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international - Page 1025

  • Pièces à conviction : les révélations posthumes de Kadhafi vs Sarkozy

  • Discours de Poutine à l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire de 1945

    Source : Sayed Hasan
    Alors que le président Hollande est allé commémorer aux Antilles l’abolition de l’esclavage en tenant un nouveau discours de repentance dans lequel il fustigeait la France pour avoir participé à la traite négrière, la Russie ferait en grande pompe la victoire des combattants Russes et alliés de la seconde guerre mondiale. Retrouvez la transcription Française du discours du président Russe.

    Transcription :
    Mes chers concitoyens russes,
    Chers vétérans,
    Honorables invités,
    Camarades soldats de l’armée de terre et de la marine, sergents et officiers mariniers, aspirants et adjudants,
    Camarades officiers, généraux et amiraux,

    Je vous adresse à tous mes félicitations en ce 70e Anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre Patriotique !

    Aujourd’hui, alors que nous célébrons cet anniversaire sacré, nous nous rendons compte à nouveau de l’ampleur de la Victoire sur le nazisme. Nous sommes fiers que ce soient nos pères et grands-pères qui aient réussi à surmonter, écraser et détruire cette force obscure. Le projet inconscient d’Hitler est devenu une dure leçon pour la communauté internationale tout entière. A l’époque, dans les années 1930, l’Europe éclairée n’a pas été capable de voir la menace mortelle qui résidait dans l’idéologie nazie.
    Aujourd’hui, soixante-dix ans plus tard, l’histoire nous appelle encore à la sagesse et à la vigilance. Nous ne devons pas oublier que les idées de suprématie raciale et d’exclusivisme ont provoqué la guerre la plus sanglante de l’Histoire. Cette guerre a affecté près de 80% de la population mondiale. Beaucoup de pays européens ont été réduits en esclavage et occupés.
    L’Union soviétique a subi les attaques les plus cruelles de l’ennemi. Les forces d’élite nazies ont été lancées sur elle. Toute leur puissance militaire a été concentrée contre elle. Et toutes les grandes batailles décisives de la Seconde Guerre mondiale, en termes de troupes, de puissance militaire et d’équipements impliqués, ont eu lieu en URSS. Et sans surprise, c’est l’Armée Rouge qui, en prenant Berlin dans une campagne fulgurante, a porté le coup final à l’Allemagne d’Hitler et a mis fin à la guerre.
    Toute notre nation multi-ethnique s’est dressée pour lutter pour la liberté de notre Patrie. Tout le monde a porté le lourd fardeau de la guerre. Et d’un même élan, tout notre peuple a réalisé un exploit immortel pour le Salut de la Patrie. Il a déterminé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Il a libéré les nations européennes des nazis.
    Tous les Vétérans de cette guerre, où qu’ils vivent aujourd’hui, devraient savoir qu’ici, en Russie, nous apprécions hautement leur courage, leur force et leur dévouement à la fraternité de la première ligne.

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    http://fr.novopress.info/

  • Rapport du Congrès US: Daesh financé par des donateurs du Golfe

    Alors que François Hollande est en visite au Qatar où il doit signer un contrat de vente de 24 Rafales d'un montant de 6,3 milliards d'euros, un rapport du Congressional Research Service (CRS) rattaché au Congrès américain fait état du financement de l'Etat islamique par des donateurs du Golfe, notamment qatari.

    Rattaché au Congrès américain, le Congressional Research Service (CRS) basé à Washington a publié fin avril un rapport qui mentionne plusieurs financeurs privés de l'Etat islamique. Selon le Canard Enchaîné du mercredi 29 avril, les donateurs sont originaires d'Arabie saoudite, du Qatar, des Emirats arabes unis et du Koweït.

    Le CRS souligne également la présence d'intermédiaires, notamment turcs, facilitant l'exportation du pétrole et du gaz irakiens qui alimente les recettes des jihadistes à hauteur de plusieurs millions de dollars par semaine.

    Nos amis du Golfe

    Malgré ces apports, les dépenses importantes des jihadistes entrainent un déficit du budget de l'Etat islamique précise le rapport. La seule ville de Mossoul, "capitale" de l'Etat islamique, nécessite, pour sa gestion, une dépense d'environ 1 million de dollars par jour. Par ailleurs, selon les informations rapportées par le Canard Enchaîné, les chefs jihadistes envisageraient de dépenser 250 millions de dollars pour leurs opérations militaires sur le terrain. Chaque combattant étant rémunéré entre 400 et 600 dollars par mois.

    Les financements des troupes terroristes par les Etats pétroliers du Golfe, grands alliés de Washington et Paris, n'ont jamais fait l'objet d'une enquête parlementaire qui risquerait de priver les puissances occidentales de l'afflux des précieux pétrodollars. Ce n'est pourtant pas la première fois que ces Etats sont mis en cause sur ce thème.

