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Journal du Mardi 20 septembre 2016 : Politique / Sarkozy est il sûr de gagner ?
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Jean-Marie Le Pen - Soir 3 (France 3)
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Quand Hollande et Sarkozy se refont la cerise sur les morts du terrorisme !
Par nature, les morts ne sont guère prolixes ; décorés à titre posthume, ils risquent encore moins de vous contredire.
En politique, il n’est guère de problème qui ne puisse être résolu par une absence de solution ou une commission chargée d’enterrer la question. Mais comme il est toujours envisageable de faire mieux et plus efficace, demeure encore la possibilité de la commémoration : par nature, les morts ne sont guère prolixes ; décorés à titre posthume, ils risquent encore moins de vous contredire.La preuve par François Hollande et sa garden-party des Invalides, censée rendre hommage aux 230 Français ayant rendu l’âme depuis un an pour cause de terrorisme. On ne se risquera évidemment pas à insinuer que cette initiative pourrait être exempte d’arrière-pensées préélectoralistes, surtout quand les victimes se bousculent au portillon républicain, sachant qu’un autre 19 septembre (1989, celui-là), 170 autre civils, dont 54 Français, étaient transformés en chaleur et lumière lors de l’explosion en vol d’un DC-10 de l’UTA, au dessus du Niger.
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Paris-Berlin-Moscou…
Sur le site de La Tribune, Romaric Godin a jugé sévèrement le bilan du sommet européen extraordinaire de Bratislava qui s’est tenu vendredi et qui » devait relancer l’UE après le Brexit« . « De ce point de vue, c’est une défaite complète. » « Dans la capitale slovaque, personne n’était d’accord sur rien. Rien n’aura donc été décidé d’autre que la défense d’un statu quo dont on sait pourtant les dangereuses limites (…) Tout se passe désormais comme si les dirigeants européens considéraient encore que le Brexit était unebonne leçon pour ceux qui sont tentés de sortir et qu’il va permettre de réutiliser l’argument du chaos et de la peur pour calmer les mécontentements. » Propagande qui ne fonctionne plus malgé les consignes des grands partis, le journaliste rappelant que » le vote britannique sur le Brexit a montré combien une partie de la population, parmi la plus fragilisée par la mondialisation, estimait que l’UE n’était pas en état de les défendre. Ce sont les ouvriers anglais et gallois qui n’ont pas écouté les consignes des Travaillistes qui ont fait basculer le vote. » Il remarque encore que « pas un mot » n’a été dit lors de ce sommet « sur une éventuelle réflexion concernant la zone euro et sa réforme, pourtant considérée après la crise grecque de l’été 2015 une priorité. En réalité, la poussée d’AfD en Allemagne interdit le dossier tout autant que celle du FN en France. »
Alternative pour l’Allemagne (AfD) de Frauke Petry qui, dans une ville comme Berlin, qui lui est sociologiquement très peu favorable, a confirmé sa percée dimanche aux élections régionales. La gauche reste majoritaire, mais avec avec 14,2 % des voix (dont 27 % de celles des ouvriers) les nationaux auront des élus et talonnent la CDU d’Angela Merkel (17,6 % des suffrages). Celle-ci vient d’admettre de manière très confuse et alamabiquée qu’elle avait peu être commis une erreur dans sa décision d’accueillir de manière démentielle une immigration non européenne torrentielle.
Difficile de faire plus con…venu, Céline Boff dans 20 minutes, sans grande finesse, tente d’expliquer ce vote national par la fait que des deux côtés du Rhin, « face à un monde ouvert et globalisé, l’AfD et le FN invitent leurs peuples respectifs au repli sur soi » (sic). Isabelle Bourgeois, chargée de recherche au Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac) confirme : « Ces deux mouvements demandent aux citoyens de penser national.Logiquement, ces partis sont donc eurosceptiques. Ils pointent également du doigt l’étranger (…) mais ils s’appuient sur une réalité très différente : Un million de réfugiés ont été accueillis en Allemagne, contre moins de 20.000 en France. Outre-Rhin, l’accueil des migrants est une difficulté concrète, ce qui n’est pas le cas en France ».
