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JT du mardi 20 octobre 2015 TVL
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Zoom : Charles de Meyer : « Aidez-nous ici, à les aider là-bas ! »
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JT du lundi 19 octobre 2015 TVL
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L’armée irakienne trouve des missiles américains abandonnés par les djihadistes de l’Etat Islamique

L’armée irakienne a découvert un hangar rempli d’armes américaines, notamment des missiles TOW-2, dans une zone venant d’être libérée des djihadistes de l’Etat Islamique.
C’est loin d’être la première fois que du matériel de pointe américain se retrouve chez les djihadistes. Des missiles TOW-2 ont déjà été découverts tant chez les fanatiques de l’Etat Islamique que chez leurs concurrents du Front al-Nosra.
Le Pentagone prétend que ces armes « ont disparu l’année dernière ».
Les médias irakiens rapportent toutefois que les munitions et les roquettes avaient été parachutées par les Américains.
« Il est dommage que nos collègues américains ne se mettent pas du côté de ceux qui se battent contre le terrorisme et qui condamnent les attaques terroristes. Deux poids deux mesures ! Nous devons malheureusement le constater de nouveau. », a commenté le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
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Que de mensonges sur les destinataires des armements us en Syrie !
Entre les mains de qui donc ont atterri la cinquantaine de tonnes d’armes et de munitions américaines larguées par avion, et les centaines d’antichar TOW dépêchés par d’autres voies.
Une question légitime sachant que la plupart des milices en Syrie combattent soit avec Daesh, soit avec le front al-Nosra, toutes deux émanation de la nébuleuse wahhabite takfiriste Al-Qaïda.
Une question dont la réponse peut paraitre difficile car les protagonistes concernés, les envoyeurs, lui donnent des réponses contradictoires, voire mensongères.
FSD ou Coalaition arabe
Curieusement, depuis la nouvelle du largage, de nouvelles milices ont vu le jour. Celle qui revient le plus souvent est la coalition des Forces de la Syrie démocratique (FSD).
La chaine satellitaire pro saoudienne al-Arabiyyat a fait état qu’elle était la destinataire des armements américains largués dimanche dernier.
Justement, ce jour-là, les dirigeants militaires de cette pseudo-coalition se sont manifestés.
Elle serait formée de quelque 13 factions, kurdes, syriaques et arabes.
Une source informée a assuré pour al-Akhbar que ce sont les unités kurdes qui en constituent la colonne vertébrale, et qu’elles ont décidé de faire participer dans ses rangs des groupuscules arabes pour lui donner un caractère syrien et alléger les pressions que les Turcs pourraient exercer sur les USA.
Déclaration qui va dans le même sens que les propos du porte-parole du Pentagone Peter Cook qui a supposé qu'une partie des munitions larguées dans la province syrienne d'Hassaké aurait pu tomber entre les mains des Kurdes combattant Daesh.
Un peu de tout
Dans les noms de ces milices publiés par le journal libanais al-Akhbar, elle comporte un peu de tout : la milice kurde Unités de protection du peuple (kurde), celle du Conseil militaire syriaque et de la Brigade des Seljukides. Elles semblent être destinées à représenter les minorités syriennes. Et il y a aussi celle baptisée Unités de la protection de la femme, censée représenter les femmes syriennes (faut-il supposer).
Sont également cités Chams al-Chamal (soleil du nord), Souwwar Raqqa (les révolutionnaires de Raqqa), Brigade de la libération, Bataillon-99. Des milices inconnues ou sans assise et qui devraient a fortiori servir à remplir la liste.
Quatre autres milices ont également été signalées séparément ce dimanche-là : Forces Sanadid, Bourkane al-Fourat (Volcan de l’Euphrate), Rassemblement des brigades al-Jazira, et l’Armée des révolutionnaires (qui comprend le front des Kurdes, le bataillon 99, les Opérations spéciales 455, Ahrar alZawiya, Bataillon Sultan Selim, Brigade des martyr d’Atareb, ).
Coalition arabe à composante kurde
Or dans sa réunion de jeudi, FSD est sortie avec une autre version de la distribution de ses milices, rendant compte de la présence d’une formation qui s’appelle la Coalition arabe syrienne. Il s’avère que celle-ci rassemble les quatres milices précitées et où la composante kurde est importante: dans l’Armée des révolutionnaires, et dans les Brigades d’al-Jazira au moins.
On ne comprend pas comment se fait il qu’elle soit arabe.