    En 2012, lors de la prise du Nord Mali par les jihadistes, le Canard Enchainé affirmait sur la base d’informations de la Direction du renseignement Militaire Français que l’émir du Qatar avait livré une aide financière au Mujao. Rien ne saurait toutefois inquiéter les alliés saoudien et qatari de Paris. Et surtout pas quand un contrat de vente de Rafales est à la clé.

    Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_mondialisme/EuFEuuVpEVFPdYpCWr.shtml

  • Voyage au bout de la guerre civile

    Celine, dans son voyage, avait saisi une nuit opaque, angoissante et mortelle d'où surgit une guerre qui ne semblait poursuivre d'autres buts que ceux de broyer l'homme et l'anéantir. Au cours d'un autre voyage, à l'issue d'une autre nuit dangereuse et vraie, un parti politique a jailli de décombres électoraux pour plonger dans une guerre qui risque, elle aussi, de le broyer avant de l'anéantir. Ce n'est pas la même guerre. Ce n'est pas la même nuit Mais c'est le même voyage. Microcosmique, terrible, halluciné. Céline est allé jusqu'aux racines de la désespérance humaine en mettant à nu, avec une rage fulgurante, les derniers liens les rattachant à la logique de l'absurde. Le parti républicain est allé jusqu'aux sources de sa vocation première en mettant à plat, au milieu d'un embrasement fratricide, l'ultime filiation le soudant encore au destin de l’américanisme. Même quête haletante, mêmes questions vitales, même démarche pour l'authentique. Condition de l'espèce ou condition d'un groupe de cette espèce, quelle différence ? Aucune. La glaise est la même. On "travaille" l'homme comme on "travaille" des hommes. Des hommes censés regarder dans la même direction. Au bout de son voyage, Céline a conclu que l'homme était à la fois victime d'une lancinante fatalité et d'une guerre civile l'extérieur et l'intérieur. Au bout du même voyage, un observateur pourrait également conclure que le parti républicain est à la fois corseté par une obsédante révolution démographique (l'extérieur : le Blanc bientôt minoritaire) et par une décisive effervescence intestine (l'intérieur la recherche fiévreuse d'une âme). Céline n'a pas eu à touiller bien fort pour étayer son pessimisme. De même, on n'aura pas à gratter bien profond pour écailler le vernis du 4 novembre.

    Que s'est-il passé ce 4 novembre ? Un double choc. Sous les apparences d'une rituelle série d'élections visant à renouveler représentants, sénateurs et gouverneurs, on a vu surgir, au-delà d'une forte poussée de l'opposition, d'un côté, un bras de fer, et, de l'autre, une guerre civile. Le bras de fer est né du rejet par les urnes du président Barack Obama, devenu malgré lui la victime de fausses législatives mais d'un vrai plébiscite : le parti républicain, maître de la Chambre et du sénat, se devra d'acculer à la défensive jusqu'en janvier 2017 un pouvoir exécutif qui bataillera avec une fureur nourrie par un désaveu. La guerre civile, issue d'une vieille fracture qui serpente à l'intérieur du parti républicain, dresse les uns contre les autres gardiens tutélaires, sourcilleux, d'une doctrine se voulant intangible et, en face, veilleurs permanents, ombrageux, d'un message se voulant absolu. Une fracture large, profonde, irréductible. Elle a généré deux camps hostiles qui, au Congrès, se côtoient dans les mêmes travées, longent les mêmes couloirs, fréquentent les mêmes cafétérias. Deux partis en un : ils s'épient, se suspectent, se dénigrent Ils agissent sous la même étiquette politique mais parviennent souvent à s'affronter et parfois à se haïr. D'un côté, on trouve les modérés ; de l'autre les "durs". D'un côté, ils s'appellent les orthodoxes ; de l'autre, les rebelles. Les orthodoxes mêlent l'orgueil d'un capitalisme libéral qui triomphe des errements d'un étatisme socialisant, la fierté d'une initiative individuelle qui éclipse le bureaucratisme fossoyeur de projets et la fidélité à des mœurs ancestrales qui préfèrent l'esprit du compromis aux réflexes du harcèlement Sur cette façade centenaire, les rebelles, relégués aux infamantes extrémités idéologiques, tirent à boulets rouges au nom d'un traditionalisme frileux, d'une fiscalité injuste, d'une classe moyenne trahie, d'une immoralité envahissante, d'une nation qui se délite. Conservatisme contre populisme le parti républicain est devenu la chaudière de l’Amérique.

