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Les racines anglo-saxonnes du Mondialisme sur Méridien Zéro - 2sur2
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L’entretien de George Friedman par « Kommersant » | Sur Dedefensa.org
Ce document fait suite aux déclarations de George Friedman, le fondateur et PDG du Think tank US « Stratfor »...
Le site Dedefensa.org a publié l’entièreté du texte de l’interview de George Friedman par le quotidien russe Kommersant du 21 décembre 2014 (dont ils avaient parlés lors de sa parution initiale le 22 décembre 2014). Ce travail a été fait à partir de la traduction anglaise que vient d’en donner Russia Insider. Ils écrivaient hier à ce propos :
«“Russia Insider” a eu l’excellente idée de reprendre l’entièreté de l’interview de Friedman à “Kommersant” et de le traduire en anglais. (Voir RI, le 20 janvier 2015, traduction en anglais de Paul R. Grenier, de “US-Russia.org”.) Nous-mêmes avons décidé de traduire cette version anglaise en français, car elle nous a paru particulièrement importante:
1) d’abord par les vérités indubitables qu’elle établit sur les responsabilités fondamentales de la crise ukrainienne; ensuite,
2) parce qu’elle développe une conception géostratégique qui est celle de l’“establishment” US, et du Système lui-même à la lumière de l’idéal de puissance, avec son impeccable logique interne mais aussi et surtout avec ses distorsions fondamentales de conception et de vision du monde (y compris celle qui est attribuée à la Russie).
Tout cela explique la marche des événements vers l’inéluctabilité d’une crise majeure, sinon finale, dont la responsabilité sera tout entièrecelle des USA, c’est-à-dire celle du Système. Pas de surprise, certes, mais il est bon d’en avoir la documentation quasi-officielle et abondante.»Voici donc la traduction intégrale de l’interview, avec bien entendu la reprise de la première partie déjà présente dans le texte du 21 janvier 2015...
Kommersant : «Dans vos analyses, vous vous référez à la fragmentation de l’Europe. Comment se manifeste cette fragmentation ?»
George Friedman : «Durant la Guerre froide, les frontières en Europe ont été préservées. Il était entendu que, si l’on changeait quelque chose, une déstabilisation s’ensuivait. Une fois la Guerre froide terminée, le bouleversement des frontières a commencé avec la Yougoslavie. Ensuite, il y a eu les changements de facto dans les frontières des pays du Caucase. Très récemment, 45% des Écossais ont voté pour l’indépendance. Les Catalans veulent aussi leur indépendance.
»Dans le contexte de ce mouvement de fond, je ne pense pas que la situation ukrainienne (où une partie du pays est attirée par un rapprochement avec l’UE tandis que l’autre veut être proche de la Russie) est unique. La situation ukrainienne prend parfaitement sa place dans les tendances centrifuges que nous avons observées en Europe depuis un certain temps. Bien entendu et jusqu’à récemment, personne ne pensait à la question des rapports entre l’Angleterre et l’Écosse, qui semblait être réglée depuis 300 ans, et qui est réapparue de façon si soudaine et urgente. En d’autres mots, la crise ukrainienne, si elle est connectées avec la situation russe, est aussi une partie d’un processus qui marque la crise européenne elle-même.»
Kommersant : «Les politiciens européens disent que ce qui a causé la déstabilisation de l’Europe c’est l’action de la Russie en Ukraine.»
George Friedman : «Les Européens sont très fiers de ce qu’ils nomment leur “exceptionnalité”. Cela implique qu’ils se sont débarrassés de toute menace de guerre interne, depuis au moins un demi-siècle, et qu’ils ont vécu dans un monde de stabilité et de prospérité. Mais jusqu’aux années 1990, l’Europe a vécu, en fait, sous l’occupation conjointe des USA et de l’URSS. Et puis, il y a eu la Yougoslavie, et puis le Caucase. Le continent européen n’a jamais été complètement pacifié.»
Kommersant : «Mais les officiels US, aussi bien que les directions des États-membres de l’UE, ont justifié leur politique très dure contre la Russie par le fait que, avec l’annexion de la Crimée, la Russie a “redessiné des frontières par la force” depuis la Seconde Guerre mondiale.»
George Friedman : «Les Américains savent que c’est un non-sens. Le premier exemple de changement des frontières par la force a été la Yougoslavie. Et le Kosovo fut seulement l’achèvement du processus. Et les USA sont directement impliqués dans ce processus.»
Kommersant : «Quel est le but de la politique US pour ce qui concerne l’Ukraine ?»
George Friedman : «Durant les cent dernières années, les Américains ont poursuivi avec constance une politique étrangère très consistante: empêcher quelque nation que ce soit de constituer une trop grande puissance en Europe. D’abord, les USA ont cherché à empêcher l’Allemagne de dominer l’Europe, ensuite ils ont cherché à limiter l’influence de l’URSS.
