culture et histoire - Page 1777
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Docteur Merlin - Pas de pardon
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Gustave Le Bon, Psychologie des foules
Bien que tout le laisse à penser ; que nous soyons dans une époque charnière ou pas, ou que le système en place tombe en désuétude ou non, une avant-garde se doit, dans le monde moderne, de connaître la psychologie des foules.On pourrait penser que ce sont les hommes qui font les révolutions, mais en vérité, ce sont les révolutions qui font les hommes ; de même que les grands bouleversements historiques ne se font pas dans un coup d’éclat mais bien plutôt par un long travail de transmission d’idées, de concepts et de ressentis, tel un torrent silencieux érodant la roche de son lit. Quelqu’un a d’ailleurs dit à ce sujet, que pour qu’une transformation s’opère à la plus grande profondeur possible, il faut administrer le remède aux doses les plus faibles, mais inlassablement et sur de longues périodes. C’est dans ce courant là que réside la véritable force et non dans la révolution en elle-même ! Et Le Bon situe tout de suite où se trouve cette force : chez la foule qui a supplanté l’organisation sociale traditionnelle. Quoi que l’on en pense, la foule est dorénavant aux commandes ; et là où elle n’y est pas, elle exerce tyranniquement son pouvoir par l’intermédiaire de l’opinion publique – si ce n’est par les dogmes, Le Bon parle du droit divin de la foule. C’est dire à quel point se révèle être important l’étude de la psychologie des foules. Car il ne faut pas s’y tromper, « les foules n’ont de puissance que pour détruire », leur rôle n’est que de démolir ce qui est vermoulue. Et elles agissent pour ainsi dire aveuglément dans cette voie qui lui est inintelligible tandis que de grands hommes – tel que Napoléon – avaient comme un sens inné à la psychologie des masses afin de les orienter par leur pouvoir de suggestion.
Dans un premier temps, Le Bon décrit le caractère général des foules, la façon dont elles se composent et se déterminent à travers une sorte d’ « âme collective ». Ici la personnalité n’a plus le caractère prépondérant face à l’unité de cette « âme collective », car l’élément inconscient prend le dessus sur la raison. Ce qui n’empêche pas à la foule d’adopter différents caractères comme celui du sentiment de puissance ou de contagion mentale. Ensuite, Le Bon s’intéresse aux sentiments et à la moralité des foules. Je ne rentrerai pas plus avant dans le détail, en revanche, Le Bon traite ici de l’impulsivité, la mobilité et l’irritabilité des foules, de leur suggestibilité et de leur crédulité, de l’exagération et du simplisme de leurs sentiments ainsi que de leur intolérance, leur autoritarisme et leur conservatisme en terminant par leur moralité. En lisant ceci, on comprend que rien n’est plus malléable qu’une foule. En fait, elle ne donne naissance à rien, mais reprend ou pas à son compte l’idée d’un individu ; la foule admet tout en bloc ou rejette tout en bloc, tandis que seul le pouvoir de suggestion permet la propagation d’une idée.
Et il s’avère que pour chaque idée, la foule en fait une image, et que plus l’image sera simple plus elle aura de poids donc de pouvoir de contagion, notamment en devenant un sentiment. « Les sentiments seuls agissent sur les mobiles profonds de nos actes et de nos discours. » Par la suite, les sentiments ne bougent que très peu, car le raisonnement des foules est limité à la généralisation immédiate du cas particulier ; Le Bon donne comme exemple l’ouvrier exploité par un patron qui en conclut que tous les patrons sont des exploiteurs, ceci est un cas typique de raisonnement de foule. On ne peut s’étonner alors que là où le raisonnement n’intervient que très peu, l’imagination devienne profondément impressionnable. L’apparence joue un rôle beaucoup plus important que la réalité, l’image suggestive faisant office de mobile d’action. « Tous les grands faits historiques, la création du bouddhisme, du christianisme, de l’islamisme, la Réforme, la Révolution et de nos jours l’invasion menaçante du socialisme sont les conséquences directes ou lointaines d’impressions fortes produites sur l’imagination des foules. » Tel un sentiment religieux, la foules « met toutes les ressources de son esprit, toutes les soumissions de sa volonté, toutes les ardeurs du fanatisme au service d’une cause ou d’un être devenu le but et le guide des sentiments et des actions. » Le monde moderne tourne autour de l’adoration aveugle de principes politiques tout comme l’Empire romain se maintint non par la force mais par l’admiration religieuse qu’il inspirait. La foule est excessive par nature, soit elle croit et sanctifie, soit elle ne croit pas et tombe dans l’aversion.
