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culture et histoire - Page 583

  • Erwin Rommel vérités et légendes

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    La notoriété du generalfeldmarshall Rommel a traversé le temps et les époques pour acquérir le statut de légende. Retour sur le parcours d'un officier dont la qualité première pourrait surtout avoir été l'ambition.

    par Pierric Guittaut

    Après la défaite de 1918, le capitaine Rommel estime comme beaucoup que la Reichswehr n'a pas été vaincue sur le terrain, mais trahie par les politiciens et les bolcheviques. Il salue l'arrivée au pouvoir de Hindenburg, puis de Hitler dont il dira : « Il semble être appelé par Dieu afin que le Reich retrouve sa puissance séculaire. » Devenu instructeur en 1929, il rédige L'Infanterie attaque, un manuel étudié dans de nombreuses écoles de guerre jusque dans les années quatre-vingt. L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur un sens inné de l'autopromotion et une certaine ambition-Retour à l'automne 1934 Adolf Hitler est à Goslar pour une inspection de troupes. À la tête d'un bataillon de chasseurs alpins, Rommel insiste pour que les SS n'aient pas la priorité sur ses hommes lors du défilé. L'homme capte l'attention du Führer et de Goebbels, qui ont planifié une réforme de l'armée et voient en lui l'image du jeune officier d'origine non aristocratique qu'ils cherchent à promouvoir. L'ascension de Rommel est alors fulgurante : après une nomination à l'Académie de Guerre de Potsdam en 1935, et bien que non adhérent au NSDAP il veille à la sécurité du Chancelier lors du congrès de Nuremberg en 1936, mission de confiance qu'il renouvellera à plusieurs reprises. Devenu un proche du Führer il est nommé général en 1939 et observe la campagne de Pologne depuis le Quartier Général. Début 1940, il obtient sur faveur d'Hitler le commandement d'une division blindée.

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  • 1917 entre mondialismes et catholicité

    1917, entre mondialismes et catholicité.jpeg

    C'était il y a un siècle : au-delà des différents événements d'ampleur mondiale qui l’ont traversée, l’année 1917 constitue, en elle-même, une riche matière à réflexion. Bref essai de méditation historique.

    Si l’on sait, depuis Thucydide, que l'Histoire est avant tout une enquête, la matière historique n'en ressemble pas moins à une sorte de pochette surprise. Surtout en matière d'anniversaires et d'éphémérides. On s’en rend compte en ouvrant le très dense ouvrage de Jean-Christophe Buisson, 1917 L’année qui a changé le monde (Perrin) : de jour en jour, de mois en mois, le lecteur y voit défiler les mille-et-un événements qui, retentissants ou imperceptibles, ont contribué à modeler le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui.

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  • Sur Sacr TV, chroniques de la Monarchie populaire - La Monarchie et la bureaucratie - 3.


    Ecoutons la citation de Pierre de Vaissière dans « Gentilshommes campagnards de l’Ancienne France » : « L’exemple des bons vieux pères et prud’hommes romains, comme Cincinnatus, Attilius Collatinus, Scipion l’Africain et autre personnage de tel calibre qui, de leur charrue appelés aux armes, des armes s’en retournoient à la charrue ». A la veille de la Révolution, la Féodalité ne subsistait plus que par quelques droits. Ces droits étaient considérés comme vexatoires par la paysannerie, dont la réussite sociale était incontestable. Dans la plupart des cas, ces droits n’étaient pas ou peu perçus. Le Duc de Cossé-Brissac disait à ses régisseurs : « Vous ferez beaucoup de bruits, mais vous ne ferez de contrainte que dans les cas urgents et indispensables » Pierre Gaxotte cite dans son livre « La Révolution Française », de nombreux cas de non paiements durant une trentaine d’années…

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  • Clemenceau : la raison de l’État est toujours la meilleure

    Clémenceau  la raison d'État est toujours la meilleure.jpeg« Rendez à César ce qu est à César, mais tout est à César ». Ce trait d'humour grinçant résume la pensée de Georges Clemenceau, grand serviteur de l’État sans doute, mais qui s'en faisait une idée si haute qu'il n'a pas hésité à faire tirer sur des grévistes. À balles réelles

