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actualité - Page 5603

  • A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls

    Folles dépenses, dette record, pratiques clientélistes… Mais qu’a donc fait Valls dans sa ville ?

    Dès qu’il s’agit de faire le beau sur ses terres d’Evry, Manuel Valls ne ménage pas les balais-brosses. En mai 2012, il a fait repeindre à la va-vite des murs du quartier de Bois sauvage. « La veille au soir, des équipes étaient encore en train d’effacer des tags », se souvient une habitante. Il ne s’agissait pas de laisser les caméras donner une mauvaise image de la commune d’un futur président de la République…

    Sacré Manuel Valls ! Depuis qu’il a été parachuté dans cette ville nouvelle de l’Essonne il y a douze ans, celui qui était alors simple chargé de presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon est devenu un vrai professionnel de la politique. Non seulement il a appris à policer son langage et à choisir ses cravates pendant ses dix années de mandat, mais il a réussi à faire d’Evry une ville tremplin pour servir ses desseins. « Quand il est arrivé ici, il ne cachait pas son ambition de s’asseoir un jour dans le fauteuil de l’Elysée », confie un ancien de la mairie. Et il voulait faire de sa cité un laboratoire vivant, témoignant de sa gestion dynamique, moderne et rigoureuse.

    Une décennie plus tard, un simple coup d’œil aux finances municipales donne une idée de son bilan : les caisses d’Evry sont vides. « J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette », s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. « Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances ».

    Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2 .100 euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance. En dépit de ces coups de massue, la municipalité n’a pas réussi à boucler ses budgets, et il lui a fallu emprunter à tour de bras. Depuis 2007, son ardoise s’est envolée de 40%, presque autant que celle de l’Etat. Il faut dire que l’ancien maire (Manuel Valls a cédé son fauteuil en 2012, lorsqu’il est devenu ministre) n’avait pas des oursins dans les poches. Pendant ses deux mandats, il a flambé les deniers publics avec une grande constance. Dans une ville de 50.000 habitants comme Evry, par exemple, seul le directeur général des services est censé disposer d’une voiture de fonction. Or la Cour des comptes notait, dès 2006, que la commune en mettait 26 à disposition de ses agents, sans compter les 45 véhicules «de service»

    Même prodigalité pour les frais de communication, qui ont bondi de 852,6% entre 2001 et 2003, et ne semblent pas avoir diminué depuis. Pour 2012, le compte administratif donne le détail d’environ 800.000 euros pour ce poste (dont 110.000 dédiés à la seule édition de catalogues, d’imprimés et autres publications). Mais il ne fournit pas la moindre précision sur la ligne «divers» située juste au-dessous, dont la dépense est pourtant énorme (400.000 euros). « Vu l’intitulé, ce sont sans doute aussi des frais de communication, mais ils ont essayé de noyer le poisson pour éviter les questions  », assure Claude Jaillet. D’ailleurs, le département communication de la ville, qui n’existait quasiment pas à l’arrivée de Valls, occupe désormais un étage entier d’une des ailes de la mairie.

    C’est comme ça dans beaucoup d’autres services, et cela n’a rien d’étonnant. Bien qu’une partie des compétences de la municipalité ait été progressivement transférée à la communauté d’agglomération – que Manuel Valls a lui-même dirigée entre 2008 et 2012 – les effectifs n’y ont en effet pas baissé. Certes, Evry n’est pas la seule commune dans ce cas. Mais elle a la particularité d’avoir recruté des chargés de mission à la pelle au profit du cabinet du maire. « Il y en a eu 49 », confie un proche de l’ancien cercle. En observant que, pour essayer de masquer ce déferlement de conseillers, Manuel Valls a longtemps eu recours à une petite astuce : « Au sein de l’organigramme, il faisait passer des chargés de mission pour des standardistes ».

    Pas étonnant que les dépenses en personnel du chef-lieu de l’Essonne crèvent le plafond ! L’an dernier, elles ont représenté 791 euros par habitant, 50 de plus que la moyenne pour ce type de ville. Et ce, bien que les «achats et charges externes», autrement dit le recours à des prestataires extérieurs, soient demeurés exorbitants (416 euros par habitant, soit 55% de plus que la moyenne). Plutôt que de donner des leçons de gestion, comme il l’a fait pendant les primaires socialistes, le ministre de l’Intérieur ferait peut-être bien d’en prendre…

    D’autant que les gaspillages touchent aussi les investissements de sa cité. Manuel Valls, qui préconise aujourd’hui une mutualisation des services de l’administration, s’est en effet montré incapable de s’entendre avec son homologue de Corbeil-Essonnes – le député avionneur Serge Dassault – pour rationaliser et gérer en commun l’épuration de l’eau. Il a donc dû engager seul de lourds investissements pour sa centrale de traitement des eaux usées. Selon la Cour des comptes, ce chacun pour soi aurait coûté 10 millions d’euros aux contribuables, sans compter le 1,1 million de frais de fonctionnement supplémentaire chaque année. « Aucun intervenant n’a été en mesure de faire prévaloir l’intérêt général », ­dénoncent les magistrats.

