
Roumanie : Elena Lasconi, la candidate pro-occidentale qui devait affronter Georgescu, a exprimé son indignation. «l’État roumain a piétiné la démocratie. Je condamne fermement ce qu’ils ont fait aujourd’hui ; ils ont détruit 35 ans de démocratie».
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Roumanie : Elena Lasconi, la candidate pro-occidentale qui devait affronter Georgescu, a exprimé son indignation. «l’État roumain a piétiné la démocratie. Je condamne fermement ce qu’ils ont fait aujourd’hui ; ils ont détruit 35 ans de démocratie».

Scholz se prépare à affronter les électeurs en février prochain, après que la coalition qui lui permettait de gouverner a volé en éclat. L’enjeu est de taille pour l’Allemagne et aussi pour l’avenir de l’UE. Son parti, le SPD, essaye de reprendre la main mais se trouve pour le moment en mauvaise posture. L’AFD, le parti « dit » d’extrême droite est devant, crédité de 20%, il vient de compléter son programme en intégrant le Gexit. Une victoire de cette formation et un excellent score du parti de Sarah Wagenknecht annonceraient la fin de l’UE. Les mois qui arrivent doivent être scrutés avec attention. Deux cas de figures simplissimes se profilent. Soit cette volonté de quitter l’Europe sonne l’effondrement de l’AFD, les électeurs effrayés par l’idée de retrouver indépendance et souveraineté se réfugient dans la soumission complète à Bruxelles, soit il se produit l’inverse. On sait depuis le début que l’Euro n’était pas une monnaie assez forte pour l’industrie allemande, mais trop forte pour l’industrie française.
Le candidat prorusse Calin Georgescu, que les sondages plaçaient à moins de 10 %, est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle roumaine, devant le Premier ministre pro-européen Marcel Ciolacu.

5 mois après avoir remporté dix des seize circonscriptions législatives du département, le Rassemblement national prend les manettes de la commune de Rognac dans les Bouches-du-Rhône. Christophe Gonzalez, 53 ans, l’a emporté, dimanche 24 novembre, avec près de 150 voix d’avance et près de 38 % des bulletins dans une quadrangulaire, avec un taux de participation à 52,07 %. La liste de M. Gonzalez se présentait sous une double étiquette d’« union des droites » RN-RPR, du nom de la formation Rassemblement pour reconstruire lancée en juin 2023 par Franck Allisio, responsable départemental du parti d’extrême droite et conseiller politique de Marine Le Pen.

La réédition de l’ouvrage de Jérôme Fourquet La France d’après (Points, octobre 2024) nous incite à nous replonger dans cette masse d’informations. Par exemple, le chapitre consacré au vote des militaires permet de se faire une idée sur les bureaux de vote situés à proximité d’une caserne. Et de constater un survote en faveur de Marine Le Pen. C’est le cas de Lanvéoc dans le Léon où est localisée une base aéronavale. Au second tour de l’élection présidentielle de 2022, Mme le Pen y réalise le score de 44,7 % (465 voix) contre une moyenne départementale de seulement 32,5 %, tandis que Emmanuel Macron termine en tête (575 voix, 55,29 %).

Avec la réélection de Donald Trump, l’aigle qui symbolise les États-Unis a pris la forme d’un phoenix. D’abord, c’est la résurrection d’un homme politique dans un pays où la défaite est le plus souvent sans recours, puisque le fait n’avait eu qu’un seul précédent. Ensuite, c’est la possibilité de tenir la promesse d’un slogan qui a marqué toute sa vie politique : faire renaître l’Amérique à la grandeur. Il s’agit d’un événement prodigieux, là aussi inhabituel dans un pays où les alternances régulières s’effectuent dans le cadre d’une grande continuité, notamment en raison de l’équilibre entre l’exécutif présidentiel et le législatif du Congrès, souvent en opposition, l’un étant républicain et l’autre démocrate.

Le nouveau parlement européen
Avec la séance constitutive qui a eu lieu le 16/7/2024, on connait mieux les forces qui composent le nouveau parlement européen (PE).
Voici la signification des abréviations du graphique: PE: Patriotes pour l’Europe, CRE: conservateurs et réformistes européens, ENS: Europe des nations souveraines, PPE: Parti populaire européen, R: Renew (Renaissance, libéraux), SD Socialistes et démocrates, V: Verts, GUE: Gauche unie européenne (extrême-gauche).

Par Gérard Leclerc
La victoire éclatante de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine ne saurait être ramenée aux dimensions d’une simple alternance de majorité, telle qu’elle se produit régulièrement dans les démocraties occidentales. Elle ne se comprend que sur fond de crise de civilisation, à l’heure où nos sociétés se trouvent bouleversées du fait de l’affaiblissement de leurs ancrages historiques. Sans doute y a-t-il plusieurs dimensions à envisager dans le phénomène Trump, celle qui concerne l’économie n’étant nullement secondaire. C’est le Parti républicain, à l’encontre de la tradition américaine, qui se trouve aujourd’hui investi par ce qu’on appelle les couches populaires, à l’image de ce qui se passe chez nous avec le Rassemblement national. Mais ce qui s’est exprimé aussi au tréfonds de la sensibilité de tout un peuple, c’est le refus d’une désappropriation de sa culture profonde. Et cela en raison même d’un affaissement des convictions religieuses.