
international - Page 1012
-
16 juin : conférence sur les chrétiens d'Orient et notre rapport à l'islam
-
Douze ans de chaos au Proche-Orient : le FN avait (encore) vu juste
Une fois n’est pas coutume, l’hebdomadaire Minute a apporté cette semaine son soutien à Florian Philippot. Nous l’avons évoqué, le vice-président du FN se retrouve « traîné devant la justice française par le Qatar » pour avoir, notamment lors d’un débat sur BFM le 19 janvier dernier, face au député socialiste Alexis Bachelay, vice-président du groupe d’amitié France-Qatar, évoqué l’implication de cet émirat dans le financement du terrorisme fondamentaliste. Si l’empathie des dirigeants de l’RPS, qui font pourtant profession de droit de l’hommisme, pour ce totalitaire et richissime petit pays peut sembler « étrange », les affirmations des dirigeants frontistes ne reposent pas sur du vent. Un constat, ou à tout le moins une hypothèse disent les frileux, étayé par moult rapports émanant de différents gouvernement –dont ceux récemment du Trésor et du secrétariat d’Etat américains- les déclarations, études et analyses de nombreux spécialistes du renseignement et autres journalistes d’investigation.
Au-delà même du cas du Qatar ou de l’Arabie saoudite, c’est bien le jeu trouble de certain cénacles à Washington, avec le soutien de quelques-uns ses alliés atlantistes, qui est aussi plus largement en accusation. Le grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, Ahmed Al-Tayyeb, avec lequel s’est entretenu fin mai Marine Le Pen dans la capitale égyptienne, n’a pas hésité à pointer l’instrumentalisation cynique des milices djihadistes par des Etats occidentaux qui affirment les combattre. Invité au congrès coorganisé par la communauté de Sant’Egidio à Florence (Italie) mardi dernier, Ahmed Al-Tayyeb ne s’est pas contenté de prôner le « dialogue entre les civilisations. »
Un article du quotidien La Croix relayant une dépêche de l’Afp le rapporte, « cette figure de autorité de l’islam sunnite », pour « sa première visite officielle en Europe depuis sa prise de fonction en 2010 » a relayé « l’avis de l’homme de la rue arabe , qui pense que l’Occident n’est pas du tout étranger à l’apparition de Daech (Etat islamique, NDLR) et n’est pas sérieux dans son opposition au groupe islamiste. »
Selon l’imam, « les armes de Daech sont des armes américaines», « l’Amérique et le monde auraient ainsi pu démanteler Daech en un seul jour mais cet ordre mondial veut le chaos ». « L’État Islamique est fonctionnel pour les grandes puissances qui ne veulent pas que cette région se développe aux côtés d’Israël a-t-il affirmé. »
Un chaos islamo-djihadiste généré directement il y a douze ans par l’éradication programmée par l’Oncle Sam de l’Irak de Saddam Hussein. Il convient de le rappeler à l’occasion de la mort le 5 juin de l’Irakien Tarek Aziz à l’âge de 79 ans, ministre des Affaires étrangères de 1983 à 1991 puis vice-Premier ministre jusqu’à la destruction de cet Etat laïque.