    Mais la gestion de «Manuel» n’est pas seulement désastreuse, elle est aussi clientéliste. « Il récompense beaucoup les gens en leur offrant des postes », reconnaît l’un de ses proches. Et le recrutement des «fils de» va bon train dans la municipalité. Ainsi Florence Bellamy, la directrice de dynamique Emploi – la structure qui gère la politique de l’emploi local et qui a longtemps été chapeautée par le prétendant à l’Elysée – a-t-elle discrètement recruté son rejeton en ­début d’année parce que, dit-elle, « on avait besoin de quelqu’un comme lui ». L’affaire ayant été ébruitée, Francis Chouat, bras droit du ministre et actuel maire d’Evry, lui a toutefois demandé de le faire ­partir. Question népotisme, ce dernier n’est pourtant pas lui-même blanc-bleu : son propre fils officie actuellement dans une filiale de la Semardel, le principal groupe de traitement des déchets de l’Essonne… qu’il préside depuis le 1er février 2012.

    Si encore ce socialiste moderne, qui assure «  parler autrement aux chefs d’entreprise», avait réussi à développer le tissu économique de sa ville. Mais ses résultats sont plutôt maigres. « Il nous avait promis un plan de développement stratégique avec des moyens pour booster la ville, mais on l’attend toujours », regrette Joseph Nouvellon, un élu UMP d’Evry. De fait, le ministre n’a réussi à attirer dans sa ville aucune nouvelle société d’importance. La crise ne l’a pas aidé, bien sûr. Mais les cités voisines de Corbeil-­Essonnes et de Mennecy ont, elles, réussi à développer des zones d’activité. Pire : plusieurs gros employeurs ont récemment fait leurs valises, comme le Centre national d’études spatiales (Cnes) en 2012, et surtout le siège de Carrefour et ses 2.300 employés. Manuel Valls a eu beau marchander en proposant des bureaux plus étendus avec un loyer 30% moins cher, le géant de la distribution a regroupé tous ses sites à Massy, mieux desservi par les transports. « Finalement, Valls a surtout fonctionnarisé sa ville », sourit le maire d’une commune voisine. Un «réformateur moderne», le chouchou de l’opinion ?

    Des voyages à Dakar aux frais du contribuable

    Officiellement, l’association CDANE, qui finance des projets de coopération de l’agglomération d’Evry Centre ­Essonne avec le Mali et le Sénégal, n’a envoyé personne à ­Dakar cette année. « Il y a bien eu un voyage avec six ou sept personnes de la mairie, mais c’était en 2012 pour une session de formation des fonctionnaires locaux », assure Jean Hartz, l’élu chargé du dossier. Cinq ou six autres séjours sont déjà programmés d’ici la fin 2014 par la CDANE, qui dispose d’un budget annuel de 500.000 euros d’argent public.

    Il faut croire que Jean Hartz a des trous de mémoire car, comme l’atteste cette facture d’un grand hôtel de Dakar, un déplacement a aussi été organisé en avril dernier. « Il y avait neuf personnes de la ville », confirme Ibrahima Diawadoh, chargé de mission à la mairie et conseiller «intégration» de Manuel Valls. Détail troublant : bien que son nom figure sur la facture, ce Mauritanien d’origine n’a rien à voir avec la CDANE. « Comme j’y suis allé une semaine avant pour préparer le voyage, c’était plus simple pour la facture », se justifie-t‑il. Les contribuables d’Evry seront sans doute ravis d’apprendre que leurs impôts servent à financer ce genre de petites virées. Et la formation des agents publics maliens.

    Capital

    http://fortune.fdesouche.com/324110-a-evry-les-habitants-paient-encore-la-gestion-bien-peu-rigoureuse-de-manuel-valls#more-324110

  • « La Stratégie du choc/La montée d’un capitalisme du désastre » de Naomi Klein

    Nous sommes tous des ninjas ! Ni indemnités, ni jobs, ni actifs, seulement des dettes.

    Dans cette chronique Michel Geoffroy se livre avec son alacrité habituelle à l’analyse de l’essai de Naomi Klein « La Stratégie du choc/La montée d’un capitalisme du désastre », paru en 2007 au Canada et traduit en français en 2008 : un éclairage profond sur la nature des post-démocraties occidentales.
    Polémia.

    Dans Wall Street : L’argent ne dort jamais, film américain réalisé par Oliver Stone sorti en 2010, l’acteur Michael Douglas incarne un banquier peu scrupuleux qui jette cependant un regard critique sur l’évolution de sa profession… après sa sortie de prison.