Madame Bourgeois n’a sans doute pas encore réalisé que la France n’a pas attendu la crise migratoire de ces derniers mois pour accueillir sur son sol une immigration de peuplement parfois agressive, revendicative, prosélyte, rétive à nos moeurs, à notre culture, qui a transformé nombre de nos villes et de nos quartiers, en a changé le « climat » et l’aspect, ce qui inquiète légitimement nos compatriotes.
Inquiets, les Russes le sont aussi certainement en cette période de récession économique, mais ils ont réaffirmé dimanche leur confiance dans la majorité au pouvoir lors des élections législatives. En 2011 l’opposition, les ONG financées par les Etats-Unis, diverses officines mondialistes et l’UE avaient crié à la fraude, des manifestations avaient eu lieu pour dénoncer des tricheries. Les 330 observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avaient consigné de nombreuses irrégularités dans le déroulement de ce scrutin.
Pour couper court, Vladimir Poutine a placé cette fois à la tête de la commission électorale centrale l’ex-déléguée aux droits de l’Homme auprès du Kremlin, Ella Pamfilova, en lieu et place deVladimir Tchourov, devenu la bête noire de l’opposition. Même de l’avis de la presse la plus hostile, le scrutin de dimanche s’est déroulé sans accroc ni contestation susceptible d’ altérer la sincérité du résultat.
Une opposition à Poutine si peu crédible et populaire que la participation à ce scrutin était sensiblement en baisse dimanche (47,8% des électeurs ont voté, contre 60% en décembre 2011) . Les anti Poutine des partis Parnas et Iabloko n’ont recueilli que des scores symboliques. Le parti du président, Russie Unie a obtenu pour sa part la majorité absolue avec 54,3% des voix, et devrait passer de 238 siéges à 338 sièges sur les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement.
Le Parti libéral démocrate (LDPR) du dirigeant nationaliste Vladimir Jironovski augmente score de trois points (13,3%), le Parti communiste (PC) en perd cinq (13,5%), la petite formation soutenant le gouvernement, Russie Juste, gagne son ticket d’entrée à la Douma ( 6,2%).
Une Russie poutinienne qui est, si ce n’est toujours, du moins souvent présentée sous un jour sombre, voire comme un des piliers de l’Axe du Mal par les médias Français relayant la propagandeprogressiste de différents lobbies, de la Maison blanche et de Bruxelles. Il est reproché à la Russie sa défense du patriotisme et des valeurs traditionnelles, son retour sur la scène internationale contrariant le jeu des anglo-saxons, son engagement en faveur d’un monde multipolaire…
Il y a neuf ans déjà, le professeur Georges Nivat, slaviste de renommée internationale, co-traducteur avec son épouse agrégée de russe des textes de beaucoup des dissidents du régime soviétique pour les éditions de l’Age d’Homme, aujourd’hui directeur de l’extension genevoise de l’université Lomonossov de Moscou, s’ inquiétait de ce fossé entre la Russie et l’Europe.
Le choc du Mois rapportait ses propos: « Le temps du désir russe d’Europe ne correspond plus désir européen de Russie« , relayant « le doute qui saisit une certaine élite russe. Observant l’Europe de l’Ouest, les médias russes font leurs gros titres quand il s’agit de pointer la grave évolution due à l’immigration depuis des pays et des peuples non européens. Certains spécialistes prédisentun effondrement et en concluent même que la Russie a intérêt à se tenir à l’écart. Pessimiste Georges Nivat prévient: il n’est pas sûr qu’aujourd’hui l’amour soit au rendez-vous.«
Autant dire que la décennie qui vient de s’écouler, les quinquennats Sarkozy puis Hollande, la soumission de l’Allemagne aux diktats mondialistes, celle plus générale de l’Europe de Bruxelles à l‘Otan, aux Etats-Unis, aux dogmes cosmpolites, l’implication de nos dirigeants dans les drames du Proche-Orient ne peuvent que renforcer les craintes russes.
