Analyse : Ian BRADLEY, Der Keltische Weg, Knecht, Frankfurt am Main, 1996.
L’engouement pour les matières celtiques est significatif en Allemagne aujourd’hui, dans la mesure où il est relativement récent, une trentaine d’années tout au plus, si l’on fait abstraction des travaux de philologues pointus ou d’une figure comme von Thevenar (mort en 1943), l’ami d’Olier Mordrel et le spécialiste du nationalisme breton… qui inspira un personnage d'un roman de Le Guillou. Dans l’historiographie allemande d’il y a quelques décennies, l'accent avait été mis essentiellement sur l’héritage germanique, opposé à l’apport romain par protestantisme anti-catholique (Los von Rom) ou par nationalisme nordicisant. La part celtique de l’héritage allemand, pourtant bien présente dans les provinces du sud du pays, restait la parente pauvre pour les littérateurs à la mode et les idéologues. Elle ne fut pas mobilisée pour enchanter les esprits et pour faire rêver les cœurs ardents, elle ne suscita ni engouement juvénile ni dynamique féconde.



De l'époque de La Tène jusqu'à l'emprise décisive de Rome et des Germains, les Celtes furent pendant le demi-millénaire qui précède notre ère l'ethnie prédominante en Europe dans une zone s'étendant, entre le monde nordique et le monde méditerranéen, de l'Atlantique jusqu'aux Carpates, avec un noyau central formé par les territoires s'étendant entre la Bourgogne, la Champagne et la Bohême actuelles.
Chrétiens en terre d'islam ? il ne faut pas oublier que ces terres d'islam ont été des terres chrétiennes pendant des siècles. Comment sont-elles devenues des terres d'islam ?