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anti-national - Page 438

  • Ce n’est pas l’ENA qu’il faut supprimer, c’est le copinage !

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    Emmanuel Macron confirmera-t-il, jeudi, la suppression de l’ENA ? Voilà qui ferait plaisir à tous ceux qui critiquent les « concours à la française ». Sans doute faut-il revoir le recrutement et la formation pour éviter de promouvoir le politiquement correct plutôt que les vrais talents. Mais nos prétendues « élites » dirigeantes sont moins le produit de cette école que celui du copinage. Ajoutez-y un peu de militantisme politique et une proximité avec la franc-maçonnerie : tous les ingrédients pour réussir une belle carrière sont réunis, eût-on peu de talents.

    Loin de nous l’idée de critiquer les jeunes qui prennent des responsabilités politiques ou associatives dans leur jeunesse. S’ils ne le font pas seulement par ambition, il leur en reste toujours quelque chose. Nathalie Loiseau a tort de présenter sa candidature, en 1984, aux élections étudiantes de Science Po Paris, sous l’étiquette de l’Union des étudiants de droite, issue du Groupe union défense (GUD), comme « une erreur d’il y a 35 ans », qui était sortie de sa mémoire. Elle aurait pu tirer gloire d’avoir eu une activité militante qui ne s’inscrive pas dans la bien-pensance de l’époque. D’autres l’ont fait avant elle, sans être marqués du sceau de l’infamie.

    Il est vrai que ce type d’engagement n’est pas le plus fréquent dans le monde socialo-macronien, puisqu’il faut bien l’appeler par son nom, même si une partie de la droite traditionnelle s’est ralliée à la politique économique de notre Président. Il n’y a pas si longtemps, pour faire une carrière à gauche, le chemin le plus sûr était d’avoir une responsabilité dans une organisation étudiante de gauche, avec une préférence pour l’UNEF ou SOS Racisme. Cette voie n’est pas abandonnée. Tenez ! Sibeth Ndiaye, qui est entrée récemment au gouvernement : elle a fait ses armes à l’UNEF et à la Mutuelle des étudiants, puis a adhéré au Parti socialiste, s’est occupée du service de presse de Claude Bartolone, d’Arnaud Montebourg, de son successeur Emmanuel Macron. Elle devient donc tout naturellement responsable presse et communication du candidat d’En Marche !, qu’elle suit à l’Élysée avant de devenir porte-parole du gouvernement.

    Mais cette voie, tout comme l’ENA, n’est plus obligatoire. Les Benjamin Griveaux, Ismaël Emelien, Stanislas Guerini, Adrien Taquet et bien d’autres encore, cette génération de loups aux dents longues, n’ont pas eu besoin de ce concours ni de l’UNEF pour réussir. À côté du syndicalisme ou de l’activité associative plus ou moins bénévole, le copinage est devenu un facteur important. Chacun jugera si ce mode de sélection est une garantie de compétence. L’ENA, telle qu’elle fonctionne actuellement, est peut-être une usine de clonage, mais le copinage est loin d’apporter les mêmes garanties de sérieux et de compétence. Ce mode de promotion n’est pas réservé à la gauche, mais la gauche s’y trouve comme un poisson dans l’eau.

    Ce n’est pas l’ENA qu’il faut supprimer, c’est le copinage. L’ENA peut être améliorée pour retrouver sa vocation première : former de grands serviteurs de l’État. Le copinage est le pire des systèmes : il puise dans un vivier uniforme, préférant souvent les plus serviles et les plus complaisants aux plus compétents.

    Philippe Kerlouan

    https://www.bvoltaire.fr/ce-nest-pas-lena-quil-faut-supprimer-cest-le-copinage/

  • Roumanie. Le pays compte sur l’immigration pour palier le manque de main d’oeuvre dû à l’émigration

    Ils arrivent par groupes de dix et parfois de cent à l’aéroport Otopeni de Bucarest. Ils viennent d’Asie et sont de plus en plus nombreux à fouler le sol roumain, mais ils ne viennent pas pour faire du tourisme. Leur objectif a été négocié avant leur départ : un travail pour un salaire plus élevé que celui qu’ils peuvent toucher dans leur pays d’origine. Sur leurs passeports on peut lire : Vietnam, Pakistan, Philippine, Inde, Indonésie, Thaïlande… pays où les revenus sont inférieurs à ceux qu’ils peuvent obtenir en Roumanie. Situé aux confins orientaux de l’Union européenne (UE), ce pays propose un salaire moyen parmi les plus bas d’Europe, à savoir environ 500 euros par mois. Un petit salaire à l’échelle européenne, mais un montant intéressant pour les candidats asiatiques à l’émigration.

    Les Asiatiques arrivent parce que les Roumains partent. Depuis l’adhésion de la Roumanie à l’UE en 2007, plus de quatre millions de Roumains ont migré vers les marchés de l’Europe de l’Ouest à la recherche d’un meilleur salaire. Latins d’origine, ils ont préféré s’installer en Italie et en Espagne où ils sont deux à trois millions. D’autres ont préféré la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Angleterre ou la Suisse. Cette hémorragie de main-d’œuvre ne peut être contrebalancée que par une importation massive de travailleurs asiatiques qui se contentent du salaire roumain.

    (…) Le Point

    http://www.fdesouche.com/1197057-roumanie-le-pays-compte-sur-limmigration-pour-palier-le-manque-de-main-doeuvre-du-a-lemigration

  • Le vrai complot de Notre-Dame

    6a00d8341c715453ef0240a4a4bc26200b-320wi.pngDès le 16 avril, au lendemain du drame, Louis Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, le rappelait pourtant : il ne faut écarter aucune piste. Et il était claironné que l'élite de notre police judiciaire, à laquelle a été confiée l'enquête, travaille dans cet esprit[1].

    Le royaume de saint Louis ayant donné naissance au pays de Descartes, on doit certes admettre que l'incendie de la grande cathédrale de France a pu résulter d'une cause ou bien criminelle, ou bien accidentelle, ou bien providentielle.

    Certains n'ont pas manqué d'explorer l'hypothèse des suspects habituels.

    Comme on ne prête qu'aux riches, on ne peut pas gommer le fait qu'en 2016 et en 2017, après tout, des projets terroristes visant Notre Dame ont été déjoués ; et surtout que des actes antichrétiens à Pâques sont commis dans le monde entier au nom du Djihad.

    Les mots d'ordre politiquement corrects n'ont pas pu empêcher, d'ailleurs, les plus vomitifs des crétins – parmi les rogatons de l'UNEF et les adeptes du salafisme ‑ d'exprimer leur joie et de manifester la convergence de l'islamisme et du bolchevisme. Celle-ci n'a-t-elle pas été scellée à Bakou, dans la haine de l'occident, depuis 1920 [2]?

    Il se trouve cependant que les premières informations données sur cet affreux événement semblent démentir cette hypothèse commode.

    Trop confortable, peut-être, la théorie de l'acte terroriste exonère une fois de plus les responsabilités franco-françaises : celles d'une municipalité de Paris sous la gouvernance de la mégère Hidalgo ; celles d'un ministère de la Culture incapable de sauvegarder le patrimoine public ; celles d'un État central, envahissant là où il ne sait intervenir que pour échouer, et déserteur face aux tâches régaliennes qui lui incombent.

    Dans notre tradition, il est admis qu'outre nos actions mauvaises, outre nos pensées perverses, on pèche aussi par inadvertance[3]. Y conspire dès lors une franc-maçonnerie que l'on oublie trop, et à laquelle il n'est pas besoin de prêter serment : celle des médiocres, des incompétents, des négligents.

