
La mode bobo qui s’entiche de termes en langue de Shakespeare parle d’« after hour » pour désigner un pot pris avec des amis ou des collègues après les heures de travail. Certains estaminets proposent des prix d’appel pour doper la consommation et attirer le chaland. C’est de bonne guerre.
Ce 16 janvier, avec quelques amis, nous avions rendez-vous pour un pot dans le XIVe arrondissement de la ville de Paris. Un restaurant servant des pizzas jouxtait le bistro choisi pour nos raisonnables agapes. Devant ce restaurant, quelques policiers des compagnies d’intervention et de sécurité. De l’autre côté du boulevard, c’était un ou deux pelotons de gendarmerie mobile. Nous nous enquérons auprès d’un quidam, il nous est dit que la secrétaire d’État Madame Marlène Schiappa doit participer, à 19 h 00, à une réunion électorale dans ce restaurant, privatisé pour l’occasion.



Nicolas Dupont-Aignan fut l’un des premiers à oser créer une brèche dans le plafond de verre, lors du second tour de la présidentielle. Ce plafond de verre avait été créé par la gauche, au nom, prétendait-elle, d’une certaine morale politique, pour isoler le Front national, mais aussi toute personne, tout parti, toute association, tout média, désignés par la gauche et l’extrême gauche comme infréquentables. Paradoxalement, ce plafond de verre ne concernait pas la gauche elle-même, libre de fréquenter qui elle voulait, et de mettre en place les stratégies électorales qui lui semblaient les plus appropriées pour une victoire.



