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international - Page 1184

  • En Irak, les forces spéciales françaises forment les peshmergas

    La France ne se contente pas de livrer des armes aux combattants kurdes, contre l'Etat islamique. Des membres des forces spéciales françaises sont également auprès des peshmergas pour les former à leur utilisation. Le reporter d'Europe 1 Didier François est allé suivre ces soldats d'élite dans le Kurdistan irakien.


    Avec des forces spéciales françaises, pour... par Europe1fr 

    Marie Bethanie

  • Le décrochage de l’économie numérique

    Il est intéressant de mettre en parallèle, d’un côté, les théories de «stagnation séculaire des économies développées», et, de l’autre, les chiffres de l’économie hyperdynamique de la Silicon Valley.

    On peine à croire que les deux soient vrais simultanément. L’un ou l’autre doit faire erreur.

    D’un côté, le monde occidental entre dans une longue phase de faible croissance. On invente de nouveaux mots pour évoquer ce mal étrange. On parle de «stagdéflation», ou, avec le renfort du jargon médical, d’«asthénie économique». La faible croissance devient la «nouvelle normale», avec des progressions de 1 à 1,5% par an auxquelles il faudra désormais s’habituer, nous annoncent les économistes avec le regard du médecin évoquant une maladie incurable.

    Les causes sont réelles. L’endettement reste excessif. Le boom démographique est derrière nous, et le déclin de la population en âge de travailler pèse sur les PIB. La baisse de la productivité semble inéluctable, sans facteurs compensatoires.

    De l’autre côté, au sud de San Francisco, on assiste à un boom économique coupé du reste du monde; une fête privée, qui concerne la technologie made in Silicon Valley. Encore plus foisonnante que celle de la décennie 1990-2000, cette créativité californienne semble capter à elle seule toutes les énergies entrepreneuriales qui manquent aux autres secteurs, et tous les capitaux d’investissement qui délaissent ces autres secteurs.

    Le digital ringardise tout le reste. Après la génération «dotcom» d’il y a vingt ans, place aux snap, flix, drop et gram, ces mille syllabes aux juxtapositions ludiques, mais surtout valorisées à plus d’un milliard de dollars après quelques mois d’existence.

    La plupart ne font aucun bénéfice à ce jour. Mais leurs créateurs ont su s’insérer avec génie dans le décollage technologique de la vie sociale et professionnelle de millions d’utilisateurs. Cela semble donc une juste récompense que le nombre de milliardaires geeks de 30 ans explose.

    Alors que l’emblématique Mark Zuckerberg, à la tête de 34 millliards de fortune personnelle à 35 ans, vient de s’offrir une île dans l’archipel hawaïen pour 80 millions de dollars, un autre ponte de la Valley, Michael Baum, vient d’acquérir le château de Pommard, le plus grand monopole privé de Bourgogne, pour un montant non divulgué.

    Ce succès qui tranche si radicalement avec l’atonie qu’observent par ailleurs les économies développées n’empêche pas que les valorisations de ces gadgets soient irrationnelles. Instagram valait 1 milliard de dollars en 2012, après deux ans d’existence. Oculus, fondé en 2012, valait 2 milliards en 2014. Twitch, créé en 2011, s’achetait pour 1 milliard cette année. Beats, fondé en 2008, s’est donné à Apple pour 3 milliards.

    Pinterest vaut 5 milliards après quatre ans de vie. Spotify, né en 2008, veut entrer en bourse à 4 milliards. Square va vers les 6 milliards pour ses 6 ans. Dropbox, né en 2007, s’achèterait à 10 milliards sans bénéfices. Snapchat, natif de 2011, s’évalue à 10 milliards. Mieux, son rival WhatsApp, né en 2009, s’est vendu pour 22 milliards à Facebook.

    Vingt-deux milliards. Pour une application. Qui a cinq ans. A titre de comparaison, General Electric, monument du Dow Jones coté depuis 1896, a mis 85 ans pour atteindre 13 milliards en 1981, soit la moitié de ce que vaut WhatsApp après cinq ans.

    Ces start-up qui se créent par centaines et se vendent à des dizaines de milliards avant même, parfois, qu’on en ait entendu parler, ne proposent souvent qu’un produit ou un service unique, concept aisément réplicable, et dont la valeur va forcément décliner au fil du temps en raison de la concurrence et de l’obsolescence rapide inhérente à la technologie.

    Certes, les Google, eBay et autre Amazon sont là pour témoigner de l’immense profitabilité que peuvent réserver les succès technologiques. Mais ces trois exemples sont justement parmi les rares rescapés de la bulle des années 1990 et sont plutôt des exceptions.