Le contenu du communiqué fondateur qui a indiqué comme objectif des FSD de combattre les forces qui sont l’ennemi du peuple syrien et à leur tête Daesh et de remercier la coalition internationale et à sa tête les États-Unis, n’explique pas assez les raisons de ce remaniement des milices.
il faut croire que les avertissements kurdes peuvent le faire. En effet, au lendemain du largage des armements us, Ankara a haussé le ton, mettant en garde aussi bien les Américains que les Russes contre toute tentative d’armer les Kurdes.
C’est au lendemain de ces avertissements que la Coalition arabe syrienne a vu le jour, dans les déclarations des dirigeants américains .
Mensonges us et mensonges saoudiens
"Les munitions larguées depuis des avions cargo C-17 ont été reçues par des groupes arabes, dont les chefs ont été soigneusement vérifiés. Ces groupes font partie de la +Coalition arabe syrienne+ qui mène des combats dans le nord-est de la Syrie où se trouve le bastion de l'EI", a annoncé à RIA Novosti un représentant du service de presse du Pentagone sans mentionner les peshmergas (combattants kurdes).
On se sait qui des reponsables américains faut-il croire.
Concernant les TOW, on constate la même approche mensongère de la part de l’Arabie saoudite qui les envoie avec le feu vert américain.
« Les bénéficiaires seront l’Armée de la conquête, l’Armée syrienne libre et le Front Sud, mais pas Al Nosra (= Al-Qaïda) ni l’Etat Islamique (Daesh) », a dit un responsable saoudien pour la BBC sous le couvert de l'anonymat. (Source RT)
Or la milice du front al-Nosra combat aussi bien dans l’armée de la conquête dont l’appellation arabe est Jaïch al-Fateh que dans le front du sud.
Alors que l'Armée syrienne libre, n'existe presque plus. la preuve, elle n'a même pas été signalée dans la coalition FSD.
Une fois les mensonges décortiqués, il devient certes facile de deviner qui sont les destinataires des armements américains en Syrie !
source : Al manar :: lien
http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuVEAEpVplOGvZZfm.shtml
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Des dignitaires du Proche-Orient ont-ils commandité l’attentat de Charlie Hebdo ?
Une interview parue ce dimanche dans Le Parisien jette un éclairage nouveau sur les attentats du début de l’année, attentats qui furent l’objet d’une récupération sidérante de la part du pouvoir en place. Pourtant, dans cette interview, Valérie M, la dernière compagne de Charb (le directeur de l’hebdomadaire visé par l’attentat) donne une version différente de celle officiellement acceptée (des islamistes plus ou moins isolés qui auraient agi seuls ou avec la complicité de daesh). Elle s’étonne elle-même qu’au niveau de la justice, aucune recherche n’aille dans un sens alternatif.
D’abord, elle replace les choses dans leur contexte : L’hebdomadaire allait très mal, étant à la limite de la cessation de paiement, ce qui nécessitait des apports d’argent frais pour qu’il puisse continuer à vivre. Il avait bien fait appel à ses lecteurs, mais l’appel fut infructueux, en tout cas les sommes récoltées restant bien inférieures aux besoins. C’est pourquoi, toujours selon Valérie M (qui, rappelons-le, était intime de Charb, puisque sa dernière compagne), Charb a dû trouver d’autres financiers. Et Valérie M d’ajouter : « Dans cette quête, il a été mis en relation avec beaucoup de personnes différentes, parmi lesquels des hommes d’affaires, notamment du Proche-Orient, avec qui il passait des soirées. Il n’a jamais voulu me dire qui était l’intermédiaire qui lui permettait de rencontrer ces personnes. Il le désignait simplement en disant « mon contact ». En rentrant de ces soirées, il rigolait en me disant qu’il leur avait fait du charme, que ces gens-là étaient capables de lâcher 100 000 € comme on en dépense 10. Je n’ai jamais su non plus qui étaient ces riches hommes d’affaires. »
Qui étaient réellement ces personnes promettant de financer un hebdomadaire insane, christianophobe, islamophobe, incarnant la laïcité dans sa version la plus détestable ? On ne le sait pas et Valérie M reproche aux enquêteurs de ne pas chercher à le savoir. Et en effet, c’est la bonne question. Car, en filigrane, il semble bien que ces gens, dont on sait qu’ils sont originaires du Proche-Orient, ont dû collecter des informations essentiels au contact du directeur de Charlie Hebdo, notamment pour connaître le lieu et l’heure où l’équipe de rédaction se réunissait. Il faut savoir que depuis l’incendie criminel des locaux de l’hebdomadaire en novembre 2011, toutes ces informations étaient secrètes et très peu étaient les personnes qui les savaient. Pourtant les frères Kouachi, eux, les connaissaient quand ils ont commis leur attentat. Comment les ont-ils connues ? Cette question reste pour le moment sans réponse !