    La génération « ninja »

    S’adressant au public venu écouter une de ses conférences il lui lance : vous êtes la génération NINJA. Ce qui veut dire que votre génération n’aura Ni INdemnités, ni Jobs ni Actifs : seulement des dettes à rembourser !
    La formule, qui fonctionne en anglais comme en français, fait mouche car elle résume parfaitement le résultat des politiques néo-libérales mises en œuvre partout dans le monde depuis la fin des années 1970 : l’augmentation des avantages pour les uns – les seuls gagnants du système –, l’appauvrissement pour le reste de la population : aux uns les bonus, les bénéfices, les placements au rendement mirobolant, et les parachutes dorés ; aux autres la baisse des rémunérations, le chômage, la diminution des services publics et des prestations sociales, l’augmentation des impôts, des tarifs et des taxes.

    Si la formule est juste il faut néanmoins la compléter. Car la mise en œuvre de ces politiques régressives suppose aussi une réduction de la liberté des peuples. Les « ninjas » perdent aussi partout leur liberté.

    Telle est la trame de la brillante démonstration que fait l’essayiste Naomi Klein (photo en Une) dans son livre La Stratégie du choc/La montée d’un capitalisme du désastre, paru en 2007 au Canada et traduit en français en 2008*, dont on recommandera la lecture.

    Naomi Klein montre en effet que la mise en œuvre des théories néo-libérales de l’école de Chicago dont Milton Friedman fut le pape et qui ont les Etats-Unis pour champion suppose de soumettre la société à un choc préalable destiné à annihiler toute réaction du corps social.

    En effet, le néo-libéralisme friedmanien préconise la déconstruction de tout secteur public, de toute protection sociale et de toute intervention de l’Etat afin de laisser le marché se réguler tout seul : cela a fatalement un coût social élevé en termes de chômage, de baisse du niveau de vie, d’accès aux soins qui risque de provoquer des réactions violentes de la population. Pour s’en prémunir il faut donc appliquer un électrochoc à la société. D’où le fait que la mise en œuvre de ces politiques s’accompagne fatalement d’une certaine violence politique : mise entre parenthèses des parlements, instauration de mesures d’urgence, de dictatures, sidération de l’opinion, par la peur notamment.

    Le néo-capitalisme contre la démocratie

    Naomi Klein nous accompagne ainsi dans un voyage terrifiant qui part du Chili pour se terminer en Irak, en passant par la Russie d’Eltsine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Chine, les Etats-Unis d’après le 11 septembre 2001 et bien d’autres pays encore.

    Elle montre que, contrairement à ce que prétend la doxa néo-libérale, démocratie et libéralisme radical ne vont pas de pair : au contraire, ils s’opposent radicalement. Car il faut imposer la potion néo-libérale, sinon les peuples la rejettent.

    Le capitalisme du désastre

    La Stratégie du choc tire aussi son nom du fait que les néo-libéraux en viennent à souhaiter la survenance de crises afin de pouvoir plus facilement imposer leur dogme. Les désastres nourrissent le nouveau capitalisme. Et pour Naomi Klein non seulement les docteurs néo-libéraux exploitent les crises pour imposer leurs idées, mais ils n’hésitent pas non plus à les provoquer s’ils le peuvent.

    L’auteur pointe notamment le rôle plus qu’ambigu joué par les institutions financières internationales –en particulier le FMI et la Banque mondiale – dans la survenance des crises, ainsi que le chantage qu’elles exercent sur les pays en difficulté financière pour leur imposer la potion néo-libérale : et, au premier chef, des privatisations qui vont procurer de fructueux bénéfices au secteur privé, en particulier américain. Les entreprises en question financent les économistes, conseillers et think-tanks libéraux dans une belle logique d’intégration verticale…

    Le paravent des intérêts marchands

    Naomi Klein montre en effet comment les intérêts marchands privés bénéficient de la doxa néo-libérale. Celle-ci ne serait-elle finalement qu’un rideau de fumée idéologique destiné à justifier la captation par les grandes entreprises privées des actifs publics ? Car cette captation constitue la nouvelle frontière du capitalisme à la fin du XXe siècle qui, comme le montrent les Etats-Unis après le 11 septembre 2001, accède désormais au cœur des missions régaliennes : avec la privatisation croissante des fonctions militaires et de sécurité.

    Cette captation n’améliore en rien le sort du plus grand nombre, au demeurant, puisqu’elle aboutit en général à commercialiser des services plus coûteux.

    Un livre prophétique

    Paru en 2007, c’est-à-dire juste avant la crise des dettes souveraines, le livre de Naomi Klein se veut rétrospectif mais en réalité il apparaît comme terriblement prophétique.

