Le professeur Etienne Chouard rappelle rapidement et efficacement à quoi sert l’impôt sur le revenu et qui décide de la politique monétaire…
économie et finance - Page 911
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L’arnaque de l’impot sur le revenu
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Rencontre avec une jeune femme sans-abri âgée de 28 ans
C’est en Belgique, mais on a la même société déstructurée et capitaliste et le même gouvernement minable en France.
Tandis que des milliards sont versés aux étrangers chaque année, voilà ce qui se passe, trop souvent, pour les indigènes. -
PAUVRETE : LA PARLOTTE RUINEUSE
Plusieurs faits récents ont pris place au sujet du problème récurrent de la pauvreté. Malgré leurs inexactitudes inévitables, les statistiques montrent une aggravation de la pauvreté à l'approche de Noël. Le pouvoir a réuni les 10 et 11 décembre une grande conférence sur le sujet. Les lecteurs habituels de ces flashs savent que, depuis des lustres, les pouvoirs successifs évacuent les catastrophes dont ils sont responsables en organisant des parlottes qui ne résolvent rien. Seuls les noms changent : il peut être question d'états généraux, de séminaires ou même de grands- messes, ce qui est drôlatique pour des gens que l'on ne voit guère à la Messe.
Les statistiques sont cruelles malgré l'incertitude des critères. Selon L'Insee, la pauvreté aurait atteint 14,1 % de la population en 2010, soit 8,9 millions de personnes contre 13,4 % en 2007 ; les jeunes, les personnes ayant des enfants à charge, les chômeurs et les retraités sont particulièrement touchés. Depuis lors, tous les signes montrent que la pente fatale ne cesse de s'aggraver : voir en particulier la modestie de certains salaires et celle de petites retraites. Ajoutons la prospérité du Secours Catholique ainsi que des restos du cœur. C'est un vrai scandale, dans un pays aussi riche que la France en ressources et en talents divers.
QUELLE EST L'EXPLICATION ?
Il est clair que le président Hollande déteste tellement les riches qu'il fabrique des pauvres et voici comment il s'y prend.
Après quelques mois de pouvoir, il a toujours sur sa table, parmi d'autres, trois dossiers difficiles dont il est, dans l'ensemble, responsable : la panne de croissance, le chômage et le pouvoir d'achat. Ils sont imbriqués l'un dans l'autre, la panne du pouvoir d'achat mène bien à la pauvreté : du fait de cette panne les modestes souffrent lorsque les plus chanceux s'en arrangent plus ou moins. Un proverbe, attribué par commodité aux chinois, dit que quand les riches maigrissent, les pauvres ont faim.
Chaque jour les médias nous infligent des mauvaises nouvelles de la croissance. Elle est si basse que personne ne la voit plus sous le tapis. Sa faiblesse est due, notamment au tsunami fiscal dont la presse et les médias nous donnent sans cesse des nouvelles imprécises et changeantes. Dès son arrivée et refusant de faire les économies nécessaires ainsi que possibles, le pouvoir a ouvert la chasse contre les riches et les entreprises.
Dans cette ambiance, il est sur que ces entreprises, seules vraies créatrices de richesse, mettent en veilleuse leurs projets attendant que l'orage se passe : pourquoi investir et embaucher si le pouvoir risque de vous priver des profits escomptés ? C'est pour la même raison que les mauvaises nouvelles déferlent au sujet de l'emploi. Le gouvernement fait croire que c'est une fatalité alors qu'une des causes principales est justement la fiscalité en folie.
L'autre dossier se trouvant toujours là est celui du pouvoir d'achat. Que dire de plus ? Écraser les gens d'impôts, les envoyer au chômage ne peut que créer la crise du pouvoir d'achat avec de la pauvreté !
LES FAUX REMEDES
La parlotte a été luxueuse. A-t-on-fait la fête ? Motus. Toutefois, il est dans la tradition républicaine que pour se parler il soit nécessaire d'avoir des buffets bien garnis.
Le nombre exact des participants est inconnu. Cependant la liste des catégories invitées est impressionnante : ministres et sous-ministres, membres des cabinets, associations, syndicats, patronat, collectivités, etc. Les personnes habituées à agir savent que rien ne peut sortir de concret d'un tel aréopage.
Nous n'entrerons pas dans le détail des dispositifs que chacun peut lire à loisir dans les journaux sans savoir ceux qui seront vraiment en œuvre mais nous soulignerons trois aspects.