Une Russie avec laquelle il faudra pourtant s’entendre, dialoguer et avec laquelle nous avons des choses à partager et à bâtir assure Bruno Gollnisch. Il est certain que Marine Le Pen élue à l’Elysée, les relations franco-russes prendraient un nouveau départ.
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Journal du Lundi 19 septembre 2016 : Politique / FN : lancement de campagne aux Estivales
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Brûlante inactualité
Ils étaient déjà 23 % en 2007 : les Français sont aujourd’hui près de 40 % à estimer que la présence d’un roi au sommet de l’Etat aurait des conséquences positives sur l’unité nationale et la stabilité gouvernementale. Tels sont les chiffes, sans appel, d’un sondage réalisé par BVA pour l’Alliance Royale à la fin du mois d’août, auquel les médias de l’oligarchie, à l’exception notable du Figaro, se sont bien gardés de donner l’importance qu’il méritait à l’aube d’échéances politiciennes dont ils font leurs choux gras.
Pour 31 % des Français (contre 24 % en 2007), remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde, 29 % d’entre eux étant même prêts à voter pour un candidat royaliste au premier tour de l’élection présidentielle (20 % en 2007), ce qui, si ce chiffre se vérifiait, pourrait compromettre bien des plans tirés sur la comète par ceux qui croient leur présence au second tour inéluctable uniquement parce que les médias officiels le leur font croire.
Cette progression est évidemment due à la façon dont nos deux derniers présidents ont dévalorisé la fonction présidentielle, ce qui prouve bien, comme l’a judicieusement compris Emmanuel Macron, que les Français n’ont jamais fait leur deuil de la figure royale. Montebourg ou Mélenchon se trompent lorsqu’ils visent, dans une VIe république, une dévalorisation encore plus grande de l’exécutif. C’est au contraire l’autorité que les Français plébiscitent, une autorité non pas stupidement répressive, comme sait l’être la Marianne quand il lui prend de montrer les muscles, mais créatrice de lien social parce que placée au-dessus de partis qui ne représentent que leurs propres intérêts ou les intérêts de ceux dont ils sont la courroie de transmission. Pour Frédéric Rouvillois, professeur de droit constitutionnel à Paris-Descartes, ces chiffres sont « très impressionnants [...]. Dans la mesure où la question de la monarchie est justement d’une brûlante inactualité, ce sondage révèle comme des lames de fond ou des courants en profondeur qui agitent l’opinion publique »*.
« Brûlante inactualité » : l’oxymore dit l’essentiel, à savoir l’insatisfaction profonde des Français face à un régime qui, non content de ne pas leur assurer du travail et de se satisfaire d’une gestion sociale du chômage, d’ailleurs de plus en plus onéreuse, ne les protège même plus. Et je ne parle pas seulement des attentats : l’Europe, l’immigration, la perspective d’un traité transatlantique nous livrant pieds et poings liés à l’hégémonie américaine et que Bruxelles négocie toujours, c’est la France dans son être charnel qui est menacée, c’est son unité sociale et culturelle qui est déchirée. Or le quinquennat d’Hollande a fini de déconsidérer une république qui ne semble plus qu’un talisman verbal aux yeux d’une grande majorité de nos compatriotes. Si « inactuelle », donc, que peut apparaître la question institutionnelle, le malaise des Français est bien « brûlant », tout simplement parce qu’est brûlante la situation du pays. Or, en France, comme par le monde, on a déjà vu les régimes les mieux établis s’effondrer en quarante-huit heures.
