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culture et histoire - Page 1823

  • Emballements médiatiques – Attentat de la rue Copernic : l’acte fondateur

    A intervalles réguliers, les médias, auxquels la classe politique emboîte le pas, s’emballent. L’hystérie devient collective. Toute raison disparaît. L’objet de la montée de l’adrénaline médiatique est toujours le même : le nazisme et ses succédanés, le racisme et l’antisémitisme. Durant le mois d’août, « Minute » vous propose de revivre plusieurs de ces crises de folie. En commençant par celle qui a donné le ton à toutes les autres : l’exploitation de l’attentat de la rue Copernic.

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    3 octobre 1980. Il est environ 18 h 45. Une bombe explose à Paris devant la synagogue de la rue Copernic. Le bilan est lourd : 4 morts et 28 blessés. Les caméras sont bientôt sur place. Un micro se tend vers un rabbin britannique : « Quelle explication avez-vous… ? » La réponse fuse, alors que la question n’est pas terminée : « C’est évident, cher Monsieur, c’est une bombe posée par nos amis les antisémites et les nazis de France. » Le décor est planté. L’emballement médiatique peut commencer.

    Union sacrée contre un néo-nazisme imaginaire

    Dès le lendemain, les défilés se multiplient (photo). Marseille. Toulon. Toulouse. Evreux. Strasbourg. A Paris, le Comité de liaison des étudiants sionistes socialistes et le Renouveau juif défilent de la place de l’Opéra à la rue Copernic. 20 000 personnes alternent les slogans avec ceux demandant la démission du ministre de l’Intérieur, Christian Bonnet.A Montpellier, une manifestation rassemble 10 000 personnes derrière une banderole : « Non au fascisme, non au racisme. »

    Le 7 octobre, Antenne 2 ouvre son journal : « Sursaut national contre le racisme dans tout le pays. Des manifestants par dizaines de milliers. A l’assemblée, les députés étaient pour une fois unanimes. » Léon Zitrone, présentateur vedette de l’époque, a le visage grave. Le ton est théâtral : « Des dizaines de milliers de personnes ont pris part cet après-midi à Paris, de la Nation à la République, à la manifestation organisée par le Mrap. Des personnalités politiques, des syndicalistes de tous les horizons, participaient à cette véritable mobilisation contre le racisme, le fascisme et l’antisémitisme. »

    Gauche et droite au coude-à-coude. François Mitterrand ; Bernard Stasi ; Georges Marchais ; Bernard Pons. Le journaliste Jean-François Kahn, présent au sein du cortège, se lance dans un grand morceau d’anthologie d’analyse politique : « Cette manifestation est extraordinaire pour une raison. Les gens qui manifestent ce soir, qui défilent ensemble, c’est peut-être la première fois qu’ils se rencontrent. Hier encore, certains d’entre eux polémiquaient durement, échangeaient des injures, des insultes. Il y a des communistes et des socialistes, il y a des gens qui votent pour l’UDF et le RPR. Mais il y a mieux. Il y a ici ce soir des sionistes et des antisionistes. Il y a des gens fanatiques d’Israël et des gens fanatiques des Palestiniens. Il y a des religieux, des mystiques, des athées, des francs-maçons. Ces gens là ont trouvé normal d’être ensemble parce qu’ils ont vu apparaître la gueule horrible du racisme, la tête immonde du fascisme. Alors ils sont là, et je crois que c’est en soi un événement extraordinaire. »

    Avant le départ du défilé, Albert Lévy, secrétaire général du Mrap, avait fixé sa finalité : « Il faut que s’exprime cette volonté d’obtenir de la part des pouvoirs publics les mesures enfin efficaces contre les groupes néo-nazis qui se livrent à ces violences racistes. »

    Même son de cloche à l’Assemblée nationale où Jacques Chaban-Delmas, son président, ouvre la séance étreint par l’émotion : « L’antisémitisme, comme toute forme de racisme, est une atteinte monstrueuse à la dignité humaine. Il ne sera pas davantage toléré qu’il y a bientôt un demi-siècle. Et ceux qui ont vaincu les nazis sont déterminés à en combattre les résurgences. J’invite l’assemblée à se recueillir dans le souvenir des martyrs, ceux d’hier, ceux d’antan, et ceux de toujours. »

    Vitriol et acide sulfurique : il ne manque que les femmes tondues

    Les protagonistes du psychodrame qui s’empare du pays sont entendus. Des exemplaires du « Figaro Magazine », accusé d’avoir créé un « climat malsain » en accueillant des journalistes de la Nouvelle Droite, sont brûlés publiquement [Ndlr : Le Figaro sera contraint de chasser ces journalistes, la normalisation de la presse était obtenue, voir Novopress].

