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actualité - Page 5269

  • Sens commun : jusqu’où peut-on collaborer avec le mal ?

    L’UMP est balayée – une fois encore – par une « affaire » de concussion aux proportions cyclopéennes : l’affaire Bygmalion, qui pourrait bien devenir une énième affaire Sarkozy. 

    Pour rappel, le Français étant oublieux, je citerai quelques unes des affaires Sarkozy : Karachi, Clearstream, Bettencourt, Wildenstein, César, Pleyel, Compiègne, Peugeot, Woerth, le financement Kadhafi, les enfants de Zoé, les infirmières Bulgares, Jean Sans-Epad, l’arbitrage Tapie, les sondages de l’Élysée-Buisson (6 millions d’euros), les affaires Guéant, le Fouquet’s, le Paloma, le vaccin H1N1, les stylos, Grandrange… Liste non exhaustive. 

    Tout cela n’a pas freiné l’enthousiasme des animateurs de Sens commun – la chapelle des militants LMPT ralliés à l’UMP – lancée rue de Vaugirard le 29 avril dernier. Ils étaient 700 selon les organisateurs et la police – enfin d’accord.

    Ils ont pu entendre Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, leur improviser une intervention de bienvenue.

    Lorsque l’on veut faire de la politique, les options ne se bousculent pas, il est vrai.

    Au moins font-ils preuve d’un réalisme qui manque absolument aux Lapins crétins qui ont cru aux illuminations d’une Boutin. Les animateurs de Sens commun ne sont pas idiots, certains ont une solide culture littéraire – ça s’aventure à citer Proudhon et Gramsci à la lueur des bougies…

    Si les initiateurs sont habiles, les obsédés de bioéthique qui composent l’essentiel de la chalandise de Sens commun n’ont pas de mémoire et sont aisément trompés : ils ont oublié que c’est Sarkozy – en personne – qui a voulu imposer le statut du beau-parent et que c’est sous Luc Chatel que les gender studies ont fait irruption dans les écoles.

    Les initiateurs de Sens commun ont réfléchi leur truc, ils ont couché par écrit leurs principes directeurs. Sur leur site, dans leur Charte, on peut lire : « …la nécessité absolue d’une refondation de la vie démocratique et des pratiques politiques… », « Nous refusons fermement toutes les pratiques politiques marquées par l’individualisme, le carriérisme et la corruption… », « Nous voulons que la loi reprenne sa place pour fixer les repères essentiels de la vie en société… », « Nous voulons promouvoir la reconnaissance de la responsabilité personnelle… ».

    Sens commun termine son manifeste ainsi : « La droite que nous voulons est décomplexée, forte, sociale, populaire, humaniste… Mais elle est surtout et avant tout de DROITE ». Avec Bygmalion, les Quataris, de Carolis, Buisson et Peltier, ils sont servis !

    Sens commun n’a pas tardé à publier un communiqué après l’annonce des résultats aux élections européennes le 25 mai dernier. Ils ont été très réactifs. Que ne publient-ils un communiqué se rapportant à l’affaire Bygmalion qui engloutit leurs nouveaux amis ? Que diront-ils en défense de leur camarade Jérôme Lavrilleux, depuis passé aux aveux pour protéger Copé ?

    Que proposent-ils maintenant à ceux qui ont pris part au mouvement social de 2013 ? Leur proposent-ils toujours prendre leur carte à l’UMP ? Ils disent vouloir « changer » la politique comme d’autres proposent de « changer » la construction européenne. Mais jusqu’où peut-on collaborer avec le mal ? S’ils acceptent ce scandale, que n’accepteront-ils pas ? 

    Faire le dos rond et tweetter « on travaille ! » ne suffira pas. Je pense que, comme moi, beaucoup attendent des éclaircissements. Je suis impatient de les lire…

    Nouvelles de France

    http://www.oragesdacier.info/2014/06/sens-commun-jusquou-peut-on-collaborer.html

  • Coupe du monde : de quoi la mairie de Paris a-t-elle peur ?

    À Paris, l'équipe de miss Hidalgo a tranché dans le vif : aucun match ne sera retransmis sur écran géant durant toute la Coupe du monde.   

    Depuis la Coupe du monde 1998 qui avait vu la victoire des Bleus, tous les quatre ans, les écrans géants se déploient dans toute la France estivale. C’est l’occasion de communier en masse avec les autres fidèles de la religion foot. La plupart du temps, les immenses toiles blanches trônent au milieu des places de l’hôtel de ville. D’aucuns apportent carrément leur « cubi » de rosé, d’autres leurs sandwichs, quand beaucoup arborent les couleurs de leur équipe préférée.

