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immigration - Page 800

  • La France, Corée de l’Ouest ?

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    Par Jean-Yves Le Gallou – Article initialement paru le 25 mai 2018. La France prend-elle exemple sur la Corée du Nord dans sa manière de traiter ses dissidents ? Si les camps de travail et les exécutions n’existent évidemment pas chez nous, il est malgré tout très inquiétant de constater une hystérisation du débat public et, plus inquiétant, un durcissement de la répression à l’encontre des dissidents.
    Censure contre les Identitaires, agression de Robert Ménard minimisée, condamnation d’Eric Zemmour pour délit d’opinion, lutte de Kim Jong-Macron contre les « Fake news »… La France est en train de devenir la Corée de l’Ouest.

    Un opposant politique molesté dans l’indifférence générale

    Imaginez un opposant à un dirigeant quelconque, molesté par des élus et sympathisants de partis institutionnels alors qu’il se rendait à une réunion publique. Imaginez que des membres du parti au pouvoir aient relayé l’appel à manifester contre lui et soient présents lors de l’agression.
    Imaginez que cet opposant, élu et personnage médiatique, soit jeté à terre et blessé.
    Imaginez, enfin, que l’ensemble de la classe politico-médiatique du pays rechigne à soutenir cet opposant au pouvoir.
    Si cela c’était passé en Russie, en Hongrie ou en Pologne, par exemple, le tollé en France aurait été général.

    Robert Ménard n’a pas eu cette chance. Il n’a pas eu, non plus, la même chance que Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait eu le droit à un hommage national et à une couverture médiatique totale après une légère altercation sur un marché, présentée comme une agression violente.

    Exemple parfait de ce traitement révoltant démontrant l’existence de la Corée de l’Ouest, cet article du Monde qui évoque un Robert Ménard « chahuté ».

    Malgré plusieurs centaines de victimes d’islamistes, Zemmour condamné pour blasphème sur l’islam

    Autre preuve que la France se transforme peu à peu en Corée de l’Ouest, la condamnation d’Eric Zemmour pour délit de blasphème. Dans la France de 2018, critiquer la religion de paix et d’amour vaut 5 000 €. Donner son avis sur la situation française et sur l’impact de l’immigration musulmane, alors que la France est en guerre contre le terrorisme islamiste, n’est toujours pas permis… à moins qu’on donne dans le « padamalgam » bien entendu !

    « On reconnaît un régime totalitaire au fait qu’on ne sait pas si le danger vient d’en haut ou d’en bas »disait Soljenitsyne. Entre les kalachnikovs et les condamnations pour délit d’opinion, la Corée de l’Ouest répond parfaitement à cette définition. Et le sage russe n’avait pas manqué de prévenir : « Aujourd’hui les dissidents sont à l’Est, mais bientôt ils vont passer à l’Ouest. »

    Censure d’Etat contre les patriotes

    Dans la plus pure tradition totalitaire, l’Etat a décidé de jouer un rôle de plus en plus important dans la censure des contenus patriotes et identitaires sur internet. La censure des pages Facebook de Génération Identitaire après leur opération – inattaquable sur le plan juridique – Defend Europe en est un exemple flagrant.

    Un préfet de la République – Frédéric Potier, délégué à la Dilcrah -, a confié à une entreprise privée – Facebook France -, dirigée par un autre préfet – Laurent Solly -, le soin de censurer une page sans procès ni recours.

    De loin, le marché semble limpide, les GAFA, très critiqués en ce moment pour leur irrespect pour la confidentialité des données de leurs utilisateurs, se plient aux exigences des gouvernements afin de montrer leur bonne volonté. Payant très peu de taxes en Europe, ils négocient avec les gouvernements un pacte de troc : censure contre impôt.

    Voilà comment la Corée de l’Ouest s’installe, lentement mais sûrement, par le biais de la plus totalitaire des actions : la censure.

    La lutte contre les « Fake News »

    Dans le même esprit, la Corée de l’Ouest entend indiquer quels sont les médias qu’il faut écouter et ceux qu’il faut mettre de côté. Certes, rien n’est imposé. Mais tout est fortement suggéré.