    C’est dans une tranquille « bicoque » de pécheur vendéen, à Saint-Vincent-sur-Jard, que Georges Clemenceau (1841 1929) a passé le crépuscule de sa vie. Loin, bien loin des lieux qu'il enflamma : la Chambre, Beauvau, Matignon, les tranchées. Sur le lit de la cabane, l'œil est attiré par un grand aplat de couleur ambre une majestueuse peau de tigre.

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  • Pour une pédagogie de la personne

    Le Père Yannik bonnet, connu pour ses livres sur l’entreprise et l'éducation( Les neuf fondamentaux de l'éducation) a développé sur la pédagogie une pensée originale, nourrie de son expérience de père de sept enfants, de professionnel de l’industrie et de directeur de grande école. Ordonné prêtre après le décès de sa femme, il s'est beaucoup investi pour les écoles hors contrat. Nous l’avons retrouvé dans sa "base arrière" de Carnac, pour l’interroger sur l’avenir de l’instruction en France.

    Entretien avec le Père Yannik Bonnet

    Père Bonnet, certains sont tentés de penser que la question de l'éducation et de l'instruction va être réglée. Le nouveau ministre, Jean-Michel Manquer a bonne presse... Qu'en pensez-vous ?

    Je suis très sceptique, parce que jusqu'à présent, aucun ministre n’a pu faire bouger Grenelle. C'est une véritable institution, un État dans l'État. Cela n’empêche pas certains professeurs, y compris dans le public de mener leur classe à leur manière. Mais l'institution est figée dans une manière de ne pas faire réfléchir les enfants, de les gaver et non pas de les nourrir. Il y a une véritable révolution à faire dans l'Éducation nationale. Mais peut-on faire une révolution avec un système aussi massif ? Personnellement, je ne le crois pas. Mais alors il faudra mettre en place un contrôle de qualité (comme on le fait pour les voitures) pas du tout directif sur les méthodes, seulement sur le résultat.

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  • Russie : le spectre de 1917

    Russie  le spectre de 1917.jpegUn siècle après le putsch lénniste d'Octobre rouge, le Russie  le spectre de 1917 1.jpegpaysage mémoriel russe est fascinant, oscilant entre scories d'une nostalgie soviétique et retour puissant d'un souvenir orthodoxe et tsariste. En 2017, que reste-t-il des fantômes de Lénine et de Nicolas II ?

    Depuis quelques mois les rues moscovites et petersbourgeoises offrent le spectacle d'une foule bigarrée exhibant des icônes, des portraits du dernier tsar Nicolas II et des pancartes ornées de slogans patriotiques, traditionalistes et favorables à l'ancienne dynastie Romanov. Des Russes ordinaires défilent, précédés de popes orthodoxes. Au-dessus des têtes flotte l'ancien drapeau impérial noir, or et blanc.

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  • Les Lansquenets d'Europe ont tenu, malgré les contraintes, leur rencontre estivale dans le sud de la France

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    Compte-rendu de la session 2020 des Lansquenets d’Europe

    Malgré les nombreuses difficultés actuellement imposées par le pouvoir politique, les Lansquenets d’Europe, association continentale d’ambition métapolitique pan-européenne animée par Gabriele Adinolfi (ci-dessus lors de la réunion de 2019), ont été les seuls de la période estivale à honorer leur rendez-vous annuel dans le Midi de la France. Précisons que cette réunion se tenait dans un lieu privé, en Provence, et, le plus souvent en plein air.

    Du 23 au 26 juillet 2020 se sont donc tenues leurs cinquièmes rencontres près d’Aix-en-Provence. Malgré une faible affluence due à la crise sanitaire et à ses conséquences économiques, une trentaine de personnes, venues de France, d’Italie, de Belgique, d’Espagne, des Pays-Bas, de Pologne et de Suisse, ont néanmoins tenu à s’y inscrire.