En réalité, ce qu’esquisse Valérie M., c’est que les personnes que Charb rencontrait (pensant qu’elles auraient été des mécènes pour le journal) auraient, en réalité, pu être les commanditaires de l’attentat. Charb, dont on sait que l’intelligence n’était pas le point fort, ne semblait s’être rendu compte de rien, pensant parler à des amis, là où il y parlait à ses futurs assassins. Ceci est corroboré par Patrick Pelloux, collaborateur de l’hebdomadaire, qui dit lui : « Je sais aussi qu’il [Charb] se démenait pour trouver de l’argent, même s’il était très discret là-dessus. Il m’a dit qu’il voyait des gens riches, des banquiers, des hommes d’affaires, mais je n’ai pas su qui exactement. En tout cas, il m’avait dit une fois en riant que certaines personnes qu’il voyait n’étaient pas vraiment dans l’esprit du journal, mais ce qui lui importait, c’était de sauver Charlie. »
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Invasion migratoire : à Bruxelles, sommet de dupes, la Turquie grande bénéficiaire
Entre les promesses non tenues qui s’accumulent et les concessions bien réelles à la Turquie, le dernier sommet de l’Union européenne consacré à la crise migratoire ressemble fort à un nouveau marché de dupes.
Les hotspots destinés à canaliser et comptabiliser les « migrants » ? Promis et pas tenus, sauf deux en sous-effectif flagrant, à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). La zone tampon « démilitarisée » le long de la frontière turco-syrienne afin d’accueillir les réfugiés ? Aux oubliettes. Les renforts pour Frontex et l’EAS0, le bureau européen d’appui à l’asile, l’agence chargée d’aider les pays européens à gérer les frontières extérieures de l’UE ? On les attend encore. Les assauts de fermeté des dirigeants allemands ou français, expliquant que seuls les « vrais » réfugiés seraient accueillis et les migrants économiques refoulés ? Des ronds dans l’eau du marécage médiatique. Sommet après sommet, l’Union européenne accumule les promesses de fermeté non tenues et les renoncements bien réels.
Rien de surprenant donc à la lecture du bilan de celui qui s’est clos hier. Côté nouvelles promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, la création d’un corps de garde-frontière européen… Ce pas acté, mais pour Hollande, « l’idée a progressé »… c’est dire si le projet a peu de chance de voir le jour avant la fin des temps. Afin de soigner l’image humanitaire de tout le monde, l’Union européenne ouvrira six camps d’accueil pour réfugiés dans le sud de la Turquie et pour rassurer la Grèce et la Bulgarie il est prévu une fois de plus un renforcement de la coopération entre Frontex, les garde-côtes grecs et les garde-côtes turcs.
La Turquie puisqu’on en parle, qui est la principale bénéficiaire des renoncements de l’UE. Le pays, qui accueille plus de deux millions de Syriens, est en effet en position de force face à l’UE. C’est lui qui est en mesure d’ouvrir ou de fermer (du moins partiellement) les vannes des flots de « réfugiés » qui déferlent sur l’Europe.
Renoncement financier, tout d’abord, puisque Bruxelles, qui envisageait de payer un milliard d’euros à Ankara pour l’aider à garder ses « réfugiés » sur son sol, va finalement en débourser trois. Trois milliards pour avoir l’illusion que la Turquie nous aide à contenir l’invasion migratoire, c’est cher.
Illusion, car quand bien même le pays en aurait la volonté politique (ce qui reste à démontrer, le contraire étant même assez solidement étayé), l’état de corruption endémique dans lequel il baigne garantit aux « passeurs » la complaisance nécessaire à tous les échelons de l’administration turque pour accomplir leur besogne.
En tout état de cause, les détails de ce financement, qui est sur la table depuis le 5 octobre, seront discutés par Jean-Claude Junker, qui a carte blanche, et ses homologues turcs. La seule nouveauté du sommet d’hier, c’est que ce sera finalement Angela Merkel qui ira à Ankara dimanche 18 cueillir les lauriers de l’accord, raffermir ainsi la traditionnelle alliance turco-allemande, et confirmer son image de conductrice de l’Union européenne.