«L’essence de cette politique est ceci: maintenir aussi longtemps que possible un certain rapport de forces en Europe [qui les avantage], en aidant les partis les plus faibles, et lorsque le rapport de forces existant était [ou est] sur le point d’être modifiée, – en intervenant au dernier moment. Ce fut le cas durant la Première Guerre mondiale, lorsque les USA intervinrent seulement après l’abdication du tsar Nicolas II en 1917 pour éviter que l’Allemagne s’affirmât d’une façon prééminente. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les USA ouvrirent un second front très tardivement (en juin 1944), après qu’il fût devenu évident que les Russes allaient l’emporter sur les Allemands.
»Par-dessus tout, l’alliance potentiellement la plus dangereuse, selon le point de vue des USA, a toujours été une alliance entre la Russie et l’Allemagne. Cela serait une alliance entre la technologie et le capital allemands avec les ressources naturelles et humaines de la Russie.»
Kommersant : «Aujourd’hui, que croyez-vous que les USA tentent de contenir ?»
George Friedman : «Aujourd’hui, les USA cherchent à bloquer l’émergence d’un ensemble d’hégémonies régionales potentielles : la Serbie, l’Iran, l’Irak. En même temps, les USA utilisent des attaques de diversion. Par exemple, dans une bataille, quand l’ennemi est sur le point de parvenir à une victoire, vous le frappez de façon à déstabiliser son avantage. Les USA ne cherchent pas à “vaincre” la Serbie, l’Iran ou l’Irak, mais ils cherchent à créer le chaos dans ces zones pour empêcher ces pays de devenir trop forts.»
Kommersant : «Et pour ce qui est de la Russie, quelle tactique utilisent-ils ?»
George Friedman : «La fragmentation de l’Europe est accompagnée par l’affaiblissement de l’OTAN. Les pays européens n’ont pratiquement par de réelles armées qui leur soient propres. Dans l’alliance, seuls les USA sont puissants en termes militaires. Dans le cadre de l’affaiblissement de l’Europe, la puissance relative de la Russie a considérablement grandi.
»L’impératif stratégique de la Russie est d’établir une zone de sécurité la plus profonde possible sur ses frontières occidentales. Par conséquent, la Russie a toujours été particulièrement sensibles à ses relations avec la Biélorussie, l’Ukraine, les pays baltes et les autres pays d’Europe de l’Est. Ils sont d’une très grande importance pour la sécurité nationale de la Russie.
»Au début de cette année [2014], il existait en Ukraine un gouvernement assez pro-russe mais très faible. Cette situation convenait parfaitement à la Russie: après tout, la Russie ne voulait pas contrôler complètement l’Ukraine ni l’occuper; il était suffisant pour elle que l’Ukraine ne rejoignît ni l’OTAN ni l’UE. Les autorités russes ne peuvent tolérer une situation où des forces militaires occidentales seraient stationnées à une centaine de kilomètres de Koursk ou de Voronezh.
»Les USA, pour leur part, étaient intéressés par la formation d’un gouvernement pro-occidental en Ukraine. Ils voyaient que la puissance russe augmentait et ils cherchaient à empêcher la Russie de consolider cette position dans l’espace post-soviétique. Le succès des forces pro-occidentales en Ukraine devait permettre de contenir la Russie.
»La Russie définit l’événement qui a eu lieu au début de cette année [en février 2014] comme un coup d’Etat organisé par les USA. Et en vérité, ce fut le coup [d’État] le plus flagrant dans l’histoire.»
Kommersant : «Vous parlez bien de la liquidation de l’accord du 21 février [2014], c’est-à-dire du processus Maidan ?
George Friedman : «Tout le processus. Après tout, les USA ont soutenu ouvertement les groupes des droits de l’homme en Ukraine, y compris par des soutiens financiers. Pendant ce temps, les services de renseignement russes rataient complètement l’identification de cette tendance et sa signification. Ils n’ont pas compris ce qui était en train de se passer, et quand ils ont enfin réalisé ils se trouvèrent incapables de stabiliser la situation, et ils firent une mauvaise évaluation de l’état d’esprit dans l’Est de l’Ukraine.»
Kommersant : «En d’autres mots, la crise ukrainienne est le résultat de la confrontation entre la Russie et les USA ?»
»Vous avez là deux puissances: l’une veut une Ukraine neutre, l’autre une Ukraine qui forme un élément d’une ligne de restriction de l’expansion russe. On ne peut dire que l’une des deux parties se trompent: tous les deux agissent selon leurs intérêts nationaux. Il y a juste le fait que leurs intérêts nationaux sont antagonistes.