    La chasse aux fascistes est ouverte. Un jeune permissionnaire, aux cheveux trop blonds et trop courts, échappe de peu au lynchage ; des motards, aux vestes kaki, sont tabassés ; des cafés, connus pour être fréquentés par des militants nationalistes, sont attaqués à la batte de base-ball ; le siège de la Fane, un groupuscule néo-nazi dissout le 3 octobre 1980, est pillé.
    La cruauté ne s’arrête pas là. A Neuilly-sur-Seine, un vieux monsieur de 85 ans ouvre sa porte. Il reçoit de l’acide sulfurique au visage. Son crime ? Etre l’homonyme de Pierre Bousquet, responsable du journal nationaliste « Militant » et ancien membre du Front national. L’agression est revendiquée par des « Brigades juives ». Et l‘escalade de la violence continue.

    Le 29 janvier 1981, Michel Caignet, un étudiant de 26 ans, qui est également l’ancien trésorier de la Fane, est agressé par quatre personnes qui le jettent au sol. Les coups pleuvent. Soudain, l’un des agresseurs lui asperge le visage et la main gauche de vitriol. Brûlé au troisième degré, il est défiguré à vie. L’auteur trouvera refuge en Israël. Il ne sera jamais arrêté. Qu’importe. L’hydre fasciste a été terrassée. La France peut retrouver sa sérénité.

    Et les coupables de l’attentat ? Des nazis ? Non ! Ils n’y sont pour rien. Comme toujours. L’attentat est lié au conflit israélo-palestinien. Son auteur serait un Libanais proche du Front populaire de libération de la Palestine. Qu’importe ! L’attentat a perdu de sa gravité s’il n’a pas été commis par une fantomatique extrême droite. Les médias sauront s’en souvenir pour refaire le coup.

    Thierry Normand

    * Prochain article dans Minute de la semaine prochaine  : Danse macabre au cimetière de Carpentras.

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 7 août 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Emballements médiatiques - Attentat de la rue Copernic : l’acte fondateur

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  • 10 août 1792 : naissance de la République dans un massacre

    Depuis la fuite de Varennes, le roi Louis XVI et sa famille sont assignés à résidence au palais des Tuileries (aujourd’hui disparu), à l’ouest du Louvre.
    La tension est vive et, excités par Danton, une foule de sans-culottes se massent aux abords du palais.

    La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux.
    Louis XVI les passe en revue. Selon l’usage, les Suisses et les gardes nationales crient : «Vive le roi !». Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : «Vive la Nation !». Situation confuse.
    Le roi gagne là-dessus une terrasse et observe la foule des Parisiens massés. Ceux-ci l’insultent : «À bas le veto ! À bas le gros cochon !».
    Apeurés, le roi, la reine et le dauphin traversent le jardin des Tuileries et vont chercher refuge au sein de l’Assemblée.
    Devant le palais, l’émeute enfle. Une porte est malencontreusement ouverte. Un flot de sans-culottes s’y engouffre. Les gardes suisses ouvrent le feu et provoquent un reflux éperdu vers le Carrousel.
    Les émeutiers évacuent la place. Ils semblent près d’abandonner la partie.

    Mais vers dix heures, un groupe de volontaires marseillais parvient à s’introduire à l’intérieur des Tuileries. Le combat reprend de plus belle.
    Le roi griffonne un billet ordonnant aux Suisses de déposer à l’instant les armes et de se retirer dans leurs casernes. Obéissants, les gardes se replient vers la place Louis XV (l’actuelle place de la Concorde).
    Mais ils sont bientôt encerclés, capturés, conduits à l’Hôtel de Ville puis massacrés. Mêlées à la foule, les poissardes des halles se livrent à de honteuses mutilations sur les cadavres.
    Les émeutiers envahissent maintenant les Tuileries et lynchent pêle-mêle gardes, serviteurs et fidèles avant de piller le palais.
    Six cents Suisses ainsi que deux cents aristocrates et gens de maison perdent la vie en ce jour du 10 août.

