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élections - Page 588

  • Marion Maréchal-Le Pen se rêve en rassembleuse des «patriotes de droite»

    Dans son fief du Vaucluse, ce dimanche, la cheffe de file du Front national en Paca s'est lancée dans la campagne pour les élections régionales.

    Erreur

    Dans le Sud-Est, les bises vont par trois : Marion Maréchal-Le Pen ne s’y trompe pas, honorant à chaque stand des joues rosies par le soleil. C’est dans le Vaucluse, sa terre d’élection, que la députée a lancé dimanche sa campagne régionale. Pour l’occasion, un petit village de toile a poussé sur l’hippodrome du Pontet, dont la tribune est pavoisée de bleu-blanc-rouge. Musique «live», merguez et produits du pays – dont un rosé cuvée «Marion» : le rassemblement ressemble à une version miniature des «Bleu-Blanc-Rouge», sorte de fête de l’Huma sauce frontiste dont la dernière édition a eu lieu en 2006.
    Sur son matériel de campagne, la candidate s’affiche toutes dents dehors, devant un champ de lavande et sous le slogan «La France plein sud». Déjà plus jeune députée de la Ve République, Marion Maréchal-Le Pen aspire à devenir la plus jeune présidente de région. Trop jeune ? «Je revendique [mon âge] comme un gage de liberté, a-t-elle répondu dans un discours ramassé, face à quelque 1500 personnes. Je ne suis pas prisonnière des logiciels passés, des arrangements secrets, des lobbies.»
    Mettre en difficulté l’UMP
    La candidate n’a pas détaillé son programme, qui sera publié à la rentrée. Mais elle a fait valoir, à travers ses grandes priorités, sa sensibilité personnelle. Libérale, lorsqu’elle juge que «la politique doit être la moins contraignante possible pour être efficace» : «Je ne dis pas que nous allons créer des emplois, mais que nous allons tout faire pour aider à cette création», ajoute-t-elle. Identitaire, quand elle évoque «le remplacement continu d’une population par une autre, qui importe avec elle sa culture, ses valeurs, sa religion». Et de conclure, très applaudie : «Pas question que la Riviera devienne la favela.» Vient enfin la petite touche «tradi» quand, décrivant la Provence comme «terre de résistance», Marion Maréchal-Le Pen évoque les invasions sarrasines, l’occupation allemande et les soldats de la Révolution française.
    Ce dimanche, la plupart des notabilités frontistes de Paca sont présents et s’affichent aux côtés de leur championne. A commencer par les têtes de listes départementales, comme Stéphane Ravier, sénateur et maire du 7e secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône) ; Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin (Var) ; Amaury Navarranne, proche de Bruno Gollnisch et ancien membre du mouvement radical Œuvre française (Hautes-Alpes) ; Jeannine Douzon (Alpes-de-Haute-Provence) ; et bien sûr Olivier Bettati, ancien membre de l’UMP dont on a appris jeudi qu’il mènerait la liste FN dans les Alpes-Maritimes.
    «Avec Bettati, j’essaie de mettre un peu de difficultés dans une UMP déjà très fracturée, explique Marion Maréchal-Le Pen. Bettati a du réseau, il n’a perdu aux sénatoriales que de trois voix. Or, les Alpes-Maritimes seront un département décisif, où il nous faudra récupérer les voix des patriotes UMP.» De son côté, l’intéressé se défend de tout opportunisme : «A l’UMP, les bobos ont pris le pouvoir, explique ce Niçois volubile. Chez Marion Maréchal-Le Pen, je retrouve le RPR des années 1980. Elle a souhaité que ses listes rassemblent toutes les droites, j’incarnerai donc la droite décomplexée.»
    Proche du Bloc identitaire 
    De fait, la photo de famille des têtes de liste frontistes est une sorte de panaché droitier. «Le FN devient la maison commune des patriotes de droite», revendique la candidate. Dimanche, ne manquait à ce nuancier que la présence de Philippe Vardon, ex-membre du mouvement Bloc identitaire, qui pourrait figurer sur la liste des Alpes-Maritimes. Bien implanté à Nice et désireux depuis longtemps de se rapprocher du Front national, Philippe Vardon s’était jusqu’à présent vu refuser l’entrée du mouvement lepéniste en raison d’un profil trop sulfureux. Une barrière que Marion Maréchal-Le Pen semble décidée à lever : «Les identitaires ont été dupes en croyant à une Europe des régions, mais ils ont beaucoup évolué. On peut se retrouver sur l’essentiel aujourd’hui, et ils représentent une force politique non-négligeable à Nice.»
    Autre absent de la journée, Jean-Marie Le Pen, actuel président du groupe FN au conseil régional de Paca. Tout à sa bataille contre la direction du parti, le patriarche a jugé mardi dernier que sa petite-fille n’a «ni l’expérience ni le gabarit» pour diriger la région. De quoi laisser craindre d’autres incursions du trublion dans la campagne à venir ? «Je ne pense pas qu’il en ait l’intention», a simplement répondu Marion Maréchal-Le Pen, peut-être rassurée par un sondage Ifop publié mercredi. Selon celui-ci, la liste FN devancerait d’une courte tête celle de Christian Estrosi au premier tour (32% contre 29%). Mais elle s’inclinerait de peu au second contre celui-ci (33% contre 35%).