D'abord, ce sera une floraison d'usines à gaz avec l'effet de ruine habituel. Ensuite, le pouvoir annonce des dizaines de milliards de dépenses ; il n'y arrivera pas, mais tout ce qu'il fera sera générateur de pauvreté ailleurs par les impôts nécessaires. Le même pouvoir bute sur la limite budgétaire puisque par son refus de faire des économies, il est sans cesse dans un équilibre instable.
En tout état de cause, les pauvres ont été informés que le combat prendrait du temps et, hélas, ils y sont accoutumés.
MICHEL de PONCINS http://libeco.net -
Entretien avec Pierre Jovanovic (14 décembre 2012)
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Alain Soral reçu par Pierre Jovanovic (Février 2012)
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Chronique de l'espoir (arch 2009)
Il y a vraiment, de temps en temps, dans ce monde troublé de vraiment bonnes nouvelles. L'échec ridicule de Copenhague est l'une d'entre elles et c'est en réalité une victoire de la liberté et de la vérité. Il est intéressant, à cette occasion, de remarquer qu'il y a une grande ressemblance entre la fausse idéologie du réchauffement climatique et le système Madoff.
D'abord, à la base, il s'agit de deux chimères. La chimère du réchauffement climatique revient à affirmer qu'il y a effectivement un réchauffement et que ce réchauffement est dû aux activités humaines et non au soleil ou autres manifestations de la nature. Or, cette double affirmation semble contraire aux faits. Des milliers de savants américains ont envoyé une pétition à Obama pour le mettre en garde contre les erreurs ainsi formulées et les conséquences dévastatrices qu'elles pourraient avoir pour l'économie américaine. Vaclav Klaus, président tchèque qui fut président de l'Europe pendant six mois, est un savant et a examiné en détail les études concernant le prétendu réchauffement et son rattachement au C02 ; il a montré dans plusieurs livres que c'était pure fantaisie. Parallèlement, sur la toile, le «Climategate» a éclaté et dévoilé les combines minables auxquelles se livrent les dévots de la chimère pour masquer la vérité. Une bataille de chiffonniers prit place à Copenhague entre les délégations pour savoir si l'on pouvait supporter en 2050 une augmentation prévisible de 2 degrés ! En fait les 192 chefs d'État voulaient par des discours lutter contre le soleil : n'est pas Josué qui veut !
Du côté de Madoff, nous sommes aussi en pleine chimère : c'était l'idée folle que l'on pouvait obtenir, par une prétendue bonne gestion, un rendement financier très supérieur à la norme des rendements dans des placements similaires à un moment donné et que ce succès pouvait être durable, voire indéfini.
Pour poursuivre la comparaison dans les deux phénomènes, il faut ajouter la respectabilité apparente des acteurs. Pour le réchauffement, c'est un fait qu'un grand nombre de savants fort honorables se sont engagés pour le glorifier. Madoff avait pour lui sa célébrité due à ses hautes fonctions antérieures et personne ne pouvait imaginer qu'il se tromperait et tromperait tout le monde jusqu'à ses meilleurs amis. Ensuite, nous relevons la consolidation des chimères. J'ai souvent montré ailleurs comment et pourquoi une chimère, reposant sur un pur mensonge au départ, peut se consolider au fur et à mesure du temps jusqu'à devenir du béton ; personne, alors, ne se soucie plus d'aller aux sources pour vérifier les fondations. Des Danois se sont vantés, en plein Copenhague, de prendre des douches très brèves pour sauver la planète (sic) : comme la douche est brève, ils n'ont certes pas le temps de réfléchir calmement à l'ineptie de leur propre comportement ! Les idiots utiles ont de l'avenir.