Très malade –diabétique, il souffrait aussi de problèmes artériels et cardiaques- condamné à une mort lente, Tarek Aziz l’attendait comme une délivrance. Arrêté à son domicile, emprisonné en 2003, remis par les Américains au pouvoir chiite, il avait été condamné à mort en 2010 sous le chef d’accusation de «meurtre délibéré et crimes contre l’humanité». En l’embastillant, en le tuant à petit feu, on a voulu faire taire Tarek Aziz, l’empêcher de dire sa vérité. « Je crois en la parole des témoins qu’on assassine » disait Pascal …
Peine capitale prononcée, rappelait Jean-Michel Vernochet sur Boulevard voltaire, en raison de «la répression contre les partis religieux chiites, ceci après l’attentat dont il est l’objet en 1979 à Bagdad, à l’université Al-Moustansiriya. Le Conseil de la Révolution adopte alors une résolution punissant de la peine capitale la simple appartenance au parti Al-Daawa et à l’Organisation de l’action islamique (…). « Remarquons que notre chère intelligentsia n’en finit jamais de se lamenter sur le sort des résidents des couloirs américains de la mort» , « mais (n’a) jamais un traître mot sur les inhumaines conditions de détention d’Aziz. Deux poids, deux mesures. »
Sur le site du Point, en octobre 2010, le journaliste Pierre Beylau notait pourtant que « le rôle » de ce fidèle de Saddam Hussein, « le tenait fort éloigné des actes de répression (…). La peine capitale est infligée à cet homme malade de 74 ans pour un motif des plus flous, son rôle dans l’élimination des partis religieux. Il ne s’agit évidemment pas de justice mais d’une pure vengeance politique. »
« Jadis, soulignait-il, Tarek Aziz était reçu dans toutes les capitales occidentales avec les honneurs dus à son rang. Il était le numéro deux et la figure présentable du régime de Saddam Hussein. On lui déroulait le tapis rouge à Paris, on l’appréciait à Washington (…). C’est lui qui avait négocié en 1984 le rétablissement des relations diplomatiques américano-irakiennes avec l’administration de Ronald Reagan ».«Vous appréciez beaucoup en France les dirigeants du Golfe. Mais lorsqu’ils viennent chez vous, ils s’intéressent aux call girls. Moi je vais à l’Opéra, nous confia-t-il un jour un tirant sur son éternel Havane ».
Un homme cultivé, francophile, francophone qui, écrivait pour sa part M. Vernochet, était « né de confession catholique en 1936, près de Mossoul, région aujourd’hui ravagée par l’État islamique ». « Assyro-Chaldéen », « Tarek Hanna Mikhaïl (Jean-Michel) Issa adhéra très tôt à la doctrine du nationalisme arabe, le Baas, qui selon lui associe le socialisme au panarabisme, liant ainsi l’homme à sa culture, à son vécu et à sa civilisation . Idéologie conçue par le chrétien syrien Michel Aflak, dont la statue sera brisée à la chute de Bagdad. Après la défaite, à l’issue de la guerre israélo-arabe de juin 1967, l’année suivante, en juillet 1968, Saddam Hussein et Tarek Aziz, en charge de la presse, organisent le coup d’État qui portera le Baas au pouvoir. Un binôme inamovible jusqu’à la chute du régime vingt-quatre ans plus tard en mars 2003 ».
Un dirigeant irakien qui était pénétré de l’importance civilisationnelle de voir perdurer les communautés chrétiennes dans ce Proche-Orient berceau du christianisme. Une conviction partagée par Saddam Hussein sous l’autorité duquel les chrétiens d’Irak étaient protégés, comme ils le sont encore dans les zones encore aux mains du régime du baasiste Bachar el-Assad en Syrie. Dans une conférence sur l’islamisme donnée à Nantes le 6 juin, notre camarade Thibaut de La Tocnaye rappelait notamment qu’à la fin des années 80, l’Irak avait fourni des armes aux combattants chrétiens libanais pour un montant de plus d’un milliard de dollars…
En septembre 2005, une délégation de l’association humanitaire dirigée par Jany Le Pen et Jean-Michel Dubois, SOS enfants d’Irak –un million de bébés et de gamins irakiens furent victimes du blocus décrété par les Etats-Unis dans les années 90- s’était rendue en Jordanie pour y apporter une aide matérielle aux réfugiés irakiens, rencontrer des officiels. Délégation, à laquelle s’était joint Bruno Gollnisch, qui lors de ce déplacement avait pu aussi manifester son soutien à la femme de Tarek Aziz et à sa famille, quasiment privées de tout contact avec ce dernier.