Entre autres, elle le fait à travers des facteurs lointains et ancrés permettant l’avènement de facteurs immédiats, tels que les discours des orateurs. Parmi ces facteurs lointains, on retrouve la race, les traditions, le temps, les institutions et l’éducation. Ce n’est que de ces facteurs préparatoires que l’âme des peuples se dote d’une réceptivité spéciale permettant l’éclosion d’une idée. De là, certains mots comme démocratie, liberté, égalité s’érigent en dogme à travers une image qui se modifie très lentement dans le temps. Ou encore l’expérience et la raison peuvent établir une vérité à partir du moment où celle-ci prend en considération les sentiments dont la foule est animée et où celle-là est fortement répétée. Quoi qu’il en soit, le facteur immédiat n’est pas l’apanage des foules mais bien plutôt des meneurs des foules qui savent user de différents moyens de persuasion.
Une fois une vérité admise, la foule se laisse orienter par un ou des meneurs, c’est-à-dire par des hommes d’action prêt à tous les sacrifices. Leur volonté est telle qu’elle subordonne la société. Si de nos jours on ne les voit guère, c’est que les meneurs sont subtils, et ne transmettent leurs déterminations qu’à travers un prisme délayé dans l’illusion de la liberté démocratique. Cependant, que le meneur soit une personnalité comme dans les deux siècles qui nous ont précédés ou bien qu’il s’agisse d’un espèce de triumvirat démocratique, les moyens d’action restent les mêmes : à savoir qu’il s’agit d’utiliser l’affirmation pure et simple – ce dont la publicité use copieusement – et de la répéter constamment afin de l’incruster dans les régions profondes de l’inconscient. Ainsi naissent les prémices de la contagion, de surcroit quand les idées sont affirmées par le prestige, ou considérées comme prestigieuses. En revanche, Le Bon ajoute des limites de variabilité des croyances et des opinions. Pour lui, il existe une vraie charpente des civilisations qui empêche le va-et-vient constant des idées dont seule la révolution permet de détruire ce que la coutume maintient malgré la fin de la croyance. « Le jour précis où une grande croyance se trouve marquée pour mourir est celui où sa valeur commence à être discutée. » Au-delà de ces croyances fixes, Le Bon décrit très bien les opinions mobiles des foules en reprenant le caractère plus superficiel que réel de celles-ci. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les foules changent éternellement d’opinions, et ce en politique comme dans la morale, la littérature, l’art, les modes etc. le tout étant par conséquent d’ordre éphémère. Ce qui est plus que jamais d’actualité…
Pour terminer, Le Bon analyse les différents types de foules ; il fait notamment une classification de celles-ci avec d’un coté les foules hétérogènes rassemblant des individus quelconques et les foules homogènes comprenant les sectes, les castes et les classes. Aussi, c’est comme type que Le Bon analyse quelques variétés des foules hétérogènes, avec entre autres les foules dites criminelles. L’histoire sait à quel point les foules peuvent devenir sporadiquement criminelles, car il y a bien des moments où l’acte même du crime reçoit l’approbation unanime des concitoyens. Ici encore, le raisonnement fait défaut au profit de l’emportement général. Combien la grande terreur a-t-elle guillotiné d’innocents suite à un simple geste, à une simple parole balancée sous le coup de l’émotion ? Beaucoup certainement, mais telle est la nature de ces foules.
Un autre type de foule encore est celui des foules électorales systématiquement charmées par le prestige. Elles aiment également à ce qu’on flatte leurs convoitises et leurs vanités. « Le candidat doit les accabler d’extravagantes flagorneries, ne pas hésiter à leur faire les plus fantastiques promesses. » Et celui-ci doit bien évidement user d’affirmation et de répétition non seulement pour mettre en avant son programme, mais aussi pour démonter celui de ses adversaires. Une fois de plus, le raisonnement n’a pas sa place. Les hommes en foule tendent vers l’égalisation mentale, et cette égalisation ne demande rien d’autre que des affirmations bruyantes car les opinions des foules ne sont jamais raisonnées mais plutôt imposées – avec plus ou moins de subtilité selon l’époque. On est donc en droit de se demander si le suffrage universel se rapproche d’une quelconque perfection de conception ? d’autant plus que l’histoire prouve que toujours les civilisations furent l’œuvre d’une petite minorité d’esprits supérieurs. Mais laissons les forces invisibles de l’âme des peuples répondre à cette question et s’occuper de notre destinée.