»Pour les Américains, comme je l’ai dit, il est important d’empêcher l’émergence d’une hégémonie en Europe. Récemment, les USA ont commencé à s’inquiéter des intentions et du potentiel de la Russie. La Russie est en train d’évoluer de la position défensive qu’elle avait depuis 1992 vers une restauration de son influence. Il s’agit d’une divergence des intérêts nationaux de deux grandes puissances»
Kommersant : «Quels actes du côté russe pourraient avoir causé la préoccupation des USA ?»
George Friedman : «La Russie a commencé à entreprendre certaines initiatives que les USA considéraient comme inacceptables. D’abord en Syrie. C’est là que les Russes démontrèrent aux Américains qu’ils étaient capables d’influer sur les processus en cours au Moyen-Orient. Les USA ont assez de problèmes au Moyen-Orient sans y ajouter la concurrence des Russes.
»Les Russes sont intervenus dans les processus du Moyen-Orient parce que, entre autres raisons, ils espéraient acquérir une capacité de levier pour influencer la politique étrangère des USA dans d’autres domaines. Mais ils ont fait une erreur de calcul. Les USA ont pensé qu’ils cherchaient à s’opposer à eux.
»C’est dans ce contexte que l’on doit évaluer les événements en Ukraine. Apparemment, les Russes n’ont pas bien mesuré avec quelle hostilité les USA percevraient leur action [en Syrie] , ou bien ils n’ont pas vu la capacité des USA à trouver aisément des contre-mesures. C’est dans cette situation que les USA ont observé la Russie et en sont arrivés à conclure qu’ils pouvaient au moins prendre cette mesure de riposte : l’instabilité en Ukraine.»
Kommersant : «Donc, vous pensez que l’Ukraine est une sorte de revanche sur la Syrie ?»
George Friedman : «Non non, pas une revanche. Mais l’intervention des Russes dans le processus syrien, alors que les USA étaient encore en train de traiter les problèmes d’Irak, et qu’ils négociaient avec l’Iran ... A Washington, beaucoup de gens ont eu l’impression que les Russes voulaient déstabiliser la position US déjà bien fragilisée au Moyen-Orient, – Une région d’une importance capitale pour les USA.
»A propos de cette question, il y avait deux points de vue différents à Washington : celle selon laquelle les Russes essayaient maladroitement de jouer un rôle [pour faire les importants], et celle selon laquelle ils avaient trouvé un point faible dans la position des USA et qu’ils essayaient d’en tirer avantage. Je ne suis pas en train de dire que l’intervention en Syrie de la Russie est la cause de la crise ukrainienne, cela serait simplifier et caricaturer. Mais cette intervention a achever de faire pencher la balance de l’opinion prédominante à Washington vers l’idée que la Russie était un problème. Et alors, que fallait-il faire? Il valait mieux ne pas les affronter directement au Moyen-Orient, il fallait orienter leur attention vers un problème nouveau dans une autre région.
»Bien sûr, tout cela est très simplifié, c’est beaucoup plus complexe dans la pratique mais la cause et l’effet sur les relations sont exactement comme je le dis. Le point central, l’argument fondamental, c’est que l’intérêt stratégique des USA est d’empêcher la Russie de devenir hégémonique. Et il est dans l’intérêt stratégique de la Russie de ne pas permettre aux USA de venir jusque sur ses frontières...»
Kommersant : «Selon vous, quelle est l’idée qui se trouve derrière les sanctions US ? Les autorités russes disent que les USA veulent parvenir à un changement de régime en Russie.»
George Friedman : «Le but des sanctions, c’est, – avec un minimum de dommages pour les USA et des dommages un peu plus conséquents pour l’Europe, – de faire pression sur la Russie de façon à ce qu’elle capitule et remplisse les conditions exigées par les USA.
»Les sanctions démontrent la puissance des USA. Et les USA sont très heureux d’en faire usage contre les pays qui n’ont pas les moyens de répondre et de riposter d’une façon adéquate. C’est aussi une opportunité pour “réaligner” les Européens. Je ne pense pas que le but principal des USA soit le changement de régime en Russie. Le but principal, c’était de limiter le plus possible les capacités de manœuvre des autorités russes, ce qui est effectivement en train de survenir. Mais il y a bien sûr d’autres facteurs qui jouent un rôle, comme par exemple le ralentissement de l’économie russe et la chute du prix du pétrole.»
Kommersant : «En Russie, beaucoup disent que les prix du pétrole ont été manipulés par une conspiration entre les USA et les pays du Golfe.»
George Friedman : «Il est toujours plus facile d’expliquer une difficulté par une référence à des actions délibérées d’autres personnes. Il est un fait qu’un certain nombre de pays, dont la Chine, l’Inde et le Brésil, ont réduit leurs prévisions pour ce qui concerne leur rythme d’expansion économique. Et, par ailleurs, l’Europe est au niveau zéro pour sa croissance. Et là-dessus, une révolution se développe dans le secteur pétrolier, et le volume de pétrole disponible grandit.
»La chute des prix du pétrole était inévitable. Qu’est-ce que vous pouviez attendre d’autre ? Mais vous [vous, Russes] avez construit toute votre stratégie économique non seulement sur un prix levé du pétrole, mais aussi sur l’exportation des ressources d’énergie en tant que telles. Cela vous rend si vulnérables ! Vous auriez dû employer les 10 ou 15 dernières années de rentrées importantes de la vente des ressources d’énergie à la diversification de l’économie, mais votre gouvernement n’a pas fait cela.»
Kommersant : «Peut-on attendre une amélioration des relations entre les USA et la Russie après les prochaines élections présidentielles US ?»
George Friedman : «En Russie, vous personnalisez trop la politique américaine. Aux USA, le président est seulement une des institutions du pouvoir, il n’est pas tout-puissant. Obama est aussi pieds et poings liés que ses prédécesseurs. Si au Moyen-Orient des groupes comme l’“État Islamique” se développent à un rythme très rapide, peu importe que le président soit démocrate ou républicain, – il devra intervenir avec force contre eux.
»Aucun président américain ne peut se permettre de rester assis sans rien faire si la Russie devient de plus en plus influente. Les actions de la Russie au Moyen-Orient ou, disons, dans le cas de l’asile politique accordée à Edward Snowden, ont été perçues aux USA comme des attaques directes contre les intérêts US. N’importe quel président doit réagir contre cela. Il y a trois ans, dans un de mes livres, je prédisais que dès que la Russie commencerait à accroître sa puissance et à montrer cet accroissement, une crise éclaterait en Ukraine. C’était évident.»
Kommersant : «Que croyez-vous qu’on puisse dire du rapprochement entre la Russie et la Chine ?»
George Friedman : «La Chine a beaucoup de problèmes qui lui sont propres, – freinage de la croissance, inflation élevée, chômage. Il n’y a aucun cadeau à espérer de Pékin. Et la construction du pipeline vers la Chine, où les autorités russes vont devoir dépenser beaucoup d’argent, n’aura probablement aucun impact tangible sur l’économie russe.»
Kommersant : «Comment croyez-vous que la situation en Ukraine va se développer?»
George Friedman : «La Russie ne fera aucune concession sur la Crimée, c’est évident. Mais je pense qu’elle aura de sérieux problèmes pour assurer le ravitaillement et la subsistance de la péninsule. D’autre part, elle ne peut pas reculer sur certaines de ses positions vis-à-vis de l’Ukraine. Elle ne peut pas permettre à des forces militaires occidentales de stationner sur le territoire ukrainien. C’est un cauchemar pour la Russie, avec fort peu de possibilités de manœuvres.
»Les USA vont devoir prendre une décision stratégique, pas maintenant mais dans le futur, soit pour intervenir plus activement en Ukraine, ce qui présente beaucoup de difficultés, soit pour construire une nouvelle alliance, – au sein de l’OTAN ou hors de l’OTAN, – avec la Pologne, la Roumanie, les pays baltes et, par exemple, la Turquie. Cela a déjà commencé à se former, doucement mais cela a commencé. Et c’est quelque chose que les Russes n’accepteront pas, – un “cordon sanitaire”. Pour les USA, l’essentiel n’est pas de contrôler l’Ukraine; l’essentiel est que les Russes ne la contrôlent pas.
»Beaucoup dépendra de Kiev. Le gouvernement de Kiev est le maillon faible. S’il se fragmente, – ce qui, de façon assez surprenante, n’est pas encore arrivé, – alors les Russes essaieront de faire tourner les choses en leur faveur.
»Mais la question principale est bien de savoir si la Russie peut évoluer dans tout cela en n’éclatant pas. Elle fait face désormais à tous les facteurs qui ont conduit à l’effondrement de l’Union Soviétique: l’absence d’un système de transport efficace; une attitude de scepticisme dans beaucoup de régions du pays pour la capitale, du Caucase à l’Extrême-Orient; mais la chose principale est une économie qui ne fonctionne que dans certaines circonstances, – essentiellement, le prix de l’énergie élevé. Vous n’avez qu’un seul produit, et il est aujourd’hui en offre excessive sur le marché global. »
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JT du jeudi 07-05-2015 TVL
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Ratification d’un fonds de 100 milliards de dollars pour les BRICS
Un outil financier au service d’un monde multipolaire, c’est ce que viennent de mettre en place la Russie, l’Inde, le Brésil, L’Afrique du Sud et la Chine.
Vladimir Poutine a ratifié en fin de semaine dernière un accord sur la création d’un fonds commun de réserves de change des pays des BRICS. Ce fonds s’élèverait à 89 milliards d’euros, soit 100 milliards de dollars. La Russie, l’Inde et le Brésil y participeront à hauteur de 18 milliards d’euros. L’Afrique du Sud y mettra cinq milliards, loin derrière la Chine qui promet 41 milliards.
Pourquoi cet accord a-t-il eu lieu et que signifie-t-il ?
Il s’inscrit dans la déclaration signée le 15 juillet 2014, à Fortaleza au Brésil, portant sur la création d’un fonds commun de réserve pour ces pays. Ce fonds commun a été signé pour éviter, je cite : « Les pressions à court terme sur les liquidités ». Fin de citation. Cette déclaration implique aussi la création d’une banque, qui se veut la base d’une nouvelle structure dont la vocation est de contrebalancer le poids des économies occidentales. Cette nouvelle banque sera basée à Shanghai. Elle représentera un capital initial de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de financer de grands travaux d’infrastructure. Cette nouvelle institution apparaît comme une nouvelle donne dans le paysage financier mondial, et repose sur des bases solides. Rappelons que malgré une intense campagne financière et médiatique ces derniers mois, le rouble russe a réussi à se maintenir.Il s’agit d’un pas de plus vers un monde multipolaire ?
Parfaitement. Cet accord entre les BRICS ouvre une solution alternative aux principales institutions financières internationales telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Institutions traditionnellement dominées par les États-Unis, de par leur forte contribution. Si ces 5 pays émergents se détachent du FMI, l’hégémonie américaine en prendrait un coup. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud représentent 40 % de la population et un cinquième du PIB de la planète.http://fr.novopress.info/187012/ratification-dun-fonds-100-milliards-dollars-les-brics-marbre/
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Vente de Rafale au Qatar : le dessous des cartes
La vente de Rafale au Qatar, après celle de l’Égypte et de l’Inde, est assurément une bonne nouvelle pour notre avionneur national. Elle le doit aux qualités de l’avion, à quelques belles contreparties financières et industrielles, mais aussi (et surtout) à l’évolution du contexte géopolitique dont a su profiter la France.
Enfin une bonne nouvelle pour François Hollande ! C’est avec son air réjoui des grands jours que notre président a annoncé le 4 mai la vente de 24 avions Rafale au Qatar, pour un montant de 6,3 milliards d’euros. Un contrat qui fait suite à ceux signés avec l’Égypte (24 de ces avions de combat) et l’Inde (36 appareils). La série noire semble donc terminée pour ce bel oiseau, qui reste à la pointe de la technologie et des performances 25 ans après son premier vol de démonstration.
Pourquoi un tel succès après des années de revers sur les marchés internationaux ?
Si la vente de matériel militaire répondait uniquement à des considérations de rapport qualité/prix, le Rafale aurait trouvé preneur depuis longtemps : ce n’est pas le meilleur avion du monde, ni surtout le moins cher, mais il est excellent dans tous les compartiments de combat (supériorité aérienne, attaque au sol, reconnaissance…).
De nos jours, seuls les USA, la Russie ou la Chine peuvent encore se payer des avions très spécialisés, et encore. Pour les autres, l’heure est à la polyvalence, source d’économies d’échelle importantes (formation, maintenance, etc.). Argument commercial-choc dont le Rafale ne disposait pas jusqu’à peu : il a subi avec succès l’épreuve du feu, en Afghanistan, en Libye ou au Mali.
Il répond donc bien au besoin des pays acquéreurs d’un avion moderne, efficace et polyvalent.Enjeux géostratégiques
Mais nous sommes dans un marché d’État à État, où les considérations politiques et géopolitiques comptent au moins autant que la qualité des matériels… Sans même parler des parties occultes de ces marchés,
commissions, rétrocommission, espionnage industriel ou entreprises de déstabilisation des concurrents. À ce petit jeu, les promoteurs du Rafale n’ont visiblement pas été très au point, comme au Brésil, où les Américains nous ont « savonné la planche », sans que cela leur rapporte, puisque c’est le Gripen suédois qui a finalement été choisi, affaire Snowden oblige.
L’avion profite surtout des atermoiements de la diplomatie américaine.
Souvenez-vous d’Edward Snowden, cet employé de la NSA qui avait révélé plusieurs programmes de surveillance de masse Américains et Anglais. Parmi les documents qu’il a rendus publics, on a ainsi appris que les Américains espionnaient particulièrement leurs alliés… et leurs interlocuteurs dans les négociations pour les contrats d’armement, notamment au Brésil. On avait beau s’en douter, ça fiche quand même un coup à la confiance.
De plus, la politique des États-Unis devient pour ses alliés de plus en plus illisible. Les enjeux géostratégiques yankees se sont déplacés vers le Pacifique, avec la montée de la Chine et la nécessité de contrer la montée en puissance de la Russie… qui se rapproche elle-même de l’Empire du Milieu. Autre facteur : la détente entre les USA et l’Iran, rendue nécessaire aussi bien par des considérations géostratégiques (l’Iran, traditionnel allié de la Russie pourrait, s’il était « retourné » devenir une pièce importante dans le containment de l’ex-empire des Tsars) et géoéconomiques (le besoin de trouver des débouchés maritimes aux hydrocarbures de l’Asie Centrale, l’option afghane étant décidément impraticable). Enfin, avec la découverte de gigantesques gisements de gaz de schiste sur le territoire américain, la dépendance énergétique américaine face aux pétromonarchies s’affaiblit.
Résultat : les liens entre Américains et les pays du golfe persique se distendent, ouvrant des fenêtres d’opportunité aux autres pays, dont la France. Pour la diplomatie américaine, le traditionnel allié Saoudien et le croupion (d’un strict point de vue géographique) Qatari deviennent limite gênants, tant est désormais visible leur soutien aux terroristes musulmans de tout poil, à commencer par l’État islamique.
De leur côté, les Émirats du golfe ont besoin d’être au point militairement pour contrer la menace traditionnelle de l’Iran et celle, nouvelle, dudit État Islamique et autres groupes du même acabit. Fomentés à la fois contre les pays à gouvernement laïc de la région (Syrie et Irak) et contre le traditionnel ennemi perse, ces groupes sont en fait totalement incontrôlables et pourraient bien se retourner contre leurs créateurs, jugés trop tièdes et corrompus.
Le Rafale remplit à merveille le cahier des charges et de plus, la France a tout fait pour freiner le rapprochement entre Washington et Téhéran. Le contrat d’armement punit donc Obama et récompense François Hollande pour leurs positions respectives. Soulignons aussi que le Ministre de la défense aurait joué un rôle discret, mais efficace, dans les négociations.
De plus, la position des USA vis-à-vis de l’État islamique étant assez floue (condamnation officielle, soutien en sous-main), l’Égypte et le Qatar se garantissent en achetant le Rafale de disposer d’un avion en toute indépendance. Autrement dit, sans demander l’accord de Washington.Oui, mais à quel coût ?
On n’achète pas des avions de chasse comme on achète une Renault à la concession du coin. À plus de 6 milliards le contrat, le client est en droit d’attendre un service après-vente irréprochable. L’accord, « confidentiel et d’État à État », signé dans la foulée par les ministres de la Défense français et qatari, qui porte sur la formation de 36 pilotes et d’une centaine de mécaniciens, à nos frais bien sûr, mais « trait(e) aussi d’autres questions comme l’instruction d’officiers de renseignement » n’est même pas le minimum vital en pareil cas.
Les gros contrats d’armement sont assortis d’accords de transferts de technologies, de contrats de sous-traitance ou de construction sous licence d’une partie des appareils par le pays acquéreur. De plus, les industriels disposent en pareil cas de garanties octroyées par l’État, via la COFACE pour la France. En cas de défaillance de paiement (on pense à l’Égypte, qui ne roule ni sur l’or ni sur le pétrole), c’est le contribuable français qui réglera la note… C’est moche, mais c’est comme ça.
Enfin, nous ne connaissons pas d’exemple de contrat de ce type qui ne soit assorti de contreparties industrielles dans d’autres secteurs.
On se souvient par exemple que la Pologne signa le traité d’adhésion à l’Union européenne le 16 avril 2003 et, deux jours plus tard, l’achat de 48 F -16 pour 3,5 milliards d’euros. Une claque pour le Gripen brito-suédois et le Mirage 2000 français. Mais on oublie souvent de dire qu’en échange de cette vente, les Américains ont investi dans la modernisation de l’industrie lourde polonaise pour un montant quasiment équivalent.
Pour le moment, la seule contrepartie industrielle à la vente du Rafale dont nous ayons connaissance est l’ouverture de droits de trafic supplémentaire vers la France pour Qatar Airways, qui pourront atterrir en plus de Paris, à Lyon et à Nice. L’intensification du trafic des compagnies qataries laisse présager une baisse de la fréquentation des aéroports de paris, le trafic sera détourné vers le hub de Doha, au détriment des aéroports parisiens. Un manque à gagner certain pour Air France, qui prévoit déjà de fermer certaines lignes long-courriers.Il y a bien sûr la convention fiscale avec le Qatar de 2009, qui exonère d’impôt les plus-values immobilières et les gains en capital réalisés par le Qatar ou ses « entités publiques » — y compris, donc, la famille de l’émir — sur des biens détenus en France, mais celle-ci n’est pas liée au contrat Rafale.
Crédits photo : Airwolfhound via Flickr (CC) = Rafale au RIAT 2013 (Royal International Air Tattoo)
AereiMilitari.org via Flickr (CC) = Rafale_11b
U.S. Department of Defense Current Photos via Flickr (CC) = Deux Rafale après un ravitaillement en volhttp://fr.novopress.info/187049/vente-rafale-au-qatar-dessous-cartes/#more-187049
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Mondial 2022: Des journalistes allemands qui enquêtaient sur la corruption arrêtés
Il ne fait pas bon enquêter sur les conditions d’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Comme le rapporte le site deL’Equipe, des journalistes des chaînes allemandes ARD et WDR qui tournaient un documentaire intitulé «La vente du foot: Sepp Blatter et le pouvoir de la FIFA» ont été arrêtés.
La chaîne WRD a publié un communiqué pour expliquer ce qui est arrivé aux reporters. «Nous tournions avec des ouvriers à Doha et nous avons été embarqués par la police. Nous avons été relâchés après 14 heures d’interrogatoire et nous n’avions pas le droit de quitter le pays pendant cinq jours. Nos caméras, ordinateurs et téléphones ont été confisqués puis rendus au bout d’un mois. Toutes nos données avaient été effacées et le matériel endommagé», est-il écrit.
Entre les soupçons de corruption, les accusations de travail forcé sur les chantiers et la tenue de la compétition en hiver, cette Coupe du monde ne cesse d’alimenter la chronique.
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Chine : Édification d’une « grande muraille verte » de 4.500 km
Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le changement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.
L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruit.
Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km² de prairies.
Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable jaune et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.
Mais les efforts du gouvernement Chinois en matière de politique de reforestation semblent aujourd’hui s’avérer payants, du moins si l’on en croit l’étude Australienne menée parl’Université de New South Wales qui a analysé 20 ans de données satellitaires sur les émissions de gaz à la surface de la terre.Selon le docteur Yu Liu, l’un des auteurs de l’étude en question : « L’augmentation de la végétation vient d’une combinaison chanceuse de facteurs environnementaux et économiques, ainsi que des projets de plantation massives d’arbres en Chine. L’augmentation de la végétation dans les savanes d’Australie, d’Afrique et d’Amérique du Sud est le résultat de l’augmentation des précipitations alors qu’en Russie et dans les anciens pays du bloc soviétique nous avons vu une croissance des forêts sur les terres agricoles abandonnées. La Chine est le seul pays à avoir augmenté intentionnellement sa végétation avec les projets de plantation d’arbres. »
En effet, selon l’administration des forêts de l’État, ce ne sont pas moins de 13 millions d’hectares de forêt qui ont été plantés depuis 2008. Cette croissance végétale, conjuguée à la repousse sur les terres agricoles Russes, aurait permis de compenser à hauteur de 85% les pertes en carbone de la biomasse dues à la déforestation.
Pep Canadell, co-auteur de l’étude, explique qu’il est primordial de reconnaître que la croissance végétale capture une grande quantité de nos émissions de CO² et qu’elle permet de freiner considérablement le changement climatique avant de nuancer toutefois : « Nous savons que 50% des émissions dues aux activités humaines restent dans l’atmosphère, même après que l’autre moitié a été prise en charge par la végétation terrestre et les océans ».
Cette course effrénée à la reforestation dans le but de compenser les quantités astronomiques de gaz émis dans l’atmosphère provoqués par la croissance économique Chinoise vertigineuse trouve également sa source dans l’inquiétude grandissante de la population quant aux divers épisodes de smog, cette brume épaisse constituée de polluants qui vient régulièrement assombrir les mégalopoles et dont un reportage d’une critique rare à récemment fait le buzz en Chine.
Il ne reste plus qu’à espérer que le gouvernement Chinois maintienne ce cap dans la lutte contre le réchauffement climatique et, pourquoi pas, ouvrir la voie à d’autres régions du monde, à l’instar de l’Amazonie et des provinces indonésiennes de Sumatra et Kalimantan où de grosses pertes de végétations continuent de se produire.
Pour aider la Chine à s’attaquer aux racines de ces phénomènes, de nombreux volontaires sud-coréens, comme ceux de l’ONG Future Forest, viennent participer aux plantations.
La création de cette muraille végétale s’inscrit dans un plus large plan national de reconversion des terres agricoles en espaces boisés. Baptisé « Grain-for-green » (des grains contre du vert), il prévoit de rémunérer financièrement ou par de la nourriture tous les paysans qui acceptent de planter des arbres.force et force est de reconnaître que le programme parvient à ralentir la désertification.
Les résultats obtenus seraient impressionnants, selon Luc Gnacadja, secrétaire exécutif des Nations-Unies contre la désertification (UNCCD). Un projet de grande muraille verte est également étudié par l’Union Africaine pour faire face à l’extension du désert du Sahara.
2,5 fois plus d’arbres que le reste du monde
Et ça fonctionne : quelques 56 milliards d’arbres auraient ainsi été semés, essentiellement par des particuliers, durant les dix dernières années, selon les statistiques officielles du gouvernement. La Banque Mondiale, elle, affirme que la Chine serait aujourd’hui l’un des seuls pays au monde à augmenter la taille de ses forêts.
Elles seraient passées de 16 % à 20 % du territoire depuis le lancement du programme. « La Chine plante 2,5 fois plus d’arbres chaque année que l’ensemble du reste du monde », a affirmé le prix Nobel de la paix Al Gore, connu pour son engagement contre le changement climatique.
Coups de pelle et coup de com’
Si l’objectif affiché de cette course à la reforestation est de contrebalancer les importantes quantités de gaz carboniques provoquées par le boom de l’économie chinoise, il s’agit aussi de mettre en scène la volonté écologiste du premier pollueur du monde, alors que les niveaux de pollution alarmants des mégalopoles inquiètent de plus en plus la population.
Chaque printemps, rapporte le Guardian, trois millions de membres du Parti communiste Chinois et d’employés modèles paradent à travers le pays pour y planter des arbres. En avril 2010, c’est deux millions de Chinois qui auraient accompagnés le président Hu Jintao à Pékin, pour le 26e plan volontaire de reforestation de la ville.
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JT du mardi 05-05-2015
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Pourquoi l’Afrique du Sud est-elle en proie à des émeutes xénophobes ?
Article de Bernard Lugan publié dans le Huffington Post, le 27/04/2015
Depuis les années 2000, en Afrique du Sud, les émeutes xénophobes constituent un phénomène récurrent[1], inscrit dans un contexte de crise économique, de chômage, d’insécurité, de crise sociale et de flux migratoires incontrôlés.
Les actuelles émeutes débutèrent fin mars 2015 dans la région du Natal, encouragées par le roi des Zulu. Elles s’étendirent ensuite aux townships (zones urbaines réservées aux non-Blancs) de la région de Johannesburg, où les immigrés africains, Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou encore Nigérians, furent pris pour cible, lynchés ou forcés à se réfugier dans les camps militaires, pendant que leurs maigres biens étaient pillés. Pour tenter de mettre un terme à ces violences, l’armée fut déployée dans les townships, comme dans les années 1980-1990, aux pires moments de la lutte contre le régime blanc.Au début du mois d’avril, ces violences "xénophobes" prirent une telle ampleur que le Malawi décida d’évacuer ses ressortissants, pendant que le Mozambique demandait fermement aux autorités sud-africaines d’assurer la protection de ses nationaux.
Les Zulu, une des principales ethnies d’Afrique du Sud, apparaissent en pointe dans ces tragiques événements pour trois grandes raisons :
1) C’est par le port de Durban que débarquent nombre de clandestins. Et, la région du Natal a une frontière commune avec le Mozambique, pays d’origine de nombreux immigrés et relais pour ceux venus d’autres régions d’Afrique.
2) Nombreux dans les mines et les industries de la région de Johannesburg, les Zulu dénoncent la concurrence à l’embauche exercée par les immigrés.
3) Dans la perspective des prochaines élections présidentielles auxquelles le président zulu, Jacob Zuma, ne pourra pas se représenter car la Constitution interdit de briguer un 3e mandat. Certains extrémistes zulu craignent des naturalisations massives qui feraient pencher le vote vers un non Zulu.
La xénophobie n’est cependant pas l’apanage des Zulu puisque la région du Cap, où la population zulu est quasiment inexistante, est également touchée.
L’émigration vers l’Afrique du Sud s’explique car le pays a longtemps fait figure d’eldorado. De plus, après 1994, année qui vit l’accession d’une majorité noire au pouvoir, l’idéologie de la nouvelle Afrique du Sud post-raciale fut l’ouverture et le multiculturalisme. Il est également important de rappeler qu’ayant très largement participé à la lutte contre le régime blanc, le Zimbabwe et le Mozambique estimaient qu’en retour, leurs propres ressortissants avaient, en quelque sorte, droit aux fruits de la libération.[...]
La suite sur Le blog officiel de Bernard Lugan
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Pourquoi-l-Afrique-du-Sud-est-elle