    Car, des failles sécuritaires à peine croyables ont été soulignées dès le 16 avril sur LCIpar Benjamin Mouton, ancien architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013. Ces fautes, fort nombreuses, d'ores et déjà repérées par l'enquête de la Brigade criminelle, ont été révélées, ce 25 avril, par le Canard enchaîné :

    - un seul homme était présent, et seulement de 8 h à 23 h les 2 surveillants payés par l’État, que devait compter 24h/24 le PC sécurité ;

    - les pompiers n'ont été appelés qu'après 35 minutes, et non 20, retard dû, d’après le palmipède, à une série d’erreurs humaines ;

    - des ouvriers ont avoué avoir fumé sur les échafaudages, ce qui est interdit ;

    - des fils électriques couraient dans les combles, à la merci des courts-circuits ;

    - dès 18 h 20 une première alarme avait été donnée, mais il a fallu une seconde alerte à 18 h 43 ;

    - les colonnes sèches, raccordées à une source d’eau, ne pouvaient pas acheminer plus de 400 ou 500 litres d’eau par minute, soit, d'après le vilain petit Canard, "le débit pour éteindre un départ d’incendie mais pas un brasier de grande ampleur".

    Même si, à l'arrivée, l'enquête de police devait conclure à une intention criminelle dirigée contre l'identité française dans sa dimension chrétienne, les informations entourant l'affaire ont rendu évidente la négligence, non moins criminelle, peut-être plus criminelle encore, des pouvoirs publics.

    Dès 1913, Maurice Barrès publiait un livre dénonçant "La Grande Pitié des églises de France". L'absence d'un minimum d'entretien n'a fait qu'empirer depuis. Les chiffres de cette insuffisance commencent à être connus du public.

    Être frappé lâchement par un adversaire aussi ignoble que Daech fait partie de l'ordre des choses.

    Être abandonnés par ceux qui nous dirigent fait hélas partie de ce à quoi les politiciens de la Cinquième, comme leurs devanciers de la Quatrième et de la Troisième république, nous ont hélas habitués.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] Ce passage de son intervention a été coupé, hélas, de la a href="https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/incendie-de-notre-dame-l-edifice-sauve-mais-il-faut-rester-prudent-dit-nunez-sur-rtl-7797437000">page de l'émission.
    [2] cf. mon petit livre "La Faucille et le Croissant" – islamisme et bolchevisme au congrès de Bakou.
    [3] cf. les prières liturgiques attribuées à st Jean Chrysostome. Les témoignages les plus anciens semblent établir, je crois, que la structure de l'office chrétien n'a guère changé depuis st Justin le Philosophe, et que les textes de la liturgie byzantine eux-mêmes ont été l'œuvre de st Basile de Césarée.

    https://www.insolent.fr/

  • Le Conseil des ministres prononce la dissolution du Bastion Social

    C’était une promesse d’Emmanuel Macron au CRIF. La dissolution du mouvement Bastion social a été prononcée mercredi en Conseil des ministres, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

    Le prétexte de cette décision est de « mettre fin aux exactions répétées commises » en marge de rassemblements de voie publique, a précisé le ministère dans un communiqué. « Engagement tenu », s’est félicité sur Twitter le ministre Castaner.

    Inspiré du mouvement italien CasaPound, le Bastion Social dénonçait le « grand remplacement » et s’opposait au « capitalisme ultralibéral ». Il participait également aux mobilisations des « gilets jaunes ».

    Le gouvernement étudie par ailleurs les moyens de dissoudre le mouvement Génération Identitaire.

    https://www.medias-presse.info/le-conseil-des-ministres-prononce-la-dissolution-du-bastion-social/107656/

  • Éric Zemmour : « le XVIIIe arrondissement de Paris c’est devenu Dakar : y’a plus un blanc ! »

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    Lors d’une conférence récemment donnée à Marseille à l’invitation de Stéphane Ravier, sénateur RN, Éric Zemmour a fait le constat que « le XVIIIe arrondissement de Paris c’est devenu Dakar : y’a plus un blanc ! ».

    Des paroles qui ont eu le don d’agacer Justine Henry, référente LREM dans cet arrondissement de Paris.

    Selon elle, ce « constat grossier est faux et profondément irrespectueux des habitants de Paris XVIII ». Et pour cause, elle y voit pour sa part « un village aux mille visages et aux mille histoires de vie. Cette diversité humaine est une source d’énergie incroyable, un joyau à faire rayonner ».

    https://fr.novopress.info/

  • Nouvelles guerres de religion

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    Les attentats islamistes succèdent aux attentats islamistes et les opinions occidentales et française abasourdies comptent les morts comme s’il s’agissait là d’une fatalité contre laquelle on ne peut rien, si ce n’est condamner fermement ces actes odieux tout en continuant à vaquer à ses occupations quotidiennes.

    « 310 chrétiens assassinés au Sri Lanka, c’est certes regrettable, ma chère Madame, mais le Sri Lanka est bien loin et puis, en Asie, ils ont pour habitude de se massacrer entre eux, alors ne faisons pas d’amalgame. »

    Ne sont-ce là que paroles inventées de quelques bien-pensants ? Ou s’agit-il de la triste réalité d’un lâche aveuglement largement partagé, enveloppé de naïveté et d’angélisme ?

    Peut-on s’habituer à tout et continuer à nier la réalité ? Or, la réalité est évidente : l’humanité est résolument entrée dans les guerres de religion et cette guerre est voulue par des fanatiques islamistes qui ne renonceront jamais, motivés par leur vision eschatologique qui leur garantit la vie éternelle dans le paradis d’Allah.

    L’humanité du XXIe siècle doit faire face à deux redoutables défis :
    – l’explosion démographique des pays africains et asiatiques ;
    – la dérive fanatique de l’islam.
    Ces deux défis ne sont pas étrangers l’un à l’autre et s’auto-alimentent d’ailleurs.

    Face à ces défis qui nous conduisent inéluctablement à la guerre, l’heure n’est plus à la candeur et à la crédulité. Il est urgent de mener une politique réaliste pour faire face :
    – arrêter toute émigration tout en menant une politique d’aide massive de maîtrise démographique en Afrique ;
    – expulser sans faiblesse tous les tenants du salafisme et autres intégristes islamiques.

    Sans oublier que la bataille est d’abord une bataille culturelle pour faire reculer ces obscurantismes qui ramènent l’humanité aux âges archaïques de la péninsule Arabique.

    Cette bataille doit être livrée partout dans le monde et commencer dès l’école maternelle.

    On entend déjà les cris d’orfraie des « politiquement corrects » ; libre à eux de hurler au nom de leur idéologie des bons sentiments…

    Ils devraient savoir, selon Confucius, que « le premier axiome de l’humanisme est d’apprendre par l’expérience » et, surtout, ils devraient méditer la sagesse d’Augustin d’Hippone :
    « À force de tout voir, l’on finit par tout supporter
    À force de tout supporter, l’on finit par tout tolérer
    À force de tout tolérer, l’on finit par tout accepter
    À force de tout accepter, l’on finit par tout approuver. »

    Jacques Myard

    https://www.bvoltaire.fr/nouvelles-guerres-de-religions/

  • Sébastien Chenu: «Emmanuel Macron doit des excuses aux Français»

    lead_960.jpgLe porte-parole du Rassemblement national était l’invité du «Talk-Le Figaro».
    «J’aimerais que le président de la République arrête de faire de la communication et revienne à des choses sérieuses et structurées», déclare Sébastien Chenu, alors qu’Emmanuel Macron doit faire, jeudi, ses annonces pour la sortie du grand débat.
    Le porte-parole du Rassemblement national était l’invité du «Talk-Le Figaro», ce mardi. L’occasion, pour lui, de revenir sur la politique menée par le gouvernement ces derniers mois, durant la crise des «gilets jaunes». «La première chose que devrait faire Emmanuel Macron, c’est présenter des excuses aux Français, estime-t-il. Des excuses pour avoir mis le pays dans cet état-là. Il est responsable du chaos dans lequel notre pays est plongé.»

     
    [...]
    En savoir plus sur lefigaro.fr

    https://www.peupledefrance.com/2019/04/sebastien-chenu-emmanuel-macron-doit-excuses-francais.html#more

  • Prison ferme pour délit d’opinion : en France

    Prison ferme pour délit d’opinion : en France

    Lu dans Les 4 Vérités à propos de la condamnation d’Alain Soral :

     
  • Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite… et ceux qui militaient à l’extrême gauche, on en parle ?

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    C’est la tempête dans un verre d’eau du jour : Nathalie Loiseau, étudiante à Sciences Po, a figuré sur une liste d’extrême droite, l’UED, émanation du GUD. Citer ces trois dernières lettres, c’est immédiatement faire surgir dans l’imaginaire collectif de gauche le monstre du Loch Ness et la bête du Gévaudan réunis, dansant main dans la main en ricanant sous la pleine lune. Mediapart a lancé la bomb(inett)e, mais Minute revendique la paternité – en ayant fait état dès le 27 mars. Edwy Plenel et ses amis ne citent pas Minute. Peut-être parce que les revues d’extrême droite d’aujourd’hui sont les parutions lestes d’hier : certains les lisent de façon compulsive mais se feraient couper un bras plutôt que l’avouer. À chaque époque ses transgressions.

    La meilleure défense étant encore l’attaque, Nathalie Loiseau renvoie aussi sec Edwy Plenel a son propre passé, quand il était « maoïste, soutien des Khmers rouges du terrorisme palestinien ». En 1972, il avait en effet soutenu l’organisation Septembre noir qui venait d’assassiner 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich. Une erreur de jeunesse, lâche-t-il, quand on l’interroge. Selon lui, cela « n’avait rien d’exceptionnel (sic) dans l’extrême gauche de l’époque » (« Check News » pour Libération). S’il le dit…

    Hélas, trois fois hélas, Nathalie Loiseau s’est arrêtée là et n’a pas déroulé le fil de la longue et sinueuse pelote jusqu’au bout : il aurait pourtant été instructif d’égrainer enfin les noms de tous ceux de nos hommes politiques qui ont traîné leurs guêtres de jeunes bourgeois soixante-huitards dans les officines d’extrême gauche, le plus croquignolet, eu égard aux récents événements, étant bien sûr Christophe Castaner, ci-devant militant de l’UNEF, syndicat plus connu pour crier « CRS-SS » que pour faire des mamours aux forces de l’ordre… Il est vrai qu’en France, une vie étudiante d’extrême droite vous marque à jamais du sceau de l’infamie quand avoir erré à l’extrême gauche – même la plus dure – démontre, in fine, derrière les excès, un grand cœur idéaliste.

    Elle ne pense pas seulement à rétorquer qu’Alain Juppé, son ancien mentor, a en son temps été au Club de l’Horloge et que le moins que l’on puisse dire est qu’il ne s’y est pas radicalisé…

    Curieusement, Nathalie Loiseau a préféré plaider l’ignorance, arguant avoir voulu « faire plaisir à un copain » et « n’avoir pas perçu » la couleur politique des membres de la liste. Une chic fille serviable un peu candide, en somme… Mais qui n’était pas en CAP de coiffure. Qui, préparant l’ENA, devait quand même connaître deux ou trois bricoles en matière politique. Qui sait si, aujourd’hui, toujours aussi obligeante et écervelée, elle ne veut pas faire plaisir à un autre copain ? Comme le remarque finement Dominique Jamet sur son compte Twitter, « ça va être un choc terrible pour elle quand elle découvrira dans 40 ans qu’en 2019, elle était tête de liste de M. Macron ».

    François-Xavier Bellamy, en bon chrétien, se montre magnanime et n’enfonce pas la dame. « Je ne lui en ferai pas le reproche, je crois que chacun peut avoir son itinéraire, mais ça oblige à un peu d’humilité et un peu de simplicité. » À bon entendeuse, salut. Plus de posture de pharisienne qui tienne. Les geeks archivistes qui sévissent sur la Toile n’ont pas mis longtemps à exhumer cette minute gênante face à Marine Le Pen lors de « L’Émission politique » : « Ce que j’ai hérité de mon père, c’est la détestation de l’extrême droite. » Fleur d’épine, fleur de rose… on fredonne dans les rangs : « Ne fais donc pas tant la fière, on t’a vue hier au soir… »

    Gabrielle Cluzel

    https://www.bvoltaire.fr/nathalie-loiseau-sur-une-liste-dextreme-droite-et-ceux-qui-militaient-a-lextreme-gauche-on-en-parle/