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Education : échec prévisible de la propagande pour effacer la différence des sexes
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – La Théorie du genre en œuvre dans la pédagogie à l’école : la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud‑Belkacem, a lancé un programme “ABCD de l’égalité” qui, d’après le communiqué de sante.gouv.fr , s’adresse à tous les élèves de la grande section au CM2 et à leurs enseignants. Ce programme vise “à déconstruire des stéréotypes de genre”. Une documentation a été mise à disposition. Il est expérimenté dans cinq académies pour cette rentrée 2013 et fera l’objet d’une évaluation pour être généralisé dans toutes les écoles à la rentrée 2014.
Ce que préconise la documentation à destination des enseignants
Les enseignants doivent remplir des questionnaires pour débusquer leur stéréotype de genre dans leur pédagogie. Si certaines questions sont légitimes : mes sanctions, mes critères d’évaluation sont‑ils les mêmes entre filles et garçons ? D’autres sont véritablement idéologiques : fais‑je référence à mon appartenance sexuée, à celle des élèves . Est‑ce que je pense à insister sur la neutralité des disciplines ? Est‑ce que les activités visent à briser les stéréotypes ? On invite même à observer la répartition des enfants dans les jeux dans la cour de récréation.
Quelles ont été les conclusions de telles expériences à l’étranger ?
En Norvège, une émission de 2010 s’interrogeait sur les effets d’une pédagogie très proche mise en place depuis des années. Or les carrières poursuivies par les hommes et les femmes restent étonnamment et sensiblement les mêmes malgré les programmes scolaires : beaucoup plus de vocations scientifiques et techniques chez les garçons, et beaucoup plus de vocations à fort lien social chez les filles. C’est ce que l’on appelle le paradoxe norvégien de l’égalité des genres. A tel point que l’Institut gouvernemental norvégien pour les études de Genre a cessé de recevoir toute subvention.
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L'enseignement du gender à l'école imposé par l'UE ?
Communiqué de La Manif pour Tous :
"Demain, 18 septembre, la commission « Droits de la femme et égalité des genres » du Parlement Européen soumettra au vote le rapport sur la Santé et les Droits Sexuels et Reproductifs. La Manif Pour Tous est particulièrement inquiète des dispositions envisagées en matière d’éducation sexuelle, de lutte contre les stéréotypes et d’éducation à l’égalité des genres. Elle dénonce fermement la volonté affirmée dans l’amendement 151 de promouvoir l’égalité de genre dans les programmes et manuels scolaires.
Une nouvelle menace pour l’enfant et les libertés fondamentales
La Manif Pour Tous dénonce l’amendement 151 de la députée européenne Barbara Matera (PPE) qui propose de rendre obligatoire des cours d’éducation sexuelle pour tous les élèves des écoles primaires et secondaires des Etats membres. De tels cours n’ont certainement pas leur place en primaire, et d’autant moins qu’ils aborderaient notamment la question de « l’égalité des genres ». La Manif Pour Tous dénonce ce projet de promotion de l’identité de genre, notion qui fait débat chez les spécialistes et qui n’est pas un sujet pertinent à l’âge de l’école ! Imposée aux écoles, cet enseignement serait ainsi décidé sans concertation avec les parents, sans respect de leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants.
L’amendement 151 est une grave atteinte à l'article 26 (§3) de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule que le droit d'éducation est reconnu prioritairement aux parents. Il met en danger la liberté et le droit des parents à s'opposer à l'interférence d'acteurs étatiques ou non étatiques dans cette éducation. La défense d'un droit d'accès de l’enfant à une information scientifique et dégagée de tout jugement en matière de sexualité ne doit pas se faire sans l’implication des parents et l’assurance que les contenus contribuent à l’équilibre de l’enfant. Par ailleurs les concepts de genre n’entrent pas dans le champ « d’une information scientifique » et n’ont donc pas de place dans ce cadre.
La Manif Pour Tous en alerte
Le 18 septembre prochain, La Manif Pour Tous suivra avec attention les débats de la commission « Droits de la femme et égalité des genres » du Parlement Européen. Elle se prépare à se mobiliser et à mener toutes les actions nécessaires si cet amendement devait être adopté. La Manif Pour Tous demande aux députés européens de cette commission permanente de prendre concrètement position à l’occasion de ce vote pour défendre les intérêts de l’enfant, le rôle de ses parents et la neutralité des instances nationales d’éducation gravement mis en danger par ce rapport. Elle leur rappelle que :
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La Manif Pour Tous s’oppose fermement à la diffusion à l’école du concept de genre, notion floue et non scientifique conduisant notamment à la remise en cause des identités sexuelles homme/femme.