Car c’est évidemment Merkel qui a pesé de tout son poids auprès de ses « partenaires » (vassaux ?) européens pour obtenir cet accord. La chancelière semble enfin avoir réalisé qu’elle a ouvert avec ses promesses d’accueil de « réfugiés » une véritable boîte de Pandore, cherche maintenant à limiter la casse.
Aussi l’Europe de Bruxelles a-t-elle cédé sur tous les points d’achoppement avec la Turquie. De manière relativement symbolique à ce stade – et en tout cas très floue —, Merkel a annoncé que les Européens avaient convenu de relancer le processus d’adhésion de la Turquie et d’ouvrir de nouveaux chapitres de discussions. Lesquels ? mystère.
Bien plus concrète en revanche est l’avancée de l’ex-Sublime Porte vers l’intégration dans l’espace Schengen. Première étape, la Turquie sera inscrite sur la liste européenne des « pays sûrs », probablement dès le 18 novembre. Cette liste permettrait de renvoyer plus rapidement certains migrants vers leur pays d’origine au motif qu’il respecte les droits de l’homme et que les migrants qui y seraient renvoyés ne risquent rien à retourner dans leur pays. Plus qu’un outil de régulation des flux migratoires, cette liste valide en fait la conformité du pays en question avec les critères idéologiques européens. elle permet au pays en question d’assister à des sommets européens (quelle veine !) et constitue un préalable aux négociations les plus sensibles…
Deuxième étape, l’exemption de visas pour les 78 millions de Turcs soit l’entrée de facto dans l’espace Schengen. De nombreux pays européens y rechignent encore, cela se fera donc par étapes, dans l’immédiat par une libéralisation de l’octroi de visas pour les hommes d’affaires et les étudiants turcs.
François Hollande a cependant dit avoir « insisté pour que, si libéralisation des visas il doit y avoir, avec la Turquie, ce soit sur des bases extrêmement précises et contrôlées ». Une libéralisation des visas sur des critères très souples semble donc à l’ordre du jour.
Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d'obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L'interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.
Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d’obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L’interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.
Enfin, signalons pour la bonne bouche que rien évidemment n’a été dit au sujet de Chypre, membre de l’UE occupé par la Turquie ni sur le non-respect par la Turquie de la Convention de 1951 sur les réfugiés, qu’elle a signée et ratifiée, mais dont elle refuse de faire bénéficier les millions de Syriens, Irakiens et autres présents sur son sol. Les droits de l’homme régulièrement bafoués sont balayés sous le tapis, les craintes de dérive autoritaire du président islamo-conservateur Erdogan passées par pertes et profits… Quant au soutien passif (refus pendant longtemps de mettre à disposition de l’OTAN ses bases aériennes pour les frappes anti-EI…) ou actif (fournitures d’armes, libre-circulation des djihadistes étrangers vers la Syrie, attaques coordonnées contre les Kurdes…) de la Turquie à l’État islamique, il faudrait perte bien malpoli pour évoquer de telles inconvenances…
Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles, l’Union européenne, pour régler la crise migratoire est en train d’accorder un brevet de bonne conduite à l’un des boutefeux qui a embrasé la Syrie… et favorisé par tous les moyens ladite crise.
Charles Dewotine
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Frappes de drones US : un nouveau lanceur d’alerte déballe
C’est l’une des toutes dernières scènes de « Citizen Four », le documentaire de Laura Poitras sur Edward Snowden, oscarisé l’an passé. On y voit le lanceur d’alerte se faire expliquer par le journaliste Glenn Greenwald la teneur de nouvelles informations obtenues par une personne présentée comme une source inédite.
Un autre « whistleblower ». Qui lèverait, cette fois, le voile sur les frappes de drones américaines menées à l’étranger, notamment à partir d’une base située en Allemagne.
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Guerre en Syrie : l’autre propagande
La majorité des commentaires journalistiques sur la guerre en Syrie s’accompagne de doigts pointés sur des cartes permettant, paraît-il, de se faire une idée précise sur la situation des combats. Des cartes faussées, selon le docteur et chercheur associé à l’université d’Aix-Marseille, Olivier Hanne.