Bruno Gollnisch était au nombre des parlementaires qui, «(n’abandonnant) pas les gens dans la détresse », avait porté le cas de Tarek Aziz « devant le Parlement européen, pour tenter de réveiller la conscience des Européens, de faire bouger les choses». «Le sort réservé au chrétien Aziz expliquait alors Bruno, est emblématique de celui des autres chrétiens d’Irak depuis l’occupation de leur pays par l’armée américaine . Une communauté chrétienne menacée comme elle ne l’a jamais été depuis la création de l’Etat irakien ».
Le moins que l’on puisse dire est que ces dix dernières années, les craintes et les avertissements de Bruno Gollnisch, du FN et de ses dirigeants ont été tragiquement confirmés par les faits. Un Front National qui avait (encore) vu juste.
http://gollnisch.com/2015/06/12/douze-ans-de-chaos-au-proche-orient-le-fn-avait-encore-vu-juste/
-
Des volontaires français au Donbass
-
Manifestation dimanche en soutien aux chrétiens d'Orient persécutés
Cette manifestation a lieu dans le cadre de l'association "Nouveaux Martyrs", dont l'une des premières réussites a été d'avoir en quelques semaines, suscité et obtenu la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire sur le financement de Daech : les djihadistes tirent une grande part de leurs revenus du pétrole que nous mettons dans nos voitures pour partir en week-end. "Ils nous vendront jusqu'à la corde pour les pendre" : Lénine ne savait pas à quel point il était visionnaire.
Cette manifestation se veut un hommage pour ces hommes qui sont morts pour leur foi, d'une manière exemplaire, sous le couteau des bouchers. C'est bien le moins que nous pouvons faire.
Mais elle veut aussi donner un visage, une voix, et des bras à l'idée que cette barbarie est inacceptable. Nous ne pouvons la cautionner par un silence ou une indifférence complice.
Forts de notre premier succès, l'étape suivante est le niveau Européen, par lasaisie du procureur de la cour pénale internationale. Et c'est en cela que vous pouvez donner par votre présence davantage de poids à cette nouvelle action.
Sur ce lien la réalité brutale d'une décapitation islamiste. Ce sont des images atroces (attention aux âmes sensibles), filmées avec jubilation par des tortionnaires. Les regarder en face est un choc : voilà ce dont l'être humain est capable, voilà ce qu'est pour partie l'Islam, voilà peut-être ce à quoi nous aurons à faire face dans un avenir proche.
A dimanche : 15H, angle Avenue de Suffren / Avenue de Ségur, près de l'UNESCO - Paris 75007.
-
Le Qatar, grand argentier du terrorisme islamique
Florian Philippot n’a pas de souci à se faire dans son éventuel procès contre le Qatar. C’est une agence officielle américaine qui livre dans un Nième rapport les preuves du financement de mouvements terroristes par le Qatar.
Péché par action, péché par omission, c’est en substance ce que révèle le rapport du « Congressional Research Service » à propos du financement de mouvements terroristes par le Qatar.
Cette agence, dépendante du Congrès des Etats-Unis pointe ainsi du doigt le manque de vigilance du Qatar vis-à-vis du financement des activités terroristes.Si l’Emirat dispose d’un cadre juridique approprié pour identifier et empecher les mouvements financiers vers des entité terroristes, l’application effective de la lutte contre le blanchiment d’argent en faveur du terrorisme fait défaut
Mieux, certains personnalités sont pointées du doigt dans des opérations de financement du terrorisme et notamment d’Al-Qaïda. Le rapport cite nommément Salim Hassan Khalifa Rashid al Kuwari et Abdallah Ghanem Mafuz Muslim al-Khawar comme généreux donateurs de la cause du djihad. Rashid al Kuwari est apparenté à l’ancien ambassadeur du Qatar en France, maintenant en poste à Washington.
Des preuves à la pelle
Le document vient appuyer une pléthore d’autres rapports, dont celui publié en septembre 2014, par le Trésor américain. On y découvrait le nom de grands argentiers des mouvements fondamentalistes, dont l’État islamique ou le Front Al-Nosra.