Un autre sondage, réalisé du 30 août au 1er septembre, c’est-à-dire en même temps que le précédent, mais par l’IFOP pour Atlantico, le confirme de manière tout aussi impressionnante : 75 % des Français ne sont pas touchés par l’emploi des termes « valeurs républicaines » et « république ». Comme l’observe Jérôme Fourquet, directeur du Département opinion publique à l’IFOP, on assiste là à « un phénomène de saturation », « en particulier en ce qui concerne les valeurs républicaines, avec une forte dégradation depuis mai dernier » (ils étaient 65% en mai 2015) [2]. Et on peut prévoir que la campagne électorale ne fera qu’aggraver ce phénomène ! Car on assiste parallèlement à une discrédit croissant de la parole politique : les Français ne se sentent « davantage touchés » qu’à 26 % (contre 38 en mai 2015) quand les politiques leur parlent d’identité nationale. Pourquoi ? En raison, évidemment, « du décalage observable entre les valeurs proclamées et les valeurs déclinées dans la réalité »**.
On n’en sera pas étonné, c’est au FN que la thématique de l’identité nationale est la plus forte : 48 % s’y sentent « davantage touchés » par cette thématique, contre 10 % par celle de la république. Ce qui se traduit pas un autre décalage croissant : entre le discours officiel du FN et son électorat. Lorsque Marine Le Pen centre son propos sur la république ou les valeurs républicaines, elle délaisse 90 % de ses électeurs ! Un décalage que confirme le sondage sur la monarchie : alors que seuls 4 % des sympathisants de la gauche seraient favorables à l’exercice du pouvoir par un Roi, ils sont 37 % au Front National ; quand à peine 20 % des sympathisants de gauche estiment qu’un roi à la tête de la France peut avoir des conséquences positives sur l’unité nationale, ils sont 55 % au FN ! Comme le commente encore Frédéric Rouvillois, « ce qui est curieux, c’est qu’une partie importante des électeurs du Front national sont d’anciens électeurs de gauche ! Autrement dit, ces anciens électeurs de gauche, en allant vers le Front national, s’aperçoivent qu’une forme monarchique du pouvoir pourrait s’avérer positive »*.
Et gageons que ce décalage croissant pourrait même finir par lasser les meilleures volontés si le parti continue d’en rajouter dans la surenchère laïciste pour contrer la surenchère islamiste. Etendre à tout l’espace public l’interdiction du port non seulement du voile islamique mais également des « grandes (sic) » croix et des kippas serait faire preuve d’aveuglement et donc de faiblesse puisque cela reviendrait à tomber dans le piège tendu par les islamistes : amener le législateur français à traiter de la même façon la tradition judéo-chrétienne, qui fait corps avec notre être, et des provocations identitaires étrangères à notre sol. Mais comment en serait-il autrement lorsqu’on ignore la spécificité, tant charnelle que spirituelle, de notre nation pour une conception idéologique, désincarnée de la France — la laïcité, les valeurs républicaines — que, finalement, partagent LR, PS et FN ? François Hollande, le 8 septembre dernier, à la suite de Sarkozy le 8 octobre 2015, ne définissait-il pas la France comme une simple « idée », évidemment soluble dans cette autre idée qu’est la république ...et, surtout, la conception que se fait de cette même république Terra Nova, le groupe de réflexion socialiste devant lequel il s’exprimait salle Wagram ?
On a beau jeu, ensuite, de reprocher au maire de Béziers sa reprise, du reste peu originale, de la phrase hypothétique de De Gaulle sur la France, pays de race blanche. Voilà à quelles oppositions stériles entre des définitions de la nation aussi fausses l’une que l’autre aboutit le refus de toute rigueur et formation intellectuelles pour l’électoralisme le plus immédiat. Un jeune campeur d’Action française pourrait, à la fin de sa première université d’été, renvoyer dos à dos tenants d’une conception idéologique et d’une conception ethnique du peuple français, lequel « est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation », selon le mot de Bainville. Encore faut-il qu’une laïcité oublieuse de son inspiration chrétienne ne dissolve pas ce composé qui doit être pensé dans son unité culturelle, spirituelle et historique. À la veille d’échéances importantes, ne réduisons pas la France à un ectoplasme conceptuel pour le plus grand bonheur des mondialistes ! François Marcilhac
* Le Figaro du 2 septembre 2016 ** Sur Atlantico le 5 septembre 2016
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Marine est là
Ce texte est une tribune libre.
