathie ne suffisent plus. Que compte faire le Gouvernement pour changer la donne en profondeur et rétablir les conditions d’un vivre ensemble acceptable ?

    Michel Janva

  • Qu’est-ce que l’Imperium ?

    Cela fait déjà quelques années que les milieux nationalistes et eurasiens, notamment au sein de la « Nouvelle Droite », se réapproprient la notion d’imperium comme moyen de la restauration/fondation et de la pérennité de l’Europe-Nation ou Europe-Puissance. Cette notion est souvent confondue avec celle d’ « Empire », pour la simple et bonne raison qu’elle en est étymologiquement la racine. Cependant, il conviendrait de clarifier ce qu’est l’imperium, afin d’en appréhender toutes les potentialités, qui dépassent la simple perspective d’un « empire » au sens commun du terme (c’est-à-dire au sens d’une structure politique supranationale).

    Origine

    La notion d’imperium prend corps dans l’Antiquité romaine, plus précisément à l’époque républicaine (schématiquement comprise entre 509 et 31 av. J.-C.). Etymologiquement, il vient d’« ordonner », « préparer pour ». Il s’agit d’un pouvoir souverain délégué aux consuls, préteurs et à certains gouverneurs de province, par les dieux dont la volonté était censée se manifester au travers du peuple dans le vote des assemblées (élisant les magistrats). L’imperium est donc un pouvoir souverain (c’est-à-dire ne reconnaissant pas de supérieur temporel) d’ordonner et de juger, symbolisé par les faisceaux (haches entourées de verges portées par les licteurs).

    Le titulaire d’un imperium pouvait être désigné sous le terme d’imperator (chef militaire victorieux –souvent consul-, ayant droit à ce titre à un triomphe à Rome). Sous la République, l’imperium était néanmoins un pouvoir limité dans le temps et dans l’espace. De plus, il subissait la concurrence d’autres pouvoirs comme la puissance tribunicienne (tribunitia potestas rendant sacrosainte la personne des tribuns chargés de représenter et de défendre la Plèbe de Rome). Les guerres civiles de la fin de la République (de 88 à 31 av. J.-C.), voyant différents imperatores se disputer l’exclusivité de l’imperium (Marius, Sylla, César, Pompée, Octave-Auguste, Antoine)débouchent finalement sur l’avènement de l’Etat Impérial (à partir du règne d’Auguste de 27 av. J.-C. à 14 de notre ère) dans lequel tous les pouvoirs sont accolés à un imperium permanent entre les mains d’un seul homme : le césar auguste imperator. Imperator devient un surnom, un nom puis un prénom des empereurs, uniques détenteurs de l’imperium.

    A ce stade, un certain nombre d’erreurs ne doivent plus être commises : L’imperium n’est pas l’ « Empire ». Si « Imperium » a bien donné « Empire », les romains n’ont pas eu de mots pour décrire précisément le système impérial en tant que système de gouvernement en soi, ou comme territoire. Rome et son Empire sont restés malgré la fin du système républicain la Res Publica. L’imperium est donc un type de pouvoir, et non un système politique ou un territoire, du moins à l’origine. De même, « imperator » ne désigne la fonction d’empereur que tardivement, l’imperator étant avant tout un chef de guerre victorieux.

    L’empire romain : un imperium euro-méditerranéen permanent

    A ce titre, ce concept est à l’image de la culture politique et de la pratique du pouvoir des Empereurs Romains : souple, pragmatique, concrète. Il en va de même de la nature du pouvoir impérial, difficile à appréhender et à définir, puisque construit par empirisme (sa nature monarchique n’est cependant pas contestable). En plus de quatre siècles, le pouvoir impérial a su s’adapter aux situations les plus périlleuses (telle la « crise » du IIIe siècle). Rien de commun en effet entre le principat augustéen, système dans lequel l’empereur est le princeps, le prince, primus inter pares, c’est-à-dire premier entre ses pairs de l’aristocratie sénatoriale ; la tétrarchie de Dioclétien (284-305), partage du pouvoir entre quatre empereurs hiérarchisés et l’empire chrétien de Constantin (306-337), dans lesquels l’empereur est le dominus, le maître.