    AMNISTIER5 MILLIONS D'ILLÉGAUX

    Une chaudière qui resta en veilleuse du 5 au 20 novembre : il fallut bien quinze jours aux trois états-majors — celui des démocrates, des orthodoxes et des rebelles — pour compter leurs billes et tirer des plans. Mais le 20 novembre au soir, Obama se chargea de rappeler à un pays ricanant de ses déboires qu'il avait encore le droit de dormir à la Maison Blanche et accessoirement d'y prononcer des discours. Celui de ce jeudi-là — quinze minutes de mots définitifs sur un ton impérial — baignera dans les mémoires et marquera l'histoire : l'Américano-kenyan annonça aux 205 millions de Blancs (sur une population totale de 320 millions d'habitants) que la dissolution de la nation qu'ils ont imaginée, bâtie puis gérée pendant plus de deux siècles, était officiellement programmée. Car, comment ne pas voir dans cette intervention présidentielle sur l'immigration illégale la volonté, l'obstination, presque la rage, d'intégrer désormais aux structures institutionnelles américaines le moindre étranger briseur de lois, le plus humble violeur de frontières ? Obama mit l'accent sur la « compassion pour l'Autre », sur « notre peuple venu d'ailleurs », sur « l'accueil, vocation d'un continent » — trois impostures subversives — avant de lâcher son coup de cymbales : cinq millions de clandestins recevront dans les plus courts délais un permis de séjour illimité, le droit de chercher un emploi, l'accès à toutes les aides sociales. Finis les risques de chasses policières ou de déportation. On raye d'un trait de plume cinq millions de fantômes pour en taire d'abord des résidants, puis des citoyens à part entière. Un délai entre les deux statuts, histoire de ne pas effrayer les bien-pensants. On passe avec un cynisme superbe de l'illégalité la plus corrosive à la légalité la plus insolente. Au nom souverain, incontournable, de la réunion des familles. Cette même "réunion" qui est en train de tuer l'Europe et que Valéry Giscard d'Estaing, l'un des premiers, exhiba pour amorcer l'invasion de la France « toutes les misères du monde ».

    Aujourd'hui aux États-Unis, c'est cinq millions de clandestins qui sortiront de l'ombre. Mais demain ? A l'évidence, il faudra une autre initiative du même genre pour permettre à une autre tranche de cinq millions de clandestins — la bonne mesure anesthésiante : substantielle, mais pas trop — de pénétrer à leur tour la tête haute dans l'Eldorado. Car, où serait la justice si on laissait dans l'ombre comme des parias ceux qui réclament en silence leurs droits inaliénables ? Et après-demain ? Avec certitude, il sera nécessaire de poursuivre l’opération puisqu'on n'aura pas encore atteint le bout du tunnel, le fond des bas-quartiers de l'Amérique où grouillent plus de vingt millions de soutiers du globalisme — un réservoir alimenté par 3 000 arrivées quotidiennes d'illégaux — jetés là par les manipulateurs qui pensaient bien pouvoir s'en servir un jour sous un président plus invertébré, plus malléable, plus opportuniste que les autres. On fabriqua donc Obama, l'homme lige, l'homme précieux, l'exécutant imputrescible qui a, par sa fonction, rendu "présentable" ce tombereau de boue anti-nationale, cette scandaleuse machination. Cependant, l'audace méprisante du valet buta sur un mot que ses patrons ne voulaient pas voir cité : amnistie. Ce mot fait peur. Il contient une charge d'indignation propre à cristalliser l'écœurement et à enflammer les énergies. Mot dangereux. Il est réservé à l'opposition, qui s'en sert comme d'un slogan pour condamner le fait du prince, les calculs indignes. Avec raison : comment désigner autrement que par amnistie cette suppression arbitraire et radicale de millions de passés vécus en marge des lois ? Une amnistie imposée par décret. C'est tout le drame. Obama va décréter l'amorce de la dissolution de la nation. Obama va décréter la mise en place d'une formidable pompe aspirante branchée sur le tiers-monde. Et Obama va décréter le financement des aides sociales aux ex-illégaux par l'argent des contribuables. Un décret qui lui permettra d'éviter le Congrès où le sénat lui est acquis mais où la Chambre lui est hostile.

    COMPLICES DU GAUCHO-LIBÉRALISME

    En préférant l'épreuve au dialogue, Obama fait d'une pierre cinq coups : il se venge de l'humiliation du 4 novembre, reprend l'initiative tombée chez l'adversaire, ancre davantage les démocrates parmi les minorités raciales, rassemble les morceaux de son legs au pays et aggrave le divorce entre les Hispaniques et le parti républicain. La balle étant désormais dans le camp de l'opposition, on passa sans transition, dès le lendemain du fameux discours, des gesticulations d'un bras-de-fer à l'effervescence d'une guerre civile. Car Obama a en réalité atteint un sixième but, et non des moindres. jeter les uns contre les autres orthodoxes et rebelles, embraser les luttes intestines, déstabiliser le parti adverse en l'obligeant à afficher sur la place publique les passions exacerbées des deux camps qui l'habitent. Dans les cou loirs du Congrès résonnèrent tous les cris du dépit et de l'outrage : « Acte illégal ! », « Viol de la constitution ! », « Crise de régime ! », « Perversion de la présidence ! », « Décision anti-démocratique ! ». Obama ravalé au rang de dictateur tropical et les États-Unis à celui d'une république bananière. On vit les deux patrons du parti, John Boehner, speaker de la Chambre, et Mitchell McConnell, futur chef du sénat, s'arracher les micros afin de condamner une « attitude inacceptable et dangereuse pour les institutions ». A leurs côtés, les affidés venus amplifier l'écho du courroux — John Cornyn, sénateur du Texas, Steve King, sénateur de l'Iowa, Tom Coburn, sénateur de l’Oklahoma, Mo Brooks, représentant de l'Alabama, entre autres — s'épanchèrent ensuite dans la presse aux ordres, qui les renvoya comme des bernés devant le fait accompli. Obama avait bel et bien marqué un point Lorsque les cris retombèrent au bout de vingt-quatre heures, Boehner et McConnell durent piteusement convenir qu'il leur fallait maintenant chercher une riposte à cette "sournoiserie" dont l'impudence les mettait sur la défensive. Washington donna à ce moment-là l'étrange spectacle d'une capitale surréaliste : un président, ivre de rancoeur, martelant son diktat meurtrier vomi par 62 % des citoyens.