    Il est normal que les secteurs les plus innovants soient ceux qui concentrent l’intérêt, les talents, les capitaux. Mais les excès, cette fois encore, se paieront.

    Par Myret Zaki

    Bilan

    http://fortune.fdesouche.com/359333-le-decrochage-de-leconomie-numerique#more-359333

  • DJIHADISTE CALIBRE 14, VERSION BRIGADISTE CLASSE 36’ – par Pieter KERSTENS

    Il est recruté en France, au Danemark, en Belgique ou en Grande-Bretagne entre-autres. Nos chefs d’État et leurs ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur devraient tous faire amende honorable et effectuer leur autocritique lors d’un Journal Télévisé.

    Parce que depuis plus de 20 ans, l’Union Européenne, à la remorque des USA et de leur bras armé, l’OTAN, ne cesse d’empiler les fiascos : d’abord en Irak en 1991, puis en Afghanistan, à nouveau en Irak et en Lybie, en ayant gaspillé des milliards d’euros en pure perte (milliards ayant pu être investis dans l’achat de matériel hospitalier par exemple).

    Qui peut prétendre aujourd’hui que la pendaison de Saddam Hussein (après un simulacre de procès), la destitution des Zine el-Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak, l’ignoble assassinat de Muammar al- Kadhafi, aient apporté un bien-être aux populations locales, une relation harmonieuse entre les communautés ou l’instauration d’un début de commencement de « démocratie » telle que rêvée par les valets de l’euro-mondialisme ?

    Plus grave ! Après les fameuses « Révolutions de Jasmin », plusieurs ministres et haut responsables européens ont publiquement appelé à l’élimination physique du président syrien, Bachar al-Assad. L’Europe, les USA et les Rois du pétrole ont recruté, entraîné, armé et payé des volontaires musulmans étrangers, pour abattre le dirigeant alaouite. Des milliers de « conseillers » militaires sont sur le terrain depuis plusieurs années, malgré les dénégations des États concernés.

    C’est donc avec convictions et la foi en Allah que des milliers d’européens se sont engagés dans les brigades islamistes, à l’exemple des socialo-marxistes qui avaient rejoint les Brigades Internationales en Espagne. Les partis politiques et les syndicats encourageaient ces volontaires dans la certitude d’accomplir leur devoir d’aller combattre Franco de 1936 à 1939. Héros ici, terroristes là-bas ?

    Et pourquoi se plaindre maintenant ? Parce que les « gentils petits islamistes modérés » -version ASL- sont devenus d’affreux barbares sanguinaires ? Parce que quelques têtes blondes tombent de temps à autre ? Il est tout de même curieux de constater que les otages et les décapités sont toujours des blancs et que cela ne concerne pas des asiatiques, des noirs ou des amérindiens…

    La secte politico-médiatique abuse de la désinformation, du devoir d’oubli, de l’émotivité et de la sensiblerie pour faire pleurer Margot.

    En Indochine, les Japonais ont aussi décapité des centaines d’Européens et armé les « terroristes » d’Oncle Hô, au nom de « l’Asie aux Asiatiques ». En Algérie, dès 1945 et surtout avec le massacre de Melouza le 28 mai 1957 (301 hommes tués et 150 blessés), les fellaghas, qu’ils appartiennent au MNA, au FLN ou à l’ALN, ont eux aussi décapités, émasculés, démembrés et massacrés des femmes, des enfants et des vieillards, par dizaines de milliers, pour parvenir à leurs fins et bien après 1962.

    Comme l’avait d’ailleurs officiellement déclaré Hocine Aït Ahmed, l’un des chefs historiques de la guerre d’Algérie, le 29 novembre 2000 lors du Congrès du PS français à Grenoble : « Durant ce débat sur la torture, sur les exécutions sommaires, sur les disparitions, ….on découvrira aussi qu’il y a eu des tortures du côté du FLN….il y a eu des dépassements de l’armée de libération. »

    L’Histoire récente est jalonnée de massacres et de barbaries, mais curieusement, dans l’arc musulman (de la Mauritanie aux Philippines) on ne parle que rarement des chrétiens martyrisés depuis plus de 40 ans ! Silence, on tue… Et peu d’analystes évoquent la guerre de religion entre les sunnites et les chiites, permanente depuis quatorze siècles.

