Spécialiste de l'Italie contemporaine et du fascisme, Pierre Milza met en évidence, dans « Les derniers jours de Mussolini », les incohérences du récit officiel de la mort du « Duce » et le rôle clé joué par les services de renseignements britanniques.
Au printemps 1945, vingt-cinq divisions allemandes stationnent encore dans la péninsule italienne. Adossées aux Alpes, elles livrent un dur combat d'arrière garde. À leurs côtés, les forces de la République sociale italienne, environ 250 000 hommes, traquent activement les partisans qui multiplient les incursions dans les campagnes de la vallée du Pô. En avril, les événements s’accélèrent. Le 21 les forces alliées s’emparent de Bologne et, le 24, de La Spezia, tandis que le même jour Gènes se soulève et qu'à l'Est les hommes de Tito s'emparent de Fiume, haut lieu du fascisme. Après avoir évalué les chances d'un dernier baroud dans un réduit fortifié aménagé en Valteline (au nord du lac de Corne), Mussolini rencontre, le mercredi 25 avril, à l'archevêché de Milan, les délégués du comité de libération. Il souhaite transmettre honorablement le pouvoir, non pas à la bourgeoisie, ni aux alliés, ni aux communistes, mais aux socialistes. Sa démarche échoue. Ses interlocuteurs exigent de lui, dans les deux heures, une reddition sans condition. Il apprend également d'eux que, depuis plusieurs semaines, le général SS Karl Wolff, gouverneur militaire du nord de l'Italie, négocie en cachette d'Hitler sa propre reddition et que les tractations sont sur le point d'aboutir.
Les représentants les plus anciens du genre Homo, qui vivaient il y a plus ou moins deux millions d'années, étaient jusqu'à présent séparés en plusieurs espèces distinctes : Homo rudolfensis, Homo abilis, Homo ergaster, Homo erectus, etc. Mais l'étude par une équipe internationale dirigée par David Lordkipanidzé d'un crâne fossile vieux de 1,8 million d'années, découvert en 2005 sous une maison du village médiéval de Dmanisi, à 100 km au sud-ouest de Tbilissi, en Géorgie, jette le doute sur cette subdivision dans la mesure où il présente à lui seul des caractéristiques de la plupart de ces espèces. Retrouvé en parfait état de conservation, ce crâne qui appartenait à un individu de sexe mâle (et dont la mâchoire avait déjà été retrouvée en l'an 2000) possède en effet une boîte crânienne assez petite (546 cm3 soit le tiers du cerveau de l'homme moderne), typique de l’Homo abilis, mais aussi un visage allongé et prognathe, comme l’Homo erectus, avec de grandes dents comparables à celles de l’Homo rudolfensis. Faut-il en conclure que ce que l'on prenait pour des espèces distinctes n'étaient que des variations d'une seule et même espèce, en l'occurrence l’Homo erectus ? C'est ce qu'ont laissé entendre Christoph Zollikofer et Marcia Ponce de Léon, de l'Institut d'anthropologie de Zurich, qui font partie des auteurs de cette étude. Mais d'autres spécialistes restent sceptiques, tel le paléobiologiste Bernard Wood, de l'Université George Washington, qui a rappelé que les plus anciennes espèces du genre Homo ne se distinguent pas seulement par leur morphologie crânienne, mais aussi par d'autres traits. Sur ce point, le débat reste ouvert.

Colette Beaune, qui termine sa carrière universitaire, nous a offert de magnifiques ouvrages sur le le Moyen-Âge chrétien.
Véronique Hallereau est historienne de formation. Après avoir soutenu un mémoire de maîtrise sur la médiatisation de Soljénitsyne en France, elle écrit sur l'écrivain son premier ouvrage publié, Soljénitsyne, un destin, aux éditions de L'œuvre. En mars 2009, elle organise avec Nikita Struve un colloque international sur l'écrivain au collège des Bernardins, dont les actes ont été publiés récemment chez F.-X. de Guibert. Son site