    Dominique Albertini

    Libération :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuFyEkkEEVOWjJRwIZ.shtml

  • Le Monde : journal de référence...

    Arnaud Leparmentier est Directeur adjoint des rédactions du Monde. Le 30 juin, il avait publié ce tweet, aujourd'hui supprimé :

    CJLVd2NWsAA3tL3.jpg-largeC'est non à 61%.

    Et voici ce que pronostiquaient les sondages :

    Capture d’écran 2015-07-06 à 07.26.14

    Michel Janva

  • Faillite de la démocratie occidentale : une dérive totalitaire à son point d’achèvement

    La (brève) campagne pour le référendum grec aura achevé de faire tomber les derniers oripeaux de l’idée démocratique à l’occidentale. Et confirmé la dérive clairement totalitaire d’une élite dirigeante aux abois.

    A-t-on jamais vu pareil déchaînement contre un gouvernement ayant décidé de consulter ses citoyens quant au chemin délicat qu’il entendait emprunter ?

    • Intrusion grossière dans un processus démocratique avec des appels, que dis-je, des injonctions à voter oui de la part des autorités européennes :

    « Un non des Grecs au référendum serait un non à l’Europe » (Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne).

    • Menaces ouvertes de représailles en cas de vote contraire à ces injonctions, comme celle de Jeroen Djisselbloem, président de l’Eurogroupe, avertissant que toute négociation serait close si la Grèce vote « non ».
    • Appel sans phare à un coup d’État : Martin Schultz, président du Parlement européen, ne vient-il pas d’exprimer son souhait de « voir la fin de l’ère Syriza en cas de victoire du « oui »aux réformes, pour qu’un gouvernement de technocrates puisse être formé » ?
    • Mensonges éhontés pour appuyer des arguments comme cette déclaration du ministre français Sapin invoquant de prétendues interventions de pays jaloux des « largesses » accordées par le FMI à la Grèce (affirmations solennellement démenties par les intéressés, l’Argentine et le Brésil, ceux-là prenant au contraire fait et cause… pour le gouvernement Tsipras !).
    • Pressions intérieures tout aussi brutales comme ce chantage révélé par Panagiotis Grigoriou sur son siteGreek Crisis : en juin, des entreprises privées grecques n’ont payé que la moitié des salaires de leurs employés, en menaçant ces derniers de s’exposer à des licenciements massifs en cas de victoire du « non ».