    L’Assemblée législative, enhardie par le succès de l’émeute, prononce la «suspension» du roi. Elle convoque par ailleurs une Convention nationale en vue de prendre toutes mesures «pour assurer la souveraineté du peuple et le règne de la liberté et de l’égalité», et instaure pour la première fois le suffrage universel (masculin).

    Après une nuit de fortune, la famille royale est emmenée au donjon du Temple pour y être emprisonnée.
    La période appelée « la Terreur » allait commencer.

    Fin d’un régime millénaire qui avait construit la France mais était certes affaibli de l’intérieur. Naissance de la République.

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  • 17 août, journée identitaire en Isère

     

    17 août, journée identitaire en Isère

    GRENOBLE (NOVOpress) – Le samedi 17 août, à l’occasion de la clôture de l’Université d’Été de Génération identitaire, se tiendra une Journée Identitaire en Isère. Au programme : interventions, concerts acoustiques, stands, sport. Renseignements / inscriptions : contact@generation-identitaire.com

     

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    Interventions :
    > Jean-David Cattin (directeur de l’UdT 2013) : Relire et redécouvrir “Pour une critique positive”
    > Philippe Vardon (association Les Identitaires) : Les identitaires, une résistance sur tous les fronts

    Concerts :
    > Sang & Or – reprises folk, Occitanie
    > Soleil & Acier – folkcore, Nice

    Stands : éditions IDées, Génération Identitaire, Alternative-s productions

    Restauration et buvette sur place.

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  • « Va voir ailleurs » sur M6 : les Français préfèrent leurs villages

    DAKAR (NOVOpress) – Gros bide pour l’émission « Va voir ailleurs » de M6 : elle n’a intéressé que 1,7 million de personnes (8% de part d’audience). Mercredi, M6 s’est hissée seulement à la quatrième marche du podium des audiences de la soirée, largement dépassée par le magazine de France 3, « Des racines et des ailes », consacré aux villages français. La série de M6, elle, misait sur la carte de la mondialisation et des bons sentiments tiers-mondistes.

     

    Le premier reportage racontait le périple de Maria, gynécologue obstétrique, au Congo auprès du Docteur Alain Bikindu. A 22h10, c’était au tour de Johnny, pêcheur sur l’île d’Oléron, de partir au Sénégal. Le troisième épisode voyait Nicole, conductrice de taxi à Marseille, mettre le cap sur Madagascar. Mercredi prochain, la chaîne diffusera les trois derniers épisodes de cette série documentaire façon « Les autres avant les nôtres » avec des virées en Haïti, Bolivie, et au Brésil. Les Français semblent préférer les valeurs sûres de leur terroir et ont compris que la détresse sociale se combat d’abord chez eux.