Cela signifie que MPI ne partage pas obligatoirement ce qui est dit, mais estime qu’il est intéressant de le porter à la connaissance de ses lecteurs.
La plupart des journalistes s’interrogent, encore, sur le relatif silence médiatique de Marine Le Pen ; pourtant, elle avait bien précisé, après les élections régionales, qu’elle prenait ses distances avec certains médias peu dignes d’intérêt, parce que trop enclins à caricaturer et à déformer ses propos. Et que, d’autre part, elle se donnait un temps de réflexion pour, ensuite, se concentrer sur son engagement à l’élection présidentielle. La surprise n’a donc pas lieu d’être. De toute façon et de manière générale, elle n’a presque plus besoin d’expliciter ses positions : l’accélération de l’actualité vient conforter, aux yeux de tous (sauf des malvoyants), ses thèses sur la situation globale du pays. Les événements parlent pour elle et lui donnent raison.Marine Le Pen n’a jamais été réellement absente des débats : elle intervient moins, mais à bon escient. Elle pourrait rester encore plus discrète, tant il est vrai, que, sans avoir besoin d’intervenir directement, la plupart du temps tout tourne, toujours, obsessionnellement, autour de sa personne. Et ses propositions sont reprises par la majorité des nombreux candidats aux primaires de droite, mais aussi, malaisément, par des candidats de gauche, comme Mélenchon ou Montebourg. Preuve, s’il en est, que Marine Le Pen a déjà gagné la bataille des idées ; ce n’est pas une mince affaire dans un pays gangrené par l’idéologie post-soixante-huitarde. Mais cela ne sera pas suffisant pour conquérir la présidence de la République.
Logiquement, dans une période normale, elle aurait peu de chances de l’emporter : trop nouvelle dans le paysage politique et son parti, le Front national, n’a pas assez d’élus de terrain, maires ou présidents de région. Oui, mais nous ne sommes pas dans une période normale, nous sommes en guerre contre un ennemi, l’islamisme et son corollaire le communautarisme, clairement identifié depuis longtemps par Marine Le Pen, mais que la déliquescence de l’État, structurée par quarante ans de laxisme gouvernemental, nous empêche de combattre efficacement. Et nous avons une situation économique catastrophique, dont, là encore, Marine le Pen est à peu près la seule à avoir fait le bon diagnostic et à y apporter des solutions de bon sens. Que l’on soit d’accord ou pas avec ses conclusions, il faut lui reconnaître un talent certain à savoir interpréter les aspirations du peuple. Rien que cela lui donne la légitimité pour prétendre à gouverner.
Sondage après sondage, tous la mettent en bonne position pour être au second tour de l’élection présidentielle. L’hypothèse qu’elle puisse l’emporter devient de plus en plus plausible et, sans vouloir y croire vraiment, la classe politico-médiatique est complètement affolée : la panique est palpable. Même l’ineffable Taubira veut prendre sa part au combat contre Marine le Pen, mais tout ce que pourra faire l’ancienne ministre de la Justice, avec sa morgue habituelle, son arrogance et son langage de gauchiste, c’est écœuré, encore un peu plus, le peuple de tous les poncifs éculés sur « l’extrême droite » qu’elle va, à coup sûr, nous débiter. Avec elle, à la tête des croisés anti-Le Pen, la gauche va, définitivement, perdre sa crédibilité. Quoique, Taubira ou pas, il semble que sa fin soit proche : un formidable suicide collectif est annoncé !
En attendant, Marine est là, et bien là : dans tout le paysage politique français, dans toutes les têtes et dans le cœur de ses supporteurs. Sur ses deux jambes, avec en main l’essentiel de son programme : souveraineté et sécurité du pays. Cela peut sembler un peu radical, comparé à la soumission des autres candidats à l’idée européenne et à l’invasion migratoire, mais il faudra bien que le peuple tranche. Soit, il veut continuer avec les mêmes, soit, il ose le bleu Marine…
Pour que la France reprenne des couleurs !
Claude PICARD
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24 septembre à Orange : le Forum de l'Union des Droites

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Les autres candidats à la Maison Blanche par Georges FELTIN-TRACOL
Chers Amis de Radio-Libertés,
Connaissez-vous Jill Stein ? Gary Johnson ? Non ? Il s’agit pourtant d’autres candidats à la présidentielle de novembre prochain aux États-Unis. Si les Partis républicain et démocrate monopolisent la vie politique et focalisent sur eux l’attention des médiats, d’autres candidats qualifiés de « minoritaires » parviennent parfois à franchir les obstacles législatifs spécialement édictés pour les empêcher de concourir à la Maison Blanche pour des résultats plus que négligeables.
Il est cependant possible que cette année du fait de la grande impopularité respective de Hillary Rodham Clinton et de Donald Trump, ces deux « petits candidats » recueillent un nombre record de suffrages. Candidate en 2012 avec 0,36 %, Jill Stein représente le Parti Vert écologiste. Elle pourrait bénéficier de l’appui des électeurs les plus progressistes de Bernie Sanders qui ne se résignent pas à soutenir l’ancienne First Lady. Les sondages lui accorderaient de 3 à 6 %. Ancien gouverneur républicain entre 1995 et 2003 du Nouveau-Mexique, Gary Johnson défend, lui, les couleurs du Parti libertarien. Déjà candidat pour ce parti quatre ans plus tôt, il avait obtenu 1 %. Oscillant dans les sondages entre 4 et 11 %, Gary Johnson attirerait des républicains très anti-Trump qui détestent tout autant la candidate démocrate. Toutefois, le programme libertarien contrevient aux valeurs profonde de la droite religieuse de la Bible Belt.
Comme pour les mormons, les libertariens sont un pur produit de l’américanisme. Libéraux intégraux, les plus radicaux d’entre eux préconisent la fin de l’État et une société civile contractualisée totale, les libertariens dénoncent l’État-Providence, pourfendent la fiscalité et rejettent l’interventionnisme extérieur. Ils prônent aussi l’abolition des frontières, encouragent l’immigration, défendent le mariage homosexuel, soutiennent la détention et le port d’arme et souhaitent au moins légaliser le cannabis. Un candidat libertarien au Canada fit cette déclaration édifiante : « Je veux que les couples gaymariés puissent défendre leurs plants de marijuana avec leurs fusils. »
La quintessence libertarienne s’exprime dans Le Bon, la Brute et le Truand, le film génial de Sergio Leone en 1966. Mus par l’appât du gain, les trois personnages principaux ne recherchent que leur intérêt personnel et ne se soucient guère du bien commun et ce, en pleine Guerre de Sécession…
Jill Stein et Gary Johnson suscitent une curiosité certaine qui démontre que même au pays du bipartisme rigide, des évolutions politiques sont en cours. Qui des libertariens ou des Verts vaincront la malédiction du tiers parti toujours au final éliminé par les deux grandes formations installées ?
Bonjour chez vous !
Georges Feltin-Tracol
• « Chronique hebdomadaire du Village planétaire » n° 1, diffusée le 16 septembre 2016 sur Radio-Libertés entre 6 h 00 et 9 h 00.
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Top départ: les anciens contre les modernes
Les médias l’ont noté, parfois non sans fiel ni dépit , les Estivales de Marine à Fréjus ont été cette fin de semaine une démonstration de l’unité des dirigeants du FN, toutes sensibilités confondues, car bien décidés à hisser le plus haut possible la candidate nationale. Dans la ville dirigée par le sénateur-maire David Rachline officiellement nommé directeur de la campagne présidentielle, « le climat (était) apaisé et convivial de l’avis de nombreux militant. » Et « ces deux jours ont été l’occasion de mesurer le chemin accompli depuis l’élection présidentielle de 2012 » a relevé pour sa part honnêtement l’article du Scan Politique du Figaro. » Le Front National a mis l’accent sur les travaux de ses collectifs thématiques (…). Marine Le Pen a également tenu à montrer qu’elle n’était pas seule, et que des intellectuels sont désormais prêts à soutenir son projet. Ainsi les Horaces, un groupe de quelques dizaines de conseillers d’élite formés de hauts fonctionnaires et de cadres supérieurs sont sortis au grand jour, par l’intermédiaire de leur porte parole Jean Messiah. À ce titre on retiendra également les interventions de l’essayiste et enseignant Jean-Paul Brigheli ou l’économiste Jacques Sapir » -voir le compte-rendu des Estivales et l’intervention de Marine sur le site du FN.
Le Figaro a aussi constaté que les historiques gardaient la cote auprès du peuple des militants , relevant notamment (mais le contraire eut été très étonnant!) le « bon accueil » rencontré par « Bruno Gollnisch » ou son successeur à Lyon, « Christophe Boudot« . Accueil chaleureux, habituel pour le député européen FN sorti « dans la botte »‘ lors de l’élection du Comité central, Bruno étant systématiquement félicité pour sa persévérance, et son courage par des frontistes l’invitant à ne rien lâcher dans sa défense de nos fondamentaux qui n’ont perdu de leur éternelle modernité.
Les fondamentaux des anciens de ce vieux Système eux, ne varient pas non plus d’une élection à l’autre, notamment l’antifrontisme qui apparaît toujours comme un ciment, un coagulant despartis bourgeois et de leurs relais médiatiques.
Ainsi Libération, « Les sociétés de journalistes (SDJ) de plusieurs rédactions, ont dénoncé dans un communiqué le refus du FN d’accréditer le site Mediapart et l’émission Quotidien (de Yann Barthes, ex Canal plus) aux Estivales de Marine. « Le Front National n’en est pas à son coup d’essai (sic). Depuis de nombreuses années, il a pris l’habitude de choisir les médias et les journalistes autorisés à couvrir ses activités et sa campagne électorale. Ces choix et ces interdictions violent la liberté de la presse. L’article 11 de la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. A l’orée de la campagne présidentielle, il est inquiétant de voir un parti politique, qui prétend à une France apaisée, pratiquer la censure médiatique » (sic).
Outre que l’article de la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen cité ici est bêtement hors sujet, dans les faits la corporation journalistique est, de manière générale, très mal aimée des Français qui contestent son honnêteté, sa sincérité, et doutent de la liberté qui est la sienne de dire la vérité. Mais ici, nous sommes dans un cas plus particulier: les « journalistes » interdits d’Estivales se vautrent particulièrement dans la caricature la plus grotesque du FN, dans les mensonges les plus éhontés, dans un militantisme antinational bien peu déontologique. Ils en payent les conséquences.
Cette collusion entre monde la finance, les partis politique et des médias a interpellé Jack Dion directeur adjoint de Marianne. Il s’arrête dans son dernier édito sur la collaboration, sous la forme d’un « Observatoire du Front National« , entre la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS, et le quotidien Libération de l’homme d’affaires israélien Patrick Drahi. « L’initiative (que nous avons évoqué sur ce blogue, NDLR) se donne pour but de faire du traitement du FN un axe majeur du suivi de la campagne présidentielle, actant la place centrale du parti d’extrême droite et la rupture de nombreuses digues morales et idéologiques dans la droite classique. A priori, il ne paraît pas absurde de dénoncer les dérives de tous ordres qui font du FN un parti extérieur au champ républicain » écrit Jack Dion, ânonnant le mantra convenu.