En décembre 2013, Abderrahman Bin Umayr Al Nuaymi, un qatarien, militant des droits de l’homme et président d’Al KaramaFoundation , basée en Suisse, est désigné comme un Global Terrorist, agissant pour le compte d’Al-Qaïda. D’autres bailleurs de fonds, comme Salim Hassan Khalifa Rashid al Kuwari et Abdallah GhanemMafuzMuslim al-Khawar, des personnages vivant au Qatar ont été signalés par les agents américains.
Les pays occidentaux financent eux-même indirectement des groupes terroristes par l’intermédiaire du Qatar. En effet, ce pays joue souvent le role d’intermédiaire pour la libération d’otages en payant les rançons aux organisations terroristes. Mais chut ! La France ne négocie pas avec les terroristes. Ce n’est que par méchanceté que New York Times nous pointe du doigt comme le pays qui verse le plus de rançons pour libérer ses otages.Une stratégie, trois objectifs
A noter que dans un pays comme le Qatar, il ne s’agit pas forcément que d’une politique d’État monolithique, chaque clan ayant ses protégés, une caractéristique commune à tous les Émirats du Golfe. Mais tous concourent au même triple objectif du Qatar :• Contrer l’influence du grand rival souadien dans la région, en sponsorisant des groupes concurrents de ceux soutenus par Ryad. Ainsi, le Qatar a choisi de soutenir l’EI contrairement à l’Arabie Saoudite qui continue de financer le Front Al-Nosra.
De même, le Qatar soutient-il les Frères musulmans, qui n’ont pas bonne presse à Ryad.• Lutter contre le croissant chiite, un objectif stratégique partagé par toutes les pétro-monarchies. Le financement du terrorisme et la déstabilisation de la région vont dans le sens de la lutte contre l’influence de l’Iran, de la Syrie des Alaouites – le régime de Bachar El Assad-, des zones chiites d’Irak et du Hezbollah au Liban.
• Et naturellement, répandre sa vision de l’Islam dans le monde. Cela passe par le financement de mosquées et d’Imams un peu partout, mais aussi par le soutien au Frères Musulmans en Egypte et en Tunisie lors des « Printemps Arabes ».
Le Qatar, bailleur de fonds de la France
Tout cela n’est finalement pas très grave pour nos gouvernants. Si Sarkozy a pu être raillé pour ses affinités avec les émirs qataris, son successeur a joyeusement chaussé ses babouches, grâce à quoi le Qatar achètedes Rafale et plein d’autres coûteux jouets et investit massivement dans notre pays. Le fonds souverain qatarien était notamment propriétaire en 2013 de 12,8 % de Lagardère, de 7,5 % d’EADS, de 5,6 % de Vinci, un peu moins de 5 % de Veolia, de 3 % de Total, un peu moins de 2 % de Vivendi et de.
En novembre 2013, le Qatar a indiqué vouloir investir 10 milliards d’euros « pour prendre des parts dans des grands groupes français, monter des projets ensemble ou faire des partenariats dans des pays tiers ». En outre, un fonds franco-qatari à destination des PME françaises, dont le montant total atteindra 300 millions d’Euros a été lançé à cette période.
Nous vous épargnerons enfin la pléthore d’investissements immobiliers qataris sur le territoire, pour souligner à quel point l’Émirat a fait un travail formidable avec le PSG et la lutte contre l’homophobie. D’ailleurs, le Qatar soutient les lumières et la démocratie dès qu’il le peut, ainsi, l’ancien ambassadeur (le cousin du type qui finance le terrorisme) avait récompensé d’un prix de dix mille euros des hommes aussi remarquables que Jean Daniel ou Emmanuel Todd, Régis Debray, Jean Plantu et une brassée de politiciens français de tous bords…
Est-ce pour toutes ces bonnes raisons que nos services de sécurité affirment n’avoir jamais trouvé de preuve de financement des terroristes par le Qatar, ce qui permet à notre diplomatie de continuer à frayer avec les sympathiques Qataris en toute bonne conscience ?