    Comment ne pas songer, en effet, à l’utilisation faite par l’oligarchie de la question de l’endettement public pour sidérer l’opinion européenne et lui imposer une « rigueur » infinie ? Comment ne pas voir que le sort réservé aux Grecs ou au Chypriotes par la « troïka » ressemble à celui des Argentins, des Indonésiens voire des Irakiens ?

    Certes, en Europe on n’utilise pas encore l’armée pour mâter la population récalcitrante comme au Chili ou en Chine. Mais on utilise déjà la police, la peur du chômage, la peur de l’insécurité et la peur de voir les économies de toute une vie partir en fumée. Sans parler du bâillon médiatique et du mépris post-démocratique des électeurs. Les moyens diffèrent, pour un effet de sidération recherché identique.

    Les « ninjas » se voient priver partout de leurs libertés politiques, pour le plus grand bénéfice de l’oligarchie financière et marchande. La collusion entre les intérêts économiques et politiques n’est donc pas accidentelle mais structurelle, consubstantielle à l’oligarchie et à la philosophie qui l’anime.

    Ninjas de tous les pays, unissez-vous !

    Michel Geoffroy

    - Naomi Klein, La Stratégie du choc/La montée d’un capitalisme du désastre, Actes Sud, collection Babel, sept. 2010, 861 pages.

    Ces analyses sont à rapprocher des travaux d’Eric Werner sur la nature de plus en plus totalitaire des systèmes politiques occidentaux :
    « Le début de la fin » de Eric Werner
    « Ne vous approchez pas des fenêtres/ Indiscrétions sur la nature réelle du régime » Par Eric Werner
    L’avant-guerre civile

    http://fr.novopress.info/135881/la-strategie-du-chocla-montee-dun-capitalisme-du-desastre-de-naomi-klein/

  • Un jour un livre : Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale

    PARIS (NOVOpress) - À l’occasion des fêtes de fin d’année, les rédacteurs de Novopress vous proposent de découvrir une sélection de livres à travers des extraits choisis. Aujourd’hui, nous vous proposons un extrait d’un livre de Garry Leech, Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale. Puisant dans l’histoire bouleversante des paysans dépossédés de leurs terres au Mexique et en Inde, dans celle des Africains qui meurent par millions chaque année faute de soins, Garry Leech démonte méthodiquement les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale et livre un réquisitoire implacable sur la nature génocidaire du capitalisme.

    Chaque année, des millions de personnes dans le monde meurent de faim, périssent à la naissance ou succombent du sida ou d’autre maladies qui peuvent être évitées ou soignées. Ces tragédies sont-elles l’œuvre de Dieu, perpétrées pour des raisons dépassant l’entendement humain ? Sont-elles simplement le résultat des caprices de la nature ? Ou, comme cela a été mentionné auparavant, sont-elles les tragédies malheureuses de la marche inévitable du progrès ?

    Nous, les peuples du Nord, sommes régulièrement bombardés de sollicitations de la part d’ONG telles que CARE, Oxfam et World Vision pour faire des donations en vue de soulager le fléau, à première vue sans fin, des affamés, des malades et des sans-abris du Sud. On nous dit qu’ils sont moins chanceux que nous et que nous avons par conséquent, l’obligation de les aider. Mais on nous parle rarement des causes de leur souffrance, au-delà du « hasard » des interventions naturelles comme les sécheresses ou les ouragans qui dévastent l’existence de ces personnes.

    Ainsi, bien qu’une telle souffrance humaine massive soit tragique, il n’y aurait donc aucun coupable. Et si quelqu’un est à blâmer, alors ce sont généralement les victimes elles mêmes. Après tout leur souffrance n’est elle pas en grande partie le résultat de leur échec à atteindre le même niveau de « développement » que celui dont bénéficient la plupart des populations du Nord ? Si seulement nous pouvions les aider à se développer, à se moderniser, alors il est sûr qu’une grande partie de cette souffrance humaine pourrait être évitée. Mais est-ce vrai ? Ou bien cette souffrance tragique qu’endurent les peuples du Sud est directement liée à notre existence matérielle relativement confortable au Nord ? Plus important encore, cette misère et tous ces morts causés par les actes de violence sont-elles la conséquence d’actions humaines ? Mais comment cela se pourrait-il lorsqu’il n’y a aucune preuve de la moindre agression physique directe perpétrée contre les victimes ? Selon Johan Galtung, nombre de ces personnes sont effectivement victimes de violences, et cette violence est structurelle.

