Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 782

  • La Petite Histoire : La Waffen-SS était-elle vraiment une troupe d’élite ?

    La propagande nazie n’a pas lésiné sur les moyens pour mettre en avant la Waffen-SS et la présenter comme une troupe de soldats d’élite. Pour autant, la question se pose : la Waffen-SS a-t-elle toujours été efficace ? A-t-elle joué un rôle décisif sur le cours de la guerre ? Mérite-t-elle sa réputation de troupe d’élite ? Au vu des chiffres et des faits historiques, rien n’est moins sûr…

  • La violence est au coeur de la logique de notre République

    La violence est au coeur de la logique de notre République

    De Philippe Maxence dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau :

    […] Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, la violence des affrontements ne cesse d’étonner. La destruction de la porte d’entrée d’un ministère où se trouvait Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a même choqué. Malgré tout, il y a eu plus de peur que de mal et d’ailleurs le représentant du gouvernement a vite retrouvé ses talents oratoires : « Ce n’est pas moi qui étais attaqué, c’est la République ».

    Il est beaucoup question de celle-ci depuis que cette révolte inédite a enflammé le pays. Mais de part et d’autre, on se réclame justement de la démocratie et de la République, dernier élément « sacré » d’un système séculier qui s’est pourtant entièrement construit sur le refus de tout rapport entre le sacré et le politique.

    Il est d’ailleurs paradoxal de constater que la violence est mise en cause par les représentants du système politique et moral dans lequel nous sommes enserrés. D’abord parce que génération après génération, on exalte à l’école et par tous les moyens de la culture, la geste épique de la Révolution de 1789, la prise de la Bastille, les grands ancêtres et jusqu’aux assassins de la Vendée dont certains ont leurs noms gravés sur l’Arc de Triomphe. Dès lors, il n’est pas étonnant que cet imaginaire partagé habite aussi la révolte des Gilets jaunes et l’inspire.

    Mais, plus fondamentalement, il faut redire que le système lui-même s’est entièrement bâti à partir d’actes d’une violence extrême et qu’il y trouve sa légitimité originelle. La République a été engendrée par la Révolution française à laquelle la cinquième du nom se réfère directement dans le préambule de la Constitution. Elle assoit également sa légitimité dans les violences de l’épuration de 1944 et la guerre civile née du conflit algérien qui ont empêché une réconciliation nationale. Elle repose toujours sur l’acte de violence par excellence qu’est l’avortement provoqué, légalisé, remboursé, promu officiellement comme « un droit » et dont la pseudo « légitimité » est reconnue par tous les acteurs politiques de notre République. La confrontation est au cœur même de la logique d’un système qui ne vise pas le bien commun et l’amitié politique mais l’équilibre entre des intérêts divergents. La violence, physique, symbolique, verbale, institutionnelle, n’est donc pas un accident ou un coup de fièvre de notre République. Elle l’a fondée et naturellement elle y réside comme dans son milieu naturel.

    Il est impossible pour l’heure de prévoir la suite des évènements. Les forces en jeu sont importantes, même si elles sont déséquilibrées. Dans un essai percutant intitulé Du pouvoir, dans la modernité et la postmodernité (Hora Decima), le sociologue espagnol Javier Barraycoa écrivait que « le pouvoir, en tant que structure moderne, se complaît à universaliser le relatif et à relativiser l’universel. C’est là, peut-être, l’un des plus subtils principes du totalitarisme ». L’avenir dira si nous sommes actuellement face à un retour du réel ou un épisode supplémentaire d’autodissolution portée par le nihilisme de la modernité tardive. On demande juste aux catholiques de n’être pas une fois de plus les dupes qui renforcent, sous prétexte de bonne volonté, les structures de mort et la véritable violence illégitime. 

    https://www.lesalonbeige.fr/la-violence-est-au-coeur-de-la-logique-de-notre-republique/

  • Passé Présent n°223 – Qui était vraiment Cyrano de Bergerac ?

    Parcours de Savinien de Cyrano, dit de Bergerac, libertin ayant inspiré à Edmond Rostand la comédie héroïque Cyrano de Bergerac.

    https://www.tvlibertes.com/passe-present-n223-qui-etait-vraiment-cyrano-de-bergerac

     
  • Littérature & Politique • LA FONTAINE ET BOUTANG

    3718279773.jpg

    La Fontaine politique de Pierre Boutang vient d'être réédité par les éditions les Provinciales. Quand langue, philosophie et politique trouvent leurs rythmes, leurs rimes et leurs sens.  

    La Fontaine aura accompagné Boutang toute sa vie. 

    Des articles, à la fin des années quarante, sur celui que Sainte-Beuve appelait « notre Homère », salués à ce point par Maurras, alors prisonnier, que celui-ci lui demande de les récrire en vue d'un livre - la lettre de 1950 du prisonnier de Clairvaux servira de préface à ce La Fontaine politique qui ne sortira qu'en 1981, avant un autre livre, moins épais, La Fontaine. Les « Fables » ou la langue des dieux, en 1995 : Boutang et La Fontaine ne se sont jamais quittés. 