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  • Gyp 1849-1932

    Gyp est le pseudonyme en littérature de Sibylle, Gabrielle, Marie, Antoinette de Riquetti de Mirabeau, devenue comtesse de Martel par son mariage. Mirabeau, le talentueux homme politique révolutionnaire, était son arrière-grand-oncle mais elle descendait en ligne directe du frère de ce dernier, le célèbre Mirabeau-Tonneau, dont l'engagement contre-révolutionnaire fut flamboyant. Romancière prolifique et à succès, elle ne se contenta pas de décrire son époque et d'en déplorer certaines évolutions mais elle fut aussi une militante acharnée et participa à tous les combats d'une droite qui, héritière du bonapartisme, se voulait à la fois nationaliste et populaire.
    Gyp est née en 1849 dans le château breton de Coètsal près de Mériadec. Ses parents ne s'entendent pas. Elle a un an lorsqu'ils se séparent. Son père reste en Bretagne; sa mère rentre en Lorraine, à Nancy, et récupère très vite sa fille. Elle passera sa jeunesse à Nancy dans la belle demeure de son grand-père, monsieur de Gonneville. Sa mère menant une vie très mondaine, elle sera élevée par son grand-père qui l' éduquera comme un garçon: exercices physiques, équitation, escrime ... Une préceptrice lui donnera une certaine instruction. La petite fille est très tôt fascinée par l' épopée napoléonienne. Elle rencontre assez régulièrement son père en Bretagne ou en Lorraine. Ce dernier, légitimiste, se rend avec elle à Frohsdorf où il la présente au comte de Chambord, en 1859. Gyp demeure bonapartiste. En 1860, son père, engagé chez les zouaves pontificaux afin de défendre le pape, est tué accidentellement.
    Elle est bientôt inscrite au Sacré-Cœur de Nancy, établissement pour les jeunes filles de la bonne société. Elle y fait preuve d'hostilité envers les jésuites auxquels elle reproche d'être des religieux entremetteurs et d'esprit cosmopolite. Durant plusieurs années, chaque été, elle passe quinze jours auprès de la reine de Prusse qui apprécie sa vivacité.
    En 1869, elle épouse Roger de Martel, frère d'une de ses amies. Le jeune couple réside quelques mois à Paris. Mais la guerre de 1870 éclate. Pour Gyp le choc est rude. Elle souffre de la défaite et de la chute de Napoléon III pour lequel elle éprouvait beaucoup de sympathie. Le couple séjourne à Nancy de 1873 à 1879. Trois enfants vont naître : deux garçons en 1873 et 1875, une fille en 1877. Puis, la famille s'installe à Neuilly. Les liens entre les époux se distendent rapidement et chacun va désormais multiplier les aventures sans se soucier de l'autre mais tout en maintenant des relations amicales. Gyp commence à écrire et fréquente les milieux intellectuels. Sa propre mère, depuis des années, mène une carrière littéraire assez médiocre. En 1882, le couple est partiellement ruiné par le krach de l'Union générale, la grande banque catholique. Gyp doit intensifier sa production pour faire vivre sa famille et éduquer ses enfants. Elle multiplie les articles et fait paraître plusieurs livres. Le succès est réel. Elle bénéficie de l'amitié d'écrivains de talent comme Anatole France. Cela n'empêche pas certaines jalousies. En 1884, on l'agresse au vitriol et, en 1885, on lui tire dessus.
    Peu à peu, elle va se laisser tenter par l'action politique. Elle se lance dans le combat en faveur du général Boulanger qui tente de réunir les opposants à la république parlementaire et libérale et se pose en incarnation de la revanche face à l'Allemagne. À partir de 1887, elle se montre très active chez les boulangistes et demeurera fidèle à cette cause jusqu'à son lamentable effondrement en 1890. Elle fait la connaissance de plusieurs personnalités nationalistes qui deviendront ses amis : Barrès, Rochefort, Déroulède ... Son salon est fréquenté par des célébrités intellectuelles et artistiques. Quoique catholique affichée, Gyp est aussi une femme très libre qui choque certains de ses contemporains. Sur le plan politique, elle s'affirme nationaliste, défenseur du peuple, critique envers le règne de l'argent. Hostile à la franc-maçonnerie, elle affiche aussi un antisémitisme aussi excessif qu'obsessionnel, tout en conservant des amis juifs. Toujours très militante, elle s'intéresse à l'action du marquis de Morès dans les milieux populaires, mais elle est surtout attirée par le dynamisme de Paul Déroulède. Collaboratrice de La Libre Parole et d'autres publications nationalistes, elle se retrouve parmi les principaux animateurs de la droite nationaliste durant l'affaire Dreyfus. Elle participe aux activités de la Ligue des patriotes de Déroulède ainsi qu'à celles de la Ligue de la patrie française. Elle joue un rôle de liaison entre les différents courants de cette famille politique. En 1900, elle est victime d'une mystérieuse tentative d'enlèvement. La même année, Gyp a la douleur de perdre un de ses fils, officier de cavalerie, mort du typhus au Soudan. Elle ne renonce pas à l'action politique mais le coup est terrible. Elle refuse de se rallier à l'Action française et lui deviendra même bientôt très hostile. Elle l'accuse en effet d'être velléitaire et de contribuer à la division de la droite. Durant la guerre 1914-1918, elle se montre très patriote, soutient l'action de Clemenceau et dénonce sans relâche embusqués et profiteurs. Son fils, chirurgien célèbre, fait preuve de courage et son petit-fils est tué au combat. La mort de son époux en 1920 et celle de Barrès en 1923 l'éprouvent beaucoup. Elle commence en 1927 la rédaction de ses mémoires qui se révèlent passionnants. Ils constituent un remarquable tableau de la société ancienne. Elle décède en 1932. Les plus hautes personnalités littéraires et politiques assisteront à ses obsèques. Son fils, le docteur Thierry de Martel, engagé lui aussi à l'extrême-droite, se donnera la mort en juin 1940 lors de l'entrée des Allemands dans Paris.
    Elle laisse une œuvre abondante composée d'innombrables articles et de nombreux livres, essentiellement des romans. Le seul qui a réellement survécu est Le Mariage de Chiffon (1894). Toute son œuvre a été écrite sous la pression des difficultés financières. La dimension militante de cette œuvre est incontestable. Son style, très direct, avec de nombreux dialogues, est étonnamment moderne. Elle fut aussi une dessinatrice et une caricaturiste de talent. Gyp mérite de ne pas être oubliée .
    Jacques Saint-Pierre Monde&Vie octobre 2007