    Maintenant, il est légitime de s’inquiéter en conséquence de ce qui pourrait se produire à l’avenir dans nos banlieues. Ces 751 Zones Urbaines Sensibles et ces 64 Zones de Sécurité Prioritaires, en France, où des dizaines de milliards d’euros ont été déversés depuis 20 ans, au nom de la « Politique de la Ville » ou du « Vivre Ensemble » par des ministres imbéciles qui, de Bernard Tapie à Najat Vallaud-Belkacem, pensaient acheter la paix sociale dans les quartiers… Mais qu’en sera-t-il, lorsque quelques « têtes brûlées » décideront d’imiter Merah ou Nemmouche, pour la plus grande gloire d’Allah ?

    Quand on n’est pas capable chez nous, de maintenir l’ordre dans les quartiers, on ne va pas là-bas, bombarder les barbus, chez eux !

    Et pour ceux (ou celles) qui croient encore aux étrennes apportées par Saint-Nicolas ou par le Père Noël, voici un message de paix, d’amour et de tolérance en provenance directe des islamistes :

    « La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu’il soit Français, Américain ou d’un de leurs pays alliés », a déclaré Abou Mohamed al-Adnani, dans un message audio, diffusé le lundi 22 septembre 2014.

    « Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif, ou de munitions, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle ou n’importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le », poursuit-il.

    C’est pourquoi et dès aujourd’hui, vous regarderez trois fois avant de traverser la rue !

    http://www.francepresseinfos.com/2014/10/djihadiste-calibre-14-version.html

  • Emmanuel Todd: les libéraux occidentaux doivent applaudir les Russes

    Ex: http://zejournal.mobi

    L'historien et sociologue français Emmanuel Todd n'a jamais été prisonnier des idéologies, bien qu'il les ait minutieusement étudiées du point de vue scientifique. Auteur de nombreux livres et monographies, il a accepté de répondre aux questions de Rossiïskaïa gazeta.

    Le monde occidental est parti en guerre contre la Russie, l'accusant de tous les péchés capitaux et de mauvaises intentions. Qu'en pensez-vous?

    Emmanuel Todd: Avant les événements ukrainiens déjà, j'avais attiré l'attention sur cette tendance antirusse, manifestement planifiée, dans les médias occidentaux. Les premières attaques régulières contre Moscou ont porté sur le "rejet" des minorités sexuelles. Ensuite, de nombreux articles ont avancé que la politique de Poutine était "impossible à comprendre" et qu'il était "imprévisible". Pour être franc, cela m'a beaucoup amusé. Car à mon avis, la ligne politique du gouvernement russe est au contraire très rationnelle et réfléchie. Les Russes sont fiers d'être Russes et s'ils disposent des moyens nécessaires, ils font tout pour éviter la cabale. Ainsi, le soutien affiché à la population russophone dans le sud-est de l'Ukraine s'inscrit parfaitement dans cette logique.

    En ce qui concerne les préoccupations des Baltes ou des Polonais, persuadés que demain Moscou compte les engloutir, elles sont complètement infondées. Cela n'a absolument aucun sens. La Russie a déjà suffisamment de soucis pour aménager son vaste territoire.

    Cela fait longtemps que vous vous intéressez à la Russie - essentiellement comme anthropologue et sociologue. En 1976 déjà, à l'âge de 25 ans, vous avez écrit un livre intitulé La Chute finale où vous évoquiez les causes susceptibles de désintégrer l'URSS. Ce livre, qui a fait beaucoup de bruit, n'a pas été pris au sérieux à l'époque. Quelle est votre vision de la Russie contemporaine?

    Emmanuel Todd: Si vous vous penchez sur l'histoire de la Russie, vous comprenez que son rôle dans les affaires mondiales - et en particulier européennes - a toujours été positif. La Russie a subi une humiliation dans les années 1990, juste après l'effondrement de l'URSS. L'attitude de l'Ouest fut alors insupportable et injuste mais en dépit de cela, la transition a pu se faire dans une certaine dignité. Aujourd'hui, ce pays a retrouvé sa place dans les affaires mondiales et a atteint un équilibre interne. Il a atteint une stabilité démographique et enregistre même une croissance de sa population plus élevée que dans le reste de l'Europe. L'espérance de vie augmente. A terme, le taux de mortalité infantile sera inférieur à celui des États-Unis selon les statistiques. Le fait que la Russie attire un flux d'immigrés en provenance des pays voisins montre qu'elle revêt pour eux un intérêt économique.