Seules de mauvaises langues se permettraient de tels amalgames stigmatisants !http://fr.novopress.info/188792/le-qatar-grand-argentier-du-terrorisme-islamique/#more-188792
Lien permanent Catégories : actualité, économie et finance, géopolitique, international 0 commentaire -
Rappel : La France a payé 58 millions de dollars à Al-Qaïda depuis 2008
Selon une enquête du New York Times du 29 juillet 2014, Al Quaïda a reçu depuis 2008, plus de 125 millions de dollars !!! Quoi ? Comment ? Et oui, 125 millions de dollars récoltés uniquement grâce aux rançons payés par les occidentaux pour obtenir la libération de leurs otages.Toujours selon cette enquête, la France est le principal pourvoyeur de fonds de l’organisation terroriste. Elle aurait versé à elle seule 58 millions de dollars. Ces sommes, toujours selon le New York Times seraient versées directement par l’état ou alors par des intermédiaires comme Areva ou les pays amis du golf, au premier rang desquels le Qatar.Dans cet article, Vicki Huddleston, ancienne ambassadrice des États-Unis au Mali dénonce : « Les Européens ont beaucoup de comptes à rendre. Ils mènent une politique hypocrite. Ils paient des rançons et ensuite nient les avoir payées. Le danger n’est pas seulement que ça fait grandir le mouvement terroriste, c’est aussi que ça rend tous nos citoyens vulnérables ». Déclaration effroyablement prémonitoire. Le 13 septembre 2014, très énervé par l’exécution de 3 otages anglo-saxons, Barack Obama lui-même confirme: « Le président français, François Hollande, dit que son pays ne paie pas de rançons aux terroristes, alors qu’en réalité, il le fait »Dimanche, la plupart des dirigeants européens vont venir verser des larmes de crocodile sur les morts provoqués par des mouvements terroristes qu’ils ont largement contribué à financer. François Hollande, accusé par Obama de payer des rançons aux terroristes sera à la tête de cette grande marche contre… le terrorisme. Comprenne qui pourra.Inconséquence ou incompétence ?Quoi que… Cette fois, ce n’est pas seulement une minute de silence qu’on va nous demander, mais plutôt 2 ans et demi de silence, le temps d’arriver aux prochaines élections. Avec un « Patriot Act » à la française si besoin. Hollande n’est pas plus bête que Bush et les français ne sont pas plus intelligents que les américains.Nous sommes tous des charlots.Vive la République, Vive la France, Vive l’hypocrisie -
Turquie : "Quand Erdogan se rêve en calife", explique Éric Zemmour
-
« Nos amis » dans leurs oeuvres
Barack Obama poursuit la politique de ses prédécesseurs visant à garrotter la Russie poutinienne renaissante après 70 ans de communisme et les mauvaises années Elstine. Washington est aujourd’hui à l’œuvre dans le jardin russe, dans une vaste entreprise de déstabilisation de l’Ukraine, comme ce fut le cas hier ( ?) en Asie centrale. Cela n’empêche pas le président des Etats-Unis, depuis le sommet du G7 en Bavière hier lundi (la Russie en a été de nouveau exclue) de s’en prendre à son homologue russe. Il a poussé ses alliés à prendre de nouvelles sanctions contre Moscou, les précédentes ayant été maintenues en mars dernier par l’Union dite « européenne »… Du haut de sa politique impériale, de sa faramineuse dette publique et de ses quarante millions de pauvres, M. Obama a pris la pose du donneur de leçons : « (Vladimir Poutine) doit prendre une décision. Souhaite-t-il continuer de ruiner l’économie de son pays et l’isoler davantage au nom de la recherche insensée de la gloire passée de l’empire soviétique, ou peut-il admettre que la grandeur de la Russie ne dépend pas de la violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté d’autres pays ? ». Dans la bouche d’un président américain le propos ne manque pas de sel !