    Les rebelles, troisième acteur de ce drame national, s'offrirent le luxe de déployer contre Obama un large éventail de leur arsenal — processus de destitution, procès pour trahison, lynchage médiatique — à l'occasion du dernier en date de ses forfaits. Ils le font depuis six ans pour le moindre de ses faits et gestes. Mais ils ont voulu, cette fois-ci plus que les autres, ajouter à cet objectif nécessaire une cible privilégiée : les orthodoxes. Les rebelles les accusent d'abord d'être complices du gaucho-libéralisme pour mettre en place au sein des institutions américaines les relais nécessaires au Nouvel ordre mondial. Ils les accusent ensuite de maintenir le peuple américain dans une sorte de léthargie prolongeant un système politique profitable aux élus mais inadapté aux défis lancés au pays. Ils les accusent enfin de dissimuler sous un verbiage électoraliste le choix qui est le leur depuis le début de cette affaire d'immigration illégale l'amnistie pour tous les clandestins. En un mot, les rebelles accusent l'état-major, les caciques et les ténors du parti républicain de dénaturer leur mission, pervertir leurs campagnes, gangrener le principe même d'une opposition au pouvoir en place. Un triptyque de charges fondamentales sans cesse déployé, complété, réactualisé. La semaine dernière, cette réactualisation prit les allures d'une bombe à retardement Une fuite en haut lieu fit, en effet, courir le bruit qu'un accord secret avait été conclu entre Obama, Boehner et McConnell. Selon les termes de cet accord, Obama prenait l'initiative d'annoncer son décret sur la légalisation des cinq millions de clandestins avant le 20 janvier prochain et, en échange, voyait abandonner contre lui toute menace d'une procédure de destitution (impeachment)) qu'une opposition digne de ce nom serait en droit d'envisager. Une destitution d'autant plus vraisemblable, d'autant plus menaçante, que les républicains disposent d'une belle majorité chez les représentants (chambre d'accusation) et chez les sénateurs (assemblée du jury). Mais pourquoi le 20 janvier 2015 ? Ce jour-là, le 114e Congrès entrera en fonction avec ses nouveaux élus et comme principales vedettes Boehner et McConnell. Les deux compères ne voulaient pas avoir à gérer un décret qui leur brûle déjà les doigts. Ils ont sans doute trouvé plus astucieux de le laisser entre les mains de l'actuel 113e Congrès, qui va se charger de la sale besogne — et n'a plus que six semaines à vivre.

    LE LÉVIATHAN, MONSTRE VISQUEUX

    Six semaines ! C'est précisément le temps que les esprits forts accordaient en 2007, très généreusement, aux rebelles pour s'ébattre et disparaître sans laisser de traces. Huit ans après, non seulement ces francs-tireurs, ces trublions dont on se moque parce qu'on les craint, ne sont pas morts, mais ils occupent certains postes-clé, imprègnent les débats au Congrès et taraudent l'état-major d'un parti qui a fait élire Lincoln, Nixon et Reagan. Pourquoi cette présence, cette longévité ? Parce qu'elle vient de loin. D'un malaise profond. Révolte viscérale, massive, presque écrasante parce qu'elle va à l'essentiel. Au début, des foules ont jailli — 20 000, 50 000, jusqu'à 100 000 personnes — dans les rues pour s'exprimer. Ni barricades, ni affrontements, ni jacqueries. Des foules indignées. Les dépenses de l'État les consternent. Le déficit budgétaire les affole. L'assurance santé les trouble. Elles voient l'Amérique glisser sur la pente du socialisme vers le gouffre de l'assistanat Les nerfs se tendent, les réflexes s'aiguisent, les esprits s'échauffent. Les bilans officiels puent la manipulation et le mensonge : c'est bien quinze millions de chômeurs, cinquante millions de pauvres et douze zéros après le chiffre de la dette publique. Insupportable ! Pour ces cris sortis des entrailles, il n'existe ni gauche ni droite. vieux clivage usé qui masque la cible, ce Léviathan, monstre visqueux enfanté par les requins d'une classe politique égoïste et cynique. Rejet d'un ordre qui n'est pas celui de l'Amérique. Ce rejet ne date pas d'Obama. Il remonte à plus loin. Avant Bush, avant Clinton et Reagan, à des décennies en arrière : lent travail de maturation et puis, un jour, l'étincelle. La classe moyenne blanche sent qu'on lui vole son pays. Le voile se déchire : Dante sur les rives du Mississippi. Vision d'épouvante : un establishment crispé sur ses privilèges, un étatisme mangeur de richesses, une fiscalité broyeuse d'épargne, un libre-échangisme destructeur d'emplois, une économie soumise aux apatrides, une éducation livrée au multiculturalisme et des frontières offertes aux envahisseurs. Les foules passèrent de la rue à Internet et du même coup, la rébellion se dota d'un visage, d'un outil et d'un nom.