    Galtung soutient que la violence est « l’altération évitable des besoins humains fondamentaux ou, pour le dire de façon plus générale, l’altération de l’existence humaine, qui abaisse le niveau réel de satisfaction des besoins au dessous de ce qui est potentiellement réalisable ». Il étend ainsi la définition de la violence au delà des actes physiques directs pour inclure la souffrance humaine causée par les structure sociales qui bénéficient de manière disproportionnée à quelques personnes tout en réduisant la capacité des autres à satisfaire leur besoins fondamentaux. En tant que telle, soutient David Roberts, « la violence (…) pourrait être commise directement et délibérément, mais elle pourrait aussi être orchestrée indirectement et en grande partie de façon non-intentionnelle par des structures peuplées d’être humains ». De façon similaire, l’anthropologue Paul Farmer suggère que « la violence structurelle est la violence exercée de façon systémique- c’est à dire indirectement- par tous ceux qui appartiennent à un certain ordre social (…) En bref, le concept de violence structurelle vise à éclairer l’étude du mécanisme social de l’oppression ».

    Selon Galtung, l’injustice sociale se trouve au cœur de la violence structurelle car elle se manifeste par l’inégalité, tant dans la répartition des richesses que celle du pouvoir. En tant que telle, fait remarquer Galtung, la violence structurelle est marquée par La différence entre le potentiel et le réel, entre ce qui aurait pu être et ce qui est. (…) Ainsi, lorsqu’une personne mourrait de la tuberculose au XVIIIe siècle, il était difficile de concevoir qu’il s’agissait de violence puisque cela était probablement inévitable, mais si cette même personne meure de cette maladie aujourd’hui, malgré les ressources médicales de notre monde, alors la violence est présente selon notre définition.

    Autrement dit, à notre époque, les morts de la tuberculose ne sont pas une conséquence d’une connaissance médicale insuffisante, mais plutôt le résultat d’un manque d’accès à ce savoir en raison des structures sociales. C’est pourquoi en tant qu’anthropologue, Paul Farmer explique que « La violence structurelle est infligée à tous ceux dont le statut social leur dénie l’accès aux fruits du progrès scientifique et social ».

    La violence se manifeste de nombreuses façons mais son thème commun est la privation pour certaines personnes de leurs besoins fondamentaux en raison de structures sociales existantes. Ces besoins fondamentaux comprennent l’alimentation, les soins médicaux et les autres ressources indispensables à la réalisation d’une existence saine et au développement humain le plus complet. Une telle inégalité est ancrée dans l’oppression infligée à un groupe par un autre. Et, ainsi que Paulo Freire le formule, ces structures qui ont pour résultat l’oppression créent une violence structurelle :

    Toute situation dans laquelle « A » exploite froidement « B » et qui fait obstacle à sa recherche de l’affirmation d’elle ou de lui même en tant que personne responsable est une situation d’oppression. Une telle situation génère en elle même de la violence, même si celle ci est atténuée par une fausse générosité, parce qu’elle interfère avec la vocation ontologique et historique individuelle à être pleinement humain. Avec l’instauration d’une relation d’oppression, la violence a déjà commencé.

    Même si la violence structurelle affecte des millions de personnes dans le monde, elle n’est pas aussi visible que la violence directe. En fait, elle semble souvent anonyme, au point que les gens n’ont même pas conscience de son auteur. (…)

    Au bout du compte, si un système sociale crée l’inégalité et la maintient, à la fois dans le pouvoir et dans les richesses qui bénéficient à certains groupes sociaux tout en empêchant d’autre groupes de satisfaire leurs besoins fondamentaux, même si ce n’est pas intentionnel , alors la violence structurelle existe. Et si une telle inégalité est inhérente à un système social, alors la violence structurelle l’est aussi.

    Garry Leech, Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale. Éditions Le retour aux sources (octobre 2012). Acheter sur Amazon.

    http://fr.novopress.info/150192/jour-livre-capitalisme-genocide-structurel-les-mecanismes-meurtriers-mondialisation-neoliberale/#more-150192

  • Les entreprises françaises sont les moins rentables de toute la zone euro

    L’information est passée relativement inaperçue. Selon l’INSEE, Le taux de marge des entreprises françaises est tombé à 27,7% au troisième trimestre, à son plus bas niveau depuis 1985.

    Ces chiffres semblent contredire le sentiment général en France sur le creusement des inégalités et les milliards de profits réalisés par les plus grandes entreprises. Les sociétés du CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, auront réalisé environ 80 milliards d’euros de bénéfices cette année, une progression de 15% par rapport à 2012.

    Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Si les multinationales vont bien, c’est parce qu’elles réalisent, comme leur nom l’indique, l’essentiel de leur chiffre d’affaires et plus encore de leurs bénéfices à l’étranger. Elles ne reflètent pas du tout la santé réelle des entreprises et de l’économie française.