    La volonté de punir judiciairement les fameuses « fake news », ce que je préfère appeler des « bobards », est d’ailleurs amusante puisque les premiers fournisseurs de bobards sont bien entendu les médias dominants ! Chaque année, la cérémonie des Bobards d’Or est là pour le rappeler !
    Et leurs erreurs (volontaires ou non) sont bien évidemment infiniment plus dommageables que celles (bien rarement) diffusés par des médias alternatifs. D’abord parce que ces derniers n’ont pas les même moyens d’enquête, et encore moins les mêmes budgets. Mais surtout car l’audience des médias dominants est immense comparée à celle des médias alternatifs. Une désinformation de l’AFP est ainsi beaucoup plus grave qu’une approximation de RussiaToday ou de Breizh-Info par exemple.

    Et pourtant, ce sont bien les médias alternatifs qui sont visés.

    Désormais, Facebook propose des liens alternatifs lorsque son algorithme détecte qu’une information pourrait être fausse ou émane d’un média alternatif.
    Et ce fameux algorithme de Facebook ne s’arrête pas là puisque certains contenus émanant de médias alternatifs apparaitront moins dans les fils d’actualité de ceux qui, pourtant, les suivent.

    80 km/h : l’unanimisme des médias

    Une illustration aussi amusante qu’effrayante de la mise en place de la Corée de l’Ouest, c’est l’unanimisme des médias sur des décisions gouvernementales contestables. Exemple avec la future modification de la vitesse maximum autorisée sur les routes départementales. Quasiment toutes les rédactions françaises ont décidé de reprendre les mêmes éléments de langage pour minimiser l’impact de cette mesure.

    On pourrait penser que c’est un sujet anecdotique mais il s’agit en fait d’un signal clair que l’unanimisme médiatique atteint des proportions inquiétantes.

    Orwell en rêvait, la France – bientôt Corée de l’Ouest – est en train de le réaliser !

    Jean-Yves Le Gallou 14/08/2019

    Crédit photo : Montage réalisé par Polémia – Sources : Drapeau de la Corée du nord, domaine public / Emmanuel Macron en Russie [CC BY 4.0], via le site du Kremlin / Kim Jong-un [CC BY-SA 2.0], via Wikipédia

    https://www.polemia.com/france-coree-ouest-rediff-2/

  • L’Espagne a peur, suite à la recrudescence de viols par des migrants

    policia.jpgL’Espagne a peur. En moins d’un mois plusieurs viols ont été commis dans différentes provinces.
    En moins d’un mois plusieurs viols ont été commis dans différentes provinces et notamment dans deux villes principales, dirigées par des maires de gauche et d’extrême gauche, très favorables à l’accueil des migrants clandestins, qu’ils soient mineurs ou adultes, et dont certains quartiers ont été transformé en d’authentiques ghettos.
    A Bilbao, une jeune fille de 18 ans a été violée en groupe, dans un parc, par des mineurs clandestins d’origine algérienne.
    Quatre d’entre eux ont été libérés par le tribunal, relâchés après avoir déclaré qu’ils avaient violé une jeune fille de 18 ans, sous la menace d’une arme à feu, et sont sortis en riant, criant et se moquant ouvertement des journalistes présents et des passants.
    Cela a choqué et provoqué la colère d’une partie de la population, qui subit depuis des mois les agressions, les vols et les viols de ces migrants clandestins, mineurs ou adultes, d’origine maghrébine pour la grande majorité.
    Par la voix de son président, Santiago Abascal, le Parti Vox a manifesté publiquement son indignation et sa colère, après cette libération : « Ils devraient êtres chargés de chaines et mis dans un avion pour l’Algérie, afin d’y purger leurs condamnations et ne jamais revenir en Europe, et ils sont de nouveau dans nos rues, en train de rire, et la dictature socialiste ne se préoccupe que de la xénophobie, c’est dégoûtant. »
    Toujours à Bilbao, dimanche dernier, à la sortie du métro, un jeune homme de 22 ans a été agressé et dépouillé de son portefeuille et de son portable, par deux racailles, dont l’une âgé de 27 ans, qui l’ont ensuite entraîné, sous la menace d’un couteau, vers le marché aux poissons, dans la rue Iturribide, à Otxarkoaga, devenu l’un des quartiers les plus sensibles de la ville basque, où ils l’ont obligé à leur pratiquer des fellations, selon le quotidien « El Correo ».
    A Barcelone (Catalogne), c’est encore un maghrébin qui a agressé et volé une femme âgée de 87 ans qui se déplaçait en fauteuil roulant, afin de lui arracher son collier en or et s’est enfui en courant.
    Cela s’est passé vers 18 h 30, dans le quartier « Sant Vicenc del Raval ».
    Deux policiers catalans, « Los Mossos », qui le suivaient depuis un moment l’ont appréhendé quelques dizaines de mètres plus loin.
    Il était déjà connu des autorités pour de nombreux vols.
    Actuellement, selon les services de police, plus de 20 agressions quotidiennes sont enregistrées à Barcelone. Un chiffre jamais atteint auparavant dans cette ville.
    Après Barcelone, c’est Bilbao, actuellement le chemin le plus sûr vers la France, qui est devenue l’une des villes les plus vulnérables d’Espagne, à cause de cette migration clandestine incontrôlée, et acceptée par les socialistes qui gouvernent momentanément.
    Le viol tout récent d’une jeune femme, sur la plage de Cullera, à quelques kilomètres au sud de Valence, par deux mineurs clandestins, a soulevé une émotion considérable également dans cette province qui accueille à bras ouverts les migrants clandestins.
    Les services de police signalent que les provinces les moins menacées par les agressions, vols et viols commis par cette invasion migratoire, sont les provinces andalouses, celles du sud de la péninsule où justement débarquent les migrants et la raison est que tous ces migrants poursuivent leur pénétration vers le nord et que c’est à partir des provinces de Murcia, Alicante et, surtout, Valence, Barcelone et, à présent, la province basque, qui sont les plus menacées.
    © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