    À mon avis, la Russie joue un rôle particulier dans les affaires internationales, dont elle a hérité de la Guerre froide, qui est d'assurer l'équilibre mondial. Grâce à son arsenal nucléaire, la Russie est aujourd'hui le seul pays capable de contenir les Américains. Sans elle, le monde aurait connu un sort catastrophique. Tous les libéraux occidentaux devraient l'applaudir: contrairement aux démocraties européennes, elle a accordé l'asile à Edward Snowden. Quel symbole explicite: la Russie, bastion des libertés dont les pays européens se veulent les porte-drapeaux.

    En 2002 sortait votre livre Après l'Empire, où vous évoquez les causes de l'affaiblissement, lent mais sûr, des USA. Qu'en est-il aujourd'hui?

    Emmanuel Todd: En effet, j'ai écrit à l'époque que l'agressivité de l'Amérique n'était absolument pas une manifestation de sa puissance. Au contraire, elle cachait la faiblesse et la perte de son statut dans le monde. Ce qui s'est passé depuis a confirmé mes conclusions de l'époque. Et cela reste exact aujourd'hui également. Ne croyez pas que j'ai été motivé par un anti-américanisme quelconque. Pas du tout. Néanmoins, je constate que l'"empire" américain est en phase de déclin. Et cela peut être vu particulièrement dans la manière dont les États-Unis, à chaque fois qu'ils perdent l'un de leurs alliés, prétendent que rien de significatif ne s'est produit. Prenez l'exemple de l'évolution des relations de Washington avec l'Arabie saoudite. Les échecs permanents des Etats-Unis au Moyen-Orient sont flagrants pour tout le monde, notamment à travers les derniers conflits en Irak et en Syrie. Et Riyad, qui était autrefois leur plus proche allié dans la région, est en fait sorti du contrôle américain, même si bien sûr personne ne l'admet. Même chose pour la Corée du Sud, qui s'éloigne des États-Unis pour coopérer de plus en plus activement avec la Chine. Le seul véritable allié loyal des Américains en Asie reste le Japon. Mais à cause de sa confrontation avec Pékin, ce pays ne sait plus où se mettre.

    Et l'Europe?

    Emmanuel Todd: Le processus est similaire en Europe. La principale évolution que le Vieux continent ait connue ces dernières années est la montée en puissance de l'Allemagne. Avant, je pensais que l'Europe allait continuer à se développer, tirée par la locomotive d'intégration Berlin-Paris. Mais les choses se sont passées autrement. Tout d'abord, l'Union européenne ne s'est pas transformée en union des nations "libres et égales", comme le rêvaient ses fondateurs. Elle a pris la forme d'une structure hiérarchique sous l'égide de l'Allemagne, qui a largement dépassé sur le plan économique tous les autres pays de l'UE. Par nature, les Allemands ne peuvent pas percevoir le monde autrement qu'à travers un prisme hiérarchique. Cette ascension de Berlin s'est accélérée notamment après la crise financière de 2008. Aujourd'hui, l'Europe est contrôlée par l'Allemagne. Les premiers signes d'une perte de contrôle sur Berlin par les Américains sont apparus au début de la guerre en Irak quand Paris, Moscou et Berlin, qui marchaient jusque-là dans le sillage des USA, s'y sont opposés. Ce fut une étape fondamentale.

    Depuis, dans un domaine aussi crucial que l'économie internationale, l'Allemagne mène sa propre ligne pour défendre ses intérêts nationaux. Elle ne cède pas à la pression des Américains, qui croient que tout le monde devrait jouer selon leurs règles et insistent pour que les Allemands renoncent, par exemple, à leur politique d'austérité budgétaire. Cette ligne est imposée sous la pression de Berlin à l'ensemble de l'Union européenne, et les Etats-Unis ne peuvent rien y faire. Dans ce domaine, les Allemands n'accordent pas d'importance à l'avis des Américains. Nous pouvons aussi rappeler les récents scandales impliquant les écoutes téléphoniques, quand les Allemands – un cas sans précédent – ont expulsé le chef de la CIA à Berlin. Mais l'économie reste le plus important. Les Américains n'adoptent pas, dans ces circonstances, une attitude menaçante. Pas parce qu'ils ne veulent pas, mais parce qu'ils ne peuvent pas. En l'admettant tacitement, ils reconnaissent en quelque sorte que leur pouvoir touche à sa fin. Cela ne saute probablement pas aux yeux, mais c'est la réalité.

    Néanmoins, certains pensent que les USA restent une puissance dirigeant les affaires mondiales, notamment européennes.

    Emmanuel Todd: Il y a l'ancien monde et le nouveau monde. L'ancien monde, c'est la vision héritée de l'époque de la Guerre froide. Elle reste bien ancrée dans la conscience des faucons américains, dans les pays baltes et en Pologne. Il est clair que l'expansion de l'OTAN vers l'Est après la chute du mur de Berlin est un exemple typique de l'inertie de la pensée dans l'esprit de la Guerre froide, peu importe les termes employés. Dans l'ancien monde, l'Allemagne jouait plutôt un rôle de modérateur, d'élément rationnel préconisant une solution pacifique aux problèmes et favorable au partenariat économique. Mais un nouveau monde est apparu et il n'est plus contrôlé par les Américains.

    Après le mur de Berlin, le mur des sanctions

    L'Europe a aujourd'hui sa propre dynamique. Elle n'a pas d'armée, mais elle est dirigée par l'Allemagne. Et tout se complique, car cette dernière est forte, mais elle est instable dans ses concepts géopolitiques. A travers l'histoire, le pendule géopolitique allemand a oscillé entre une approche raisonnable et des élans mégalomanes qui ont conduit, rappelons-le, à la Première Guerre mondiale. C'est la "dualité" de l'Allemagne. Par exemple, Bismarck cherchait la paix universelle et l'harmonie avec la Russie, alors que Guillaume II, dans l'esprit "l'Allemagne est au-dessus de tous", s'est brouillé avec tout le monde, à commencer par la Russie. Je crains que nous retrouvions aujourd'hui cette dualité. D'une part, l'ancien chancelier Schröder a prôné l'expansion des relations avec Moscou et il a maintenant beaucoup de partisans. D'autre part, on constate une position étonnamment ferme de Merkel dans les affaires ukrainiennes. L'agressivité du monde occidental envers la Russie ne s'explique donc pas uniquement par la pression des Etats-Unis.

    En effet, tout le monde s'attendait à une médiation active de Berlin dans la crise ukrainienne, mais ce n'a pas été le cas.

    Emmanuel Todd: Il me semble que l'Allemagne s'engage de plus en plus dans une politique de force et d'expansion voilée. La réalité de l'Allemagne après la réunification est qu'elle a miné les structures étatiques fragiles en Europe. Rappelez-vous la défunte Yougoslavie, la Tchécoslovaquie, et aujourd'hui il semble que ce soit le tour de l'Ukraine. Pour la plupart des Européens, l'Ukraine n'a aucun intérêt particulier. Pas pour les Allemands. Depuis l'époque de la réunification, l'Allemagne a mis la main sur la quasi-totalité de l'ancien espace de domination soviétique et l'utilise à ses propres fins économiques et industrielles. En c'est, je pense, l'un des secrets de la réussite de l'économie allemande. Face à un grave problème démographique et un taux de fécondité faible, elle a besoin d'une main-d'œuvre qualifiée et bon marché. Donc, si vous restez dans cette logique, obtenir par exemple les deux tiers des travailleurs ukrainiens est une opération très bénéfique pour Berlin.

    D'ailleurs, le 23 août, Angela Merkel a été la seule des chefs d'Etats de l'UE à se rendre en visite à Kiev à l'occasion de la célébration de l'indépendance de l'Ukraine.

    Emmanuel Todd: D'après moi, c'était un événement marquant. Et je pense que Moscou l'a également remarqué.

    Pourquoi, d'après vous, les États-Unis montrent-ils un tel zèle dans les affaires ukrainiennes?

    Emmanuel Todd: Parce que leur stratégie vise à affaiblir la Russie. En l'occurrence par la crise ukrainienne. Mais n'oublions pas qui l'a provoquée. Après tout, le point de départ était la proposition de l'UE de conclure un accord d'association avec Kiev. Puis l'Union européenne a soutenu le Maïdan conduisant au coup d'Etat, qui s'est déroulé avec le consentement silencieux des capitales européennes. Quand les événements en Crimée se sont produits, les Américains ne pouvaient pas rester à l'écart, au risque de "perdre la face". Les "faucons", partisans des idées de la Guerre froide, sont alors passés au premier plan pour définir la politique américaine vis-à-vis de la Russie. Je ne pense pas que les Américains souhaitent l'exacerbation de ces conflits, mais nous devons suivre de près jusqu'où pourrait aller leur désir de "sauver la face".

    - Source : Ria Novosti

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Ankara et la hantise kurde

    Un point de vue intéressant sur les mobiles de la Turquie :

    "Pour certains et il n’y a pas si longtemps, la Turquie était une sorte de pays européen comme les autres. Surtout pour ceux, pour qui l’Europe sans frontières ni civilisation identifiée, n’était pas plus chrétienne et gréco-romaine qu’autre chose… il fallait simplement partager son  idéal mercantile et ses valeurs idéologiques du moment. Alors pourquoi pas la Turquie avant le Zimbabwe ? Et oui ce serait formidable, l’Europe aurait maintenant une frontière commune avec l’état islamique du levant.  