    Il y a quelques mois, alors que je demandais à un élu socialiste (d’une petite ville de 5.000 âmes) si sa commune installerait un écran géant pour la compétition, il me répondit par l’affirmative. « Même dans le cas d’un France-Algérie ? », demandai-je malicieusement… L’élu rose eut un sourire gris et lâcha « Euh, non, là, je ne pense pas ! »

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  • La Ligue du Nord : six députés européens dont Mario Borghezio

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    La Ligue du Nord a obtenu 6,2 % des voix aux élections européennes, soit un recul par rapport à 2009. Mais le parti se classe quatrième et fait mieux que les prédictions des sondages. La ligue du Nord reconduit six députés au parlement européen. Six députés qui comptent former un groupe avec le Front National de Marine Le Pen. D’ailleurs, durant la campagne, les liens entre ces deux partis ont été clairement affichés.

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  • Espagne : le roi abdique, vive le roi !

    Abdication ou abnégation ?

    Dans un article publié le 13 février dernier sur Boulevard Voltaire, nous signalions que 62 % des Espagnols interrogés réclamaient l’abdication de Juan Carlos en faveur de son fils Felipe, prince des Asturies

    Sitôt dit, sitôt fait, oserait-on dire, puisque le monarque vient d’abdiquer, ce 2 juin, laissant le trône vacant à la succession de son fils de 46 ans, lequel devra néanmoins attendre que le Parlement espagnol ait adopté une loi organique de dévolution de la couronne pour ceindre cette dernière.

    L’état de santé du roi ainsi que les parfums persistants de scandales entourant le souverain et sa famille ne sont sans doute pas étrangers à cette décision qui prend en monarchie, même représentative – ou parlementaire –, une allure hautement politique. Voulant imprimer un caractère résolument monarchique à notre Constitution, le général de Gaulle – à la fois monarque et monarchiste – ne s’y était pas trompé lorsqu’il eut démissionné (forme républicaine de l’abdication) au lendemain d’un référendum technique qui se voulait avant tout plébiscitaire. [...]

    Aristide Leucate - La suite sur Boulevard Voltaire

  • [Vidéo] Le troisième numéro de la Minute Royaliste est en ligne : La décentralisation royal

    Voici le troisième numéro de la Minute Royaliste sur la décentralisation royale ! A partager sans modération !

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    Pour que vive la France, vive le Roi !

     
  • Entretien avec Alain de Benoist : Marine Le Pen : une victoire qui va au-delà de la gauche et de la droite !

    C’est peut-être votre paradoxe personnel. Vous êtes militant européen depuis belle lurette. Mais les mouvements dissidents qui vous lisent avec assiduité sont, eux, souvent enclins à des options plus nationalistes. Comment résoudre cette équation à inconnues multiples, sachant qu’on ne sait pas toujours de quelle Europe on parle ? 

    Le plus grand reproche qu’on puisse faire à l’Union européenne est d’avoir discrédité l’Europe, alors que les conditions objectives de la nécessité d’une Europe politiquement unie sont plus présentes que jamais. Tout en estimant que le souverainisme ne mène nulle part, parce qu’aucun État isolé n’est en mesure de faire face aux défis planétaires actuels, à commencer par la maîtrise du système financier, je comprends très bien les critiques que les souverainistes adressent à l’Union européenne. Mieux encore, je les partage puisque la souveraineté qu’on enlève aux nations ne se trouve pas reportée au niveau supranational, mais disparaît au contraire dans une sorte de trou noir. Il est tout à fait naturel, dans ces conditions, d’être tenté par un repli sur l’État-nation. Pour moi, cependant, le mot d’ordre n’est pas « Pour la France, contre l’Europe », mais plutôt « Pour l’Europe, contre Bruxelles ». 

    Que vous inspire l’indéniable victoire du Front national aux récentes élections européennes ? 