    Le système impérial s’accompagne d’une idéologie confortant la souveraineté suprême de l’Empereur. L’empereur est sacrosaint (il a accaparé la puissance tribunitienne). Il doit assurer la paix (la fameuse pax romana inaugurée par Auguste), assurer le retour à l’âge d’or, il bénéficie de la protection des dieux (ou de Dieu, dont il est le comes, le comte –ou compagnon- sur terre, à partir de Constantin) et d’un charisme divin (c’est là tout le sens du titre d’Augustus). Il doit posséder les vertus de justice, de clémence, de piété, de dévouement à l’Etat. Au-delà de cela, il doit corréler respect des traditions et nécessité de fédérer un empire constitué d’une myriade de cités au passé prestigieux et attachées à leur indépendance. En cela, les empereurs romains n’ont point failli, comme le souligne Lucien Jerphagnon dans sa biographie d’Augustin : « Sur 3 300 000 km2 autour de la Méditerranée […] soixante à soixante-dix millions de gens s’affairent ou se laissent vivre, tous différents, avec leurs langues régionales, leurs dieux bien à eux. S’ils avaient plus ou moins renâclé à passer sous domination romaine, ils se trouvaient dans l’ensemble plutôt bien de la Pax Romana. Bref s’était instauré un universalisme qui n’effaçait rien des identités locales. Depuis Caracalla (212), […] on était citoyen romain tout en restant Africain, Syrien… ».

    Si la nature de la fonction impériale a évoluée, son fondement est resté inchangé : un pouvoir souverain, transcendant, à la fois civil, militaire et religieux, soutenu par un charisme divin, un pouvoir surhumain, nivelant par le haut, ayant pour horizon la pax aeterna, écartant les prétentions des forces centrifuges, donnant une orientation commune à toutes les composantes d’une même koiné (communauté culturelle et politique), tout en préservant leurs identités profondes.

    Pérennité du concept

    La notion d’imperium recèle donc des potentialités multiples, et représente un projet valable pour la France et l’Europe que nous appelons de nos vœux. Elle n’est pas, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un pur objet historique limité à l’histoire romaine, et dont le champ d’action concret s’arrêterait en 476 avec la chute de l’Empire d’Occident. En effet, la notion de souveraineté héritée de l’imperium a survécu en Europe sous une infinité de forme : Byzance, survivance de l’Empire d’Orient, de culture chrétienne orthodoxe et gréco-romaine, dont l’Empire russe s’est toujours vécu comme un héritier (« tsar » est un titre dérivé de celui de « césar ») ; Le Saint-Empire, chrétien catholique, germanique, issu de l’Empire Carolingien dont la vision était de faire renaître l’Empire Romain d’Occident, témoigne de la prégnance de l’idée d’Empire, y compris chez les barbares installés sur son territoire dans les dernières années de l’empire d’Occident. Charlemagne (Carolus Magnus) ne s’était-il pas fait couronné par le pape dans la ville même de Rome selon le rituel d’intronisation des empereurs (ou du souvenir qu’il en restait), n’a-t-il pas repris la symbolique impériale, en sommeil depuis la chute de l’Empire (orbe impériale, sceptre, couronne –issu du diadème impérial des empereurs tardifs, lui-même repris des rois helléniques-) ? Enfin, les royaumes « barbares », en premier lieu le royaume franc, ont eux aussi recueilli l’héritage de l’imperium romain et de la culture classique à travers l’Eglise. Les mérovingiens (ainsi que les ostrogoths, les wisigoths ou les burgondes), fascinés par le prestige impérial, ont tenté d’imiter le faste des empereurs (imitatio imperii). C’est cependant la monarchie française issue de l’éclatement de l’empire carolingien (Capétiens, Valois, Bourbons) qui sera –à notre sens- parmi les nations européennes la plus belle héritière de la tradition politique romaine. Les rois de France, notamment à partir des derniers capétiens (deuxième moitié du XIIIe siècle), nourris de la redécouverte du droit romain, vont affirmer le principe de souveraineté contre les puissances cherchant à la subjuguer ou à la faire éclater. Le pouvoir royal français comprend de nombreuses similitudes et d’emprunts à l’imperium romain : son côté surnaturel, total –ou plutôt absolu-, divin, la coexistence d’aspects civils, militaires, et religieux, certaines des regalia (l’orbe, la couronne…).