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Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. La liberté d’éducation des parents est un droit fondamental et inaliénable qu’aucune institution ne peut retirer et que toutes les conventions internationales garantissent.
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La Manif Pour Tous défend les droits de l’enfant. Elle est prête à agir aussi bien au niveau français qu’au niveau européen"
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Docteur Merlin - Solstice d'Hiver
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Les collaborateurs Maurice Thorez et Jacques Duclos perdent une rue chacun
Lors du conseil municipal du lundi 16 septembre à Orange, la mairie a voté le changement de nom de 2 rues : la rue Maurice Thorez devient la rue Honoré d’ESTIENNE d’ORVES et la rue Jacques Duclos devient la rue Pierre BROSSOLETTE. Extrait de la délibération :
"2013 est l’année de commémoration nationale de la Résistance et du C.N.R. (Conseil National de la Résistance), qui célèbre son 70ème anniversaire.
A cette occasion, Mme HALOUI, Conseillère Municipale, a sollicité la Ville lors du Conseil Municipal du 27 Mai 2013, en question orale, afin qu’une voie soit dénommée Rue du Conseil National de la Résistance.
La Ville est favorable à cette requête, mais souhaite rendre cet hommage à la résistance française, non en honorant un sigle, mais en choisissant deux personnalités emblématiques de ce que fût, dès le début cette résistance. Le choix s’est porté sur messieurs Honoré d’Estienne d’Orves et Pierre Brossolette.
Néanmoins, afin de pouvoir procéder à ces dénominations, il convient de débaptiser deux rues portant des noms de personnalités contemporaines de la seconde guerre mondiale, dont l’attitude entre 1939 et 1941 n’a pas été conforme à l’esprit et aux actes de la résistance. Ces deux rues sont situées dans le quartier La Tourre.
La première porte le nom de Maurice Thorez.
Maurice Thorez a moins de 40 ans au moment de la déclaration de guerre. Il est mobilisé et rejoint son régiment le 3 Septembre 1939 à Arras. Il déserte un mois plus tard seulement en Octobre 1939 sur ordre du secrétaire de l’Internationale Communiste, Dimitrov, en raison du pacte germano-soviétique. Il s’installe alors à Moscou, le 8 Novembre 1939. Il y passe toute la guerre. Le 20 Janvier 1944, il est reçu par la délégation de la France libre à Moscou. Il prétend à cette occasion être resté « à son poste de combat », en France, jusqu’en Mai 1943 et demande à rejoindre Alger. Charles De Gaulle répond quelques semaines plus tard que la condamnation de Maurice Thorez pour désertion garde force de loi. Le 6 Novembre 1944 quelques jours avant le voyage de Charles de Gaulle à Moscou, Maurice Thorez bénéficie d’une grâce individuelle et rentre en France le 27 Novembre. Il reprend immédiatement la tête du Parti Communiste.
La seconde rue porte le nom de Jacques Duclos.
Agé de plus de 40 ans au début de la guerre, Jacques Duclos n’est pas mobilisé, mais il quitte la France dès la dissolution du Parti Communiste, en Septembre 1939, en raison du pacte germano-soviétique, et s’installe à Bruxelles, au siège de l’Internationale. Il y demeure sur ordre de Moscou jusqu’en Juin 1940, date à laquelle il rentre en France pour tenter d’obtenir de l’occupant nazi la reparution de l’Humanité. Les Allemands sont favorables à cette demande qui est finalement refusée sur pression du Gouvernement du Maréchal Pétain. Il reprend à Benoît Frachon la tête du PC en France et dirige les éditions clandestines du Parti Communiste, dont le ton est essentiellement anti-impérialiste, anti-anglais, anti-Pétain, anti-De Gaulle et anti-Blum. Il faut attendre Juin 1941, l’invasion de l’URSS par les nazis et la rupture du pacte germano-soviétique, pour que Jacques Duclos réserve enfin ses attaques à l’Allemagne.
Dans son édition clandestine du 1er Juillet 1940, l’Humanité publie une condamnation de l’appel du 18 Juin : « Le Général De Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire se battre les Français pour la City. ». Le 1er Mai 1941, elle flétrit dans un même élan les Etats-Unis, l’Angleterre et Charles De Gaulle, qualifiés de « ploutocrates », d’ « impérialistes », de « réactionnaires ».