  • Voici comment Wikipedia présente maintenant le « grand remplacement »

    Au fil du travail des militants gauchistes et cosmopolites, protégés par la direction de Wikipedia, la notion de Grand Remplacement (simple et évident constat que la population française de souche est en cours de remplacement par des populations immigrées) est présentée sur l’encyclopédie en ligne de façon de plus en plus mensongère.

    C’est une réalité qu’il ne faut pas nommer, pour les cosmopolites : il ne faudrait pas que les Français s’inquiètent tant qu’ils peuvent encore réagir.

    On passe ainsi d’un simple « concept » à, accrochez votre ceinture, « une théorie complotiste d’extrême-droite, raciste et xénophobe, aux origines néo-nazies et antisémites », ce qui est grotesque en tous points.

    Aucune description de photo disponible.

    Sur ce sujet, on peut bien sûr lire le livre de Renaud Camus (celui qui a popularisé cette expression éloquente), le Grand Remplacement, ainsi que le Grand Remplacement, réalité ou intox ? du spécialiste des migrations Jean-Paul Gourévitch.

    http://www.contre-info.com/

  • États-Unis : Donald Trump interdit l’octroi de visas et de cartes vertes aux immigrés bénéficiant des aides publiques

    Mise au point par un conseiller du président américain Donald Trump, la mesure visant à interdire aux migrants pauvres l’octroi d’un visa et de la carte verte a été présentée ce lundi 12 août. Une mesure qui s’inscrit dans une politique ayant comme objectif de limiter l’immigration légale et illégale.

    L’administration américaine a présenté ce lundi 12 août une mesure visant à refuser l’octroi de visas et de carte de résident temporaire aux personnes ne disposant pas de revenus suffisants ou bénéficiant d’aides sociales, de bons d’alimentation, d’aide au logement ou de la couverture Medicaid.

    Plusieurs centaines de milliers de personnes concernées

    Cette mesure, qui a été mise au point par Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, entrera en vigueur le 15 octobre et concernera plusieurs centaines de milliers de personnes défavorisées. Le Centre national immigrant justice (NILC) a immédiatement annoncé qu’il allait contester cette mesure devant les tribunaux, affirmant que cette dernière était motivée par la discrimination raciale.

    La mesure fait partie de la politique engagée par Donald Trump afin de limiter l’immigration légale et illégale, question qu’il entend placer au centre de la campagne pour sa réélection en 2020. Selon des experts, ce document de 837 pages est le plus draconien de toutes les mesures prises par l’actuelle administration américaine depuis son entrée en fonction en matière d’immigration. […]

    ouest-france.fr

    http://www.fdesouche.com/1248279-etats-unis-donald-trump-interdit-loctroi-de-visas-et-de-cartes-vertes-aux-immigres-beneficiant-des-aides-publiques

  • La carte bancaire offerte aux demandeurs d’asile coûte 42 millions d’euros par mois aux contribuables français

    C’est donc au détour d’une réforme de la carte bancaire des demandeurs d’asile gérée par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) qu’il est possible d’avoir enfin confirmation de quelques éléments concernant la générosité de la République avec les immigrés qui affluent.