    Ainsi, à l’éclatement politique de l’Europe au Moyen Âge et à l’époque Moderne a correspondu un éclatement du pouvoir souverain, de l’imperium. L’idée d’un pouvoir souverain fédérateur n’en n’a pas pour autant été altérée. Il en va de même de l’idée d’une Europe unie, portée par l’Eglise, porteuse première de l’héritage romain. Le regain d’intérêt que connait la notion d’imperium n’est donc pas le fruit d’une passion romantique pour l’antiquité européenne, mais la preuve qu’en rupture avec la conception moderne positiviste de l’histoire, nous regardons les formes d’organisations politiques passées comme autant d’héritages vivants et qu’il nous appartient de nous les réapproprier (les derniers empires héritiers indirects de la vision impériale issue de Rome ont respectivement disparu en 1917 –Empire Russe- et 1918 –Empire Austro-Hongrois et Empire Allemand-). Si ce court panorama historique ne peut prétendre rendre compte de la complexité du phénomène, de sa profondeur, et des nuances nombreuses que comporte l’histoire de l’idée d’imperium ou même de l’idée d’Empire, nous espérons avant tout avoir pu clarifier son origine et son sens afin d’en tirer pour la réflexion le meilleur usage possible. L’imperium est une forme du pouvoir politique souple et forte à la fois, capable de redonner du sens à l’idée de souveraineté, et d’articuler autorité politique continentale et impériale de l’Eurasisme avec les aspirations à la conservation des autonomies et des identités nationales portées par le Nationalisme ou même le Monarchisme. A l’heure où le démocratisme, les droits de l’homme, et le libéralisme entrent dans leur phase de déclin, il nous revient d’opposer une alternative cohérente et fédératrice et à opposer l’imperium au mondialisme.

    Charles Mallet 

    http://lheurasie.hautetfort.com/archive/2014/06/05/qu-est-ce-que-l-imperium-charles-mallet-5385150.html

    La Rédaction de Voxnr recommande la lecture des deux ouvrages suivants:

    Le prophète de l'Imperium, Francis Parker Yockey

    Imperium. La philosophie de l’histoire et de la politique

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EupEAAVulynOqQTpNm.shtml

  • Et si les « antifascistes » cessaient de se tromper de cible ?

    De passage à Hayange, ce week-end, j’ai assisté à un curieux spectacle en trois temps. Dans la matinée, j’ai vu le nouveau maire de cette ville historiquement ouvrière, Fabien Engelmann, au milieu de la population, lors d’une fête « Nature et Jardin », organisée à côté du domaine historique de la famille de Wendel. Je n’ai assisté à aucun échange agressif entre les élus et les participants, au contraire.

    L’après-midi, à la mairie, se tenait un double événement. À l’intérieur se déroulait un mariage. Les futurs époux, leur famille et leurs invités, au nombre de quatre-vingts, étaient obligés, pour entrer, de passer devant une escorte de forces de l’ordre qui leur ouvraient des barrières de protection. En effet, à l’extérieur se déroulait, devant l’hôtel de ville, une manifestation organisée par des anarchistes, contre « l’extrême droite, le fascisme et le capital ». Environ quatre-vingts vaillants « antifascistes », souvent vêtus de noir, cagoulés et en rangers, étaient présents. Les habitants de la ville n’ont reconnu aucun Hayangeois, mais des militants venus de Metz, de Nancy et même de Paris.

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  • Liberté de l'enseignement et doctrine de l'Eglise

    De Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :

    "La polémique déclenchée après l’intervention de l’association Alliance Vita au lycée catholique Gerson soulève de façon inquiétante la question de la liberté d’enseignement de l’Église.

    [...] En diligentant dans la foulée une enquête et une inspection,la mairie de Paris et le ministère de l’Éducation nationale ont fait de la surenchère dans l’intimidation. Car ne nous y trompons pas, derrière cette affaire, c’est la possibilité même de continuer à transmettre la vérité qui est en jeu. Oui, l’avortement est un « crime abominable » selon l’expression même du concile Vatican II (Gaudium et spes, n. 51) qu’a reprise le pape François dans un discours très ferme le 11 avril dernier (1). Oui, la pilule du lendemain peut conduire, selon l’instruction Dignitas personae promulguée par Benoît XVI en 2008, à « l’avortement d’un embryon », et constitue dès lors « un meurtre direct » et « un acte gravement immoral » (Dignitas personae, n. 23 sur les produits interceptifs). 

    Cette tentative de bâillonner l’enseignement moral de l’Église s’inscrit dans une stratégie plus globale, comme en témoigne l’attaque inouïe lancée le 5 février contre le Vatican par le Comité des Nations-Unies sur les droits des enfants. L’intellectuel italien Massimo Introvigne a évoqué à ce sujet une « déclaration de guerre de l’ONU à l’encontre de l’Église ». Dans son rapport officiel, cette commission somme en effet le Saint-Siège d’engager des réformes urgentes, à commencer par supprimer de ses établissements les manuels scolaires contrevenant à l’« égalité de genre », revoir le concept ambigu de « complémentarité naturelle entre l’homme et la femme », « reconsidérer sa position sur l’avortement » en « réécrivant le Code de droit canonique » pour y faire figurer les circonstances dans lesquelles il serait dorénavant permis, garantir aux adolescents scolarisés dans ses écoles un accès à la contraception et aux services de santé reproductive… Pour ces « experts » de l’ONU, l’Église doit impérativement changer son enseignement auprès des jeunes en matière de « doctrine sur l’homosexualité, l’avortement et la contraception ».