    La répression comme ultime méthode de gouvernement

    Mais ces dangereuses dérives ne se limitent pas au seul cas grec. Celui-ci n’est au contraire que le point d’achèvement de l’idée démocratique à l’occidentale. Car il faut avoir les yeux et l’esprit sérieusement crottés pour ne pas en avoir vu se multiplier les signes de plus en plus criants de la tentation totalitaire :

    • La remise en cause sans complexe de tous les résultats électoraux « non conformes » : après le référendum français de juin 2005, les législatives grecques de janvier 2015 avaient déjà fait l’objet de ces remises en cause à peine voilées.
    • La militarisation galopante de l’espace démocratique : non seulement en Ukraine et dans les ex-pays dits de l’Est, mais également sur toutes les Zad récalcitrantes et dans tous les quartiers « échauffés » (cf. l’équipement des Robocops policiers abondamment déployés par les autorités en poste).
    • La multiplication des mesures répressives et liberticides : mises sur écoutes de tous les citoyens, limitation draconienne du droit de manifester comme en Espagne, répression féroce contre tous les lanceurs d’alerte tels Julian Assange ou Edward Snowden…
    • L’assujettissement complet des moyens d’informations devenus purs instruments de propagande au service de la pensée unique, comme on a pu encore le vérifier avec la curée médiatique contre le référendum grec, tant dans les pays satellites européens qu’en Grèce même où TOUS les médias privés se sont faits les hérauts du « oui ».

    Des ennemis

    Cette fuite en avant totalitaire, qui ne prend même plus soin de se draper dans les oripeaux de l’apparence démocratique, illustre bien plus un désarroi qu’une position de force des dirigeants occidentaux. Ceux-là n’ont tout bonnement plus d’autres moyens, ni financiers, ni économiques, ni politiques, encore moins sociaux, d’assurer leur autorité auprès de leurs ouailles.

    Pas d’autres moyens non plus, et c’est peut-être le plus important, de préserver les intérêts très privés de leurs commanditaires. Car là où les citoyens russes et chinois ont encore des chefs d’État, les populations occidentales n’ont plus depuis longtemps que les VRP appointés des lobbies de ces intérêts privés.

    Dès lors, le spectacle démocratique n’a plus pour but que de valider le degré de soumission des majorités à leurs maîtres. Et l’effondrement de pratiquement tous les fondamentaux du système occidental néolibéral ne peut conduire qu’au chaos politique.

    Le fossé est désormais définitif entre les citoyens et ceux qu’on ose plus appeler leurs « représentants ». Quelle qu’en soit l’issue, le résultat du référendum grec témoignera vite de cette rupture irréductible. Car quoi qu’en dise Alexis Tsipras, une victoire du « non » n’infléchira en rien la position inflexible de la Troïka. D’adversaires politiques, ceux-là sont clairement devenus des ennemis.

    Par Le Yéti

    source

    https://resistanceauthentique.wordpress.com/

  • «Finis les pillages»: des milliers de manifestants en Europe expriment leur solidarité avec la Grèce

    Si pour l’instant aucun résultat n’est disponible, les bruits de la rue sont néanmoins audibles, nombre de personnes soutiennent les grecs qui tentent de ne plus être esclaves, un élan magnifique, mais cela suffit-il? Car cela reste assez subtil…Il faudrait aller plus loin encore, un soulèvement total pour dire non à l’Europe de la finance qui décide constamment pour nous en favorisant les besoins de cette même finance et des multinationales, plutôt que nos besoins réels. Cette Europe est un mensonge, une arnaque, une trahison, et nous devrions tous être grecs aujourd’hui.

    Pour ceux ayant peur des conséquences, il faut bien se rendre compte que de toute manière, quel que soit le résultat, l’avenir est très mal engagé, les bulles sont très nombreuses et sont vouées à éclater, l’ensemble des pays est tellement endetté que jamais aucune dette ne pourra être remboursée, et aucun politique n’a véritablement de pouvoir décisionnel puisque ce ne sont que des pantins sans véritable courage. Le choix sont de toute manière limités.