    Chaque mois l’Allocation pour demandeurs d’asile (ADA) est allouée à chaque immigré demandeur d’asile pendant la procédure de traitement de sa demande. Cette Allocation pour demandeurs d’asile peut aller d’environ 7 euros par jour, soit quelque 210 euros par mois pour un célibataire, à beaucoup plus pour un couple avec enfants.

    Actuellement, 151.000 personnes bénéficieraient de l’Allocation pour demandeurs d’asile, pour un coût mensuel d’environ 42 millions d’euros.

    Les immigrés demandeurs d’asile reçoivent pour cela une carte bancaire.

    En marge, on apprend aussi que se profile un débat parlementaire sur l’immigration suite, notamment, aux problèmes de campements de rue rencontrés par les élus locaux.

    A suivre.

    https://www.medias-presse.info/la-carte-bancaire-offerte-aux-demandeurs-dasile-coute-42-millions-deuros-par-mois-aux-contribuables-francais/111409/

  • Beaucoup à prendre chez Alain Finkielkraut, peu à laisser !

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    Les épisodes honteux dont Alain Finkielkraut a été victime et qui m’ont indigné – je n’étais pas le seul – rendent difficile un regard critique sur lui, ses propos et ses analyses.

    Je vais m’y risquer parce qu’il ne serait pas lui-même s’il exigeait de ceux qui l’estiment et la plupart du temps l’approuvent une inconditionnalité de principe.

    Quand il affirme : « Je me vois en butte à une détraction monstrueuse dès que j’ouvre la bouche », il me semble qu’il exagère. Je suis toujours surpris de voir à quel point des esprits brillants omniprésents dans la vie intellectuelle et médiatique – il n’est par exemple pas un sujet, du sport à l’immigration, sur lequel Alain Finkielkraut n’ait pas donné son avis – acceptent mal la rançon de cette lumière et de l’importance légitime qu’on leur donne.

    Cette rançon est à la fois nécessaire et inévitable. Quelle serait donc cette démocratie où certains s’octroieraient une totale liberté d’expression quand d’autres devraient la subir sans réagir, même s’ils peuvent avoir mille fois tort dans leurs répliques ? Je me souviens de mes échanges, un soir, avec ce cher Michel Onfray, où je le sentais blessé par des attaques selon lui intolérables et où je l’avais en quelque sorte rassuré en soulignant qu’elles étaient l’obligatoire contrepartie de ses succès, de son exposition et de son aura. Infiniment petit par rapport à eux, c’est pourtant une donnée que j’ai toujours intériorisée. Penser, parler et écrire librement, c’est permettre à autrui de le faire à notre encontre dans le même registre.

    Par ailleurs, Alain Finkielkraut déplore – et ce n’est pas la première fois – qu’« aujourd’hui les règles minimales de la civilité et de la conversation civique ne soient plus respectées ». Dans la vie sociale et dans l’éducation, par exemple. Il a raison, mais puis-je regretter que, sur un plan personnel, au regard des expériences négatives que j’ai eues avec lui, il n’ait jamais jugé bon d’appliquer ces excellents principes ? Ma déception vient du fait que, dans le domaine de l’urbanité, on ne peut tolérer d’un être comme lui la théorie sans la pratique.

    Un Alain Finkielkraut à laisser peut-être mais à prendre pour l’essentiel !

    Quelques fulgurances (L’Union).

    « L’antiracisme qui est le principe premier de toute morale devient fou […] On est traité de raciste pour un oui ou pour un non […] La France n’est pas un pays antisémite même si l’antisémitisme s’exprime à nouveau dans les rues […] Nous ne sommes pas à l’âge des violences policières mais à celle de la banalisation des violences anti-policières […] La peur a changé de camp. Ce sont les flics qui ont la trouille et ils ont raison d’avoir la trouille. »

    Une lucidité exemplaire.

    En revanche, pour aborder la problématique du « pouvoir politique » qui, selon lui, serait « faible » et « remplacé par le pouvoir médiatique », il pourfend durement Edwy Plenel et Mediapart « s’enivrant de leur propre puissance. Ils ne nous font pas vivre dans une société de transparence mais de surveillance. »

    Je continue à penser que ce procès global est injuste. J’ai déjà dit ici à quel point Mediapart pâtissait ou bénéficiait d’un clivage entre une idéologie délétère – en substance, contre l’identité française et la civilisation européenne – et un remarquable travail d’investigation.

