C'est à un travail particulièrement sensible et au combien nécessaire auquel s'est attelé le réalisateur polonais Andrzej Wajda. Décrire enfin le massacre d'une nation et de son élite, l'ignominie du mensonge historique et la ferveur patriotique d'un peuple. Un travail historique doublé d'un hommage rendu à son père officier, exécuté à Katyn.
Prendre un tel parti n'est pas sans risque tant une telle approche de l'histoire est une véritable brèche dans la longue litanie des contrevérités distillées par le camp des vainqueurs. Le meilleur des accueils semblait devoir être réservé à ce film en France, nation autrefois amie de la Pologne, s'agissant d'un réalisateur déjà couronné d'une Palme d'or, de deux César et d'un Oscar d'honneur. C'est l'omerta qui fut au rendez-vous. Après une reconnaissance tardive dans les années 90 par les autorités russes de la « paternité » communiste de ce massacre, seules quelques dizaines de salles auront eu le courage de projeter ce film historique alors qu'un oscar du meilleur film étranger lui était décerné outre-Atlantique. Pendant près de 130 ans, la Pologne vécut sous la triple domination russe, prussienne et autrichienne avant que le traité de Versailles ne rétablisse son indépendance.

Le peuplement de la France, tel qu'il était encore au début des années 1970, avant que ne commence l'immense vague migratoire extra européenne que nous subissons, est issu en ligne directe des peuples celtes qui, sous l'appellation de Gaulois, après avoir fusionné avec quelques populations préexistantes mal connues ont mis en valeur les territoires allant de l'Ibérie au Rhin et de l'océan Atlantique aux montagnes alpines. Le réseau urbain et routier, dans ses fondements date de cette période antérieure à la conquête romaine. Celle-ci n'a pas modifié en profondeur ce peuplement et, les modifications intervenues résident principalement dans la pacification de peuples turbulents, l'architecture venue de Rome et de Grèce, la généralisation de la langue latine. Cette dernière, toutefois, s'est trouvée adaptée, apprivoisée par des populations qui lui ont imposé la syntaxe de leur langue originelle aboutissant ainsi à la langue française qui, par exemple, à rencontre du latin comporte des articles.

La chaîne Arte vient de se surpasser dans le commerce de l’insupportable escroquerie historique qu’est la « légende noire » de la colonisation. Or, le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges.
Une fois encore, en ce mois de janvier 2020, l'actualité nous ramène à l'histoire.