    Des milliers de gens ont rempli les rues des grandes villes européennes pour manifester leur solidarité avec la Grèce, deux jours avant le référendum sur l’accord proposé par les créanciers sur lequel les grecs doivent se prononcer.

    Des activistes du groupe «Global Justice Now» ont organisé une manifestation en solidarité à l’intérieur du British Museum. «OXI [Non en grec]», «Plus de pillage» et «Soutenons la Grèce», pouvait être lu sur les pancartes des manifestants.

    «Nous sommes là pour dire OXI au pillage moderne de la Grèce à travers les mesures d’austérité et la privatisation pour rembourser les crédits à haut risque des banques européennes», a indiqué Jonathan Stevenson, membre de l’ONG britannique «Jubilee Debt Campaign» qui a participé à la manifestation.

    Des centaines de manifestants réunis à Glasgow scandaient «depuis Glasgow à la Grèce, pas de justice, pas de paix» et «la Troïka dit réduction, nous disons réaction».

    «La Troïka et les grands médias essaient de faire chanter le peuple grec, ainsi, des actes de solidarité comme aujourd’hui sont très importants pour montrer aux Grecs qu’ils ne sont pas seuls», a souligné le militant Jonathon Shafi de la Radical Independance Campaign (Campagne radicale pour l’indépendance, RIC), qui a organisé la manifestation au service d’information CommonSpace.

    Des foules ont aussi défilé à travers l’Allemagne. Les manifestants à Frankfurt brandissaient des pancartes avec les slogans «Alle Sagen OXI [Disons tous NON]» et «Non à la Troïka» tandis que des activistes marchaient dans Berlin avec des pancartes «Non aux pressions», «la solidarité à la place de l’austérité» et «combattre l’austérité partout».

    Des manifestations similaires en soutient à la Grèce se sont tenues en Espagne, au Danemark, aux Pays-Bas, en France et dans d’autres pays de l’Union européenne.

    Dimanche, les grecs devront répondre si le gouvernement doit accepter les demandes des créanciers qui proposent un plan de sauvetage de la Grèce en échange de nouvelles règles d’austérité. Si le peuple vote «oui», le gouvernement d’Alexis Tsipras devra très probablement démissionner et le peuple fera face aux strictes mesures d’austérité réclamées par les créanciers.

    Cependant, le «Non» pourrait forcer la Grèce à sortir de la zone euro, en posant, par conséquence, la question de la viabilité de l’euro.

    La Grèce qui est en crise depuis 2009, aurait dû rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin, mais ne l’a pas fait. Un autre paiement important que la Grèce doit faire est prévu pour le 20 juillet ; le pays devra alors rembourser 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne.

    La plus grande manifestation concernant le référendum a eu lieu vendredi à Athènes où au moins 25 000 personnes ont défilé pour le «Non», et près de 20 000 personnes pour le «Oui», a indiqué la police à AFP.

    D’après un sondage d’Ipsos, 44% voteraient «oui» contre 43% sont contre. Une partie importante des électeurs est encore indécise.

    Source et article en intégralité sur Francais.rt.com

    http://lesmoutonsenrages.fr/2015/07/05/finis-les-pillages-des-milliers-de-manifestants-en-europe-expriment-leur-solidarite-avec-la-grece/

  • Référendum en Grèce : le Non en tête

    La question était :

    "Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l'Eurogroupe du 25 juin, qui est composé de deux parties : Reforms for the completion of the current program and beyond (Réformes pour l'achèvement du programme en cours et au delà, en anglais dans le texte sur les bulletins) et Preliminary debt sustainability analysis (Analyse préliminaire de la soutenabilité de la dette, en anglais dans le texte sur les bulletins)"

    A 20hle non est largement en tête à 60% avec plus de 53% de participation. Il en fallait 40% pour que le résultat du référendum soit considéré comme valable.