C’est Israël qu’a choisi pour sa part Nicolas Sarkozy, il y effectuait un nouveau déplacement hier et a été reçu par le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, pour attaquer la société française de téléphonie Orange. Celle-ci est actuellement en conflit avec l’opérateur israélien Partner Communications Company, par le biais duquel, via une franchise, elle est implantée dans l’Etat hébreu. Orange entend en effet retrouver la maîtrise totale de sa marque. Une mauvaise idée ? En déplacement au Caire le 3 juin, Stéphane Richard, PDG d’Orange, avait déclaré que si cela était possible il cesserait les activités d’Orange en Israël tout en critiquant les « activités (de Partner) dans les colonies juives du territoire palestinien de Cisjordanie».
Une déclaration assimilée à une demande de boycott du type de la campagne BDS initiée et soutenue en France principalement par l’extrême gauche, qui a déclenché la fureur des responsables israéliens contre M. Richard. Depuis Jérusalem, Nicolas Sarkozy a fait savoir que « Stéphane Richard viendra ici s’expliquer ». « Le boycott d’Israël est inadmissible. Je ne dis pas qu’il y avait une volonté de boycott de la part de cette entreprise (Orange), mais je dis que ce n’est pas comme ça qu’on fera la paix ».
Benjamin Netanyahou avait intimé l’ordre à l’ambassadeur d’Israël en France de rompre tout contact avec Stéphane Richard, lequel devant le tollé international, a pris le chemin de Canossa et promis au vice-Premier ministre israélien, Silvain Shalom, de ne pas réitérer de tels propos à l’avenir. «M. Richard a présenté ses excuses concernant les remarques qu’il avait faites lors d’une conférence en Égypte et m’a affirmé être un ami d’Israël. Il a personnellement présenté ses excuses, ainsi qu’au nom de sa société, et a affirmé qu’ils condamnaient toute forme de boycott» a précisé M. Shalom.
« La sécurité d’Israël est le combat de ma vie » déclarait encore il y a peu M. Sarkozy, qui, reprenant quasiment mot à mot le discours de M. Netanyahou, a critiqué l’éventuel accord sur le nucléaire iranien que les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne tentent de boucler avant la fin du mois. « L’accord qui est en train d’être discuté est condamnable, à la fois sur la méthode de négociation et sur l’accord. Avec cet accord, j’affirme qu’on reconnaît à l’Iran maintenant explicitement le droit de poursuivre l’enrichissement et de conduire des activités de recherche et de développement (…). C’est un changement profond de la mise en œuvre du régime de non-prolifération qui ouvre potentiellement la voie à un risque grave de course aux armements nucléaires dans la région », notamment pour des pays comme « l’Arabie saoudite » et « la Turquie » a affirmé président des Républicains lors d’une conférence stratégique à Herzliya.
Rappelons de nouveau que les leçons de prudence de M. Sarkozy sont assez sidérantes émanant du responsable de la catastrophique liquidation de la Libye, laquelle a conduit à une explosion du terrorisme, de l’immigration clandestine, à la déstabilisation de toute une partie de L’Afrique. Si aujourd’hui risque de prolifération nucléaire il y a affirme Bruno Gollnisch, le plus dangereux émane de l’Etat islamique (EI), qui chercherait à se procurer l’arme atomique notamment via des contacts noués au Pakistan.
EI, ce Frankenstein islamiste qui viole, mutile, torture, assassine indistinctement chiites, sunnites, alaouites, chrétiens et yézidis qui résistent ou refusent la dhimmitude. Un Golem djihadiste crée, modelé, instrumentalisé largement par les Etats-Unis, comme l’avait d’ailleurs indiqué le général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre, lorsqu’il avait été auditionné devant une commission parlementaire de notre assemblée nationale. Une politique que M. Sarkozy a alors suivi, en fidèle vassal atlantiste, lorsqu’il a été décidé d’armer les miliciens extrémistes pour faire tomber le régime laïque syrien, mission sacrée poursuivie par François Hollande et Laurent Fabius…
Un rapport de la Defense Intelligence Agency qui a été déclassifié en mai par la justice américaine suite à un procès intenté à l’administration fédérale par un groupe conservateur, l’a confirmé. Il est précisé dans ce document daté d’août 2012, que les Etats-Unis et leurs alliés désireux de liquider Bachar-el-Assad ne pourraient que se féliciter de l’installation d’un califat salafiste sur au moins une portion du territoire syrien.