    Pourquoi « notre Homère » ? Parce que, comme l'Iliade et l'Odyssée pour les petits Athéniens, les Fables de La Fontaine sont, devraient redevenir, la maïeutique de chaque petit Français, à savoir le lieu où la langue exprime, au plus haut point, le lien entre l'âme et le corps, la cité et l'universel, la race - il ne faut pas avoir peur du mot, qui n'a ici rien de biologique - et la civilisation, la force, qu'il faut réhabiliter, en ces décennies d'hypocrite faiblesse, et le spirituel que pourrait signifier, sinon, la force d'âme ? —, enfin, entre la raison et l'imagination - plus encore qu'entre le concept, mot que n'aimait pas Boutang, et l'image : l'intelligence des choses, ni des hommes, encore moins du cœur, n'est réductible à la raison ratiocinante, contrairement à ce que pensait Descartes. L'analogie - merci Thomas, merci Vico - n'est-elle pas maître des Fables, comme de l'Odyssée ? C'est pourquoi, « chaque fois qu'un enfant apprend sa langue, il imite et prolonge l'aventure capétienne du rassemblement d'une terre dans l'unité de sa parole maîtresse, gardienne de l'unité du cœur. » 

    Poésie et politique, au plus vrai de l'être humain  

    Avec La Fontaine politique, nous entrons dans un registre, encore jamais étudié avant Boutang, celui de la jonction de la poésie et de la politique à partir de La Fontaine - qui n'est pas l'étude biographique des rapports de La Fontaine avec le pouvoir royal. Le premier enseignement, des multiples que contient l'ouvrage, est que restauration du politique et restauration du langage vont de pair, puisque le langage assure le lien entre les membres d'une communauté : « Comme au spirituel pur, celui de la transcendance, la charité commande tout ainsi au spirituel politique, le juste parler, la parole vivante sont toute la morale et le corps même des autres biens. » Il existe donc bien un spirituel politique, fondant le juste sens d'un politique d'abord que les fables illustrent à leur manière, essentielle. Car la restauration de l'intégrité de la langue, en cela véritable restauration nationale, est le préalable de la restauration politique à la condition, toutefois, de reposer sur la langue des dieux que parlent les Fables, depuis toujours, et non cette langue des hommes, qui est celle, post-cartésienne, de l'ère démocratique. Langue des dieux qu'ils parlent, suprême paradoxe de l'analogie, à travers des animaux qui livrent, dans les fables, pour l'homme, le secret de ces universaux fantastiques, de ces genere fantastici, ces « "généralités" sans abstraction », qui sont l'expression d'un universel analogique pré-rationnel. Sont-ce eux que l'enfant expérimente dans son besoin de nommer, cette connaissance préscientifique des formes ou des essences ? Au contraire, moderne, Descartes l'est, ou plutôt la modernité est cartésienne, en tant qu'il est le premier à tourner le dos à l'homme et à l'histoire par « sa réduction de l'homme, (et de l'histoire par là même annulée) au discours de "l'âge de l'homme': » Et Boutang d'ajouter : « Descartes abandonne tout le territoire de l'imagination à la machine, et avec l'imagination le monde effectivement réel de la vie ». 

    Cette édition est non seulement bienvenue - et nous ne pouvons que saluer le courage des éditions Les Provinciales qui republient, un à un, les textes essentiels de Boutang -, elle forme également un beau livre, dont la conception fait penser à l'édition de la traduction du Banquet de Platon par le même Boutang, chez Hermann, accompagnée de dessins de Maria Elena Vieira da Silva. L'édition présente est illustrée de trente-six animaux à l'encre de Chine de Gérard Breuil. De la belle ouvrage, pour les yeux et l'esprit.   

    226835791.jpg

    Par Axel Tisserand

    La Fontaine Politique,
    Pierre Boutang
    Ed. Les Provinciales. 352 p. 26 €

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/19/la-fontaine-et-boutang-6121849.html

  • Politique & Eco n° 199 – La bombe africaine et ses fragmentations : colonisation, décolonisation, migrations contemporaines

    1. La bombe démographique mesure et comparaison avec l’Europe.

    – Un seul chiffre : 1900 l’Afrique c’est 100 millions d’habitants aujourd’hui 1 milliards 200 millions !

    2. Colonisation décolonisation.

    – La grande et belle aventure coloniale pour le meilleur et pour le pire, ses figures, ses héros.
    – la décolonisation et la post- colonisation, un roman vrai , le plus souvent tragique.

    3. L’invasion migratoire contemporaine.

    – La solution Urban Salvini.
    – Mais aussi l’intervention économique d’aval et d’Amont, pour que l’Afrique garde ses élites.
    – Un chiffre parlant : depuis la décolonisation 2000 Milliards de dollars déversés sur le continent noir, pour quel résultat ?

  • L’indicible cruauté des Aztèques

    azteques-conquistadores-588x330.jpg

    Par Jean Ansar, journaliste ♦ Jean Ansar est un spécialistes des questions culturelles, qu’il traitait sur l’excellent site Metamag, hélas en sommeil faute de moyens. Avec lui, voyagez loin dans le temps en découvrant l’effroyable réalité des cultes aztèques.