    UNE FORCE JAILLIE DE LA BASE

    Le visage celui du Blanc écœuré. L'outil : les média sociaux. Le nom : Tea Parties. L'ensemble constitue la droite nationale américaine où s'entrelacent une bonne dose de populisme, de christianisme, de constitutionnalisme et de libertarianisrne. Qu'importent les nuances : tous veulent sauver l'Amérique qu'ils ont dans leur cœur, pas celle qu'on leur impose. Mais d'abord, pourquoi Tea Parties ? En décembre 1773, deux cents patriotes, ulcérés par les taxes frappant les produits du colonisateur, jettent dans le port de Boston les cargaisons de thé de trois navires venus d'Angleterre. L'acte de défi passa à la postérité sous le nom de Tea Party. Et les annales du pays ne tardèrent pas à assimiler ce geste provocateur au coup d'envoi de la guerre d'indépendance. Geste d'insurgés dont on retrouve la charge symbolique 241 ans plus tard — Washington remplaçant Londres. Qu'est-ce qu'une Tea Party ? Une force. Une force qui jaillit de la base, sans calculs politiciens ni tactiques partisanes. Une force qui se manifeste n'importe où, à n'importe quel moment et pour n'importe quelle raison. Une force qui jouit d'une grande autonomie et ne supporte ni programmes établis, ni mots d'ordre, ni consignes nationales. Combien sont-elles, ces Tea Parties ? Des milliers : chaque État a les siennes mais deux émergent : Tea Party Nation et Tea Party Patriote. Toutes ensemble, ce sont des millions d'Américains reliés par Internet et tous d'accord sur trois points : secouer l'inertie sclérosante des responsables du parti républicain ; dénoncer la frénésie des dépenses du gouvernement de Washington ; stimuler un retour à l'esprit d'un strict fédéralisme américain. De ces trois points, le premier paraît à tous les militants le plus important : balayer un régimisme douceâtre planifiant des batailles ambiguës, des discours interchangeables, des votes timorés, des alliances contre-nature et des fiefs inexpugnables. D'où de "sanglantes" primaires en 2010 et l'entrée en fanfare au Congrès quelques semaines plus tard de 87 élus des Tea Parties. D'où la victoire de l'un des espoirs des Tea Parties, David Brat, lors des primaires de juin dernier en Virginie, où le numéro deux du parti républicain à la Chambre, Eric Cantor, dépensa six millions de dollars pour rien. A 50 ans, Brat est bien placé pour rêver de la Maison Blanche. D'autres y pensent aussi. Ce sont surtout trois sénateurs : Rand Paul, du Kentucky ; Marco Rubio, de Floride ; et Ted Cruz, du Texas. Tous trois furent élus en 2010 et 2012 avec les voix et les fonds des Tea Parties. Tous trois s'efforcent de plomber les modérés dès qu'ils se montrent — la guerre civile jusqu'au vote de novembre 2016. Avec ce paradoxe : le candidat officiel du parti républicain pourrait être un rebelle.

     

    Paul SIGAUD.Rivarol 27 novembre 2015

  • Libre opinion du général (2S) Philippe BENY, conseiller militaire/ Autour de l’opération SANGARIS en République Centrafricaine

    Général (2S) Philippe BENY, Conseiller militaire du Chef de l’Etat – Bangui – RCA

    Général Philippe Beny, conseiller militaire du chef de l'Etat - Bangui - RCA

    Général Philippe Beny, conseiller militaire du chef de l’Etat – Bangui – RCA

    ♦ J’ai un petit avantage sur ceux qui écrivent ou pérorent sans trop rien connaître de la réalité de cette affaire : je suis à Bangui depuis longtemps, je connais le contexte général, les lieux et nombre des acteurs en cause.

    Je suis en outre ce qu’on pourrait appeler un « vieux soldat » qui en a pas mal vu, notamment en Afrique, et je pense être capable de poser un regard un peu plus discursif que d’autres sur tout cela.

    Pour aider à se faire une idée sur cette affaire, je vais articuler mon propos entre l’exposé de quelques faits objectifs, celui de quelques interrogations liées à ma connaissance du sujet RCA,  et enfin celui de mon avis – par nature subjectif – sur certains points.

    Un point de vue autorisé, qui donne des arguments à tous ceux qui n’aiment pas  cette « affaire ».


    Des faits

    Le camp de Mpoko, proche de l’aéroport, est situé à un endroit où par la géographie des lieux plusieurs forces internationales ont pu avoir contact avec les occupants :

    – avec beaucoup de soldats africains, ce sont la MISCA (force interafricaine) puis la MINUSCA (force ONU) ;
    – avec beaucoup de soldats français et/ou européens, ce sont SANGARIS (force française) et EUFOR (force européenne).

    Il faut alors très précisément s’intéresser aux dates des faits, parfois à 24 heures près, car ces forces avaient ou pas mandat d’être là en protection, parfois proches les unes des autres, parfois au fil des relèves, parfois sur un mode différent entre le jour et la nuit, parfois en renforcement temporaire l’une l’autre, etc… tout cela au profit d’une sécurité toujours précaire à assurer avec des effectifs toujours contraints. Tout cela pour dire que savoir exactement qui était à tel endroit à telle période est bien difficile, surtout quand la période avancée ici et là court de décembre 2013 à juin 2014 selon les sources.

    Le commandement SANGARIS et donc l’Etat-major des armées à Paris ont connaissance des allégations le 29 juillet 2014. Ils réagissent aussitôt, conformément aux lois et usages (enquête de la Gendarmerie Prévôtale, enquête de commandement, action de Justice). Mais considérons bien qu’à ce moment-là, les acteurs qui restent 4 mois en RCA ont déjà pu être relevés 2 fois sur la durée évoquée : pas facile de les trouver quand un flou total règne sur les dates de commission des faits.

    En RCA, si l’on veut bien admettre qu’un mineur en grande difficulté dans un camp de déplacés est prêt à accepter un acte sexuel contre une boîte de ration, ce qui est sans doute très malheureusement vrai, on voudra aussi bien admettre que le même est prêt à dire ou témoigner de n’importe quoi contre une somme dérisoire remise par celui qui aurait besoin ou intérêt à la production d’un tel témoignage.

    Des interrogations

    Pourquoi une ONG ayant connaissance de ce type de comportement n’en réfère pas immédiatement au commandement de la force en cause ? Il existe des modalités de contact très rodées et connues de tous les humanitaires entre les forces et les ONG (cluster humanitaire), cela aux fins de partager l’information et d’assurer une nécessaire coordination des actions. Etrange de préférer « faire des rapports et des entrevues d’enfants » plutôt que de communiquer cela le plus rapidement possible aux autorités locales (alors notoirement déficientes, hélas !) ou, plus sûrement, au commandement de l’une ou l’autre des forces en cause.

    Pourquoi cette affaire de nature à fragiliser le rôle de la France en RCA sort-elle via un média anglo-saxon juste avant l’ouverture du « Forum de Bangui », une étape clé de la gestion de la crise en RCA ? Car il faut savoir que le rôle et les options françaises rencontrent des oppositions politiques, c’est bien naturel, et qu’un récent « processus de Nairobi » a été refusé par la France et la RCA au grand dam d’acteurs internationaux parlant généralement anglais…

    Des avis

    Il y a sans doute eu quelque chose de bien sordide, hélas ! aux abords de ce camp. Mais qui et quand ? Celui qui dirait de façon péremptoire, selon les cas,  que jamais un soldat français, ou européen, ou onusien ne saurait commettre de tels actes n’aurait pas mis les pieds sur le terrain depuis bien longtemps… C’est malheureusement possible. Nature humaine…

    Admettons donc une réalité des faits allégués. Maintenant, quand l’heure de la punition arrive, il faut frapper. Il faut certes frapper fort, mais surtout juste. Or quid des preuves ou des éléments scientifiques tangibles ? Peut-on imaginer ce qu’est le camp de Mpoko à la période considérée ? Une zone de non droit, d’insécurité et de misère humaine absolue. En plus, livrée à de fortes manipulations politiques de par des groupes ethniques rivaux, parfois hostiles à la position politique française.

    Je m’amuse ainsi, si je puis dire, de voir depuis quelques jours les « témoins oculaires » complaisamment produits par RFI ou France 24. C’est à pleurer de voir ces faux témoins notoirement stipendiés par des groupes armés courir, en superbe polo et casquette hip-hop totalement incongrus à Mpoko, face aux micros et caméras pour dire n’importe quoi.

    Car c’est ainsi en RCA, on crée le chaos, les gens crèvent dans les camps, mais on continue la politicaillerie et les manipulations, et cela aux frais de ces braves internationaux, civils et militaires, français en tête, assez gentils pour venir assurer un minimum vital et sécuritaire. Venir dans ce barnum faire une enquête façon « Les experts » avec combinaison blanche immaculée, pipettes et jolie tresses marquées « police » est une simple vue de l’esprit. Cela continue d’être, je le suppose, la difficulté de ceux en charge du dossier, juge comme gendarmes OPJ : quelle matérialité ? Quelles preuves ? Quelles traces ADN ?

    Pourquoi avoir « caché » l’affaire depuis juillet 2014 ? Mais alors là, pardon de penser avec les Antiques et les juristes que « nul n’est censé faire état de sa turpitude »… Quand on a si peu à communiquer, il n’est pas choquant du point de vue militaire français de la fermer, surtout que rester discret ne veut absolument pas dire de rien faire, cette affaire me semble emblématique à ce sujet.

    Au total

    Près de 10 000 soldats français sont passés en RCA depuis décembre 2013.

    14 à 16 seraient impliqués dans une affaire sordide par ailleurs immédiatement traitée par le commandement de SANGARIS, par l’Etat-major des armées et par la justice française dès qu’ils en ont eu vent.

    Une fois les faits avérés et l’enquête terminée, s’il y a des coupables, nul doute que viendra le temps des sanctions qui seront judiciaires, mais aussi statutaires et disciplinaires pour ainsi punir à trois titres ces militaires, c’est à dire bien plus que ne le serait un civil. C’est ainsi.

    14 à 16 salopards (encore potentiels) sur 10 000 hommes. Total 0,14 à 0,16% de comportements inadmissibles… C’est évidemment encore trop, mais :

    – à rapprocher des milliers de vies centrafricaines sauvées par SANGARIS partout en RCA ;
    – à rapprocher des 3 morts et 120 blessés de SANGARIS tombés pour ce faire ;
    – à rapprocher de ce que vient de montrer l’Education Nationale qui semble simplement changer de classe ses pédophiles pourtant avérés…

    Voilà ce que je voulais apporter à ceux qui me liront, pour les convaincre que cette triste affaire n’échappe pas à la règle de l’arbre qui cache, hélas ! Souvent la forêt. En l’occurrence, ces 14 à 16 salopards, s’ils existent, auront pollué l’image des 10 000 autres dont l’action en RCA est unanimement reconnue comme ayant été des plus positives.

    Vous pouvez, si vous le souhaitez, diffuser et retransmettre ce billet d’humeur…

     Général (2S) Philippe BENY
    Conseiller militaire du chef d’Etat à Bangui (RCA)
    2/05/2015

    Source : ASAF (Association de soutien à l’armée française)

    http://www.polemia.com/libre-opinion-du-general-2s-philippe-beny-conseiller-militaire-autour-de-loperation-sangaris-en-republique-centrafricaine-2/

  • Contre le terrorisme : ni burqa, ni barbe, ni jeûne !

    Bien-pensants, calmez-vous : ce n’est ni en France, ni une idée de Robert Ménard.

    Mesure pour prévenir le terrorisme islamiste : femme sans burqa, homme sans barbe et ramadan… sans jeûne ! Bien-pensants, calmez-vous : ce n’est ni en France, ni une idée de Robert Ménard.

    Les musulmanes peuvent porter les vêtements de tout le monde, les musulmans doivent s’habituer à sortir à visage découvert et, le ramadan venu, se sustenter comme tout athée même sous le soleil. Ceci permet, dit-on, d’égayer les rues en éliminant les foules toutes de noir vêtues, d’y reconnaître les amis ou d’y repérer les inconnus et de tarir les sources d’excuses – fatigue, épuisement – invoquées, à juste titre en cas de jeûne, par les salariés.

    En outre, les mosquées et leurs imams ont été placés sous la surveillance afin d’y tuer dans l’œuf tout soupçon de terrorisme.

    Mais pour quelle raison les « soixante-huitattardés » et leurs enfants et petits-enfants actuellement à la tête du pays avec les clans Hollande, Valls et consorts n’ont-ils pas protesté énergiquement ? Ne me dites pas que c’est parce que cette mesure a été prise par un pays cher à leur cœur : la si démocratique et si laïque République populaire de Chine ?

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  • Aveuglement européen devant les offensives des pays du Golfe

    Jean-Paul Baquiast, ENA, ancien haut fonctionnaire avec une carrière administrative au ministère de l’Economie et des Finances.

    Le pouvoir en France se réjouit du fait que François Hollande ait été l’«invité d’honneur» du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ce serait le premier chef d’Etat occidental à bénéficier de cet « honneur », ce dont Barack Obama, jusque là l’allié le plus fidèle des dits pays du Golfe, n’a jamais pu faire.

    Il s’est montré l’héritier le plus fidèle de la politique américaine des années précédentes. Il a même à plusieurs occasions endossé les aspects les plus extrémistes de cette politique, contre Bashar al Assad notamment. Il peut par ailleurs jouer un rôle utile d’intermédiaire entre les pays du Golfe et l’Union européenne, notamment lorsque celle-ci manifeste des inquiétudes en matière de droits de l’Homme ou de liberté de la concurrence.