Généralement, les zones contrôlées par le régime de Damas sont en rouge, celles de Dae’ch en noir (forcément), les espaces kurdes en violet, et enfin les zones rebelles en jaune. On nous propose ainsi une géographie militaire et politique à peu près claire. Les nombreuses critiques formulées contre les frappes aériennes russes des 30 septembre et 1er octobre s’inspiraient de ces mêmes cartes montrant, de toute évidence, que les Russes avaient ciblé des zones rebelles et non les espaces de Dae’ch.En réalité, cette cartographie courante n’a qu’une seule source : l’Institute for the Study of War (ISW), un think tank américain fondé en 2007 visant, sous couvert d’études stratégiques objectives et argumentées, à fournir des éléments justificatifs à la diplomatie militaire américaine.
C’est ce même institut qui, dans ses cartes d’implantation de l’État islamique (EI), présente généralement les territoires concernés sous trois appellations : “zones sous contrôle de l’EI”, réduites à de minces fils comme ceux d’une toile d’araignée ; “zones d’attaques récurrentes de l’EI” et “zones de soutien de l’EI”. Or, personne d’autre que Dae’ch n’a d’autorité sur ces deux derniers espaces. Ces “zones de soutien” sont plus qu’un réservoir de terres à conquérir, elles sont de facto les territoires de Dae’ch. Les réduire à de simples lignes le long des axes n’a aucun sens, puisque les espaces interstitiels ne relèvent ni de Bagdad ni de Damas, mais seulement du califat. Ce faisant, l’ISW minimise l’influence réelle de Dae’ch.
Concernant la guerre en Syrie, cette cartographie fautive ignore totalement la réalité : chaque katiba (groupe combattant), chaque village et même chaque individu, obéit à plusieurs allégeances à la fois et à plusieurs intérêts. Sur le terrain, les djihadistes ferment les yeux sur leur idéologie et se font payer pour laisser passer du matériel ou des gens, même armés. Des soldats de l’armée syrienne passent d’un camp à l’autre pour protéger leur famille, sans être des fidèles du régime ni du parti Baas. Enfin, les fameuses zones “jaunes”, où les rebelles sont tous mis sous une même étiquette par l’ISW, correspondent à des nébuleuses infinies de djihadistes, de mercenaires, parfois liés à Jabhat al-Nosra, parfois à des milices formées par l’armée américaine ayant aussitôt [....]
La suite sur Valeurs Actuelles
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Guerre-en-Syrie-l-autre-propagande
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Un coup de téléphone enflammé entre Erdogan et Poutine s’est terminé par des menaces mutuelles
Le teigneux président turc a fait un appel de téléphone exceptionnel à son homologue russe pour discuter des derniers développements régionaux, notamment du conflit qui fait rage en Syrie.
Selon le Moscow Times, un quotidien russe (en anglais) de renom, le Président Recep Tayyip Erdoğan qui a intensifié sa rhétorique belliqueuse coutumière contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad, a déclaré à son homologue russe que la Turquie aurait atteint un seuil où elle ne peut rester indifférente envers le « carnage humain » dans le pays arabe déchiré par la guerre, mais à la surprise d’Erdogan, Poutine était furieux et, avec véhémence, a prévenu le Président de la Turquie de ne pas intervenir davantage dans les affaires intérieures syriennes, sinon la Russie était prête à empêcher la Turquie de déclencher une guerre catastrophique dans la région.
Le président turc, sidéré, a alors demandé à Poutine si ses remarques enflammées signifiaient une menace directe contre la Turquie et Poutine a répondu: « Monsieur le Président, vous pouvez tirer l’interprétation que vous souhaitez de mes propos. »
Le Président russe a également rappelé à Erdoğan le constat amer que ce sont les politiques erronées et belliqueuses de la Turquie vis à vis de la crise syrienne, qui ont coûté la vie à des dizaines de milliers de civils innocents et, plus loin, a exhorté le président turc de s’abstenir de soutenir les terroristes djihadistes pour lesquels il a mis en place des camps d’entraînement et des refuges sûrs à l’intérieur du territoire turc.
Dr İsmet Bayraktar, un éminent professeur d’université, spécialisé dans l’histoire politique et sociale de l’Empire Ottoman et de la Turquie moderne, croit que Erdogan, lors de son appel téléphonique, a tenté, en quelque sorte, de dissuader Poutine de continuer le soutien politique et militaire considérable de la Russie au président syrien assiégé, mais en vain, car il apparaît que Moscou ne peut pas trouver une alternative plus loyale et digne de confiance au régime d’Assad.
Les deux pays voisins de la mer Noire diffèrent radicalement pour ce qui concerne leur approche du conflit syrien. La Turquie n’aspire qu’à un changement de régime en Syrie, tandis que la Russie reste l’un des plus fervents partisans du régime de Bachar al-Assad.