    Comment réagiraient les démocrates impeccables qui, pour sauver des populations civiles à Benghazi, ont détruit un  pays et assassiné son chef d état ? Jugeraient-ils les populations civiles de Kobané aussi dignes d’intérêts et méritant une vraie guerre plutôt que quelques bombardements de bonne conscience ?
    Le moins qu’on puisse dire tout de même, c’est que leur sort indiffère les islamistes présentés comme conservateurs et démocrates au pouvoir à Ankara. Des islamistes qui ont financés ceux de l’EIL par haine du régime laïc de Bagdad et qui laissent massacrer des kurdes qui représentent tout de même 25 % de leur propre population. Plutôt que de bombarder les islamistes arabes, les Turcs bombardent les Kurdes turcs qui veulent porter secours à leurs frères de sang.
    Cela se comprend. Les Turcs ne craignent pas les djihadistes mais redoutent la création d’un Kurdistan indépendant. Ils veulent bien maintenant voir frapper des islamistes qui égorgent un peu trop mais pas au profit des Kurdes, surtout pas au profit des Kurdes.
    Ce positionnement racial (les kurdes sont des indo-européens) et religieux- les mouvements kurdes ne sont pas islamistes- serait-il jugé compatible avec les merveilleuses valeurs de l’Europe de Bruxelles et de son maître américain ? On en arriverait à regretter que les Turcs ne soient pas membres de l'Union européenne pour en juger sur pièce.
    Voilà tout de même qui devrait faire réfléchir les idiots utiles du mondialisme qui pensent que l’Europe peut être un espace sans épine dorsale, sans identité et sans références à l'histoire, aux ethnies et aux religions.
    Ce qui se passe aux frontières de la Turquie qui seraient celles de l’Europe si on avait écouté les belles âmes en apporte la preuve. Les Turcs sont dans une logique d’un autre monde, fidèle eux à leur peuple et leur vision d’une histoire nationale et de mémoire ottomane. Ils ne crachent pas sur leurs racines musulmanes et leurs origines asiatiques. Ils savent que les Européens peuvent prendre les Turcs pour des européens mais les Turcs ne considéreront jamais les Kurdes comme un peuple à part entière ayant le droit à un territoire sur le sol de cette Anatolie qui ne fut pas toujours turque, loin s'en faut,et qui fut de civilisation européenne. Mais qui s'en souvient ou plutôt qui veut s’en souvenir ?"

    Marie Bethanie

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis

    Voici le texte de la conférence d'Austin Ruse à Bayonne le 10 octobre. Austin Ruse est le président de l'association pro-famille C-Fam, qui oeuvre notamment à l'ONU.

    R"En dehors de la Chine, ce sont les Etats-Unis qui ont les lois les plus radicales du monde en faveur de l’avortement. L’avortement est légal aux Etats-Unis et il est protégé par la Constitution durant les six mois de grossesse.

    Par un processus dénommé « avortement par naissance partielle », légal il y a encore peu de temps, un enfant pouvait être avorté après l’avoir forcé à sortir par la voie d’accouchement, où une fois sorti on lui perforait la tête. Cela peut être décrit avec précision comme un véritable infanticide. Cela a été déclaré illégal para le Congrès des Etats-Unis et soutenu par la Cour Suprême.

    Malgré tout, l’avortement continue d’être légal durant les neuf mois de grossesse.

    Cette loi fut promulguée après l’échec judiciaire du processus dénommé Roe vs. Wade, de 1973, lequel bouleversa les lois sur l’avortement dans les 50 états. Roe légalise l’avortement durant les deux premiers trimestres de la grossesse en laissant libre arbitre à l’Etat pour réguler l’avortement durant le troisième trimestre, mais en l’autorisant  de toute façon s’il est question de danger pour la santé de la mère.

    Ce que les gens ne savent pas c’est qu’il y eu une autre décision prononcée par la Cour Suprême, exactement le même jour, appelée Doe vs. Bolton.

    Ce que fait Doe vs. Bolton se résume à une chose qui est de définir le terme « santé» dans le contexte de l’avortement. C’est cette définition qui permit aux Etats-Unis d’accéder à l’avortement sur demande.