A cet effet, il est nécessaire de modifier la délibération du Conseil Municipal en date du 4 Novembre 1980 n° 311 - visée en Préfecture de Vaucluse le 10 Novembre 1980, décidant le classement et la dénomination des voies de la Résidence « La Tourre », pour les deux appellations énoncées ci-dessus, et, de les remplacer comme suit :
Rue Honoré d’Estienne d’Orves - Verrières-le-Buisson, 5 Juin 1901 – Suresnes, 29 Août 1941 - (ex Rue Maurice Thorez).
Cet officier de marine rejoint Londres dès l’été 40. Il part en mission clandestine en France en décembre 1940. Dénoncé par un de ses hommes, il est arrêté en janvier 1941. Condamné à mort, il est fusillé, avec deux autres personnes, en août 1941, en représailles de l’assassinat d’un officier d’intendance allemand par un militant communiste. Honoré d’Estienne d’Orves était un homme de droite, sympathisant de l’Action française. Nationaliste, il est allé au bout de son devoir et de son amour pour la France.
Rue Pierre Brossolette – Paris, 25 Juin 1903 – Paris, 22 Mars 1944 - (ex Rue Jacques Duclos).
Cet agrégé d’histoire est décoré pour son courage au feu avant la défaite de 40. Il entre en résistance dès le début de l’occupation allemande. Il crée de nombreux réseaux, va à Londres et en revient à de multiples reprises pour des missions dangereuses. Arrêté en février 1944, il n’est pas immédiatement identifié. C’est chose faite en mars et il est alors transféré au siège de la gestapo à Paris. Torturé, il parvient à se jeter par la fenêtre de la salle d’interrogatoire.
Il meurt dans la nuit de ses blessures.
Pierre Brossolette était un homme de gauche, franc-maçon, membre de la ligue contre l’Antisémitisme, militant de la SFIO, ancien candidat Front Populaire aux législatives de 1936. Socialiste, il est allé au bout de ses convictions et de son idée de la France."
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Un homme d’Honneur : Roger HOLEINDRE, par José CASTANO
« Certains attendent que le temps change, d'autres le saisissent avec force et agissent.» (Dante)
Roger Holeindre est né en Corse en 1929 dans une famille paysanne et ouvrière. Durant la guerre 39/45, pensionnaire à la Pension Clerbois à Rosny-sous-Bois, il est alors membre d’une troupe scoute clandestine et effectue de nombreuses missions de nuit pour la résistance.
À la libération, quittant la pension sans autorisation, il enlève, seul, deux mitrailleuses jumelées aux Allemands à la gare de triage de Noisy-le–Sec, devenant ainsi un des plus jeunes résistants de France. À 17 ans, falsifiant ses papiers, il s’engage dans la Marine et part volontaire pour l’Indochine où il sert à la 1ère division Navale d’Assaut. De retour en France, il se rengage aux Commandos Parachutistes Coloniaux et participe à tous les gros combats du Tonkin où il est blessé. Rapatrié sanitaire en métropole, il se porte aussitôt volontaire pour sauter sur Diên Biên Phu dès qu’il apprend le drame qui se joue là-bas.
Arrivé en Indochine, on lui annonce la chute du camp retranché… C’est l’anéantissement. Incorporé dans un bataillon de parachutistes, il participe aux derniers et terribles combats sur les hauts plateaux où le GM100 est anéanti.
Puis, c’est l’Algérie, où il se fait remarquer au sein du 8ème Régiment de Parachutistes Coloniaux en effectuant avec un effectif restreint au plus près de la population musulmane, des opérations commandos en « tenue rebelle » dans les Aurès Nementcha et jusqu’en Tunisie. Grièvement blessé dans un combat au corps à corps et hospitalisé à Philippeville, il réalise alors que l’Armée Française va gagner la guerre militairement, mais que De Gaulle la lui fera perdre politiquement. La mort dans l’âme, il quitte l’Armée et s’installe à Tébessa où il crée une maison des jeunes fréquentée majoritairement par des Musulmans. Cette activité sociale lui vaudra d’être cité en tant que civil à l’ordre de l’Armée.
Les événements prenant la tournure qu’il avait pressentie, il participe alors au combat clandestin de l’Algérie française dans les rangs de l’OAS. Arrêté, emprisonné à la prison de Bône, il organise une évasion rocambolesque entraînant dans sa fuite ses camarades de détention. Reprenant aussitôt le combat, il forme le deuxième maquis Bonaparte. Encerclé par deux régiments d’appelés hostiles à l’Algérie française qui avaient arrêté leurs officiers, il se refuse à ouvrir le feu sur eux et n’accepte de se rendre qu’au Général Ducourneau qu’il a connu en Indochine. Lourdement condamné puis amnistié, il mène dès sa libération une carrière d'écrivain et de journaliste, devenant grand reporter à Paris Match.
En 1972, Roger Holeindre participe à la fondation du Front National. Élu sous cette étiquette, député de la Seine-Saint-Denis (1986-1988) et Conseiller régional d'Île-de-France (1992-1998), il quitte ce parti le 15 janvier 2011. Parallèlement, il crée en 1985 le Cercle National des Combattants qu’il préside depuis lors.
L'éloge d'un homme d’honneur est presque toujours un combat contre les préjugés. Quand il s'agit d'être juste envers celui qui, fidèle à la parole donnée, a mis sa peau au bout de ses idées, je ne peux l’être à demi. Dès lors, je ne crains pas de heurter des sensibilités opposées, des susceptibilités grotesques, des erreurs d’appréciation qui ont acquis du crédit à force d'avoir été répétées. C'est bien assez que la vérité soit tardive ; il ne faut pas du moins qu'elle soit timide.
Un homme tel que lui ne pouvait être formé que par la nature. Taillé dans le roc, guerrier hors pair, infatigable baroudeur, patriote dans l’âme, Roger Holeindre dont le personnage s’apparente très exactement à celui d’André Gide qui n’avait de cesse de répéter :« Quand je cesserai de m’indigner, j’aurai commencé ma vieillesse », demeure à la pointe du combat prêchant sans fin la réconciliation et l’Union Nationale afin de lutter au mieux contre l’immigration invasion, le danger que représente l’intégrisme islamique et pour que la France, fille aînée de l’Église, reste à jamais une terre chrétienne.
José CASTANO
E-mail : joseph.castano0508@orange.frhttp://www.francepresseinfos.com/2013/09/un-homme-dhonneur-roger-holeindre-par.html#more
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La révolution des valeurs est en marche
Dans Et la France se réveilla. Enquête sur la révolution des valeurs, Vincent Trémolet de Villers et Raphaël Stainville montrent comment la Manif pour tous, aboutissement d'un processus d'affirmation de principes non négociables, et début d'un retournement culturel, peut avoir des conséquences profondes sur la vie politique, l'Eglise et la société.
Cette enquête instructive met en lumière les débuts de la Manif pour Tous, l'émergence des Veilleurs, le rôle de l'Eglise, celui des réseaux sociaux (un chapitre entier est consacré au Salon Beige !), ainsi que les manoeuvres politiciennes du gouvernement pour tenter d'éteindre un mouvement qui ne s'essoufle pas.
"Un autre élément, il nous semble, a été très mal analysé. Nous avons entendu des hommes politiques, dont le chef de l'Etat, des journalistes brillantes comme Elisabeth Levy, des commentateurs avertis comme Nicolas Domenach s'étonner de l'audace d'une jeunesse qui distingue une loi morale au-dessus de la loi civile. Mais ces enfants ont grandi dans le culte de la Résistance, fondée sur le refus d'un régime aux apparences légales (les veilleurs chantent chaque soir le chant des Partisans) ! Ils ont étudié le procès de Nuremberg, dans lequel les droits de la conscience ont acquis, en droit, une légitimité absolue ! Ils ont vue La Vie des autres, qui décrit la prison dans laquelle la conscience peut être enfermée ! Ils connaissent l'histoire de la Rose blanche, ce groupe d'étudiants chrétiens qui a résisté au nazisme ! Ils ont appris à perdre dans les ouvrages d'Hélie de Saint-Marc, qui fut résistant, déporté à Buchenwald, officier en Indochine, puis jugé pour haute trahison parce qu'il avait participé, en 1961, au putsch des généraux à Alger ! Ils connaissent ses méditations, où l'honneur et le courage priment sur la richesse et la réussite, où don Quichotte est un modèle parce qu'il révèle que "l'homme se mesure à ses rêves intérieurs" ! Aucun d'entre eux évidemment ne pense vivre sous la botte nazie ou communiste, mais tous savent que l'Etat ne peut violer ni les consciences ni les âmes. Ils n'ont pas tous lu Antigone, mais considèrent comme l'héroïne de Sophocle qu'il est des lois divines supérieures aux lois humaines.
Ils ont appris avec Jean-Paul II à se méfier de "la tragique apparence de la légalité". Qu'il est une "loi morale objective qui, en tant que "loi naturelle" inscrite dans le coeur de l'homme, est une référence normative pour la loi civile elle-même"."
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L’Histoire falsifiée, mais libérée
Le Musée de l’Ordre de la Libération vient enfin, suite à nos pressantes interventions (1), de déposer l’important placard gravé du faux appel du 18 juin qui était apposé depuis des années à l’entrée de ses locaux, dans l’enceinte des Invalides. Il reconnaît ainsi, de facto, une falsification que Charles De Gaulle avait lui-même dénoncée quand il écrivait, le 23 juillet 1955, à Olivier Guichard : « Si lon donne pour l’appel du 18 juin une allocution postérieure, je ne l’admets pas d’avantage » (2). L’affaire justifie que l’on en fasse un bref historique.
Sous deux drapeaux tricolores entrecroisés, le titre A TOUS LES FRANÇAIS précède les mots connus : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ». Le texte qui suit porte la date du 18 juin 1940 et la signature du général De Gaulle à son Quartier général, 4 Carlton Gardens, London, S.W.1.
Ces mentions, date et adresse, contrefont l’Histoire. En effet,
- s’agissant de l’adresse, Charles De Gaulle, arrivé à Londres le 17 juin 1940, n’était pas installé le lendemain à Carlton Gardens. Il le note dans ses Mémoires de guerre : « Nous travaillions, mes collaborateurs et moi, à St Stephens House, sur l’embankment de la Tamise, dans un appartement meublé de quelques tables et chaises. Par la suite, l’administration anglaise mit à notre disposition, à Carlton Gardens, un immeuble plus commode où s’installa notre siège principal ».
Philippe De Gaulle confirme que cette installation eut lieu le 24 juillet 1940 (in De Gaulle, mon Père, Plon, tome 1, p. 103).
- s’agissant de la date, la mention 18 juin 1940 trompe le lecteur, en lui faisant croire que le texte placardé est celui de l’appel authentique. Et ce, d’autant que celui-ci ne faisait l’objet d’aucune affiche murale, bien que, dans le premier tome de ses Mémoires, Charles De Gaulle le cite à la première page des documents en annexe, sans faire la moindre allusion au texte du placard incriminé dont il dénoncera dans sa lettre à Olivier Guichard le caractère apocryphe. Car ce texte est celui de l’affiche qui fut placardée en Angleterre, au cours du week-end du 3 août 1940 (3). Le premier numéro du Bulletin officiel des Forces Françaises Libres, daté du 15 août 1940, le reproduit aux côtés du texte de l’authentique appel du 18 juin (4).
Ce qu’écrivait le colonel Rémy
Ces faits sont connus. Le colonel Rémy qui fut membre du Comité directeur de l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (A.D.M.P.) (5) évoquait à leur sujet « une équivoque dont on pourrait croire qu’elle est soigneusement entretenue, tant on la voit se répéter d’une année sur l’autre, à loccasion de l’anniversaire du 18 juin [...] Comment ne pas croire à une falsification délibérée » (6).
Il ne sagit pas là dune interrogation, mais d’une affirmation. Car, au cours de son second règne, de 1958 à 1969, Charles De Gaulle avait la possibilité, voire le devoir, d’interdire que le faux appel soit substitué au vrai, et soit reproduit, sous la forme de centaines daffiches et de placards émaillés qui, aujourd’hui fleurissent sur les murs de nombre de nos villes, villages et bâtiments publics. Et ce, aux frais de la princesse.
Il est donc peu discutable que le silence gaullien, sur ladite falsification et sa diffusion, présente un caractère de complicité. Ce qui surprendra peut-être le lecteur de la lettre précitée, adressée en 1955 à Olivier Guichard. Mais qui étonnera moins ceux qui n’ont pas oublié le jugement porté sur Charles De Gaulle par :
- Jacques Soustelle : « Il a tout dit et le contraire de tout »
- Georges Pompidou : « Il a tout dit et le reste » (7)
- Philippe De Gaulle : « Il lui arrivait de mentir par omission. Il expliquait : Il y a des moments où il faut savoir se taire » (8).
Un combat légitime
Mais, au-delà de l’intérêt qui s’attache à mesurer la part éventuellement prise par Charles De Gaulle et ses fidèles dans l’invention et la diffusion du faux, l’attention qui doit être portée à cette affaire réside dans les conséquences de la reconnaissance par le Musée de l’Ordre de la Libération de la falsification et de sa décision de l’éliminer de ses propres murs.
Cette décision n’est, en effet, qu’un épisode du combat légitime contre un faux qui demeure placardé en moult lieux de France et de Navarre. Sous l’exergue d’une Croix de Lorraine, il est même apposé à Londres sur la façade du 4 Carlton Gardens. C’est au pied de ce faux que, le 18 juin 2006, dix officiers élèves de Saint-Cyr et un détachement de leurs camarades britanniques de Sandhurst, ont reçu pour mission de commémorer le 18 juin. Ainsi, Français et étrangers apprennent que l’armée française aurait honteusement capitulé, alors qu’en dépit de pertes qui, en cinq semaines, avaient été supérieures à celles subies à Verdun durant une période équivalente, nous avons combattu comme l’attestent nos morts, nos blessés et nos citations (9) - jusqu’à la première heure du 25 juin 1940, date d’entrée en vigueur d’un armistice et non d’une capitulation. Un armistice que juge Henri Amouroux : « Le gaullisme a imposé l’idée qu’il ne fallait pas signer cet armistice et que Vichy était illégitime. Cest fabuleux ! Mais ce n’est pas sérieux ! » (10).
Éliminer tous les faux
Suite à l’exemple du Musée de l’Ordre de la Libération, tous les faux figurant ici et là doivent être éliminés. Cette mesure de salubrité implique l’intervention
- des instances gaullistes, notamment pour déposer le faux du 4 Carlton Gardens ;
- du ministère de la Défense auquel il appartient dune part d’interdire l’affichage du faux dans les casernes, sur les navires de guerre et sur les bases de l’armée de l’Air, d’autre part de ne pas renouveler la manifestation du 18 juin 2006 à Londres ;
- du ministère des Anciens combattants, responsable de la défense de la mémoire combattante ;
- du ministère de l’Éducation nationale qui ne peut ignorer et accepter des ouvrages scolaires qui enseignent le faux ;
- des directions de musées à vocation historique ;
- des maires pour l’élimination des faux éventuellement placardés dans les communes. Mais la responsabilité du combat principal contre la falsification de l’Histoire incombe, vu leur position dominante, aux familiers des médias et notamment aux historiens et journalistes professionnels qui demeurent trop souvent prisonniers de la pensée unique, au point que rares sont ceux qui, depuis un demi-siècle, ont eu le courage de dénoncer les faux mettant en cause la France et ses armées au profit de l’idéologie de puissants lobbies.
Le courage intellectuel est, on le sait plus rare que le courage physique (11). La survie possible du faux risque, dans l’avenir proche ou lointain, de le confirmer. L’affaire est donc à suivre sans le moindre relâchement.
Jacques Le Groignec (général de corps aérien (CR)) L’Action Française 2000 du 5 au 18 octobre 2006
(1) Ces interventions sont évoquées dans mon ouvrage Réplique aux diffamateurs de la France (Nouvelles Éditions Latines, p.198).
(2) Charles De Gaulle : Lettres, notes et carnets, 1955, p. 240.
(3) cf. l’article du Times du 5 août 1940 dont un fac-similé figure à la page 202 de mon ouvrage précité.
(4) cf. mon ouvrage précité, p. 201.
(5) A.D.M.P., 5 rue Larribe, 75008 Paris, 01 43 87 58 48 www.marechal-petain.com, et www.admp.org.
(6) Colonel Rémy : Lettre du 26 décembre 1970 adressée au directeur du Figaro.
(7) Georges Pompidou : Pour rétablir une vérité, Flammarion, p.119.
(8) Philippe De Gaulle : De Gaulle, mon père, Plon, tome 1, p. 228.
(9) Malgré ma répugnance à parler à la première personne pour évoquer de brefs instants d’un conflit qui dura cinq ans et tua cinquante millions d’êtres humains, je tiens à souligner, à titre d’exemples, que le dernier de nos pilotes de chasse morts au champ d’honneur tomba dans la soirée du 24 juin 1940, et que je fus moi-même - pardonnez-moi - cité pour fait d’armes le 18 juin 1940
(10) Henri Amouroux : Interview dans Valeurs actuelles, 13 décembre 1993.
(11) Extrait de lhommage au général Gouraud rendu le 15 novembre -
Docteur Merlin - Enchanté - La Mort - Artiste Français