    Le pouvoir médiatique existe, je l’admets. Mais il est sous vigilance, il n’est pas dictatorial ni omnipotent. Il peut être condamné.

    Entre la transparence et la surveillance, je voudrais faire un sort à une société qu’on oublie trop : celle de l’exigence. Exigence des politiques, d’abord à leur égard. Exigence des élites dont l’exemplarité faillible et imparfaite a fait le lit de tous les déficits démocratiques, exigence d’une morale publique à tous les niveaux. Tenir ce qu’on promet. Être à la hauteur de son pouvoir. Justifier la confiance qui vous a été octroyée.

    Société d’exigence dont les médias devront être une première incarnation. Pour être légitimes dans les leçons qu’ils donnent et les bouleversements politiques et judiciaires qu’ils causent.

    Beaucoup à prendre chez Alain Finkielkraut, peu à laisser !

    Extrait de : Justice au Singulier

    Philippe Bilger

    https://www.bvoltaire.fr/beaucoup-a-prendre-chez-alain-finkielkraut-peu-a-laisser/

  • Matteo Salvini se moque de Richard Gere pour son ingérence dans la crise migratoire

    Open Arms.jpgAlors que l’Italie ne lâche pas prise dans sa lutte contre la migration clandestine, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini s’est moqué de l’acteur Richard Gere qui était monté à bord du navire humanitaire Open Arms, où 160 migrants sont bloqués, en lui conseillant... de les accueillir dans ses villas à Hollywood.
    Depuis une semaine, le navire humanitaire Open Arms se trouve au large de l'île italienne de Lampedusa avec 121 migrants à bord.Ceux-ci ont reçu le 9 août la visite de la star de «Pretty Woman», Richard Gere. L’acteur a pris la défense des ONG et des migrants samedi lors d'une conférence de presse à Lampedusa.

    «Étant donné que ses amis de l’ONG comptent 180 immigrants à bord, je suis convaincu que le généreux millionnaire les accueillera tous dans ses villas. Ai-je tort?», a twitté M.Salvini.

    «Sachant que ce généreux millionnaire exprime son inquiétude pour le sort des migrants d’Open Arms, nous le remercions. Il peut les ramener à Hollywood, dans son avion privé, avec toutes les personnes à bord et les soutenir dans ses villas. Merci, Richard!», a-t-il encore commenté.[...]
    En savoir plus sur sputniknews.com
    Sur le même thème lire aussi: 
    ➜ 251 migrants désormais à bord de l'Ocean Viking
    ➜ L'Italie durcit ses mesures contre les navires des ONG humanitaires

    https://www.peupledefrance.com/2019/08/matteo-salvini-se-moque-de-richard-gere.html

  • Le Pape François s’en prend au «souverainisme», Marine Le Pen lui rétorque sur le «christianisme»

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    Dans une interview à La Stampa, le Pape François a mis en garde contre le souverainisme et le populisme, jugeant que le suffixe «-isme» «ne fait jamais de bien». Cette prise de position n’a pas été du goût de Marine Le Pen qui a rappelé au souverain pontife que les mots «christianisme» et «catholicisme» avaient le même suffixe.

    Se disant «inquiet» par ce qu’il entendait aujourd’hui «des discours qui ressemblent à ceux d’Hitler en 1934 », le Pape François a qualifié le souverainisme d’«attitude d’isolement» et d’«exagération» qui «finit toujours mal» et «conduit à des guerres», indique son interview au quotidien italien La Stampa.

    «Un pays doit être souverain, mais pas fermé. La souveraineté doit être défendue, mais les relations avec les autres pays et avec la Communauté européenne doivent également être protégées et promues», a-t-il expliqué.

    Également interrogé sur le populisme, il a déclaré qu’il avait le «même discours» et que cette doctrine politique menait en fin du compte au souverainisme.

    «Ce suffixe en “-isme” ne fait jamais de bien», a-t-il conclu.

    Marine Le Pen réagit

    La présidente du Rassemblement nationale Marine Le Pen a qualifié la déclaration du Pape d’«affligeante» et lui a rappelé que parmi les mots qui se terminaient en «-isme» figuraient «christianisme» et «catholicisme».

