
Discours de Yvan Benedetti, Les Nationalistes, aux 13es Journées de Synthèse nationale, le samedi 12 octobre 2019 à Rungis.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Discours de Yvan Benedetti, Les Nationalistes, aux 13es Journées de Synthèse nationale, le samedi 12 octobre 2019 à Rungis.
Lafautearousseau

Un demi-siècle de défaites et de renoncements : c’est le bilan accablant de la droite française selon François Bousquet. « Sans courage, nous sommes morts à échéance 2050 », dit-il, et c’est avec l’éthique que la droite française doit en premier lieu renouer.
Source: Sputnik France
Et voilà : l'amendement Letwin voté par 322 voix contre 306 par la chambre des Communes impose au gouvernement de Boris Johnson une contorsion étonnante et inédite. Deux lettres officielles adressées, le même jour, au même interlocuteur se démentent l'une l'autre. Le pouvoir législatif, cavalier parlementaire, commande à son cheval un saut qu'il refuse. Le pouvoir exécutif ne peut formellement qu'accomplir cette démarche, mais il la désavoue…
Certains commentateurs agréés raisonnent, à la mode Astérix "ils sont fous ces Anglais", degré zéro de la compréhension de la situation, comme si ceux-ci on devait penser outre-Manche au pas cadencé. Nos désinformateurs semblent s'être à peine aperçus que le vote des députés s'est effectué en même temps que les adversaires du Brexit manifestaient dans la rue. Car "les Anglais" ce sont aussi : les Écossais et les Gallois ; et en face, au contraire les élus protestants orangistes de l'Irlande du Nord ; ce sont les diverses populations que nous considérons comme des Londoniens, aussi bien des anciens élèves de Eton et des immigrés pakistanais, mais aussi des London Greeks ou d'innombrables Français travaillant aussi bien dans la finance ou dans les restaurants. Ces sous-ensembles flous sont eux-mêmes composés d'individus libres, et qui, en général entendent le rester.
On se trompe donc évidemment sur les débats du Brexit, comme on se trompe à vrai dire sur les événements les plus brûlants, par des tics de langage faussement généralisateurs.
On entend dire, autre exemple, "les Kurdes", quand, depuis des millénaires, ce peuple de quelque 40 millions d'âmes certes privé depuis toujours d'une structure nationale unificatrice, reste partagé en 600 tribus, réparties dans 4 États différents, qui les ont toujours opprimés, chacun à sa manière.
Trop de regards faussés sur l'actualité restent ainsi marqués par les sophismes collectivistes.
La génération à laquelle votre chroniqueur appartient, né lui-même en 1944, aura vu le triomphe, vécu comme irréversible, mais aussi le premier écroulement du monstre collectiviste dans sa version dite stalinienne, la plus massivement meurtrière. Sa dimension criminelle et son immense échec, ne furent vraiment compris en occident qu'à partir de 1973, grâce au choc de la publication à Paris de l'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljénitsyne.
Croire que les faits rapportés par les 227 témoignages de ce livre eussent été, jusqu'alors, entièrement inconnus c'est vraiment nier les innombrables prédécesseurs "Retours d'URSS" tels celui d'André Gide, les remarquables "Mea Culpa" de Céline, qu'on ne lui a d'ailleurs jamais pardonné, ne parlons même pas du très véridique "Tintin chez les Soviets", etc.
Dire que personne n'en prévoyait le déclin méconnaîtrait, par exemple, le mérite d'un Burnham ou, plus encore celui d'un sociologue tel que Jules Monnerot[1].
Mais la bêtise intrinsèque du collectivisme l'emportait partout, et particulièrement en France. Il fallait mieux, proclamait l'intellocratie, avoir tort avec Jean-Paul Sartre, pour qui "tout anticommunistes reste un chien" que raison avec Raymond Aron, qui pourtant n'aboyait pas.
Avec la fin de l'Union soviétique, avec la libération de la Pologne et la réunification de l'Allemagne on aurait pu espérer que disparaisse non seulement la bêtise collectiviste, mais d'abord aussi le collectivisme de la bêtise.
Pour y parvenir, il reste encore pas mal de chemin à accomplir.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] cf. la préface de la seconde édition, publiée en 1963, de sa Sociologie du communisme.
https://www.insolent.fr/2019/10/collectivisme-de-la-betise.html

Le colloque des 12 et 13 octobre « Catholiques en action » s’est interrogé sur la reconstruction de « communautés de destin ». Guillaume de Prémare, directeur général de l’association Ichtus, répond aux questions de France Catholique :
Six mois après votre Appel pour un nouveau catholicisme social, vous concluez les travaux par un colloque : « Catholiques en action ». Dans quel but ?
L’objectif est de proposer aux personnes de bien comprendre les questions sociales, de bien comprendre pourquoi elles sont liées aux questions dites « sociétales », puisqu’il s’est tenu une semaine après la marche anti-PMA. Pour comprendre que tout est lié, qu’il y a une globalité d’un problème de déconstruction : du lien social, anthropologique et culturel, qui crée une forme de dissociété. Il y a cette question des fractures françaises, analysées par Jérôme Fourquet dans L’Archipel français. Il y a les fractures culturelles, géographiques, sociologiques, anthropologiques, et familiales. Il y a des fractures aussi dans le monde du travail, avec la perte de sens du travail lui-même. Et on voit bien que dans tout ce contexte, il est de plus en plus difficile de faire une société, de faire une communauté, de faire un peuple. Donc il y a un travail très important à fournir pour reconstruire les communautés solidaires.
Les Gilets jaunes, La Manif pour tous… Croyez-vous à un réinvestissement des catholiques sur ces champs sociaux et politiques ?
Les catholiques doivent comprendre cette révolte de la France profonde, oubliée, laborieuse. Ce terrain d’action est extrêmement important aujourd’hui. Nous sommes affrontés à une marche du monde : si on parle de bioéthique, on va vers Le Meilleur des mondes d’Huxley, donc il faut y résister, et c’est la même logique de ce monde global, de cette mondialisation sauvage, techno-marchande, qui crée aussi les fracturations sociales. Il y a un lien entre tout cela, et il est important que les catholiques soient présents sur ces différents champs d’action.
Le sens du sacré peut-il encore parler à nos compatriotes, qui font face à des préoccupations matérielles, comme boucler une fin de mois difficile ?
La question spirituelle ne peut pas être évacuée. Il faut comprendre que les problèmes politiques auxquels nous sommes confrontés sont aussi spirituels, en ce sens où cette modernité, ce matérialisme triomphant, prive l’Homme d’une part essentielle de lui-même, de sa soif d’absolu, de sacré, de sa soif de Dieu. Il faut donc que cette action civique, politique, de terrain, soit aussi une occasion de témoigner de la présence de Dieu dans l’histoire des hommes. La France a besoin de Dieu, les gens ont besoin du Bon Dieu.

Discours de Vincent Vauclin, Président de la Dissidence française, aux 13ème Journées de Synthèse nationale, le dimanche 13 octobre 2019 à Rungis.

Discours de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple, aux 13ème Journées de Synthèse Nationale, le dimanche 13 octobre 2019 à Rungis.