    Elle confirme que les Français n’en peuvent plus de voir, année après année, se succéder des partis de gouvernement qui font la même politique libérale sans jamais tenir leurs promesses ni obtenir de résultats. À tort ou à raison, le FN leur apparaît, dès lors, comme l’ultime espoir. En même temps qu’il marque un tournant historique (mais il faudra attendre les résultats des prochaines élections régionales pour savoir si le FN est vraiment devenu le premier parti de France), le résultat du parti de Marine Le Pen est riche d’enseignements. Il montre d’abord, non seulement que la diabolisation dont il a fait l’objet ne fonctionne plus, car les gens ne croient tout simplement plus à des arguments trop répétés pour conserver encore un sens, mais que cette diabolisation, dont l’objectif était de délégitimer un compétiteur gênant en le transformant en ennemi répulsif et haïssable, a abouti exactement au résultat inverse, à savoir l’installation durable du FN au centre de la vie politique française. Comme l’expliquait ces jours-ci Pierre-André Taguieff dans Le Figaro, à l’occasion de la parution de son excellent livre intitulé Du diable en politique : « La propagande antilepéniste aura globalement joué le rôle d’un puissant facteur de la montée du FN. » Quand on aura compris cela, on aura compris beaucoup. 

    Cette victoire électorale montre également combien Marine Le Pen a eu raison de résister à ceux qui la poussaient à se positionner de façon préférentielle en parti de la « droite nationale ». Le FN, aujourd’hui, transcende avec bonheur le clivage droite-gauche. C’est chez les jeunes et dans les classes populaires qu’il obtient ses meilleurs scores : aux européennes, 43 % des ouvriers ont voté pour le Front, 8 % seulement pour le PS ! Cette assise populaire montre que le FN a cessé d’être un parti de protestation pour devenir un parti capable d’aspirer au pouvoir – son adversaire prioritaire restant plus que jamais l’UMP. 

    Dans la foulée, que pensez-vous de la montée en puissance de tous ces mouvements « identitaires » et « eurosceptiques » en Europe ? 

    Leur dénominateur commun est de toute évidence le populisme. Il ne faut pas se lasser de rappeler que le populisme n’est pas une idéologie, mais un style, et que ce style est compatible avec des orientations très différentes. Il suffit d’ailleurs de comparer le FN avec la Ligue du Nord en Italie, ou le Vlaams Belang en Flandre, pour voir à quel point leurs positions divergent, que ce soit à propos du régionalisme, du programme économique et social ou de la « laïcité ». La montée en puissance des mouvements populistes traduit évidemment le discrédit des partis de la Nouvelle Classe, aujourd’hui totalement coupés du peuple, et la défiance dont ils font l’objet, qui alimente désormais de véritables paniques morales. Elle met aussi en lumière l’incroyable ampleur de la crise de la représentation. Le FN, arrivé en tête du scrutin du 25 mai, ne dispose que de deux ou trois députés à l’Assemblée nationale. L’UKIP, premier parti britannique depuis 1910 à avoir distancé à la fois les conservateurs et les travaillistes, ne dispose pas d’un seul siège au Parlement de Londres ! Et on s’étonne que ça craque ? 

    À ce stade électoral, que faire de l’Europe ? La redéfinir ? La remettre sur d’autres rails ? En finir avec elle une bonne fois pour toutes ou, tout au contraire, lui redonner une autre vie, en admettant que ce soit encore possible ? 

    L’Europe est aujourd’hui un grand corps malade, paralysé, bloqué, incapable de définir son identité, prêt à sortir de l’Histoire pour devenir un objet de l’histoire des autres, comme en témoigne son docile consentement à se fondre dans une grande zone de libre-échange atlantique où les normes environnementales, sanitaires et sociales américaines s’imposeraient inéluctablement. Cette Europe-là s’est construite depuis le début en dépit du bon sens, du haut vers le bas, sans tenir compte du principe de subsidiarité, sans se fixer de frontières et sans que les peuples soient jamais associés à sa construction. Elle baigne dans l’angélisme et l’inconscience de soi, elle a fait siens les principes du libéralisme le plus destructeur. La remettre sur ses rails impliquerait qu’elle décide d’être une puissance souveraine avant d’être un marché, et que cette puissance soit capable d’incarner un modèle de culture et de civilisation capable de jouer son rôle dans un monde redevenu multipolaire. On en est loin.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/06/entretien-avec-alain-de-benoist-marine.html