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  • Sur Sacr TV, chroniques de la Monarchie populaire - Société mercantile ou recherche du Sacré - 2.

    Antoine de Rivarol disait "La faveur que le gouvernement accorde aux sujets doit toujours être en raison inverse de la mobilité de leurs richesses. Ainsi celui qu’on doit favoriser le plus, c’est le laboureur… Je mets au dernier rang l’homme à argent qui, tel qu’un magicien, peut d’un trait de plume transporter sa fortune au bout du monde ; et qui, n’agitant jamais que des signes, se dérobe également à la nature et à la société… Cette maxime est fondamentale, et on peut toujours juger un ministre d’après elle". Dans un chapitre précédent, nous avions parlé de la féodalité par le mouvement des communes et dit combien celle-ci était bienfaitrice à l’époque de sa création face aux barbares envahissants. L’école républicaine la présente comme oppressive et inhumaine vis-à-vis des faibles. Ecoutons Louis Dimier : « Le préjugé révolutionnaire enseigne à ne reconnaître dans ce sort des petits que l’objet d’un devoir moral ; il y subordonne tout l’Etat. Cet intérêt particulier, dans une fonction qui ne doit considérer que les intérêts généraux, ruine l’Etat sans profit pour ceux qu’on lui préfère. Ceux-ci pâtissent deux fois de la Révolution : de l’impuissance à laquelle son erreur la condamne et de la banqueroute sociale à laquelle elle aboutit » (« Les Préjugés ennemis de l’Histoire de France »). Imaginons un instant, les hommes vivant cette époque, construire des cathédrales, élever des familles nombreuses, subir les fléaux de la guerre et les épidémies… Parcourir pour les compagnons, la France entière… Poser une pierre ici, tailler un meuble là. La mobilité géographique des hommes de ce temps est impressionnante, autant pour les chevaliers que pour les simples ouvriers. La fabrication des vêtements, les tapisseries, les meubles et articles divers se vendaient et se vendent encore dans le monde entier.

    Lisons sous la plume d’Alain Decaux, ce que l’école n’apprend pas sur nos rois : « L’Ancien régime avait su, par le jeu savant des dimanches et des jours fériés, équilibrer de façon très remarquable le travail et le repos. Il y avait les saints romains, les saints nationaux et les saints locaux : tous, excellent prétexte à interrompre le travail. M.Patrice Boussel, dans sa passionnante et si amusante Histoire des Vacances (Berger-Levrault, éditeur), à laquelle il faut obligatoirement se référer dès qu’on aborde ces sujets, nous dit qu’au XVIe siècle on comptait une soixantaine de fêtes chômées, outre les dimanches. Au XIIIe siècle, les ouvriers parisiens exerçant la profession de tréfileurs d’archal (Fil de laiton) bénéficiaient de vacances d’un mois. » Certes, c’était l’exception, mais « avec des semaines de travail d’environ quatre jours, l’ouvrier du Moyen-âge avait joui à la fin de l’année d’une période de repos plus longue que celle à laquelle on parvient en additionnant les jours de repos hebdomadaires, les jours fériés et les congés payés. »


  • Passé-Présent n°277 : Les causes de la défaite de 1940

    Philippe Conrad reçoit André Posokhow qui se penche sur les raisons de l’effondrement de l’armée française pendant l’offensive allemande en mai et juin 1940, provoquant une défaite aussi soudaine qu’inattendue.
    Les réalités fondamentales du désastre – tenant à plusieurs causes – seront démontrées : notamment la faiblesse de dirigeants pacifistes qui menèrent une politique néfaste du point de vue militaire comme industriel, réarmant le pays trop tardivement, accumulant les erreurs stratégiques et diplomatiques, choisissant comme généralissime des Forces armées, Maurice Gamelin, fauteur d’un attentisme coupable.
    Au cours de l’émission, André Posokhow développera également les conditions de l’armistice du 22 juin 1940 et ses conséquences.


    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n277-les-causes-de-la-defaite-de-1940