Mais déplore-t-il aussitôt, « l’opération de Libération apparaît cousue de fil blanc – ou rose. Elle pourrait se résumer d’une formule : Au secours, l’extrême droite revient. Pour y échapper, il n’y aurait qu’une solution : le vote utile à la présidentielle pour le candidat socialiste. La boucle est bouclée et le piège refermé, comme en 2012. »
Comme en 2012, toujours en retard d’au moins deux guerres, le PS avait aussi convoqué l’ancien complice d’Alain Krivine et Daniel Bensaïd, l’ex trotskiste, ancien sénateur et député européen socialiste PS Henri Weber, pour faire de la retape anti FN à Fréjus. A dire vrai Elsa di Meo très esseulée et peu performante secrétaire nationale du Parti socialiste, membre de la section locale du parti à Fréjus, n’a réussi qu’a convaincre M. Weber de se déplacer pour une conférence-débat qu’elle donnait la veille des Estivales. Une réunion elle aussi cousue de fil blanc , en présence de quelque rares militants de collectifs anti-FN du département, rameutés péniblement, sur le thème: « Sommes-nous dans les années 30 ? Similitudes et différences ».
La parano malsaine, la peur panique d’être balayée par les Français, condamnent les caciques du PS à manier de poussiéreux anathèmes, à réutiliser faute de mieux et en désespoir de cause, des logiciels périmés. Reste bien sûr les vieilles méthodes qui ont fait leur preuve, consistant à empêcher adversaires et concurrents de se présenter aux élections. Ainsi, depuis la montée en puissance des intentions de vote au profit de Jean-Luc Mélenchon (il devance M. Hollande dans certains sondages) le PS s’emploierait à le priver des parrainages nécessaires. Il en manque encore 300 au candidat de la gauche de la gauche. Jean-Marie Le Pen, Marine ont été en but aux mêmes procédés indignes sous Chirac et Sarkozy. Au nom du respect de la démocratie, le vice président du FN, Louis Aliot, a déclaré que nous pourrions aider M. Mélenchon à obtenir ses parrainages.
Une provocation pour le monsieur anti FN et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière: ‘Tout le monde comprend bien la part de cynisme et de manœuvre que contient cette prétendue proposition. D’abord, nos concitoyens savent la claire opposition de la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux idées du Front National. » Là aussi M. Corbière est hors sujet, il le sait d’ailleurs, tout comme François Fillon quand il parle comme un vieux tract du NPA.
Invité cette fin de semaine d’iTélé, Europe 1 et Les Echos, l’ancien Premier ministre a réservé ses critique les plus dures au courant patriotique et souverainiste: « Chacun voit le FN, sa politique économique absurde, son positionnement qui pousse à l’affrontement et à la haine, c’est un parti d’extrême droite. » « Marine Le Pen ne peut pas incarner à elle seule le FN, qui est une réalité avec une histoire, des hommes et des femmes qui prennent des positions très largement contraires aux valeurs républicaines.«
Comme à chaque fois que ce petit catéchisme est débité, et notamment à « droite », ceux qui s’en gargarisent ne se risquent pas à expliquer en quoi le FN tient un discours antirépublicain, et surtout se gardent bien d’énoncer franchement les « valeurs républicaines » qui sont les leurs. Bruno Gollnisch interpellait déjà à ce sujet Jacques Chirac il y a trente ans dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Au delà de slogans creux, la réponse se fait toujours attendre, mais les Français sont nombreux à s’être déjà fait leur opinion!
http://gollnisch.com/2016/09/19/top-depart-anciens-contre-modernes/
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