    Michel Janva

  • Les Eurosceptiques allemands confirment leur virage à droite

    Le fondateur d'Alternative für Deutschland, Bernd Lucke, a subi une nette défaite lors du congrès du parti à Essen. C'est aussi une défaite de l'aile libérale du parti.

    Le parti eurosceptique allemand Alternative für Deutschland (AfD) entame ce samedi 4 juillet un changement majeur. Le fondateur du parti, l'économiste Bernd Lucke, a subi lors du congrès du parti à Essen, dans la Ruhr, une nette défaite pour la présidence (officiellement le porte-parolat) de la formation qui a obtenu 4,7 % des voix en 2013 lors des élections au Bundestag. C'est sa rivale, Frauke Petry qui a été élue avec 59,7 % des voix des délégués.

    Lutte interne

    Cette défaite signe la fin d'une lutte interne qui était devenue très vive depuis un an entre l'aile libérale d'AfD incarnée par Bernd Lucke et qui voulait faire du parti une formation cherchant à renouveler autour du refus de l'euro la pensée ordolibérale du début de la République fédérale. Mais rapidement, il a dû faire face à une aile droite qui s'est montrée favorable à une critique de la mondialisation et de l'immigration. Notamment dans les Länder de l'est, comme la Saxe, dont est issue Frauke Petry.

    Comme l'a souligné Bernd Lucke après sa demande, « les choses [lui] ont échappé » et lorsqu'il a pris la parole pour saluer les délégués au début du congrès d'Essen, il a été accueilli par des sifflets et des huées. L'aile droite l'a donc clairement emportée. Désormais, la question est de savoir si Bernd Lucke qui, en début d'année avait créé un mouvement « Weckruf 2015 » (« réveil 2015 »), quittera à présent le parti pour former sa propre formation. Il a laissé cette option ouverte.

    Vers un « Front National » allemand ?

    AfD est donc désormais en voie de devenir un « Front national » allemand, même s'il s'appuie toujours sur la pensée libérale d'outre-Rhin en matière économique. Il risque d'insister davantage sur les problématiques d'immigration. Le défi sera cependant de pouvoir reprendre la main sur le plan électoral. Après plusieurs succès en septembre 2014 dans trois Länder orientaux où AfD avait obtenu entre 9 et 13 % des voix, le parti a commencé à pâtir de ses divisions internes. En février et en mai, cependant, AfD est parvenu à franchir le seuil des 5 % à Hambourg et à Brême. Mais les sondages réalisés au niveau national ne lui attribuent plus que 4 % à 5 % des voix, alors que les libéraux de la FDP remontent lentement vers les 5 %. Bref, AfD commence à perdre sa base d'électeurs libéraux déçus. Dans ce cadre, regagner du terrain ne sera pas chose aisée. Les partis de droite extrême en Allemagne n'ont jamais réellement réussi à s'implanter historiquement en Allemagne fédérale.

    source : La Tribune :: lien

    Romaric Godin

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuFypukVpZNalhkBxH.shtml

  • Référendum : la Grèce à la croisée des chemins

    Demain, les Grecs se prononceront par référendum sur les propositions des instances monétaires internationales

    On frémit à l’idée du sort qui attend la population si les Grecs acceptaient les conditions draconiennes fixées par la trop célèbre « troïka », UE, BCE, FMI. Un nom qui évoquait sans doute trop la sinistre Tcheka, police politique de l’Union soviétique, ancêtre du KGB, et qui a été abandonné. Déjà, quatre enfants grecs sur dix vivent au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43 %, et près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans est au chômage. Or les coupes claires dans les budgets sociaux, qui ont frappé de plein fouet les couches les plus vulnérables, n’ont été d’aucun effet sur le niveau de la dette. Ce que proposent les instances monétaires internationales n’est ni plus ni moins que l’aggravation de cette politique folle.