Poursuivons l'analyse. Les deux chimères du réchauffement et de Madoff sont ou furent mondiales et cette extension universelle est extraordinairement favorisée par les moyens de communication ultrarapides que nous connaissons. La mondialisation joue ainsi sa partie dans la consolidation. Attendons-nous à bien d'autres chimères. Nous relevons aussi le jeu des intérêts. Derrière Madoff se groupaient des intermédiaires naïfs ou à moitié consentants pour avoir le bonheur de profiter de l'aubaine. Les personnes qui tirent avantage de la chimère du prétendu réchauffement climatique sont extrêmement nombreuses. Il y a au départ un très grand nombre de savants ; la chimère est, en effet, tellement bien organisée qu'il est pas possible de faire une carrière raisonnable et paisible dans un domaine scientifique, quel qu'il soit, si l'on marque du scepticisme vis-à-vis du réchauffement climatique et de ses causes humaines : les éditeurs se dérobent et les postes intéressants vous échappent. Mais, en plus, un grand nombre de firmes importantes se sont engouffrées dans l'occasion. Des sociétés de renom international et cotées dans les grandes bourses mondiales ont un directeur du « développement durable ». Elles investissent de grandes sommes dans la promotion de leur action dans ce domaine et prétendent faire des produits «durables», personne ne s'avisant de l'absence de signification intelligente de ce terme dans la langue française telle qu'elle est connue. Il serait inimaginable que ces sociétés et leurs collaborateurs se mettent brusquement à semer le doute sur la solidité de l'édifice. La presse est invitée au festin : nous sommes inondés de publicité proposant des produits «durables» ou soi-disant respectueux de l'environnement. En plus, mettre du « sang à la une » fait vendre les journaux. Les gouvernements et les politiques en tout genre ont un intérêt majeur à la chimère du développement climatique, car c'est l'occasion rêvée de renforcer leur pouvoir quasi totalitaire sur les populations ainsi que la richesse qui s'ensuit pour eux-mêmes.
Des deux côtés, la ruine est au rendez-vous. Pour Madoff, sans avoir causé à lui seul la crise financière, il l'a sensiblement aggravée dans le monde entier entraînant dans la ruine à la fois des riches et des pauvres. À la faveur du prétendu réchauffement, les États se saisissent de la chimère pour nous dicter leur loi jusque dans tous les détails de la vie publique et privée et, d'ailleurs, cet interventionnisme des gouvernements a joué un rôle dans la consolidation de la chimère. Copenhague ne répondant pas aux espérances des dévots, il y a, hélas, nombre de pays, dont le nôtre, qui nous promettent des impôts, des réglementations et des dépenses insensés. La conséquence négative de toute action économique d'un État est bien connue avec l'effet de ruine pour chacun. La chimère du réchauffement est l'occasion rêvée d'attaquer l'économie libre seul moyen pourtant de créer la richesse nous permettant de nous adapter au climat quel qu'il soit. Avec une grande cruauté, les chefs d'État occidentaux ont essayé d'interdire aux pays émergents de parcourir le chemin que nous Occidentaux avons franchi dans la durée pour échapper à la faim ou à la misère.
Il y a cependant, entre les deux phénomènes, une différence essentielle qui rend la chimère du réchauffement particulièrement redoutable : celle-ci est une véritable religion avec ses dogmes et ses dévots alors que le système Madoff était une simple combine au service d'un particulier. Dans cet aspect religieux se glisse l'adoration de la « terre-mère » qui est le contraire du culte dû au vrai Dieu. Il conduit les manipulateurs du réchauffement à penser que les hommes sont « de trop » dans la nature ; leurs prétentieux calculs aboutissent carrément à chiffrer le C02 dont les nourrissons seraient responsables (sic) ; ils appellent la Chine et l'Inde à limiter leurs populations au besoin en détruisant leurs petits à naître. Il y a conjonction entre la chimère et la culture de mort. II est facile aussi d'apercevoir un des mensonges fondateurs à la base de la fausse idéologie : c'est l'idée que les hommes de l'État et, en particulier, les politiques auraient le monopole de l'intérêt général. C'est sur la base de ce monopole parfaitement abusif qu'ils veulent réglementer notre vie dans tous ses détails, ce qui est absolument intolérable.
Un autre mensonge se trouve à la base de cette opération : celui selon lequel il faut que l'action publique s'occupe des enfants et petits-enfants. Que chaque personne s'occupe des intérêts moraux et de l'avenir de ceux dont il peut avoir la charge est exact. Mais, en fait, l'idée sous-jacente est que les pouvoirs publics peuvent ruiner la génération présente au nom de l'intérêt hypothétique de générations incertaines. Ruiner la génération présente c'est l'empêcher de s'adapter dans le cadre de la liberté aux changements climatiques si jamais ils se produisent. Les hommes sont doués de raison et se sont toujours adaptés aux circonstances climatiques telles qu'elles se présentaient. Pour orchestrer le tout, se trouve l'attaque contre les nations. Le rêve impossible du gouvernement mondial se réaliserait sur la disparition des nations. Or les nations sont des ensembles de familles voulues par Dieu ; elles ont même leur Ange gardien ainsi que l'Ange du Portugal l'a confirmé à Fatima. Il est étrange, d'ailleurs, que la défense des nations ait été assumée par la Chine dont les dirigeants pourtant n'attirent pas tant la sympathie.