    L’état de santé, en moyenne, des entreprises françaises est très préoccupant. Leur taux de marge est bien plus faible que celui des entreprises allemandes (plus de 40%), mais aussi italiennes, britanniques et même espagnoles (entre 34% et 40%). Les entreprises françaises sont tout simplement les moins rentables de la zone euro. Les profits des entreprises françaises font à peine plus de 6% du PIB, les allemandes et les italiennes un tiers de plus, les espagnoles et les américaines deux fois plus.
    Alors on sait bien en France que le profit s’est mal. Mais c’est le moteur de l’économie de marché et la baisse de rentabilité des entreprises française, qui n’est pas un phénomène nouveau, s’aggrave. Le taux d’autofinancement des investissements des entreprises est très faible et va encore diminuer cette année (à moins de 66%). Pour investir, elles sont obligées de s’endetter. C’est-à-dire de prendre des risques et de trouver des banques qui aient envie de prêter.

    C’est évidemment une bonne explication à la frilosité des investissements et donc des créations d’emplois privés et marchands, de vrais emplois qui ne sont pas financés par de la dépense publique, c’est-à-dire par des impôts et de la dette.

    Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) n’est pas encore intégré dans la mesure du taux de marge effectuée par l’INSEE, mais il représente à peine un point de marge. Le mal est plus profond.

    Il tient aux charges pesant sur le travail et notamment au financement de la protection sociale par les salaires, mais pas seulement. Si les marges sont aussi faibles, c’est que les entreprises françaises ont perdu tout contrôle sur le prix de vente de leurs produits. Cela signifie qu’elles sont trop exposées à la concurrence avec des offres à trop faible valeur ajoutée, dans des gammes trop basses ou trop peu innovantes. Un cercle vicieux dont il n’est pas possible de sortir sans investir…

    «Vu leur situation très dégradée, les entreprises vont utiliser le Cice avant tout pour restaurer leurs marges et non pas pour embaucher ou investir, prévient Patrick Artus, directeur des études de Natixis. Or sans l’investissement, la reprise ne s’enclenchera pas.» Elle sera «poussive», a prévenu l’Insee. L’Institut prévoit en conséquence que le taux de chômage, après une stabilisation, devrait repartir légèrement à la hausse mi-2014.

    Les organisations internationales (OCDE, FMI, Commission européenne) ne croient pas non plus à un recul prochain du chômage en France. Elles pensent même que la hausse va se poursuivre en 2014.

    Slate  

    http://fortune.fdesouche.com/324362-les-entreprises-francaises-sont-les-moins-rentables-de-toute-la-zone-euro#more-324362

  • Où sont donc passés les « révolutionnaires » syriens ?

    À la veille de la conférence de Genève 2, les organisateurs états-uniens n’ont plus aucune marionnette pour jouer le rôle des révolutionnaires syriens. La disparition soudaine de l’Armée syrienne libre montre à ceux qui y croyaient qu’elle n’était qu’une fiction. Il n’y a jamais eu de révolution populaire en Syrie, juste une agression étrangère à coup de mercenaires et de milliards de dollars.
    Le 29 novembre 2011, une délégation de l’Armée syrienne libre fait allégeance à une délégation du Conseil national syrien. En théorie, l’opposition dispose désormais d’une branche militaire et d’une branche politique. En réalité, l’Armée syrienne libre comme le Conseil national syrien sont deux fictions créées par l’Otan. Tous deux sont exclusivement composés de mercenaires et n’ont guère de réalité par eux-mêmes sur le terrain.
    Les organisateurs de la conférence de paix de Genève recherchent d’urgence un représentant pour l’opposition syrienne armée. En effet, selon les Occidentaux, le conflit oppose une abominable dictature à son propre peuple. Cependant, les groupes armés qui détruisent la Syrie —du Front islamique à Al-Qaïda— font officiellement appel à des combattants étrangers, même si le premier prétend être composé principalement de Syriens. Les inviter serait admettre qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie, mais une agression étrangère.
    En effet, l’Armée syrienne libre, dont on nous disait il y a quelques semaines qu’elle comprenait 40 000 hommes, a disparu. Après que son quartier général a été attaqué par d’autres mercenaires et que ses arsenaux ont été pillés, son chef historique, le général Selim Idriss, s’est enfui par la Turquie et a trouvé refuge au Qatar, tandis que le colonel Riad el-Assad a trouvé asile aux Pays-Bas.
    Lors de sa formation, le 29 juillet 2011, l’ASL s’était fixé un unique objectif : le renversement du président Bachar el-Assad. Jamais l’ASL n’a précisé si elle se battait pour un régime laïque ou un régime islamique. Jamais, elle n’a pris de position politique en matière de Justice, d’Education, de Culture, d’Economie, de Travail, d’Environnement, etc. Jamais elle n’a formulé la moindre ébauche de programme politique.
    Elle était, nous disait-on, formée de soldats de l’Armée arabe syrienne ayant fait défection. Il y eu effectivement des défections durant le second semestre 2011, mais leur nombre total n’a jamais excédé les 4 %, ce qui est négligeable à l’échelle d’un pays.
    Non : l’ASL n’avait pas besoin de programme politique car elle avait un drapeau, celui de la colonisation française. En vigueur durant le mandat de la France sur la Syrie et maintenu durant les premières années de prétendue indépendance, il symbolisait l’Accord Sykes-Picot : la Syrie était largement amputée et divisée en États ethnico-confessionnels. Ses trois étoiles symbolisent un État druze, un État alaouite et un État chrétien. Tous les Syriens connaissent ce funeste drapeau, ne serait-ce que par sa présence dans le bureau du collaborateur syrien de l’occupant français dans un célèbre feuilleton télévisé.
    Son premier leader, le colonel Riad el-Assad, a disparu aux oubliettes de l’histoire. Il avait été sélectionné pour son nom, qui s’écrit différemment en arabe mais se prononce identiquement dans les langues européennes avec celui du président Bachar el-Assad. La seule différence entre les deux hommes, d’un point de vue des monarchies du Golfe, était que le premier était sunnite et le second alaouite.
    En réalité, l’Armée syrienne libre est une création franco-britannique comme l’étaient les « révolutionnaires de Benghazi » en Libye (lesquels avaient « choisi » comme drapeau celui du roi Idriss Ier, collaborateur des occupants anglais).
    Bras armé de l’Otan, destiné à prendre le palais présidentiel lorsque l’Alliance atlantique aurait bombardé le pays, l’ASL a été ballottée par les plans successifs et les échecs successifs des Occidentaux et du Conseil de coopération du Golfe. Présentée dans un second temps comme le bras armé d’un Conseil politique en exil, elle ne lui reconnaissait aucune autorité et n’obéissait qu’à ses employeurs, les Franco-Britanniques. Elle était en fait le bras armé de leurs services secrets dont la Coalition nationale syrienne était le bras politique. En définitive, l’ASL n’a pu accumuler de succès qu’avec l’aide directe de l’Otan, en l’occurrence de l’Armée turque qui l’hébergeait dans ses propres bases.
    Créée dans le cadre d’une guerre de 4ème génération, l’ASL n’a pas réussi à s’adapter à la seconde guerre de Syrie, celle de type nicaraguayen. La première guerre (de la réunion Otan au Caire en février 2011 à la conférence de Genève en juin 2012) était une mise en scène médiatique visant à délégitimer le pouvoir afin qu’il tombe comme un fruit mur dans les mains de l’Otan. Les actions militaires étaient perpétrées par des groupuscules distincts, recevant leurs ordres directement de l’Alliance. Il s’agissait avant tout de créditer les mensonges médiatiques et donner l’illusion d’une révolte généralisée. Conformément aux théories de William Lind et de Martin Van Creveld, l’ASL n’était qu’un label pour désigner tous ces groupes, mais ne disposait pas de structure hiérarchique propre. Au contraire, la seconde guerre (de la réunion des « Amis de la Syrie » à Paris en juillet 2012 à la Conférence de Genève 2 en janvier 2014) est une guerre d’usure visant à « saigner » le pays jusqu’à sa reddition. Pour jouer son rôle, l’ASL aurait dû se transformer en une véritable armée, avec une hiérarchie et une discipline, ce qu’elle n’a jamais été capable de faire.
    Sentant sa fin proche, depuis le rapprochement turco-iranien, l’ASL avait annoncé sa possible participation à Genève 2 en posant d’irréalistes conditions. Mais il était déjà trop tard. Les mercenaires payés par l’Arabie saoudite ont eu raison de cette fiction de l’Otan. Chacun peut désormais voir la vérité toute nue : il n’y a jamais eu de révolution en Syrie.
    Thierry Meyssan http://www.voltairenet.org/article181497.html

  • FN new-look : Jean-Marie Le Pen fait de la résistance…

    Jean-Marie Le Pen, dans son Journal de bord hebdomadaire vidéo, diffusé sur Internet, vient de dénoncer un possible changement de nom du FN, dont l’éventualité a été évoquée ces derniers temps par Louis Aliot, Florian Philippot et Marine Le Pen elle-même. Et il ne mâche pas ses mots : « complètement débile », « scandaleux », « indécent », « impensable ».

    Toujours dans ce même Journal de bord, alors qu’on l’interroge sur sa condamnation à 5.000 euros d’amende suite à ses propos sur les Roms qui, « comme les oiseaux », « voleraient naturellement », il persiste et signe : « Ça veut dire que [les Roms] volent à travers les frontières pour venir jusqu’à chez nous ».