  • Le nouveau numéro de la revue L’Héritage est disponible

     

    Sous-titrée revue d’études nationales, c’est une publication de qualité dont nous vous recommandons vivement la lecture !

    Un moyen agréable (format A4 en couleur et bien illustré) de se former et de s’informer.

    On peut commander ce numéro en ligne ici.
    Pour un achat par chèque ou un abonnement, voir sur le site www.lheritage.net

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    Dans ce numéro, nous avons retenu en particulier :
    - un article de fond, synthétique, sur la question du « mariage homosexuel » : fondements, manipulations, perspectives… signé Thibaut de Chassey
    - une excellente présentation de la querelle des universaux : une question philosophique très concrète.
    - une étude introductive sur la question raciale
    - un article de l’abbé Schaeffer sur sainte Jeanne d’Arc
    - dans les recensions de livres, celui à grand succès de Laurent Obertone sur l’insécurité, la France Orange mécanique, est lui-même victime d’un lynchage de la part de Paul Thore. Vous comprendrez pourquoi en lisant ce numéro.

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  • Monarchie active, premiers éléments de définition

    Dans un monde globalisé, que peut l’Etat et, en particulier, l’Etat royal ?
    Je me place ici dans l’hypothèse d’une Monarchie fraîchement instaurée en France, ce qui, pour l’instant, relève évidemment de la simple théorie, puisque nous sommes présentement en République.
    Avouons d’abord que les conditions mêmes de l’instauration royale pèseront sur ses capacités d’action, non pas qu’elles handicapent forcément l’Etat mais qu’elles le placent en position de ne pas décevoir et, donc, de tenir compte, sans en être prisonnière, d’une Opinion publique attentive et impatiente.
    La Monarchie « à la française » se signale, traditionnellement, par une force particulière de l’Etat, par l’autonomie du politique à l’égard des forces économiques et une volonté d’intervention qui ne se confond pas, néanmoins, avec l’étatisme, maladie d’hypertrophie invasive de l’Etat.
    Cette force, cette autonomie et sa capacité d’inscrire sa volonté et son action dans le long terme sont d’autant plus « permises » que la monarchie est bien enracinée dans le temps et la suite des générations, et qu’elle n’a plus l’obligation pour l’Opinion de prouver sa légitimité ou son utilité, celles-ci étant avérées par son « temps passé » et les services rendus, pour autant qu’ils soient reconnus. Cela est sans doute plus délicat dans les premières années de l’instauration, dans le « règne inaugural ». Mais, quoiqu’il en soit, le simple fait de la transmission héréditaire annoncée procure à la magistrature suprême de l’Etat une certaine liberté qui a des possibilités de se vérifier et de se fortifier au fil des règnes.
    Cela étant, il est nécessaire de rappeler que la monarchie, nouvelle ou adulte, ne peut pas tout faire et que, surtout, elle ne doit pas tout faire : son principe lui donne l’autorité nécessaire pour parler et agir, mais lui interdit de monopoliser les pouvoirs et les libertés.