    Une politique que défend, vent debout, la chancelière allemande… 
    Au fameux : « I want my money back ! » de Margaret Thatcher, correspond l’actuel « Ich will mein geld zurück ! » d’Angela Merkel. Laquelle invoque l’exaspération de son opinion publique devant ces milliards d’euros déversés en vain par les contribuables allemands dans le tonneau des Danaïdes grec. Il convient de rappeler que 90 % des fonds de sauvetage sont partis à destination des banques qui avaient prêté de l’argent à la Grèce avant la crise. Autrement dit, ce ne sont pas aux Grecs que les Allemands ont donné de l’argent, mais aux grands squales de l’establishment bancaire cosmopolite. Les Grecs ont certes mis en place des mesures d’austérité, privatisé et dérégulé leur économie, réduit les salaires et les retraites, et augmenté les impôts, mais tout cela en pure perte.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé les Grecs à voter « Non » au référendum de dimanche prochain 
    Un « Non » aux diktats des institutions européennes signifierait clairement la sortie de la Grèce de la zone euro et donc un retour à la drachme. Dès 2010, certains économistes, dont en France Jacques Sapir, ont avancé l’idée que la seule issue pour le pays est de sortir de la zone euro et de jouer à la baisse sa nouvelle monnaie nationale. Selon ces auteurs, la maîtrise monétaire enfin retrouvée est la seule solution pour permettre à la Grèce de prendre un second souffle, et à l’économie du pays de repartir. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier à Paris pour exprimer leur soutien au peuple grec. Dans le cortège, on notait, toute honte bue, un certain Jean-Luc Mélenchon, lequel, faut-il le rappeler, a appelé à voter oui au référendum sur Maastricht, et affirmait il y a à peine trois ans, je cite : « Que la sortie de l’euro est une solution d’essence maréchaliste ». Comme aurait dit le même maréchal « Les Français ont la mémoire courte »…

    http://fr.novopress.info/190207/referendum-grece-croisee-chemins/#more-190207

  • Régionales 2015 : des sondages favorables au FN

    Loin de ses tourments internes, le Front national avait de quoi se frotter les mains à la lecture des sondages publiés cette semaine.

     

    Car le parti de Marine Le Pen, même s'il apparaît toujours empêché par le plafond de verre du second tour, bénéficie d'intentions de vote favorables à six mois des élections régionales.

    Ce vendredi encore, une étude Ifop* pour le quotidien régional «Midi Libre» donne le FN en tête du premier tour en Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. Avec 27% des intentions de vote pour le premier tour, la liste conduite par le vice-président du parti, Louis Aliot, devance celle de Dominique Reynié (Les Républicains, UDI-Modem, 23%) et de Carole Delga (PS, 22%). Le compagnon de Marine Le Pen échouerait en revanche au second tour à 29%, derrière une liste PS-EELV à 39% et des Républicains à 32%.

    Texte

    Scénario à peu de choses près identique en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Ici, c'est la jeune députée du Vaucluse et nièce de la présidente du parti, Marion Maréchal-Le Pen qui emmène les troupes frontistes. Selon un sondage Ifop-Fiducial** pour «Paris Match», i-Télé et Sud Radio, elle se taillerait la part du lion au premier tour, avec 32% des intentions de votes, devant la liste Républicains-UDI (29%) et celle PS-PRG de Christophe Castaner (17%). Sauf qu'au second tour, c'est la liste Républicains, UDI et MoDem emmenée par Christian Estrosi qui raflerait la mise avec 35% des intentions de vote, devant la liste FN (33%) et une liste PS-PRG-Front de Gauche et EELV (32%).

    Dans la grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen réussirait en revanche à transformer l'essai. Selon un sondage OpinionWay*** pour «Le Figaro» et LCI dévoilé lundi, avant qu'elle ne déclara officiellement sa candidature, la présidente du FN serait élue dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie au second tour avec 37% des voix, contre 32% à Xavier Bertrand (Les Républicains) et 31% à Pierre de Saintignon (Union de la gauche).

    Dans la foulée, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, lançait un appel au «rassemblement de la gauche et des écologistes» pour «faire barrage» et «sauver la région du déshonneur et de la crise». Ce vendredi sur i-Télé, le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a appelé au «sursaut» et à se mettre «en rang de bataille» dans le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et en PACA. Même son de cloche du côté de son homologue écologiste, François de Rugy (EELV), qui a mis en garde jeudi contre un risque d'«auto-élimination» de la gauche aux régionales, souhaitant en particulier une alliance gauche-Verts en Nord-Pas-de-Calais/Picardie.

    notes

    *Sondage réalisé auprès de 917 personnes, représentatif de la population de la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon âgée de 18 ans et plus.

    **Sondage réalisé auprès de 905 personnes par questionnaire auto-administré en ligne du 23 au 26 juin 2015. Méthode des quotas.

    ***Sondage réalisé auprès de 859 personnes, par internet, du 25 au 29 juin. Méthode des quotas.

    source : Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFVAuElklTwAQRhWp.shtml

  • Nord-Pas-de-Calais-Picardie : pourquoi Martine Aubry n’y ira pas

    Assez logiquement, les camarades de Martine Aubry la pressent d’entrer dans la danse, ne serait-ce que pour sauver l’honneur dans cette région, l’une des plus grandes de France, et traditionnel bastion du PS.

    La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie est décidément au cœur des débats, à quelques mois des échéances électorales de décembre prochain. Xavier Bertrand est, évidemment, le premier à être parti dans la course. Il n’a pas grand-chose à perdre – ses intentions de vote aux futures primaires des Républicains sont des plus modestes – et tout à gagner en « nationalisant » le scrutin, puisqu’il rêvait d’affronter Marine Le Pen.

    Cette dernière, après de longues hésitations, a finalement décidé d’y aller. Son proche entourage était, semble-t-il, fort divisé sur la question. Et, au bout du compte, la présidente du Front national a finalement opté pour la moins mauvaise des solutions. Ne pas briguer cette région, pour elle emblématique, aurait pu signifier qu’elle refusait le combat, ce qui n’est jamais bon en termes d’image et de crédibilité politique. Pourtant, relever le gant pose d’autres problèmes : députée européenne, elle s’apprête à présider le groupe politique qu’elle a eu tant de mal à constituer. Candidate à la prochaine élection présidentielle, cette campagne vient un peu bousculer son emploi du temps. Pis : déjà empêtrée dans les querelles internes à son mouvement, comment expliquer à ses électeurs potentiels qu’elle se consacrera entièrement aux affaires du Nord-Pas-de-Calais-Picardie ?

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  • Jacques Sapir : référendum grec, le retour de la démocratie en Europe

    L’économiste revient sur la décision d’Alexis Tsipras de convoquer un référendum . Il y voit un geste « gaullien » qui symbolise le retour de la démocratie dans un espace européen dont elle était absente.

    Un spectre hante l’Europe

    Alexis Tsipras, dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », a décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il a pris cette décision devant ce qu’il faut bien appeler les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, il a délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste a provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. On le mesure au communiqué publié le samedi qui, dans une note de bas de page, confirme l’expulsion de fait de la Grèce hors de l’Eurogroupe. Nous sommes ici en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi. Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

    La déclaration d’Alexis Tsipras

    Le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision d’Etat grecque est un exemple de probité démocratique. Devant le comportement de ses interlocuteurs, et en particulier ce qu’il appelle un ultimatum, le Premier ministre grec en appelle à la souveraineté du peuple. Le texte, de ce point de vue, est extrêmement clair :

    « Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. (…) Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité » . [...]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jacques-Sapir-referendum-grec-le