Un vœu partagé, au nom d’une synergie d’intérêts mais répondant à des motivations diverses, par la Turquie, une partie au moins des stratèges, géopoliticiens et politiciens au pouvoir en Israël, « nos amis » qataris et saoudiens… D’ailleurs nous n’avons guère entendu les droits de l’hommistes de l’RPS sur la peine confirmée par le justice saoudienne ce dimanche à 10 ans de prison et 10 000 coups de fouet échelonnés pour insulte à l’islam à l’encontre du blogueur Raef Badawi. Après tout et selon le bon mot d’Eric Zemmour, il est vrai l’Arabie saoudite peut être appréhendée comme « un Etat islamique qui aurait réussi »…
http://gollnisch.com/2015/06/09/nos-amis-dans-leurs-oeuvres/
-
La laïcité n’a jamais été présente en terre musulmane
Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, présente àL'Homme Nouveau la vingt-quatrième université d’été de Renaissance Catholique sur le thème : « La France au risque de l’islam ». Extraits :
"D’après Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), il se trouve en France environ sept millions de musulmans. Peut-être ce chiffre est-il exagéré, mais c’est un fait que le nombre des musulmans en France est croissant. Or, ces populations, étrangères à notre civilisation, jeunes et fières de leur identité, sont persuadées que l’avenir leur appartient. Il existe donc des risques réels de conflit dont traiteront François-Xavier Bellamy et Roberto de Mattei. Il est trop simple de croire que parce qu’un immigré malien polygame acquiert la nationalité française tous les problèmes posés par son mode de vie, disons atypique par rapport à nos us et coutumes, seraient résolus d’un coup de baguette magique.
Quel enseignement voulez-vous donner ?
Notre enseignement se divise en trois parties. D’abord, une interrogation sur la nature réelle de l’islam. Ensuite, un questionnement sur la ligne de partage entre islam et islamisme.Enfin, une réflexion surla laïcité présentée aujourd’hui comme le seul rempart crédible face à l’islamisme. Sur ce dernier point chacun peut observer que la laïcité n’a jamais été présente en terre musulmane que de façon provisoire. En effetla laïcité, distinction du spirituel et du temporel, est une idée chrétienne, contrairement au laïcisme contemporain qui en est la séparation. La laïcité ne peut s’imposer à un musulman sans le contraindre à remettre sa foi en cause. Enfin, paradoxalement, l’Occident laïcisé est à la fois, pour les musulmans, une source d’attraction à cause du niveau de vie occidental et de répulsion en raison des mœurs « libérées » qui y règnent.
Quels sont les signes d’espérance que vous voyez dans le dialogue entre le catholicisme et l’islam ?
Avant de commencer à dialoguer, il convient d’abord de s’interroger sur les finalités du dialogue. Un chrétien croit que le Christ est venu sauver tous les hommes, par la médiation de son Église. Pour autant, le Décalogue est présent dans la conscience de chaque homme, même si cette conscience peut être faussée ; cette dimension religieuse de l’homme sera abordée par l’abbé Guillaume de Tanouärn. Le dialogue avec les musulmans ne peut avoir d’autre fin que leur conversion. Ceci posé, l’acte de foi dans le christianisme est libre, ce qui n’est pas le cas dans l’islam, et il s’agit d’établir les conditions d’une coexistence pacifique quand les populations sont mêlées. Or, il faut se souvenir que l’islam oscille sans cesse, selon Jules Monnerot, entre fatalisme quand il est dominé, et fanatisme quand il est dominant. [...]"
-
JT du vendredi 12-06-2015 TVL