    L'enseignement catholique doit vraiment être catholique et ne pas proposer simplement une découverte de la foi... :

    [...] À ce titre, les enjeux scientifiques, éthiques et philosophiques du respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à son terme naturel ne devraient pas être relégués par principe à des temps de « catéchisme non obligatoire » mais faire d’abord l’objet d’un enseignement rigoureux (pendant les cours de SVT et philosophie notamment) dispensé par des professeurs « fidèles au message de l’Église, compétents, cohérents, convaincus, maîtres de savoir et de vie ». [...]

    Michel Janva

  • Projet de réforme pénale : l’ombre d’un nouveau raz de marée FN plane sur les débats (Présent 8119)

     (via PrésentAprès la « séquence émotion » orchestrée mardi par le Premier ministre accusant l’opposition de « faire monter le Front national » en polémiquant sans cesse sur les contradictions du gouvernement (Présent d’hier), c’est le chef de file des députés UMP Georges Fenech qui a, à son tour, agité l’épouvantail FN, en expliquant devant l’Assemblé que la majorité, avec son projet de réforme pénale, prenait « le risque d’un nouveau 21 avril » en 2017. Un régal pour Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ont tous deux fait entendre hier leurs voix dans l’hémicycle.

    Le juge « assistante sociale »

    Notamment au sujet de l’article 2 du projet de loi, adopté hier, qui prévoit que la juridiction déterminera la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur, ainsi que de sa situation matérielle, familiale et sociale. Un article vivement dénoncé par le député RBM Gilbert Collard, qui a expliqué, lors de son intervention : « Vous êtes en train de transformer (…) l’idée même que l’on se fait du juge. (…) Ce nouveau juge, tel que la gauche le conçoit et tel que le garde des Sceaux l’a inventé, (…) figure dans ce texte : la juridiction devra tenir compte de la personnalité de l’auteur du délit. C’est l’individualisation de la peine, qui existe depuis plus d’un siècle. Vous n’avez donc rien inventé. Mais vous ajoutez que la juridiction devra tenir compte des circonstances de la commission des faits qui justifient un accompagnement socio-éducatif individualisé et renforcé. Ça y est ! Nous avons le juge « assistante sociale » ! Comment un magistrat pourra-t-il considérer l’accompagnement socio-éducatif ? Il n’est pas là pour donner et tenir la main, mais pour juger ! (…) Il n’est pas là pour donner la tétée au délinquant, mais pour le punir. (…) Quand on sait, grâce à tous les auteurs et à tous les criminologues, que le juge doit jouer un rôle fondamental, il est très décevant de constater que vous êtes en train de le détériorer en en faisant une sorte de “Blédine pour délinquants” ! Ce n’est même pas du laxisme. Vous ne parvenez pas à sortir d’une espèce d’idéologie qui vous hypnotise. (…) Si vous saviez comme les délinquants rigolent… »

     

    Les victimes oubliées

    Un peu plus tôt, déjà, Marion Maréchal-Le Pen avait dénoncé la « vision doctrinaire et idéologique » de Christiane Taubira, en rappelant que « le tout carcéral français (…) est un mythe ». En effet, a expliqué l’élue FN, « le taux d’incarcération, de 117 pour 100 000 habitants en France, est plus faible que dans l’ensemble des pays du Conseil de l’Europe ! Et 50 % seulement des peines comprennent de la prison, 20 % de la prison ferme. Environ 80 000 peines de prison prononcées chaque année demeurent inexécutées ». Et elle ajoutait : « Ce texte est marqué du sceau de l’injustice : les victimes en sont les grandes oubliées. Vous poussez à l’extrême le principe d’individualisation de la peine. Ce principe, figurant déjà à l’article 132-24, est bien sûr un gage d’équité et d’humanité, qu’il ne faut pas remettre en cause. Mais votre texte va beaucoup plus loin en incitant le juge à se livrer à une analyse de plus en plus subjective sur le caractère, la situation et la vie privée de la personne. Ainsi, c’est moins l’acte qui sera jugé que la personnalité de l’auteur de l’infraction. (…) Dans le même esprit, vous supprimez les peines plancher », omettant « deux fonctions essentielles de la peine, la dissuasion et la protection, pour ne plus citer que la sanction et la réinsertion ». Or, rappelait-elle très justement, « que vous le vouliez ou non, la meilleure des préventions reste la peur de la sanction ».

    Franck Delétraz

    http://fr.novopress.info/168722/projet-reforme-penale-lombre-dun-nouveau-raz-maree-fn-plane-les-debats-present-8119/