  • L'interview de Marine Le Pen qui choque les Allemands

    Dans un entretien au magazine "Der Spiegel", la présidente du FN attaque de front Angela Merkel et appelle à la destruction de l'Union européenne.
    Rarement une interview d'une personnalité politique européenne aura autant semé le trouble en Allemagne. Depuis 24 heures, elle a provoqué beaucoup de réactions sur la Toile, et beaucoup de commentaires catastrophés en "off" de hauts responsables qui se disent "choqués". Marine Le Pen a accordé à l’hebdomadaire de référence Der Spiegel un long entretien, paru ce lundi 2 juin.
    Titré "Attention, Mme Merkel", cette interview a immédiatement provoqué n grand émoi dans les rédactions. D’autant qu’il est très rare que cet hebdomadaire consacre autant de place à des interviews, a fortiori, à des personnalités étrangères (4 pleines pages).
    Les éditorialistes des quotidiens allemands mettent notamment en exergue cette affirmation choc de Marine Le Pen : "Je veux détruire l’Union européenne". Et le tabloïd Bild se demande en «une» qui est "cette femme devant laquelle l’Europe tremble?". L’hebdomadaire Stern note que la patronne du Front national s’exprime de manière "directe et décomplexée".
    "l'Europe c'est la guerre"
    De fait, Marine Le Pen ne mâche pas ses mots. Après avoir affirmé que "la France" voulait "reprendre son destin en main", elle assène que "l’Europe c’est la guerre" (économique), mais aussi "un monstre antidémocratique" et qu'elle veut "éviter qu’il grossisse plus encore". 
    "Je veux détruire l’Union européenne, pas l’Europe", précise-t-elle. Son modèle ? "L'Europe d’Ariane et d’Airbus". A l'opposé de ce qu'elle considère aujourd'hui comme une "Europe soviétique". A la question, "Voulez-vous aller à Bruxelles uniquement pour combattre le système ?", elle répond tout de go: "Et pourquoi pas?"
    Mais ce sont surtout ses saillies contre l'Allemagne qui choque outre-Rhin. S’agissant de la politique menée par Angela Merkel, elle estime qu’elle est "bonne pour l’Allemagne mais nuisible pour tous les autres pays". Marine Le Pen n'hésite pas à tacler la chancelière allemande: "Elle croit qu’on peut faire de la politique contre la volonté des populations", mais, prévient-elle "si elle ne voit pas les souffrances auxquelles sont soumises les autres peuples européens, l'Allemagne se fera détester." Elle agite le spectre d’une implosion de l’Europe et insiste sur cet "euro fort" qui "ruine" la France.
    Une différence de coeur
    Marine Le Pen touche ainsi à deux tabous allemands. L’euro que nos voisins veulent stable, et dont ils refusent de faire varier le taux de change. Et surtout l’image de l’Allemagne au sein du Vieux continent. En 2011-2012, après la crise grecque et les manifestations contre l'Allemagne, Berlin a envoyé ses diplomates prêcher la bonne parole dans toute l’Europe pour répéter, rabâcher même que le pays n’a aucune visée hégémonique.
    La présidente du Front national frappe fort. Elle n’hésite pas à affirmer, au grand étonnement de nos voisins qui ne comprennent pas forcément la connotation historique, que l’Allemagne est le "cœur économique de l’Europe", tandis que la France est "son cœur politique". Et de conclure que ce qui arrive en France aujourd’hui (l’arrivée du Front national) "annonce ce qui va arriver dans le reste de l’Europe: le grand retour des nations, que l’on voulait éliminer". Un discours qui, compte tenu de leur histoire, met toujours les Allemands mal à l’aise.

    Sabine Syfuss-Arnaud

    Challenges :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupEZFllZkrvVSqsnj.shtml

  • Yannick Moreau veut une droite... à droite

    Le député UMP dénonce les tentatives de recentrage :

    "Tout comme il existe des partis de Centre-Droit et du Centre, la vie politique française doit compter sur l'existence d'un parti clairement à Droite : l'UMP.

    Faire croire aux Français que l'avenir de l'UMP serait au Centre est une grave erreur que je dénonce et combattrai.

    Les Français ne veulent plus de ces combinaisons politiciennesdécidées nationalement et qui, pour d'aléatoires succès aux élections, brouillent les messages et diluent les convictions.

    L'avenir de l'UMP est de définir une ligne politique de Droite, portant des valeurs de Droite comme la liberté, le mérite, la famille, le respect de la Nation et de la souveraineté populaire, la fraternité, etc.

    L'avenir de l'UMP est de se préparer dès à présent à engager, le moment venu, une politique courageuse de Droite au service de nos compatriotes et de notre pays. [...]"

    Michel Janva