    Bien évidemment, les services rendus par la France aux monarchies pétrolières justifient quelques contreparties. C’est le cas notamment du contrat Rafale au Qatar, qui pourrait être suivi d’un contrat du même ordre en provenance de l’Arabie saoudite. Pour que la France ne se fasse pas d’illusions cependant, le Qatar et ses alliées du Golfe n’ont pas tardé à présenter la contrepartie attendue de ce modeste avantage, notamment l’ouverture de lignes aériennes supplémentaires pour Qatar Airways, au détriment immédiat du groupe Air-France/Lufthansa. Ce dernier vient de rappeler qu’il risque de ne pas s’en relever. Déjà en difficulté, il pourra ne pas résister à la concurrence des compagnies du Golfe. Concernant Air France, en s’installant dans des aéroports régionaux français, les avions qataris risquent de détourner le trafic vers le hub de Doha, au détriment de Paris. Air France sera sans doute obligé de revoir le nombre de ses vols, entrainant les pertes d’emplois en conséquence.

    Les Émirats arabes unis, qui sont, eux aussi, intéressés par des avions de combat, pourraient faire la même demande auprès des autorités françaises pour leur compagnie aérienne Etihad. L’Etat, bien que participant au capital d’Air France, ne fera pas pourtant la moindre objection.

    On ne fait pas les comptes

    Cette affaire a mis en évidence une situation défavorable à l’Europe que nul gouvernement n’ignorait mais que tous acceptent car on ne discute pas avec des Etats arabes riches des milliards que nous leurs versons indirectement par notre insatiable appétit de pétrole, au lieu de rechercher avec plus de détermination des énergies de substitution. Aucune autorité ne fait le bilan de ce que rapportent aux Européens les cadeaux de certains Etats du Golfe, en contrepartie des coûts actuels et futurs des pertes de souveraineté qu’ils leur consentent. Concernant les compagnies aériennes, ainsi, l’Europe qui continue à afficher haut et fort sa volonté de faire régner en son sein une concurrence libre et non faussée, ferme les yeux sur la concurrence déloyale des compagnies du Golfe, qui touchent de la part de leur gouvernement des subventions estimées à plus de 40 milliards de dollars pour ces dernières années.

    Ces subventions permettent, entre autres, à ces compagnies d’acquérir les dernières générations d’avions, d’y offrir des services aux passagers sans égal et bien évidemment de travailler à perte aussi longtemps que nécessaire pour éliminer la concurrence. Elles peuvent aussi, plus directement acheter purement et simplement des compagnies européennes en difficulté, comme ce fut récemment le cas d’Alitalia rachetée agressivement par la compagnie d’Abou Dhabi Etihad. Si les Etats européens ne réagissent pas pour imposer, y compris au sein de la Commission européenne, un néo-protectionnisme dans les secteurs stratégiques, ce sera bientôt aussi le sort d’Air France et de Lufhansa. Le passager européen naïf croira continuer à voler sous les couleurs européennes, sans s’apercevoir qu’il sert dorénavant les intérêts d’ennemis déterminés de l’Europe.

    Les autres secteurs stratégiques

    Le cas des compagnies aériennes n’est que la façade aujourd’hui visible de l’entrée, concurrence libre et non faussée oblige, des capitaux pétro-arabes dans de nombreuses entreprises et services publics européens. Certains de ceux-ci ne sont pas considérés comme stratégiques (comme en ce qui concerne le Musée du Louvre…encore que…), mais d’autres le sont évidemment, comme en ce qui concerne les industries de technologies avancées, travaillant ou non pour la défense.

    Or les capitaux du Golfe ne se bornent pas à rester dans le rôle de « sleeping partners » ou partenaires dormant, uniquement soucieux de récupérer quelques profits. Ils participent directement à une conquête de l’Europe, non seulement économique mais politique. Celle-ci se fait bien évidemment en premier lieu au détriment des travailleurs et des représentations politiques européennes. Le lobbying exercé par les représentants occultes de ces capitaux arabe s’exerce en permanence et influence dorénavant toutes les décisions, tant des Etats nationaux que de la Commission européenne. Mais personne n’en parle.

    Qui connait dans nos démocraties l’influence sur les décisions diplomatiques et économiques du prince saoudien multi-milliardaire Al Waleed bin Talal bin Abdulaziz al Saud. Soyez certains qu’il ne se borne pas à investir dans les casinos. L’avenir de l’Europe repose dorénavant en partie entre ses mains et celles de ses semblables.

    Jean-Pierre Baquiast, 5/05/2015

    Source : Pour une Europe intelligente – Solidarité et puissance

    http://www.polemia.com/aveuglement-europeen-devant-les-offensives-des-pays-du-golfe/