    Bien avant la dictature de la repentance coloniale, les conquérants espagnols du Nouveau Monde avaient mauvaise presse. On a dénoncé, à juste titre, une avidité se servant de la foi catholique. On ne peut que regretter la perte par destruction fanatique de témoignages et de mémoires de civilisations fascinantes. Cela étant, on parle peu de la cruauté des civilisations précolombiennes, notamment sur le territoire de l’actuel Mexique. C’est tout juste si, quand Mel Gibson les met en scène dans « Apocalypto », il n’est pas l’objet d’un procès pour racisme. Et, pourtant, si on ne prend pas en compte les horreurs découvertes par les conquistadores et les missionnaires, on ne peut pas comprendre d’une part le ralliement immédiat aux premiers des ethnies asservies aux Aztèques et martyrisées par eux et, d’autre part la violence d’une évangélisation voulant faire table rase d’un passé sanguinaire.

    Hernan Cortez et ses compagnons sont arrivés non seulement dans un nouveau monde, mais sur une autre planète. Ils ne pouvaient ni comprendre ni admettre, en raison de leurs convictions, la réalité qu’ils ont rencontrée.

    Les découvertes récentes, comme celle du temple dédié à Xipe Totec (une importante divinité de la mythologie aztèque célébrée par des sacrifices humains) annoncée le 3 janvier par l’Institut national d’Anthropologie et d’Histoire (INAH), ne font en effet que confirmer que les civilisations du «  serpent à plumes » étaient aussi raffinées que cruelles. Xipe Totec, «Notre seigneur l’écorché », était un des dieux les plus importants à l’époque préhispanique. Son influence a été reconnue par de nombreuses civilisations de l’ouest, du centre et du golfe du Mexique. « Toutefois, aucun temple associé directement à son culte n’avait jamais été découvert » a indiqué l’INAH.

    Ce temple de 12 mètres de long et 3,5 m de hauteur est composé de deux autels de sacrifice, de trois sculptures en pierre volcanique et de divers éléments architecturaux situés dans un sous-sol pyramidal de la Zone archéologique de Ndachjian-Tehuacán, dans l’Etat mexicain de Puebla. Les sculptures du temple, qui aurait été utilisé  entre 1.000 et 1.260 après J.C., représentent deux crânes d’environ 70 centimètres, pesant environ 200 kg, et un buste couvert de peau de sacrifice qui personnifient Xipe Totec, dieu associé à la fertilité, à la régénération des cycles agricoles et à la guerre.

    Une des fêtes les plus importantes à l’époque était le « Tlacaxipehualiztli », ce qui en langue náhuatl signifie « mettre la peau de l’écorché », communément célébré sur deux autels circulaires : l’un pour sacrifier les captifs à travers des combats de gladiateurs ou de flèches, et l’autre pour le dépeçage à la gloire de Xipe Totec.

    Les prêtres étaient vêtus de la peau des sacrifiés, qui était ensuite déposée dans de petites cavités. Cela « montre l’importance de la découverte des deux autels sacrificiels dans le sous-sol pyramidal, et de deux trous dans le sol (devant les autels) qui étaient remplis de terre (…) et se trouvaient sous les crânes de pierre », signale l’INAH.

    Le dieu dépeceur des vaincus et le rite des écorchés est bien sûr incompatible avec le culte du Crucifié ressuscité. Le choc des deux cultures ne pouvait qu’entrainer la disparition quasi totale de l’une d’elle… même si perdure l’attachement des descendants des Aztèques au « bon dieu » Xipe Totec, comme en témoigne chaque année le festival, très haut en couleurs et rythmé par des tambours, tenu en son honneur.

    On peut déplorer cette incompatibilité radicale mais on peut aussi la comprendre.  Cette découverte sanglante nous apporte en tout cas une nouvelle fois la preuve que les choses ne sont jamais aussi simples que certains le souhaiteraient et qu’entre la glorification et la diabolisation, il est très vaste, le champ de progression pour le devoir d’histoire.

    Jean Ansar 14/01/2019

    Crédit photo : Gwendal Uguen, via FlickR

    https://www.polemia.com/indicible-cruaute-azteques-conquistadores/

  • Les idées à l’endroit – Transhumanisme : l’homme du futur sera-t-il augmenté ?

    Alain de Benoist reçoit le mathématicien et philosophe Olivier Rey, l’historien Olivier Dard et l’animatrice de l’Association française contre l’intelligence artificielle, Marie David. Est-ce que l’homme du futur sera un homme augmenté, capable de voir la nuit, de transférer son cerveau dans une machine ? Est-ce que les progrès de la technologie parviendront à la suppression des maladies, des handicapes, du vieillissement ou de la mort ? C’est à toutes ces questions qu’ils tenteront de répondre. Eclairant !

    https://www.tvlibertes.com/transhumanisme-lhomme-du-futur-sera-t-il-augmente