Certains mensonges étaient particulièrement hilarants. Les 45 000 participants à la fête ont libéré 45 000 tonnes de C02 ! Pour parer aux reproches inévitables, le gouvernement danois a imaginé une parade ; il a annoncé une subvention au Bangladesh pour ralentir ses émissions de C02 ; dans ce lointain pays, le C02 est partout avec des plus et des moins et lutter contre le C02, c'est lutter contre des mirages. Ajoutons que personne n'ignore le sort funeste réservé aux aides internationales, ceci dans la corruption généralisée !
C'est pour cela qu'il faut affirmer que finalement l'échec de Copenhague est bien une victoire de la liberté. Mais dans cette guerre planétaire, le gain d'une bataille n'est jamais qu'une péripétie. Les forces obscures qui manipulent l'opinion publique mondiale sont toujours à l'œuvre. II fallait voir, après l'échec, la mine contrite des présentateurs de télévision. Quant à Nicolas Hulot, qui s'est hissé d'une façon surprenante au sommet de la secte des écolos, il n'est pas près d'abandonner son formidable business. Soyons prudents, déterminés et persuasifs : la victoire est à ce prix. Ora et Labora, la célèbre règle de vie est plus que jamais nécessaire.
Michel de Poncins Présent du 29 décembre 2009 -
Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 28 décembre 2012
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Delors suggère aux Anglais de quitter l'Union européenne
Ça va péter ! Les européistes se sentent-ils aux abois ? En tout cas, l'ex-président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, vient de suggérer aux Anglais, hostiles à plus d'intégration européenne, de quitter l'UE et d'opter pour une autre forme de partenariat avec le Vieux continent."Les Britanniques s'intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat", estime Jacques Delors, dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt.Le Premier ministre britannique David Cameron, qui subit les pressions des "eurosceptiques" de son parti conservateur, avait déclaré le mois dernier qu'il soutenait l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, mais qu'il voulait "un nouvel accord" qui comporte une procédure de non-participation sur des problèmes-clé.Dans un entretien publié jeudi dans le Guardian, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a averti que ces tentatives de récupérer des pouvoirs aux dépends de l'Europe pourraient mettre l'UE en danger."Si les Britanniques ne suivent pas la tendance allant vers plus d'intégration dans l'Union européenne, nous pourrions malgré tout rester amis, mais sous une autre forme", estime pour sa part, dans le Handelsblatt, Jacques Delors, qui plaide par ailleurs avec insistance pour davantage d'intégration politique au sein de l'UE.Comme possibilités de partenariats avec le Royaume-Uni, M. Delors cite "une forme comme celle de l'espace économique européen" ou "un accord de libre-échange".En cas de sortie de l'UE, le Royaume-Uni resterait néanmoins "un partenaire privilégié", insiste M. Delors. "Le Royaume-Uni est stratégique et économiquement important, mais comme le sont aussi d'autres pays", comme l'Inde et la Chine, selon lui.De son côté, Herman Van Rompuy a estimé qu'un départ du Royaume-Uni de l'UE serait comme si "un ami partait dans le désert".Le Royaume-Uni appartient à l'UE depuis 1973 mais n'a pas rejoint la zone euro.Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/
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Chronique d'un banquier : La relique barbare est de retour !
C'est par la voix officielle de M. Zœllick, directeur de la Banque mondiale, que le rôle de l'or revient comme acteur de la scène économique. Dans une tribune libre publiée par le Financial Times, il a proposé d'« envisager d'employer l'or comme point de référence international des anticipations des marchés au point de vue de l'inflation, de la déflation et des taux de changes futurs ». Réponse obligée du directeur de la BCE, M. Trichet : « il n'y a pas de discussion sur l'étalon-or. De mémoire, une telle idée avait été évoquée il y a longtemps par James Baker lorsqu'il était secrétaire du Trésor [dans les années 1980] ». Débat surréaliste sur un sujet qu'on croyait enterré ? Mais pourquoi maintenant ?
Petit retour sur l'histoire de cette « relique barbare » - selon John Keynes. Pendant longtemps et jusqu'en 1944, le système mondial d'échange a été dominé par l'or. Chaque monnaie nationale était convertible et ainsi comparable et échangeable. A cette date, les Etats-Unis possédaient 75 % des réserves d'or, thésaurisées grâce à leur rôle pendant les conflits européens (en tant que fournisseurs d'armes) et par le fait que le théâtre des conflits se trouvait en dehors de leur pays.