    Son rôle est de donner l’impulsion aux grands projets qui ont besoin d’une garantie politique sur le temps long, d’arbitrer entre les grandes assemblées, conseils ou syndicats, qu’ils soient nationaux ou régionaux, mais aussi d’ouvrir les grands chantiers institutionnels, politiques, sociaux, économiques, environnementaux, … par la convocation de conseils et le lancement de grands programmes de recherche et de prospective. Cette action qui mêle volonté, rapidité d’initiative et enracinement dans la durée, est rendue plus facile qu’en régime électif présidentiel par l’essence même de l’Autorité suprême qui n’a pas à remettre son destin tous les cinq ans entre les mains de ceux qui font (ou défont…) les élections et les opinions. Au contraire du système de la Cinquième République où le calendrier, sauf accident (démission du président ou décès, deux cas possibles, comme en 1969 et 1974), est réglé comme la minuterie d’une bombe à retardement, la monarchie n’est pas maître de son calendrier mais accompagne le temps, offrant, par son principe successoral, la garantie d’une « respiration humaine » et de la continuité statutaire.
    L’action politique n’est pas réductible à la seule parole, et elle se doit de poser des actes : tout l’intérêt d’une monarchie héréditaire est d’en assumer la responsabilité, y compris d’un roi à son successeur, mais le renouvellement par le remplacement d’une génération par une autre au travers du monarque permet aussi de remettre en cause ce qui pourrait s’avérer obsolète sans, pour autant, menacer la continuité et la garantie de la permanence de l’Etat.
    La Monarchie active ne peut être juste une magistrature morale, elle se doit d’être politique : de Gaulle, en établissant la Cinquième République, avait sans doute en tête ce que pourrait être une monarchie au-delà même de celle qu’il fondait, d’une certaine manière, incomplète et inachevée. En somme, le mieux ne serait-il pas de faire de cette Cinquième République qui, par le jeu des partis et des ambitieux, se caricature aujourd’hui en monocratie pipolisée, une monarchie véritable, hors d’atteinte des querelles partisanes et libre de toute attache clientéliste et financière, libre de parler et d’agir, avec le garde-fou des obligations constitutionnelles, des Conseils et des Assemblées, entre autres. C’était le vœu du comte de Paris, de Pierre Boutang et, au moins un temps, du général de Gaulle lui-même. Pour aller au bout de la logique gaullienne (je n’ai pas dit gaulliste…), et restaurer la politique, assumer le souci politique au sommet de l’Etat…
    Jean-Philippe CHAUVIN http://www.actionroyaliste.com

  • Le phénomène New Age ou l'individualité sous surveillance 1/2

    Mettre l'Espèce à la place de Dieu - c'est-à-dire être toujours obsédé par l'Un -, alors que c'est l'individu qui peut seul la revendiquer, voilà donc le dénominateur commun des totalitarismes rouge et brun, et donc la source de toute Terreur, et aussi de notre désir contemporain de standardisation (le phantasme du clone!). Parce qu'ils voulaient éradiquer l'âme, le "moi", les régimes totalitaires du vingtième siècle postulaient que l'homme est totalement malléable, indéfiniment réformable par le collectif. Il s'agissait de le reconstruire via le conditionnement, la propagande, l'eugénisme. Le fantasme de l'homme nouveau ne visait que la réification de la personne. Et l'on est bien forcé de constater qu'une certaine philosophie New Age imprégnant fortement notre temps, si chère au cœur des soixante-huitards et "bourgeois bohèmes" de toutes sortes, s'inscrit nettement dans cette filiation, via l'idée du "Cerveau global". Elle est encore un autre visage du rêve totalitaire "mou", un visage également serein, car elle ne croit pas, elle non plus, à la violence physique. Son projet de réforme radicale de l'humain, de transformation personnelle n'est souvent que le synonyme de cette réduction de l'homme à un simple matériau de construction