    Via son tout nouveau compte Twitter, enfin, Jean-Marie Le Pen a commenté, il y a quelques jours, l’adoption en Espagne du projet de loi relatif à l’avortement, saluant « le souci du respect de la vie », et une décision « prouvant que l’on peut agir en la matière avec mesure, intelligence et souci du respect de la vie », en complète opposition, donc, avec Florian Philippot qui déclarait la veille de Noël sur RTL qu’il n’y avait « aucune restriction du droit à l’avortement dans le projet FN », que l’on discutait là « du sexe des anges », ce thème de l’avortement étant « un sujet de diversion ».

    Bref, si l’on comptait sur Jean-Marie Le Pen dans le rôle de l’aïeul auquel on donne un doigt de champagne le soir de Noël et que l’on sort gentiment de son fauteuil à minuit pour « Voulez-vous danser grand-mère ? », c’est râpé, c’est mort, inutile d’y compter. Jean-Marie Le Pen, ce n’est pas le Père Goriot qui a filé le magot à sa fille chérie et se réjouit tendrement, depuis un modeste réduit, de la voir faire sa baronne en jetant un voile de respectabilité sur un héritage dont elle juge l’origine encombrante. Alors que la fille entend donner des bonnes manières au mouvement, des quartiers de noblesse pour accéder à la cour des grands, celle des partis présidentiables, le père qui s’est fait tout seul et sent un peu fort sous les aisselles, que les gents damoiseaux proprets de l’UMP et du PS trouvent même si « nauséabond » qu’ils changent de trottoir quand ils le croisent, veut que l’on rende à César ce qui est à César : Dis-donc, petite, qui t’a faite reine ?

    Le Pen entend rester le roc, le pic, le cap, la péninsule. Le pic pour Marine qui, redoutant comme la peste, sur les réseaux sociaux, les débordement de ses candidats (dont l’épluchage des comptes Facebook et Twitter est devenu le sport préféré des journalistes), s’efforce de tout contrôler, mais ne peut rien contre les saillies en ligne d’un père n’ayant rien perdu de son goût pour la petite phrase provocatrice et dont le sens de la formule s’accordera sans doute à merveille des 140 caractères imposés par Twitter.

    Le roc, le cap, la péninsule pour la vieille garde, le canal historique, le socle électoral traditionnel du Front national, auxquels certaines déclarations récentes de Florian Philippot – comme celle sur l’avortement – tendent à faire perdre le nord et à laisser imaginer que la direction du FN elle-même a changé de boussole.

    À un journaliste, qui évoquait, au printemps 2012, l’idée de son départ de la vie politique, il cita, en fin lettré, le vieillard Siméon : « Nunc Dimittis… ». Mais il faut croire qu’en dépit de la période, Jean-Marie Le Pen n’a pas vu le petit Jésus, ni encore reconnu en sa fille son sauveur. Car tout porte à croire qu’il n’est pas près de tirer sa révérence.

    G. Cluzelle

    http://www.bvoltaire.fr/gabriellecluzel/fn-new-look-jean-marie-le-pen-fait-de-la-resistance,45823

  • Valls, LICRA, CRIF, LDJ et autres gogo… ou l’intelligence inversé

     

    C’est désormais officialisé par le plus haut représentant de la bien-pensance, les pisseux, les suceux qui les suivent, la quenelle de Dieudonné serait un salut nazi inversé.

     

    Enfin Rejouissons-nous !
    La Quenelle de Dieudonné serait donc l’inverse du salut Nazi, ce dont tout le monde devrait se réjouir !

     

    En effet, toute personne qui connait un tant soit peu le français (c’est vrai que les élites manient parfois d’autres langues que la langue de molière) savent ce que le terme inverse veut dire :

     

    Voici résumé en quelques mots principaux ce que le dictionnaire en ligne Wiktionnaire très utilisé en dit :

     

    inverse /ɛ̃.vɛʁs/ masculin et féminin identiques

     

    1. Qui est opposé.

    Synonyme : contraire.

     

    La quenelle est donc l’inverse du salut nazi, c’est à dire l’opposé, ou encore le contraire du salut nazi, ce dont nous n’avons jamais douté, mais visiblement les médias n’aiment pas beaucoup celles et ceux qui se dressent contre la bête qui reprend Force et Pouvoir sous nos yeux,

     

    Alors de 2 choses l’une :
    - Soit les élites et les journalistes autorisés ne comprennent pas le français et sont des billes manifestes en vocabulaire et en sémantique (ce qui est possible mais reste à démontrer),

    - Soit ils racontent tout simplement n’importe quoi et se foutent ouvertement du sens commun et de l’intelligence de leurs auditeurs !

     

    A chacun et chacune de se forger sa propre opinion !

     

    Alors vive le contraire du salut nazi, vive l’opposé du salut nazi, vive l’inverse du salut nazi, vive la quenelle ! et vive la France Libre !

    http://francelibre.tumblr.com/