Cette concentration aux mains d'un seul pays risquait de freiner la croissance mondiale par la rareté des liquidités mondiales et hypothéquer ainsi la reconstruction des économies occidentales. En 1944, au cours de la réunion dite de Bretton Wood, Roosevelt décida - avec la caution douteuse du plus grand économiste de cette époque, Keynes (déjà malade) - de passer à un nouveau système de changes international facilitant les échanges mondiaux. L'idée était que le dollar devienne ait d'inonder le monde entier de liquidités en dollar avec une redistribution effective des réserves d'or. Autre effet non négligeable, cet afflux massif de devises a permis de financer une des plus belles périodes de croissance : les trente glorieuses.
Résultat, en 1971, les Etats-Unis ne possédaient plus qu'une très faible quantité d'or. Nouvelle réunion de chefs d'Etats qui décidèrent, au lieu de revenir à l'ancien système, d'abandonner purement et simplement toute référence = l'or au nom du progrès. Un nouveau système flexible et relatif du change entre les différentes devises fut décidé, consacrant ainsi l'étalon dollar, dorénavant seule référence des échanges mondiaux. Il donna ainsi à l'Etat américain la possibilité de financer son économie grâce aux fonds du monde entier, ce que l'on appelle un droit de seigneuriage. L'or, après une belle résistance dans les années 1970, finalement abandonné, n'a cessé de perdre de la valeur pendant trois décennies.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes mondialisé (croissance généralisée, innovations à-tout-va, victoire des démocraties...) lorsqu'intervint la crise de 2008 qui fit vaciller la première économie mondiale. Ce choc toujours pas digéré a ces deux dernières années obligé les Etats à augmenter fortement les déficits publics, et par voie de conséquence leur endettement, pour relancer une hypothétique croissance. Résultat, la monnaie que vous détenez, représentative de la santé économique de l'Etat dans lequel vous vivez, s'avère être garantie par des déficits et un énorme tas de dette ! Alors le réel ressurgit et la question cette fois se pose vraiment, peut-on continuer ainsi avec un étalon dollar ? Pourquoi ne pas réactualiser l'étalon-or ?
Pour ma part, je ne crois pas un instant à un retour à court terme à ce système. Il n'y a pas assez de quantité d'or pour faire face aux échanges mondiaux, et les pays détenteurs de ce métal ne sont pas ceux qui sont en meilleure santé. Et la Chine en possède peu et l'Allemagne quasiment pas. Cependant à moyen terme, il semble probable que le système de l'étalon dollar soit abandonné pour quelque chose de différent dont les contours sont difficiles à prévoir. La création d'un panier de devises références contenant une portion d'or est la seule idée qui trouve pour l'instant écho dans quelques livres très théoriques. En attendant cet hypothétique système, faut-il acheter ce métal ? Ses détracteurs considèrent ajuste titre qu'il n'a aucune application industrielle, que sa détention coûte cher, que le stock dépend de l'extraction et que surtout il ne rapporte aucun revenu.
Mais d'autres arguments plus géopolitiques -prévalent : la Chine, la-Russie et les pays émergents s'attachent à en acheter pour diversifier leurs réserves libellées en USD -monnaie qui, comme nous l'avons vu, ne représente que des pays surendettés. Par ailleurs, l'or reste une couverture contre l'inflation (perte de valeur de tous les actifs), seul système qui pourra nous faire sortir de la crise. Il protège aussi contre le risque d'implosion de tout le système mondial économique, risque que l'on ne peut toujours pas exclure à la vue de ce qui se passe en Irlande, au Portugal et en Espagne.
Alors, vous l'aurez compris, il est toujours bon d'acheter des actifs tangibles dont la liste est réduite : l'or, la terre, ou la pierre. Parmi les trois, on choisira plutôt le métal qui reste toujours le plus transportable, le plus facile à dissimuler et surtout non sujet à des lois d'expropriation.
Célestin Auzies Présent du 1er décembre 2010 -
Le Conseil constitutionnel censure la taxation à 75 % sur les hauts revenus promise par François Hollande
Le Conseil constitutionnel vient de censurer la taxation à 75 % sur les revenus de plus d’un million d’euros en soulignant qu’il s’agissait très clairement d’une « méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ».On notera que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et que cette mesure était une priorité de François Hollande, aujourd’hui devenu président de la République, pendant la campagne présidentielle.