    Voici la définition de la santé selon Doe vs. Bolton:

    “…. Le pronostic médical doit être exercé à la lumière de tous les facteurs- physique, émotionnel, psychologique, familial, et l’âge de la femme- approprié pour le bien-être du patient. Tous ces facteurs seront liés à la santé. »

    Cela signifie donc qu’une femme peut invoquer pratiquement n’importe quelle raison pour envisager un avortement du troisième trimestre. Pour vous montrer à quel point cela peut être arbitraire, remarquez le facteur de « l’âge de la femme ».

    Cela signifie donc qu’une femme de 28ans peut recourir à l’avortement parce qu’elle croit qu’elle est trop vieille pour avoir un enfant et en même temps une femme d’un an de plus peut y faire appel car elle croit qu’elle est trop jeune. Conclusion : on peut accéder sur demande à l’avortement tout au long des neuf mois de grossesse en invoquant n’importe quelle raison sans qu’aucune n’en soit une réellement. Dans la pratique, une femme qui se rend au Planning Familial ne rencontrera aucune objection à ce que son enfant non- né soit assassiné.

    Lire la suite "Le dynamique mouvement pro-vie aux Etats-Unis"

    Le Salon Beige

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/le-dynamique-mouvement-pro-vie-aux-etats-unis.html

  • Il faut renoncer au français, et passer à l’anglais… par Taoufiq Bouachrine

    Cher Albert Salon

    Je suis attristé de lire ce point de vue dans un journal en ligne marocain et malheureusement l’auteur pointe la responsabilité des élites françaises. L’abandon du Français par les Français hors de France est criminel et on ne peut pas blamer les étrangers de vouloir ensuite abandonner notre langue.

    Avec mon meilleur souvenir

    Y.U.

    Vous avez raison. Nos associations, pour leur part, critiquent et dénoncent sans cesse cet abandon de notre action culturelle extérieure, et bien d’autres abandons du même acabit. Nous sommes victimes d’une grande démolition générale de la France, qu’il faut arrêter au plus vite en chassant ses auteurs, et en recherchant une union type CNR de toutes les forces patriotiques du pays, pour reprendre la barre du navire et la redresser. Albert Salon.

    Le roi Mohammed VI a appelé le Conseil supérieur de l’Education et de la Formation à revoir de fond en comble la vision et le contenu de la réforme de l’enseignement, et à se préoccuper des questions fondamentales, avec à leur tête celle des langues d’enseignement et celle aussi des programmes et méthodologies répondant aux besoins de développement et du marché du travail…

    Nombreux sont les discours royaux qui ont évoqué l’importance et l’urgence de la réforme du système éducatif national. Cela fait 15 ans en effet que Mohammed VI exhorte les différents gouvernements qui se sont succédé à sauver l’école en la reliant au marché du travail, à ouvrir de nouveaux horizons aux apprenants, mais en vain… Il n’existe pas un seul parti au Maroc capable de proclamer haut et fort qu’il dispose d’une recette pour sauver l’école, ou seulement pour en soigner les dysfonctionnements les plus graves… y compris le PJD. Et cela ne signifie nullement que ce qu’on appelle l’entourage royal dispose d’une vision dans le domaine, et encore moins d’un programme.

    En effet, l’ancien conseiller, aujourd’hui défunt, Abdelaziz Meziane Belfqih, avait veillé à l’élaboration d’une charte pour l’éducation, en s‘appuyant sur les expertises des spécialistes et de certains politiques ; l’Etat avait englouti des milliards dans cette charte, et avait donné dix ans à ses concepteurs pour la faire aboutir. L’éducation nationale avait même été érigée en priorité nationale absolue, juste après la question du Sahara. Ensuite, les ministres sont arrivés, et puis sont repartis, de tous les bords et de toutes les tendances… mais à la fin, force fut de constater l’échec de toute l’opération. Quant au programme d’urgence, après quelque temps de son lancement, il avait lui-même nécessité un autre programme d’urgence pour le sauver des abîmes…

    L’enseignement est un chantier dur et rude à la fois, en plus d’être ardu ; le réformer requiert beaucoup d’expertise et encore plus d’intelligence pour mettre au point des solutions aux problèmes anciens et récents… il est important également de s’armer de la plus forte volonté politique possible pour contrecarrer les centres d’influences et les syndicats qui ne fonctionnent pas forcément dans la logique de la réforme, ayant des intérêts à défendre et à préserver. Et puis, l’argent… il faut beaucoup d’argent, le nerf de la guerre pour tout secteur, et celui-ci en particulier. Et, enfin, une réforme qui aurait des chances d’aboutir devra nécessairement passer par une (vraie) politique de régionalisation, afin de régler localement les problèmes locaux, sans n’avoir à passer par le lointain centre. [....]