    Sputnik

    Photo : © Sputnik . Kristina Afanasyeva

    https://www.alterinfo.ch/2019/08/11/le-pape-francois-sen-prend-au-souverainisme-marine-le-pen-lui-retorque-sur-le-christianisme/

  • Salvini et la nouvelle crise italienne

    6a00d8341c715453ef0240a4745aca200c-320wi.jpgLe 4 août encore, le Corriere della Sera publiait une enquête Ipsos tendant à démontrer que 63 % des Italiens étaient encore convaincus que le gouvernement resterait en place, ceci en dépit des désaccords de plus en plus évidents entre Matteo Salvini et Luigi Di Maio. Et puis, quatre jours plus tard, le 8 août, la nouvelle de la rupture tombait. Il s'agit pour un quotidien tel que Le Monde, d'une "d'une crise gouvernementale surprise".

    Les rédacteurs de cet organe officiel, toujours si bien informés, ne l'avaient pas ressentie comme inévitable.

    Bien entendu les commentateurs agréés s'emploient à nous en distiller les motifs, au point que l'on ne comprend plus les faits.

    En fait, la première cause de la décision de Matteo Salvini, de dissoudre de son alliance contre nature avec Cinq Étoiles et de provoquer des élections anticipées tient, d'abord, à une analyse de la volatilité de l'électorat italien en regard du désir non assouvi d'une force de gouvernement.

    Rappelons en effet qu'en 2014, le sauveur de la gauche et de la démocratie, peut-être même de toute la social-démocratie du Vieux Continent, Matteo Renzi avait obtenu 40,8 % des voix aux élections européennes. Un triomphe. Mais quatre ans plus tard son parti démocrate est réduit à 22,9 % des voix et il perd 201 sièges.

    À l'inverse, depuis cette date, la droite italienne, car c'est de cela qu'il s'agit, s’est progressivement regroupée autour de Salvini et sur la base d'une volonté d'enrayer l'immigration. Aux européennes de mai 2019, sa liste obtient 34 % des voix et les sondages le créditent de 36 à 38 % : or, c'est exactement le score qu'il avait obtenu en 2018, mais à l'époque sa Ligue se présentait dans le cadre d'une coalition, laquelle incluait Forza Italia, le parti de Berlusconi. Il s'est donc passé que celui-ci, aujourd'hui âge de 83 ans, apparu sur la scène politique de la Péninsule du fait la crise de mani pulite, devenu président du conseil en 1994 a désormais fait son temps. Une fenêtre est ouverte pour son remplacement, Salvini s'y est engouffré.

    Pour mieux unifier son camp, celui-ci s'est emparé du mécontentement des classes moyennes devant l'hyper fiscalité. Le 7 août, veille de sa rupture officielle, c'est sur le slogan d'une "flat tax" habilement vantée comme une mesure d'efficacité favorable aux travailleurs italiens, qu'il redéployait sa propagande, s'opposant au président du Conseil Giuseppe Conte.

    Désormais de futures batailles parlementaires puis électorales se dessinent dans la Péninsule.

    La droite a trouvé son chef de file, et son programme ressemble fort à celui de tous les nationalistes italiens, depuis toujours[1] : gouverner ce pays disparate, dont l'unité ne remonte guère en deçà de 1861.

    La gauche semble, dès aujourd'hui, en train de se regrouper sur la base du refus de ce pouvoir naissant, avec des arguments et des réseaux qui ressemblent à ceux de nos radicaux-socialistes de la première moitié du XXe siècle. Elle cherche même en ce moment à construire une alliance alternative englobant certains débris de Forza Italia, mais elle retrouvera difficilement les électeurs de Berlusconi. En revanche, avec l'appui discret du président de la république, de la technocratie bruxelloise et même du Vatican, elle s'emploie à récupérer les restes du "populisme", c'est-à-dire ceux du mouvement Cinq Étoiles en déconfiture.

    Retournant à un choix entre la droite et la gauche, l'intermède dégagiste et populiste, semble avoir fait long feu.

    JG Malliarakis 

    Apostilles

    [1] cf. la recension par Romano Ruggiero des livres de P. Guichonnet "L'Unité italienne" et de M. Vaussard, "De Pétrarque à Mussolini, Évolution du sentiment nationaliste italien".

    https://www.insolent.fr/