         Pourquoi le soixante-huitard cultive-t-il d'ailleurs son penchant New Age ? Il trouve ça chic et plaisant : c'est une marque (c'est-à-dire un "produit de luxe") et une manière de diminuer le stress ! Bref, le New Age est carrément tendance... Le côté "pouvoir des fleurs" ne lui déplaît pas ! Cette touche de désinvolture et de distance qu'apportent les pratiques du "Nouvel Age", ou supposées telles, le font passer pour un "sage" épris de spiritualité, en quête d'"authentique", et attentif à "ce monde qui nous parle". Le soixante-huitard adore passer pour un autre ! Depuis tout petit il aime bien se déguiser. Il paraît que c'est un passe-temps très répandu entre le 7e et le 16e arrondissement de Paris... Il y a là plein de types en Mercedes et de nymphes évaporées qui adorent se prendre pour ceux qu'ils ne sont pas...
         Mais le fond de l'affaire, c'est que le soixante-huitard adore les climats de douce torpeur, celui-là même qu'il retrouve dans le New Age. Il y a dans tout cela une claire volonté de sortir de l'Histoire qui n'est pas pour lui déplaire. Pourquoi ne pourrait-on pas en avoir assez du bruit et de la fureur ? Des siècles de combats, de conquêtes et de vastes constructions politico-idéologiques ont épuisé l'espèce humaine au-delà du supportable. Désormais, le temps vient du repos... Le soixante-huitard pense sincèrement que le "bobo" est l'avenir de l'homme... Pétards, parties fines, soirées branchées et séjours réguliers sur des plages ensoleillées : oui, pourquoi pas après tout... Le problème est que tout cela a un prix : celui de notre humanité. Le soixante-huitard l'accepte. Il acquiesce à la mort de l'individu souverain, solaire, et il fait siens les oukases du politiquement correct, de la pensée unique et de la novlangue qui assurent la tranquillité de l'esprit. Il acquiesce également au creusement des inégalités sociales puisque la douceur de vivre pour une minorité exige l'adaptation de la majorité à une précarité socio-économique plus ou moins relative et chronique. Le New Age est donc une manière de condenser cet état d'esprit global. Mais voyons de plus près comment se constitua se mouvement sociétal. 
         Pour les "maîtres du Verseau", il n'existe pas de nature humaine immuable, définissable : l'homme n'est qu'un programme, une variable constamment révisable, adaptable à volonté. Ils s'échinent à nous convaincre que nous pouvons "gérer" nos croyances, les modifier, ou même les éradiquer : on imagine aisément qu'ils n'hésiteraient guère à procéder au décapage mental nécessaire pour que certains récalcitrants "s'émancipent" de cadres de pensée jugés inadéquats
         Né en Californie et en Écosse au milieu des années 1960, à Big Sur, près de San Francisco, et à Findhorn, le New Age portait le message d'une nouvelle ère, celle du Verseau, évoquée pour la première fois par Paul Le Cour, et qui succédait à l'ère sombre des Poissons. Un "Nouvel Age" débuterait, tissé d'harmonie et communication entre les hommes ! Véritable "changement de paradigme", comme aiment à le qualifier ses adeptes, ce nouveau cadre de pensée marquerait l'élargissement décisif de la conscience humaine et l'actualisation de soi, c'est-à-dire la réalisation du potentiel intellectuel, affectif, spirituel et mystique de l'individu. Le nouveau millénaire, exploré par Marylin Ferguson dans Les Enfants du Verseau, publié au cours des années 1970, serait censé ouvrir une époque de synthèse des connaissances humaines (et donc d'équilibre et de bonheur). Il est en effet frappant de constater à quel point le New Age pioche dans toutes les sciences, qu'elles soient physiques ou humaines. Dans le corpus doctrinal des fils spirituels du fondateur d'Esalen - Michael MacMurphy -, et des "Écossais" - Peter Caddy, David Spangler ou George Trevelyan -, la Gnose de Princeton, les théories du physicien Fritjof Capra, auteur du Tao de la physique et les thèmes écologiques côtoient les thèses d'Helena Petrovna Blavatsky, pivot de la Société théosophique, créée en 1875, ou celles du transcendantalisme d'Henry David Thoreau, Ralph Waldo Emerson et Louisa May Alcott. A l'instar de la gnose, la mouvance New Age postule que c'est le savoir qui sauve, et non la foi ou la grâce. 

    Éric Delbecque, La métamorphose du pouvoir

    http://www.oragesdacier.info/