    La suite sur Panorama.post

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Il-faut-renoncer-au-francais-et

  • L’avancée de Daesh freinée à Aïn al-Arab, les Kurdes reprennent l’initiative

    Les combattants kurdes semblent avoir repris l’initiative dans la localité kurde de Aïn al-Arab, (Kobané), au nord de la Syrie.

    Selon le site libanais al-Hadath News, citant une source kurde, les combattants des Unités de protection des Kurdes (YPG) sont parvenus ces dernières heures à freiner l’avancée de la milice takfiriste de l’Etat Islamique (EI-Daesh), et l’ont obligée à se retirer des certains quartiers et villages qu’elle avait conquis. Alors qu’elle avait occupé près de la moitié de la ville, elle ne dispose plus que de son tiers, assurent des témoins oculaires sur place pour le journal électronique arabophone ar-Ray al-Yaoum.

    Certaines sources ont assuré ce soir que Daesh a évacué la ville, et il ne reste plus que quelques-uns de ses hommes seulement.

    Il est question qu’ils se seraient retirés vers les collines de Aïn Arab et la montagne Machta-Nour où de violents combats avaient eu lieu la veille. Ils auraient été contraints de quitter le centre culturel et la rue 48 et ont aussi été aussi amenés à s’éloigner du bâtiment de la radio de 7 km.

    Les Kurdes sont aussi parvenus à sécuriser le village de la ferme Amudu , à 5 km à l’ouest de Kobané.

    Dans la journée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait rendu compte d’une résistance farouche des kurdes et d’une intensification des frappes -100 raids depuis fin septembre- et qui sont parvenues à freiner l'avancée des jihadistes.

    Les avions de la coalition dirigée par les Etats-Unis ont lancé 11 raids contre l’EI, dont six à Kani Arabane, un quartier de l'est, après avoir visé le QG kurde contrôlé par l'EI dans le nord.

    "Il y a une coordination entre forces Kurdes et Américains, les Kurdes leur donnent la localisation exacte des combats", rapporte l’OSDH.

    Au moment où l'EI a lancé des attaques dans l'est et près du centre de Kobané tandis que les YPG ont mené des assauts dans le sud-ouest, a précisé l'ONG.

    Tuerie contre Daesh

    Non loin de Aïn al-Arab, dans la province ouest d’une autre ville kurde située à la frontière avec la Turquie, Ras al-Aïn, Daesh semble aussi avoir subi un revers important.

    Elle a perdu des dizaines de ses hommes en tués, et prisonniers dans les assauts lancés contre ses positions depuis quatre jours par les miliciens de l’YPG.

    Dans le gouvernorat de Raqqa, sous le contrôle de Daesh, ce dernier a décrété la mobilisation générale et mis en place plusieurs barrages pour inspecter les passants. Selon al-Hadath News, des informations sont parvenus à la milice takfiriste mettant en garde contre des tentatives de liquidation planifiés contre ses responsables.

    Les avions de Daesh

    Dans la province est d’Alep, trois avions militaires ont été vus en train de survoler à basse altitude l’aéroport al-Jarrah occupé par Daesh.

    Selon des sources fiables, citées par l’OSDH, ces avions sont pilotés par des aviateurs Daesh, qui auraient été entrainés par des aviateurs irakiens.

    Lors de la prise de l’aéroport al-Tabaqa à Raqqa, l’EI s’était emparé de certains avions de combats en panne.

    Nouvelle exécution

    Dans la localité d’al-Bab, occupée par Daesh, ce dernier a exécuté et crucifié un jeune adolescent de 17 ans après l’avoir accusé de prendre en photos ses sièges pour le compte de la Turquie. Selon le site Alep-News, Abdallah al-Bouchi (17 ans) effectuait cette mission en échange de 500 livres turques.

    L'armée sécurise Morek

    Dans le gouvernorat de Hama, l’armée syrienne est finalement parvenue à contrôler totalement la ville de Morek, qui se trouve au nord de la ville de Hama, de l’aveu des milices et de l’OSDH.

    Selon cette dernière, l’unité de Hassan al-Nimr a pris le contrôle de la brigade des chars qui se trouve dans cette localité, suite à de violents combats. Elle avance en direction des fiefs des milices, dont la branche d’Al-Qaïda, le front al-Nosra, et d’autres brigades islamistes. Les combats se concentrent actuellement au sud et à l’est, où des renforts ont été dépêchés par les forces régulières.

    source : Al manar 

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuEFykEypAPxMgmsei.shtml