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actualité - Page 5607

  • Le plus gros portefeuille de bitcoins est détenu… par le FBI !

    L’objectif de la création du Bitcoin est clair : proposer une monnaie qui échappe au contrôle des Banques centrales et qui ne dépende pas des gouvernements. Du fait de son caractère hautement spéculatif et du peu de garanties qu’elle offre, la plus célèbre des monnaies virtuelles a fait l’objet, ces dernières semaines, de sévères critiques, notamment de la part de la Banque de France et de l’Autorité bancaire européenne.

     

    La fermeture du site “Silk Road” dont on disait alors qu’elle pouvait sonner le glas du bitcoin a conduit à un fait singulier : le gouvernement américain est devenu tout simplement le détenteur du plus gros portefeuille de bitcoins au monde.

    Le FBI détient près de 175.000 bitcoins

    Le site « Silk Road », qui permettait de vendre et d’acheter anonymement des produits illicites comme des armes ou des stupéfiants, en bitcoins, a été fermé il y a quelques semaines. Et alors que l’on est habitué aux saisies de drogues, d’armes, ou encore d’argent liquide, celle opérée par le FBI sur les actifs du site est bien plus singulière.

     

    L’agence fédérale a en effet mis la main sur près de 175.000 bitcoins depuis la fermeture de Silk Road, un pactole valant aujourd’hui environ 100 millions de dollars (valeur difficile à estimer du fait de l’évolution erratique du bitcoin). Soit 1,5% de la masse totale de bitcoins disponibles.

     

    Ce magot est réparti en deux portefeuilles, l’un de 144.000 bitcoins, l’autre de 30.000. Comme l’a remarqué le site Wired, le FBI est devenu le détenteur du plus gros portefeuille de bitcoins : « La saisie a déclenché un large débat autour de l’avenir du bitcoin, la monnaie virtuelle la plus célèbre du monde. Mais elle eu également un effet indirect inattendu : le FBI est devenu le détenteur du plus gros portefeuille de bitcoins ».

     

    Ces bitcoins proviennent des actifs de Ross William Ulbricht (connu sous le nom de DPR, Dread Pirate Roberts), l’administrateur et fondateur du site.

     

    Satoshi Nakamoto reste cependant en tête

     

    Le stock de bitcoins du FBI, qui s’accroît progressivement au fil des saisies, est encore bien loin de celui de Satoshi Nakamoto, le fondateur de la monnaie virtuelle. Ce dernier possèderait plus d’un million de bitcoins, répartis sur de nombreux portefeuilles. Un butin dépassant donc allègrement les 600 millions de dollars.

     

    On peut désormais se demander ce que va faire le FBI de ces bitcoins. L’agence fédérale va-t-elle, elle aussi, se prêter au jeu de la spéculation pour tenter de faire fructifier son magot ? C’est évidemment peu probable. Une chose est sûre cependant, nous serons informés lorsqu’un mouvement aura lieu sur un des deux comptes du FBI.

     

    Car si les utilisateurs restent anonymes, les transactions sont, elles, bien visibles. Les éventuelles transactions seront notamment affichées sur la page Blockchain du portefeuille. La description du compte, « DPR Seized Coins » (saisie des bitcoins de DPR) ne laisse que peu de doutes quant à son détenteur.

     

    A noter que le site http://bitcoinrichlist.com fournit le top 100 des adresses bitcoin, permettant également de suivre les mouvements importants.

     

    JOL Press

    http://fortune.fdesouche.com/323986-le-plus-gros-portefeuille-de-bitcoins-est-detenu-par-le-fbi#more-323986

     

  • Martigues, 11 janvier : Olivier Dard chez Charles Maurras...

    LʼASSOCIATION LES AMIS DE LA MAISON DU CHEMIN DE PARADIS

    a le plaisir de vous annoncer la conférence que donnera le PROFESSEUR OLIVIER DARD le samedi 11 janvier 2014, à 17H30, à MARTIGUES, dans les salons de la VILLA KHARIESSA autour de son ouvrage CHARLES MAURRAS Le maître et lʼaction (Ed. Armand Colin 2013).

    Elle sera précédée à 15 HEURES de la visite du jardin et dʼune partie de la Maison de Charles Maurras, Chemin de Paradis quartier de Ferrières à Martigues.

    Un buffet dînatoire clôturera cette manifestation, Villa Khariessa, Avenue Charles de Gaulle, 13692 Martigues (au bord de lʼétang de Berre).

    Depuis Marignane, Aix et Marseille, par lʼA 55 : sortir en direction de Martigues Centre, 1er portail à droite (Parking).

    Participation aux frais : 32 euros. Tout réglement doit être libellé à lʼordre de lʼAAMCP et adressé 97 boulevard Malesherbes 75008 PARIS

    RÉSERVATION OBLIGATOIRE. PLACES LIMITÉES

    Merci à La Faute à Rousseau

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Martigues-11-janvier-Olivier-Dard

  • McDonald’s à son personnel : allez manger ailleurs !

    Quelle toxine frappe brusquement les neurones yankee des dirigeants de McDonald’s ?

    On se souvient de ce documentaire américain (Super Size Me, 2004) dont l’auteur décida de se sustenter non-stop durant un mois, trois fois par jour, chez McDonald’s, histoire d’apporter sa pierre au patrimoine gustatif mondial et de la gastronomie degré zéro (et autant d’étoiles).

    Son médecin, au bout de quelques semaines, le pria d’ailleurs instamment, et au nom de leur amitié, d’arrêter le massacre sous peine d’être bientôt perdu pour la science. Je ne vous cache pas qu’il m’arrive, malgré l’avertissement sans frais, au sortir de quelque nocturne et avant d’attraper un train, de faire un détour par la case restauration rapide, histoire de préserver mon mauvais cholestérol.

    Aussi je chutai de ma chaise en tombant (double punition, donc) sur un article à chaud ne manquant pas de sel, dans Algemeen Dagblad le jour de Noël, en ce 25 décembre béni, et au moment de régler son compte matinal à un Paris-Brest – exception culturelle oblige, je m’intoxique « français », môssieur. Quelle toxine frappe brusquement les neurones yankee des dirigeants de McDonald’s ?

    La suite sur Boulevard Voltaire

  • Communisme municipal, communautarisme et terrorisme

    En 2008 l'actuel maire communiste de Bagnolet Marc Everbecq avait été élu au second tour avec 53 % des suffrages exprimés et 50 % d'abstention. Dans cette ville de 32 000 habitants, à l'époque, sa liste avait recueilli 4 160 voix. Présentée par le PCF elle se vit attribuer 30 sièges contre 6 à la liste des socialistes conduite par Tony di Martino et 3 à l'UMP.

    Depuis 5 ans cette équipe dirige donc la ville, avec sa langue de bois et ses magouilles d'urbanisme collectiviste gris, que dénoncent vainement ses adversaires et quelques architectes courageux. Ceux-ci ont pu mettre en évidence une réduction des espaces verts pour satisfaire les intérêts des promoteurs. (1)⇓

    Ses budgets bâclés sont votés dans un climat autoritaire de désinformation que met en cause une opposition malheureusement impuissante. (2)⇓

    C'est dans ce contexte que le communisme municipal a pris une décision à première vue stupéfiante. Le 11 décembre en effet le conseil municipal votait la qualité de citoyen d’honneur de Georges Ibrahim Abdallah.

    Après 30 ans de détention il est fortement question d’expulser de France ce personnage. Né en 1951, ce militant communiste est considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise. Il avait été condamné par la justice française en 1986 à la réclusion à la perpétuité pour des actes indiscutablement terroristes.

    Rappelons brièvement ses exploits et ceux de son équipe. Il a été jugé responsable d'attentats meurtriers sur notre sol contre des diplomates américains et israéliens. Ceci enchante à l'évidence les partisans de la guerre à outrance au Proche-Orient. Or deux artificiers français l'ont payé de leur vie en août 1982, etc. (3)⇓

    Jusqu’ici deux modestes bourgades avaient impunément précédé Bagnolet dans ce qu'on peut tenir pour une provocation. Ainsi, le 19 mai 2012, André Delcourt, maire communiste de Calonne-Ricouart, Pas-de-Calais 5 800 habitants, l’avait nommé, déjà, "citoyen d’honneur". Un mois plus tard, dans le même département, le 19 juin 2012, Christian Champiré, maire communiste de Grenay, 6 700 habitants dans la banlieue de Lens et les membres du conseil municipal le nommaient à leur tour "citoyen d’honneur" de leur commune.

    Marc Everbecq, en Seine-Saint-Denis, vient donc de faire franchir à cette campagne un cran supplémentaire. Il l'a fait délibérément dans le but de recueillir pour son parti les votes communautaires, à défaut des suffrages populaires.

    Cette décision a été soutenue, en effet, de bout en bout par une structure parfaitement révélatrice des forces communautaristes sur lesquelles s'appuient désormais les tenants du communisme municipal : le "Groupe des associations de Bagnolet".

    Une visite de la page facebook de ce collectif permet de mieux comprendre comment tout cela fonctionne dans les municipalités de gauche où sévissent encore les communistes, aux marges de la démocratie. (4)⇓

    "Les associations" sont, comme il se doit subventionnées. Cela se revendique désormais, et cela se pratique, comme une sorte de droit. Elles font la claque en séances publiques lors des conseils municipaux, comme dans les assemblées révolutionnaires, etc.

    Les sympathisants du terroriste le présentent comme un héros et comme un ardent défenseur de la "cause palestinienne".

    Si ces gens réfléchissaient sincèrement, nous leur poserions une "simple question". Citons celle que l'excellent blogue de l'Institut d'Histoire sociale pose à ce sujet à tous ces activistes et soutiens du marxiste-léniniste Georges Ibrahim Abdallah : pensent-ils sérieusement que leurs méthodes terroristes ont vraiment fait progresser ladite "cause palestinienne" ? (5)⇓

    Mais il ne s'agit pas de cela. Il s'agit pour leurs inspirateurs et commanditaires de rassembler coûte que coûte tout ce qui peut sauver l'implantation du stalinisme en France.

    JG Malliarakis

    http://www.insolent.fr/2013/12/communisme-municipal-communautarisme-et-terrorisme.html

    Apostilles

    1. cf. sur Bagnolet-webtv
    2. cf. l'intervention de Tony di Martino qui décrypte le budget 2013 de Bagnolet lors de la séance du conseil municipal le 15 avril 2013
    3. cf. Hervé Roubaix sur Dreuz.fr
    4. sur Facebook.
    5. cf. Blog-Actu du site de l'Institut d'Histoire sociale le 26 décembre.
  • L'avenir appartient au nationalisme

    La collection Les Cahiers de l’Herne, aux éditions de L’Herne, vient de s’enrichir d’un petit ouvrage qui rassemble de fortes pensées de Charles Maurras et qui présente l’essentiel sa doctrine politique. La présentation est sobre et élégante, la typographie claire. Il ne devrait pas manquer d’attirer de nombreux jeunes qui ne connaissant que superficiellement les idées du maître du nationalisme français en restent à l’image caricaturale qu’en donnent les adeptes du “politiquement correct”.
    Maurras toujours actuel
    Il y a bien des réserves à faire sur la courte et dense préface de François L’Ivonnet, l’un des directeurs des Cahiers de l’Herne. Parler de la « traversée du désert » de Maurras depuis la fin de la guerre est excessif. Maurras n’a pas cessé d’attirer à lui les nouvelles générations, à l’encontre de beaucoup de dirigeants de l’opinion avant la Seconde Guerre mondiale. En mars 1952 il adressait une lettre ouverte au président de la République, alors Vincent Auriol, dans Aspects de la France, pour lui demander la tête de François de Menthon, ancien garde des Sceaux et, à ses yeux, le principal responsable et coupable de l’Épuration. Le gouvernement était interpellé à l’Assemblée nationale sur les conditions dans lesquelles il était sorti de la Maison centrale de Clairvaux en bénéficiant d’une grâce médicale. Tout récemment, en avril 2007, François Hollande, au cours d’un meeting de Ségolène Royal, reprochait à Nicolas Sarkozy ses références aux grands hommes du passé, et s’écriait « Maurras n’est pas loin ! »
    En fait, Maurras n’a jamais cessé depuis 1945 de hanter l’esprit de tous les adeptes des Lumières et du cosmopolitisme comme de servir de maître à penser à tous ceux qui sont à la recherche d’une doctrine de la nation.
    Selon François L’Ivonnet, Maurras serait coupable d’avoir soutenu “Vichy” et aurait été condamné en 1945 à la réclusion perpétuelle à perpétuité pour s’y être rallié en 1940 et pour ses prises de position antisémites. Le préfacier est bien mal informé. Maurras a été condamné pour “intelligence avec l’ennemi”, c’est-à-dire avec l’occupant allemand, une accusation sans consistance, mais en janvier 1945, la France était en révolution et la justice subissait une éclipse. L’antisémitisme de Maurras (un “antisémitisme d’État” et non un “antisémitisme de peau” comme celui des nazis que Maurras a toujours condamné) a à peine été évoqué au cours du procès. François L’Ivonnet a encore beaucoup à faire pour se dégager des préjugés courant sur Maurras.
    Un certain style de pensée
    Cela dit, malgré ses réserves concernant le passé, le co-directeur des Cahiers de l’Herne rend un bel hommage à Maurras dont il écrit qu’il « incarne exemplairement un certain style de pensée qui mêle rigueur, élégance et concision. Une manière très française de ne pas se payer de mots. Le concernant, on commet d’ordinaire deux contresens majeurs : en faire simplement un épigone des ultralégitimistes dans la lignée des Bonald, Burke ou Maistre... C’est ignorer sa méthode qui doit l’essentiel au positivisme d’Auguste Comte, à Taine ou à Renan. En faire un théoricien du fascisme, le pendant français de Gentile ou de Mussolini (leur source, selon l’historien Ernest Nolte). Alors que tout les oppose, à commencer par une conception de l’État, du “chef” ou de la nation. »
    L’ouvrage comprend deux grands textes politiques de Charles Maurras. D’abord L’avenir du nationalisme français, qui est repris des OEuvres capitales (II, Essais politiques) où Charles Maurras avait condensé le chapitre X de son ouvrage Pour un jeune Français (Amiot-Dumont, 1949). On regrette la version première où Maurras reproduisait la lettre que lui avait adressée, avant de tomber au Champ d’Honneur, Pierre David, chasseur au 4e Bataillon durant la Grande Guerre. Maurras reconnaissait dans son commentaire la place des « juifs bien nés » au sein de l’Action française.
    Une grande leçon d’espérance
    L’autre texte publié (dans le même volume) par les Cahiers de l’Herne est L’ordre et le désordre paru en 1948 aux éditions Self (Les Îles d’or), Maurras y expose les principes de sa pensée et sa critique des idées qui ont guidé la Révolution française. Il y démontre notamment comment 1793 est sorti logiquement de 1789.
    Nous nous en tiendrons ici aux propos de Maurras sur le nationalisme français. Son texte est étonnant d’actualité. Il affirme d’abord que « rien ne vit comme le sens de la nation dans le monde présent. Ceux qui voudront en abandonner une part ne feront rien gagner à Cosmopolis : ils engraisseront de notre héritage des nationalités déjà monstrueuses ». Le nationalisme, prévoit Maurras, va s’imposer de plus en plus, même au pays légal. Il annonce que parmi les Français du pays légal, « on est déjà et l’on sera de plus en plus acculé au nationalisme comme au plus indispensable des compromis. Plus leurs divisions intéressées se multiplient et s’approfondissent, plus il faut de temps à autre, subir le rappel et l’ascendant plus qu’impérieux du seul moyen qu’ils ont de prolonger leur propre pouvoir. Ce moyen s’appelle la France. »
    Quand on entend Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal se réclamer de la nation française, on se dit qu’ils n’échappent pas à ce penchant nationaliste, au moins comme façade dans leur désir de rassembler les Français autour d’eux, le temps d’une élection, même s’ils récusent le mot de “nationalisme”. Maurras prédit « ... tous les partis alimentaires, également ruineux, ou périront de leur excès, ou comme partis, il devront, dans une certaine mesure, céder à l’impératif ou tout au moins au constat du nationalisme ».
    À partir de la reconnaissance de la nation comme seul facteur de rassemblement de tous les Français il sera possible, écrit Maurras, de « déclasser et fusionner » les partis. Le “compromis” conduira nos compatriotes à reconnaître que par delà leurs divisions idéologiques, religieuses, politiques, ils peuvent se mettre d’accord sur l’intérêt national, celui-ci étant défini comme « l’humble Bien positif. Car ce Bien ne sera point l’absolu, mais celui du peuple français, sur ce degré de politique où se traite ce que Platon appelle l’Art royal, abstraction faite de toute école, église ou secte... »
    Malgré les apparences contraires, Maurras demeure confiant dans l’avenir : « Le nationalisme français se reverra par la force des choses. Rien n’est fini. Et, si tout passe, tout revient ». Une grande leçon d’espérance pour la France.
    Pierre Pujo L’Action Française 2000 du 3 au 16 mai 2007
    * Charles Maurras : L’ordre et le désordre. Les Cahiers de l’Herne. Éditions de l’Herne. 127 pages. 9,5 euros.

  • Pierre-Louis Mériguet sera à Dextra le 10 janvier : "L'engagement par l'enracinement"

  • Civitas rejoint le Jour de Colère

    Alain Escada explique ce ralliement :

    "Sur la forme, j’ai souvent dit et répété que c’est une ineptie d’organiser des manifestations festives lorsqu’on vient exprimer un mécontentement. Veut-on obtenir des résultats, faire reculer un adversaire, mettre fin à un projet inique ? Dans ce cas, il faut démontrer force et détermination. Cela ne se fait pas en dansant sur une musique de boîte de nuit. La fête, il sera toujours temps de l’organiser lorsque nous aurons obtenu une victoire méritant d’être célébrée. Tant que ce n’est pas le cas, l’heure et le ton sont à la bataille, pas à autre chose. L’expression « Jour de Colère » traduit bien cet esprit. J’apprécie aussi que les organisateurs de Jour de Colère permettent à tous les mouvements qui se reconnaissent dans cet objectif commun d’y participer sous leurs propres couleurs et avec leurs propres slogans. Nous avons trop souvent vu par le passé des manifestations dites pour tous chercher à imposer leurs niaiseries en même temps que chasser la moindre trace de christianisme. Ceux qui se plaignaient que leur sweet soit interdit par les autorités étaient les mêmes qui interdisaient tout drapeau à sacré-cœur dans leurs manifestations.

    Sur le fond, CIVITAS a toujours exprimé sa détestation des compromissions. Si le nombre doit s’obtenir au prix des reniements, c’est d’office stérile et sans aucun intérêt. Dans le cas du manifeste de Jour de Colère, il n’y a pas d’intention de céder au politiquement correct ou de sombrer dans le consensus mou. La défense de la Famille et de la Patrie y sont explicites. Des thèmes essentiels sont également abordés comme la sécurité, l’immigration, le système scolaire, la fiscalité,… Le choix des mots sonne juste, comme lorsque Jour de Colère prend la défense des paysans. Ce mot paysan si déconsidéré aujourd’hui, alors qu’il illustre l’un des métiers les plus indispensables et les plus respectables. Tout cela sent bon le pays réel et voilà pourquoi je soutiens, au nom de CIVITAS, cette initiative. [...]

    CIVITAS y viendra avec ses bannières ainsi qu’une grande banderole « Catholiques en colère ». Nous souscrivons à tous les motifs de mécontentement signalés par Jour de Colère. Nous y ajoutons simplement un motif supplémentaire de mécontentement : les nombreuses provocations antichrétiennes tolérées voire organisées par le système qui nous gouverne. Nous avons souvent rappelé que la haine de la famille a pour corollaire la haine du christianisme. Nous pourrions ajouter que la haine de l’identité française a également pour corollaire cette haine du christianisme."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Jacques Sapir : “Sortir de l’euro”

    Entretien donné le 10 décembre 2013 au site Contre la Cour, et consacré à la sortie de l’euro et à ses conséquences…

  • L’Arabie saoudite ébranlée par l’accord sur le nucléaire iranien

    L’Arabie saoudite a été prise de court par cet accord sur le nucléaire, comme elle l’a été en 2011 par le Printemps arabe. Cinq mois seulement après l’élection de Hassan Rohani à Téhéran, il ouvre la voie à la fin de plus de trente ans d’endiguement de l’Iran. Ce processus, s’il est mené à son terme, est de nature à annihiler le résultat des efforts déployés par la monarchie saoudienne depuis le renversement du shah en 1979 pour acquérir une place régionale dominante. Cependant, mesurer toute l’étendue actuelle de la frustration de l’Arabie saoudite et de sa colère à l’égard du président Barack Obama nécessite un rapide retour en arrière historique.
    Après la révolution iranienne
    En 1979, la révolution islamique iranienne avait brutalement mis fin à la stratégie des États-Unis pour la défense de leurs intérêts au Proche-Orient dans le contexte de la Guerre froide. Elle reposait sur deux piliers qui lui étaient tous deux alliés : l’Arabie saoudite et l’Iran impérial. Riyad restait toutefois dominé par Téhéran — le « gendarme du Golfe » — auquel les États-Unis fournissaient même des armements qu’ils n’exportaient nulle part ailleurs. La menace que s’est mise à représenter, pour les monarchies de la péninsule Arabique et la stabilité de la région du Golfe, l’Iran de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le déclenchement de la guerre Iran-Irak en septembre 1980 et l’invasion soviétique de l’Afghanistan, ont poussé Riyad en 1981 à former, avec les monarchies de la péninsule, le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG). Sa vocation non déclarée était avant tout de se protéger de l’Iran. Cette initiative avait les faveurs des États-Unis qui, de leur côté, créaient Central Command (Centcom)1 pour mieux assurer la sécurité de leurs intérêts régionaux, centrés sur l’Arabie saoudite. Ce dispositif prenait également en compte l’Égypte, seul allié stratégique du royaume face à l’Iran.
    Le développement politique et militaire du CCG voulu par les Al-Saoud reste cependant freiné depuis trente ans par la réaction de leurs pairs à leur hégémonisme, et ce malgré les crises graves qui ont secoué la région. Les familles régnantes des autres monarchies du CCG n’ont eu de cesse, à l’exception de Bahreïn, de préserver le plus possible leur indépendance vis-à-vis de leur homologue saoudienne, autant par souverainisme — fruit d’un atavisme socioculturel tribal partagé, que par leurs perceptions divergentes de la menace iranienne. Avatars de ce comportement, elles ont privilégié chacune séparément des achats redondants d’armements et des accords bilatéraux avec les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, préférant, pour leur défense et leur sécurité, une dépendance totale à l’égard de l’Occident à une interdépendance renforcée centrée sur Riyad.
    Aux difficultés persistantes de l’Arabie saoudite pour resserrer autour d’elle ses marches face à l’« hydre » — qualificatif employé par le roi Abdallah pour désigner la République islamique —, s’est ajoutée, à partir des années 2000 son exaspération croissante devant la politique américaine au Proche-Orient. En 2010, son résultat est l’accroissement sans précédent de l’influence régionale de l’Iran sans que ce dernier ait eu à tirer un seul coup de fusil — l’« arc chiite » continu de Téhéran à Beyrouth, en passant par Bagdad et Damas.
    Le tournant de la politique américaine à partir de 2011
    Dans ce contexte, le Printemps arabe a provoqué un double traumatisme à Riyad : l’apparition brutale d’une menace sociopolitique grave pour l’assise des monarchies, et le lâchage, en quelques jours, par les États-Unis de Hosni Moubarak qui leur était pourtant un allié très proche. Également accablante aux yeux de Riyad a été l’acceptation par l’administration Obama de l’arrivée des Frères musulmans au pouvoir au Caire. Le pacte scellé en 1945 entre le président Franklin Roosevelt et Abdelaziz Ibn-Séoud, par lequel les États-Unis s’engageaient à protéger le royaume saoudien en échange de leur accès à son pétrole, changeait de visage : dès lors que leurs intérêts fondamentaux n’étaient pas menacés, les Américains ne protégeaient pas les régimes en place. Les fortes critiques émises peu de temps après par Washington devant la répression par la monarchie bahreïnienne, appuyée par la Garde nationale saoudienne, du soulèvement de la majorité chiite marginalisée du petit royaume insulaire, n’ont fait que confirmer cette perception.
    Survient la crise syrienne. Pour le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, c’est une opportunité pour casser l’« arc chiite ». Alors qu’en Égypte il a soutenu une contre-révolution pour chasser les Frères musulmans et récupérer son arrière-cour stratégique, en Syrie il s’est rangé du côté de la rébellion contre le régime. Riyad s’est d’abord attaché à mettre un coup d’arrêt à l’activité vibrionne de l’émir du Qatar qui, allié avec le Parti pour la justice et le développement (AKP, Adalet ve Kalkınma Partisi) turc, favorisait partout les Frères musulmans pour contrer l’hégémonisme saoudien. L’Arabie saoudite a ensuite espéré que l’attaque chimique du 21 août 2013 dans un quartier de Damas allait enfin provoquer une plus forte implication de Washington en Syrie. Mais le président Obama, qui entamait des pourparlers indirects avec Hassan Rohani via le sultan d’Oman, n’a pas franchi le pas malgré les exhortations saoudiennes.
    Entre une très forte opposition, à l’intérieur des États-Unis, à tout nouvel engagement militaire au Proche-Orient, doublée de sa réticence personnelle, et la certitude, s’il bombardait la Syrie, de mettre à mal le dialogue amorcé discrètement avec Téhéran, tout poussait Barack Obama à ne pas lancer d’intervention militaire malgré sa « ligne rouge », au grand dam de Riyad. Son acceptation immédiate de la proposition russe pour démanteler les armements chimiques syriens finit de convaincre Riyad que Washington n’interviendrait jamais militairement. Se sentant lâchée en Syrie par les États-Unis qui visiblement allaient privilégier un service minimum au profit de l’Armée syrienne libre (ASL) tout en recherchant avec Moscou – et Téhéran – une solution politique à la crise, l’Arabie Saoudite décide alors de faire cavalier seul, pour tenter de parvenir à ses fins – éliminer le régime de Bachar Al-Assad — tout en maintenant une coordination de surface avec les Occidentaux et l’ASL.
    Sortir de l’isolement ?
    C’est dans ce contexte de frustrations saoudiennes cumulées qu’est intervenu l’accord intérimaire sur le nucléaire iranien. Il est ressenti par la monarchie saoudienne comme un ultime coup de poignard dans le dos. Ce coup est rendu encore plus douloureux par l’accueil conciliateur qui lui est fait par les autres capitales du CCG. Toutes — toujours à l’exception de Bahreïn — voient plutôt l’intérêt de la perspective future d’une intensification des échanges avec l’Iran, que ce soit en termes de stabilisation du Golfe, d’abaissement de l’hégémonisme de leur grand frère saoudien, ou en termes économiques. Mais les épreuves de l’Arabie saoudite ne sont pas terminées : lors de la rencontre annuelle des ministres et responsables de la sécurité des pays du Golfe à Bahreïn (appelée « Manama Dialogue ») début décembre, quelques jours avant le sommet annuel du CCG, le ministre omanais des affaires étrangères a déclaré publiquement que le sultanat rejetait catégoriquement le projet de la monarchie saoudienne de transformer le CCG en Union des États arabes du Golfe, et qu’il s’en retirerait s’il était décidé. Jamais déclaration aussi hostile à l’Arabie saoudite n’avait été publiquement prononcée par un membre du CCG. Pour sauver la face lors du sommet de l’organisation, un consensus minimum a pu être trouvé pour créer un commandement militaire conjoint dans le cadre du CCG. Mais l’histoire du Conseil montre que les déclarations ostentatoires dans le domaine souverain de la défense ne sont que peu ou mal suivies d’effets.
    En cette fin d’année 2013, l’Arabie saoudite se retrouve isolée parmi ses pairs et en divergence profonde avec les États-Unis. Dans le même temps, la monarchie ne peut se passer des Américains pour la défense du royaume et pour l’entretien de son matériel militaire. Les États-Unis le savent, qui de leur côté ont besoin de l’alliance avec Riyad pour maîtriser la région selon leurs intérêts. Cependant, l’Arabie saoudite s’est affichée très fort et très loin dans ses objectifs propres, pour lesquels elle mobilise le plus possible le bras de levier de ses ressources financières et de ses alliances tribales, notamment en Syrie. Le Printemps arabe et ses conséquences régionales ont provoqué chez elle improvisation et précipitation qui l’ont placée en avant-scène, contrairement à son habitude d’agir sans bruit dans le temps. Sauf à perdre la face aux yeux de tous, il lui faut à présent une porte de sortie. Il est à craindre qu’elle ne perturbe toute stabilisation du Proche-Orient qui ne lui offrirait pas cette opportunité.
    L’un des dix commandements régionaux américains dépendant du secrétariat à la défense et qui couvre aujourd’hui le Proche-Orient et l’Asie centrale.

    Marc Cher-Leparrain

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlZlZVAFATImjrwZW.shtml