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  • Oui, on peut gagner la guerre contre les Taleban… mais qui le souhaite vraiment ?

    Article paru dans la rubrique Débats du Figaro du 28/5/07

    En Afghanistan les Américains, avec près de 30 000 hommes, continuent à mener non sans raison la guerre du ressentiment. Les Européens en revanche, qui n’alignent  pas moins de 20 000 soldats,  sont surtout concernés en cette terre lointaine par la drogue contre laquelle ils devraient lutter plus fermement.

    Cliquer sur la carte pour agrandir

    S’il s’agit de gagner ce combat, l’objectif prioritaire doit être le « nerf de la guerre talebane», ces  milliards de dollars que rapporte la vente,  surtout en Europe, des 600 tonnes annuelles d’héroïne afghane. Avec cet argent les Taleban équipent,  arment et rémunèrent  les révoltés pachtouns, se procurent les services de spécialistes pointus, notamment pour les explosifs,  tout en préparant l’acquisition de missiles anti-aériens qui, comme les stinger américains de naguère, pourraient un jour emporter la décision.

    Que la culture du pavot cesse et les Taleban ne pourront plus  soutenir l’effort de guerre que par leurs stocks d’héroïne.

    La question qui se pose dès lors est de savoir si on peut  éradiquer le pavot et détruire les stocks.

    La première opération est réalisable si l’on procède énergiquement avec l’aide d’un gouvernement afghan décidé et des 100 000 hommes de la Police et de l’Armée nationale afghane (ANA) en cours de formation: l’éradication n’a-t-elle pas été effectuée en deux ans, de 1999 à 2001, par les Taleban eux-mêmes qui, au nom du Coran, s’étaient mis à lutter contre la drogue ? Dans ce but, ils ont été expéditifs: les  cultivateurs de pavot ont été menacés de la peine de mort et des exécutions publiques ont eu lieu. Résultat : dès 2001 la zone talebane n’était  plus productrice d’opium.

    La destruction des laboratoires de fabrication et des stocks est plus difficile car les uns et les autres sont disséminés dans les localités. Dans ce cas, même si l’on sait  où se trouvent ces laboratoires et ces stocks, les frappes aériennes ne peuvent être « chirurgicales ». Il y aurait beaucoup de dégâts collatéraux dans ce qui deviendrait  une guerre impitoyable. Pourtant l’appareil de production de narcotiques serait vite détruit et, en deux ans, les stocks fondraient.

    Une telle action exige que nos troupes quittent les camps fortifiés où, à l’imitation des Américains, elles se sont enfermées laissant les révoltés contrôler la moitié du territoire: 11 000 soldats à Bagram, 8 000  à Kandahar, autant à Kaboul, Djallalabad, etc, se morfondent à l’intérieur de points d’appui vulnérables comme, jadis, Danang ou Dien-Bien-Phu …

    Base de Bagram

    Kandahar

    En dehors de ces « valets d’arme », l’effectif des troupes en mesure d’être  engagées sur le terrain ne dépasse pas 10 000 h, ce qui est notoirement insuffisant. En fait, avec 25 000 véritables combattants, il faudrait recourir à un éclatement en petites garnisons de deux à trois cents hommes, épaulés par des unités de l’ANA,  dans tous les districts « chauds » de la moitié sud du pays. L’appui aérien serait intensifié et le droit de poursuite utilisé dans la zone tribale pakistanaise, refuge notoire des rebelles. Parallèlement, les paysans ayant perdu leur gagne-pain seraient indemnisés et équipés pour de nouvelles cultures de substitution.

    Tel est le prix à payer pour une guerre de pacification ayant quelques chances de réussite.

    Qui est prêt à une telle action ? Personne !

    Il faut tout d’abord constater que les interventions menées  de nos jours, où que ce soit, contre la drogue sont étonnamment pusillanimes. Du producteur afghan au consommateur européen, le trafic porte sur des dizaines de milliards de dollars. Il suscite des profiteurs directs, éminemment condamnables, mais aussi et surtout des bénéficiaires indirects qui ne se sentent pas coupables. A Istanboul, Londres, Rome ou Paris, sur la Côte d’azur ou la Costa brava, des institutions influentes, financières ou commerciales,  ont pris l’habitude de fonctionner avec un argent douteux et n’entendent pas  voir disparaître ce revenu. Le malaise économique est tel aujourd’hui que le déséquilibre qui résulterait d’une attaque frontale contre l’opium pourrait être la goutte faisant déborder la coupe des désordres. Et d’aucuns s’ingénieraient alors à profiter de la crise pour en revenir  à la situation actuelle: une  sorte de cohabitation secrète avec la drogue.

    Par ailleurs, bien peu d’armées sont prêtes à en découdre  avec les Taleban. Chaque nation impose des restrictions d’emploi spécifiques pour le contingent qu’elle octroie à tel point que l’OTAN, qui dirige la coalition, a bien du mérite à mener malgré tout des opérations. De toute façon, comment un soldat casqué, engoncé dans un gilet pare-balle, surchargé d’un invraisemblable bric-à-brac et  qui emporte boisson et nourriture, peut-il rivaliser en montagne avec un guerrier équipé d’une seule kalachnikov, de quelques chargeurs, qui connaît le terrain et vit sur le pays? Le contrôle du ciel dont disposent encore les Occidentaux n’est pas suffisant pour compenser ce désavantage terrestre.

    Dans ce contexte, il ne resterait plus qu’à envisager le maintien du «conflit de moyenne intensité » : il devrait permettre d’attendre la relève prévue  en 2010 par l’Armée nationale afghane. Tout le monde  y trouverait son compte, même les drogués ! L’inconvénient est que certains  fanatiques ne l’entendent pas de cette oreille et augmentent la violence des combats. En même temps, la corruption et le pourrissement qui résultent des trafics continuent à gangrener tout le pourtour de l’Afghanistan quand ils ne gagnent pas jusqu’à nos banlieues. La contagion est telle qu’un jour viendra où nous serons obligés de mener pour de bon la guerre contre la drogue,  mais, à force  de  reporter les échéances, cette lutte n’aura plus lieu en terre afghane mais chez nous !

    René CAGNAT, Colonel (e.r.), ancien attaché militaire en Asie centrale http://www.lesmanantsduroi.com

  • États-Unis : Le gaz de schiste s’infiltre jusque dans les facs

    Autorisation de forage dans les facs, collusion entre les chercheurs et les foreurs… En Pennsylvanie, le gaz de schiste trouble la vie des universités.

    Loi sur « le développement des ressources minérales indigènes ». Contrairement à ce que son nom suggère, la loi votée par le gouverneur de Pennsylvanie Tom Corbett en octobre 2012 ne concerne pas les droits des communautés indiennes riveraines, mais certains propriétaires des sous-sols de l’Etat : précisément les 14 universités publiques de Pennsylvanie. Plusieurs d’entre elles sont en effet situées au-dessus du fameux « Marcellus shale », un des principaux gisements de gaz de schiste américains.

    Avec cette loi, les présidents d’université ont désormais la possibilité d’autoriser le forage sur leurs campus, pour en extraire du gaz ou du pétrole. L’intérêt ? Leur permettre d’augmenter leurs ressources financières, sur fond de coupes dans les budgets de l’éducation publique.

     

    Baisse des subventions aux facs

    Pour justifier cette autorisation, qui a provoqué une levée de boucliers chez des organisations environnementales et étudiantes, le gouverneur Corbett met dans la balance les réductions de ses subventions aux universités, du fait de la crise. Sur le budget 2011/2012, ces baisses ont été de 18% pour la plupart des universités. Or, la nouvelle loi réserve 50% des royalties sur le gaz des sous-sols universitaires à l’université hôte, le reste se répartissant entre l’Etat (35%) et les autres universités publiques (15%).

    Mais d’après Robert Myers, directeur des études environnementales à l’université de Loch Haven , située au dessus du Marcellus Shale, la loi a peu de chances de se concrétiser à court terme. « La baisse du prix du gaz (une des conséquences du boom du gaz de schiste, ndlr) depuis un an a conduit à un recentrement de l’activité gazière et l’industrie a actuellement peu d’intérêt à acquérir des nouvelles concessions », estime-t-il. Et l’enseignant d’ajouter : « Cette loi a tout d’une tentative boiteuse des régulateurs pour se faire de l’argent sur le boom du gaz et éviter de soutenir le système éducatif à travers des taxes. »

    A court terme, l’exploitation du gaz sous les campus de Pennsylvanie serait donc peu probable. C’est ce que semble confirmer une autre université concernée, celle de Mansfield, dont le président par intérim déclarait récemment qu’il n’y avait aucune négociation de prévue sur la fracturation. Mais qu’adviendra-t-il si le prix du gaz augmente ? Dans d’autres Etats, plusieurs universités ont déjà signé des contrats avec des compagnies d’extraction. En Virginie-Occidentale, la petite université (privée) de Bethanie a autorisé dès 2011 l’entreprise Chesapeake Energy à installer un forage sur ses terres – situées à l’extérieur du campus. Dans l’Indiana, c’est l’université publique qui a signé un accord pour étudier un forage de pétrole sur son campus. Dans ces deux exemples, une poignée d’étudiants se sont mobilisés contre ces projets, invoquant les risques sanitaires et l’impact environnemental. Mais le véritable enjeu, tant que le prix du gaz ne remonte pas, est plutôt celui des liens financiers entre les chercheurs universitaires et l’industrie du gaz, selon Robert Myers de l’université de Loch Haven.

    Frackademia : collusion entre l’industrie et les chercheurs

    La chose n’est pas nouvelle, l’argent du pétrole et du gaz afflue déjà sur certains campus, non pas en royalties, mais en subventions. Face aux risques de collusions, la plupart des universités ont voté des principes de transparence irréprochables sur le papier, mais pas toujours appliqués.

    C’est ce que vient de démontrer le centre d’études Public Accountability Initiative (PAI), aux dépens de l’université d’Austin au Texas : alors que l’université avait reçu, selon le PAI, 1,5 million de dollars (1,16 million d’euros) de l’entreprise pétrolière ConocoPhillips, son Institut de l’énergie a publié une étude très relayée par l’université, selon laquelle il n’y aurait « aucune preuve que la fracturation hydraulique pollue les nappes phréatiques ». L’université n’a eu d’autre choix que de « démissionner » le directeur de l’institut, et l’auteur de l’étude Charles Groat, car ce dernier avait notamment omis de préciser qu’il était au board(conseil) – et grassement retribué – d’une importante entreprise de forage de gaz (1). L’étude a été retirée de la circulation. Un grave manquement aux règles de transparence.

    Ce type de connivence est loin d’être isolé, souligne Robert Myers, qui rappelle qu’en Pennsylvanie et dans l’Etat de New York, des affaires similaires ont été dévoilées en 2012. Dans ce contexte, nul doute que l’étude de l’agence environnementale EPA, sur l’impact entre fracturation hydraulique et pollution des eaux de surface, sera particulièrement scrutée. Attendues pour la fin de l’année 2014, ses conclusions recevront « le plus haut niveau de revue par des pairs », précise l’agence.

    Note :

    (1) Paradoxalement, ce silence n’était pas, pour des raisons subtiles, une violation du code de conduite de l’université au moment de l’étude. Le code a depuis été modifié.

    terraeco.net  http://fortune.fdesouche.com

  • Pakistan: qu’y a-t-il derrière les affrontements religieux?

    immobiliers et politiciens locaux ont fomenté les violences contre les chrétiens pour s’approprier leurs habitations

    Les émotions viennent à peine de se calmer au Pakistan, où, le samedi 9 mars 2013, une foule de musulmans enragés avait mis le feu à plus d’une centaine de maisons chrétiennes à Lahore dans l’est du pays. Cette violence s’est déchaînée suite à une accusation de blasphème. Des manifestations de chrétiens, très dures également, s’en sont suivies en guise de riposte puis les polémiques se sont déchaînées notamment sur le rôle de la police et des autorités locales. Tous ces événements se déroulent sur fond d’un pays en crise économique et politique qui se serait bien passé de cette explosion de violences inter-religieuses, derrière lesquelles se dissimulent des intérêts économiques et politiques qui n’ont finalement pas grand chose à voir avec les religions. Dans la semaine du 4 au 9 mars 2013, par exemple, on a enregistré plusieurs attaques sanglantes contre la communauté chiite pakistanaise. D’après certains observateurs, cette “escalade” doit être interprétée en tenant compte de l’accord récent entre le Pakistan (à majorité sunnite) et l’Iran chiite, un  accord visant la construction d’un gazoduc unissant les deux pays. Ce projet déplait évidemment aux Etats-Unis et aux autres ennemis de la République Islamique d’Iran dans la région (surtout à l’Arabie saoudite).

    D’après les reconstitutions qui ont été faites suite aux débordements récents de Lahore, il y a, à la base de l’assaut perpétré contre le quartier chrétien de “Joseph Colony”, une banale rixe entre deux poivrots notoires. Le soir du 5 mars dernier, le chrétien Sawan Masih, âgé de 28 ans, qui travaille dans le secteur hospitalier, et son ami coiffeur, le musulman Shahid Imran, auraient eu une altercation dans le salon de ce dernier. Gros mots et insultes s’ensuivirent qui ont finalement débouché dans le domaine religieux. A la suite de quoi, le coiffeur a dénoncé son ami à la police, l’accusant de “blasphème”; les policiers ont en conséquence arrêté Sawan Masih (ou plutôt l’ont pris “en garde à vue”).

    Aussitôt, le bruit se répand qu’un chrétien “a insulté le prophète Mohamet” et la communauté musulmane de la ville très peuplée de Lahore entre en ébullition. Samedi 9, une foule de quelque trois mille personnes se rue sur le quartier de “Joseph Colony”, auparavant évacué par la police qui, officiellement, craignait des désordres, et met le feu à une centaine d’habitations (d’autres sources parlent d’au moins 150 maisons détruites). Le lendemain, les chrétiens descendent à leur tour dans la rue, bloquent un carrefous important et affrontent la police à coup de pierres, de matraques et de grenades lacrymogènes. D’autres manifestations de protestation éclatent à Multan, toujours dans la province du Penjab, ainsi que dans la ville portuaire de Karachi, la plus grande ville du Pakistan.

    Lundi 11 mars, les violences s’estompent mais font place aux polémiques. Les écoles chrétiennes du Penjab sont fermées, de même que celles de la province du Sindh, dans le Sud-Est, où se trouve Karachi. Entretemps, le comportement de la police de Lahore est dans le collimateur de la Cour Suprême pakistanaise. Après avoir décidé de s’occuper des causes de la violence survenue dans le quartier de “Joseph Colony” et après avoir pris acte d’un rapport des autorités provinciales du Penjab sur les incidents survenus, les juges ont accusé la police “d’y avoir assisté silencieusement” et de n’avoir rien fait pour prévenir les actes de vandalisme car “ils ont ordonné l’évacuation des familles le jour précédent”.

    Selon l’ONG “Asian Human Rights Commission” (AHRC), c’est le projet d’un lobby immobilier qui se profile derrière les attaques du samedi 9 mars. Ce projet vise à mettre la main sur les propriétés des chrétiens avec la complicité des autorités locales. “Il y avait déjà quelques années que la mafia de l’immobilier convoitait le quartier de ‘Joseph Colony’ avec l’intention de le transformer en un grand espace commercial”, accuse un communiqué de l’AHRC, dont le siège se trouve à Hong Kong et qui s’occupe des droits des minorités religieuses en Asie. L’AHRC dénonce en outre un autre fait : dans la foule qui incendiait les maisons “se trouvaient quelques membres de l’assemblée législative locale et même un député national”. Tous appartiennent au parti de la “Ligue Musulmane du Pakistan-Nawaz” (Pml-N), qui se trouve dans l’opposition au Parlement national mais détient le pouvoir au Penjab.

    Ferdinando CALDA. http://euro-synergies.hautetfort.com/

    (article paru sur le site du quotidien romain “Rinascita”, 13 mars 2013, http://www.rinascita.eu/ ).

  • La bombe de la dette vient de grossir

    Traduction par notre lecteur Boreas d’un article de Max Keiser, paru le 18 mars 2013 sur le site Russia Today.

    Le montant mondial de la dette dépasse l’ensemble des dépôts bancaires dans le monde, et la situation financière actuelle à Chypre est l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

    Toute prétention à une « titrisation » de la croissance par les banquiers centraux ou la finance mondiale en conditionnant et reconditionnant la dette, en hypothéquant et ré-hypothéquant la dette, en régulant et en re-régulant la dette, est désormais révolue.

    Depuis le début de la reprise du marché obligataire dans les années 1980 (oui, c’est si vieux que ça), les banques centrales et la finance mondiale – le FMI, l’UE et la BCE, pour n’en nommer que quelques-uns – et leurs frères de Wall Street et de la City de Londres ont fait face à chaque crise par une augmentation de la dette et une extension de la maturité de la dette.

    Le résultat a été – en 2007 – la plus haute montagne de dette au bilan et hors bilan dans l’histoire : une dette astronomique de 220.000 milliards (si l’on inclut toutes les dettes publiques, privées et contingentes des programmes de prestations non financés) dans l’économie américaine seule, avec ses 14.000 milliards de dollars de PIB. Le volume des dérivés mondiaux de la dette se situe maintenant à plus de 1.000.000 de milliards de dollars, surfant sur un PIB mondial d’environ 60.000 milliards de dollars.

    Mais à partir de 2007, puis devenant spectaculairement apparente en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, la capacité des contribuables du monde entier à payer les intérêts ou le principal de la dette a heurté un mur de briques.

     

    Et depuis plusieurs années, les gouvernements du monde entier ont essayé les mêmes vieux trucs : « faire comme si ». Reconditionner et allonger la maturité, et prier pour que les recettes fiscales permettent de récolter assez pour rembourser une partie de la dette. Cela n’a pas fonctionné. La bombe de la dette vient de grossir. Maintenant, à Chypre, nous voyons l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

    Pour payer les dettes qui ont été contractées pour financer la plus forte ponction de richesses de l’Histoire, nous voyons à Chypre, ainsi que chez les institutions bancaires centrales et la finance mondiale, une tendance à juste capter et saisir l’argent des gens sur leur compte bancaire « assuré ». Nous aurions dû avoir compris ce qui se préparait quand JP Morgan (lisez : Jamie Dimon) a capté et saisi illégalement plus de 1 milliard de dollars en devançant les clients de MF Global [juste avant la faillite de celle-ci], avec l’aide de son copain-copain Jon Corzine.

    Avons-nous appris notre leçon ? Ils ont plus de dettes à payer qu’il n’y a d’argent sur tous les comptes bancaires dans le monde. Cela signifie qu’il y a des chances pour que vous – qui que vous soyez, et quel que soit votre pays de résidence – ayez un pourcentage non négligeable de votre épargne volé par les banksters.

    Depuis que la crise a frappé (et depuis plusieurs années qui ont précédé), nous avons recommandé sur le « Keiser Report » de convertir autant d’argent que vous le pouvez en or et en argent. Notre conseil hier et aujourd’hui est : le seul argent que vous devriez garder dans une banque, c’est de l’argent que vous êtes prêt à perdre.

    Vers la Révolution  http://fortune.fdesouche.com

  • L’OCDE invite la France à supprimer les départements et fusionner les communes

    Dans un rapport, l’Organisation de coopération et de développement économiques s’étonne que l’Etat ne se mobilise pas plus pour faire le ménage dans les collectivités. Le sujet reste tabou face aux élus locaux, arc-boutés.

    (…) Ailleurs en Europe, les pays ont multiplié les réformes, parfois au prix d’une rationalisation drastique (division par 3 du nombre de communes en Grèce, par 2,5 au Danemark…).

    A l’heure où le gouvernement s’interroge sur les économies à réaliser en 2014, l’OCDE propose de s’attaquer à cette spécificité territoriale française par une formule polie : il faut « simplifier la structure des administrations infranationales », réclame l’organisation dans un rapport publié le 19 mars.

    1.800 habitants par commune en France, 5.500 dans l’UE « En moyenne, une commune française compte environ 1.800 habitants contre 5.500 pour l’Union européenne et 55.000 au Danemark. L’intercommunalité, qui aurait dû permettre de rationaliser les dépenses entre communes, est venue dans les faits surtout ajouter un niveau supplémentaire à une organisation territoriale déjà complexe », explique le rapport.

    D’ici 2015, l’Etat a prévu de diminuer de 4,5 milliards d’euros les dotations aux collectivités locales. Dénoncé par les maires de France comme « un coup de massue sans précédent », l’OCDE salue au contraire l’action engagée : « La pression actuelle est de nature à encourager la mutualisation des services et de dégager ainsi des économies ». L’organisation va plus loin, en suggérant la fusion des plus petites communes et la suppression pure et simple du département. (…)

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  • Les filières terroristes de Paris et les dirigeants politiques français

    Les filières terroristes de Paris et les dirigeants politiques français Dans son livre "Crimes sans Châtiment", Jean-Loup Izambert met à jour tout un système de complicités entre les dirigeants politiques français et des groupes islamistes criminels. De 1990 à 2012, de l’Algérie à la Syrie, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien de Paris dans ses coups d’État contre les pays du Bassin méditerranéen.
    17 mars 2013.

    Q : En juin 2012 vous annonciez la parution prochaine de votre ouvrage sous le titre provisoire de “La ligne jaune”. Le titre a changé depuis. Pourquoi ?

    Jean-Loup Izambert : D’abord, il m’a fallu près d’une année avant de trouver un éditeur libre et indépendant digne de ce nom sur la vingtaine qui ont reçu mon manuscrit. [1] Pendant ce temps, l’évolution de la situation internationale a montré que les dirigeants occidentaux ne se contentaient pas de franchir la ligne jaune entre la guerre et la paix.

    Le fait est acquis qu’ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations Unies, ses résolutions comme les conventions internationales. Les guerres ouvertes contre la Libye puis contre la République arabe syrienne font suite à celles déjà enclenchées dans des conditions similaires contre l’Afghanistan, l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie et plusieurs pays d’Afrique dont la Côte d’Ivoire ou le Mali. Elles témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux –USA, Angleterre et France en principal – de passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international. L’embargo contre la République islamique d’Iran afin d’empêcher son développement et d’y provoquer des troubles en est un autre exemple. Ces crimes sont prémédités, planifiés, discutés entre princes et sont le fait des mêmes Etats, tous membres de l’OTAN. Autre élément important : ils sont restés sans châtiment, sans réplique, tant sur le terrain politique, diplomatique, économique que militaire, du moins pour le moment.

    Q : Quels éléments pourraient changer le cours des choses ?

    Jean-Loup Izambert : Trois facteurs sont à prendre en compte. D’abord, l’Eurasie émerge et s’organise politiquement, économiquement, financièrement et militairement avec ses partenaires sous l’impulsion de Moscou et de Pékin. La première puissance mondiale est en cours de constitution sur la base des idéaux de paix, de progrès économique et social et d’anti-impérialisme. Cet aspect est évoqué dans le livre au travers de l’intervention du politologue Alain de Benoist.

    Cela signifie que dans le temps, de gré ou de force, toutes les bases militaires étasuniennes installées dans des pays de l’Eurasie devront disparaître pour céder la place aux forces de la paix. Ce mouvement est à prolonger sur la petite Europe de Maastricht et le bassin Méditerranéen.

    Pour sa part, le politologue camerounais Jean-Paul Pougala situe bien les enjeux sur les vraies raisons de la guerre contre la Libye. Ensuite, les principaux acteurs de l’Eurasie commencent à parler d’une seule voix dans les instances internationales. Ainsi, sans le veto commun de la Fédération de Russie et de la République Populaire de Chine au Conseil de sécurité de l’ONU, rejoints aujourd’hui par de nombreux autres pays au sein des Nations Unies, nous connaîtrions actuellement un conflit militaire majeur. Il ne faut pas oublier qu’après “l’expérience” diplomatique malheureuse avec la Libye, la Fédé-ration de Russie a clairement mis en garde les gouvernements bellicistes contre tout nouvel acte de guerre contre la République arabe syrienne, Ceux qui, comme les Etats-Unis, la France, la Turquie de l’islamiste Erdogan et son partenaire Israël ont jugé bon de soutenir les gangs criminels islamistes de la nébuleuse des Frères musulmans ont pris une lourde responsabilité. Enfin, troisième facteur et non des moindres, ces Etats ont semé le ferment de la haine à leur encontre.

    Q. : C’est-à-dire ?

    Jean-Loup Izambert : Croyez-vous que les enfants palestiniens qui ont vu leurs familles assassinées par l’armée de l’Etat raciste et terroriste d’Israël qui viole depuis des décennies les résolutions de l’ONU vont se contenter longtemps de la“guerre des pierres “ contre l’agresseur ? Croyez-vous que les Libyens qui ont vu les leurs mourir sous les bombes à uranium de l’OTAN ou assassinés par des bandes islamistes armées par la France vont rester les bras croisés devant le massacre et l’occupation de leur pays ? Croyez-vous que les Syriens vont mourir en silence dans les lâches attentats suicides de gangs islamistes armés par l’Occident et la Turquie sans réagir ? Si vous regardez la carte des conflits dans les pays arabes depuis les années 90, vous constaterez que la France a toujours protégé et armé des mouvements permettant de provoquer leur déstabilisation. J’en fais la démonstration en prenant pour exemple les relations entre dirigeants français et ceux de plusieurs organisations proches des Frères musulmans. Quand les peuples vont avoir conscience de ces faits, ce qui commence à se produire en Tunisie ou en Egypte, et qu’ils se seront débarrassés des pouvoirs installés par la Sainte-Alliance Washington-Londres-Paris, les Français pourront toujours essayer d’exporter du camembert au Qatar.

    Q : Vous mettez en cause les dirigeants français, Nicolas Sarkozy et François Hollande, et des dirigeants du renseignement français en contact avec des organisations proches de groupes terroristes…

    Jean-Loup Izambert : Je ne les mets pas en cause. Je les accuse de couvrir soit des criminels associés à des groupes extrémistes islamistes, soit de soutenir des organisations qui sont liées à ces groupes et de pactiser avec des dictatures comme celles du Qatar, de l’Arabie saoudite ou du Bahreïn.

    Q : Dans votre livre vous montrez comment se fabriquent des“oppositions” et vous citez les cas de plusieurs dirigeants d’organisations islamistes bénéficiant du soutien des dirigeants français dans les guerres contre la Libye et la Syrie. Pouvez-vous nous rappeler quelques exemples ?

    Jean-Loup Izambert : Sans entrer dans les détails, concernant Nicolas Sarkozy, celui-ci a été quatre fois ministre dans quatre gouvernements UMP dont deux fois ministre de l’Intérieur avant d’être élu Président de la République en 2007. Comme je le démontre, alors qu’il occupait ces fonctions, des ministères à la présidence, il ne pouvait ignorer que des membres de l’organisation islamiste tunisienne Ennahda recherchés par Interpol pour des actes criminels étaient en France depuis le début des années quatre-vingt-dix.

    Certains des membres d’Ennahda auraient du reste été retournés et sont aujourd’hui dans les rangs du pouvoir tunisien pour orienter sa politique étrangère, économique, financière et militaire en faveur des puissances coloniales. Par ailleurs Sarkozy a été le promoteur de l’intervention militaire contre le peuple libyen et l’initiateur de relations privilégiées avec les putschistes islamistes. A ce titre, comme Président de la République française et chef des armées, il est responsable de la violation des résolutions de l’ONU dans ce conflit et responsable de crime contre l’humanité du fait de l’utilisation d’armes à uranium par les armées de l’OTAN.

    Q : Et aujourd’hui, concernant François Hollande ?

    Jean-Loup Izambert : Les Français qui ont voté pour lui découvrent qu’en réalité il poursuit la même politique que son prédécesseur de l’UMP. Je ne reviendrai pas ici sur les données concernant l’aggravation de la crise que je développe dans mon livre. Depuis 1981, à chaque fois que les socialistes ont été au pouvoir, ils ont administré les affaires de l’Etat comme des compteurs de petits pois, sans jamais rien remettre en cause de l’organisation et de la gestion de l’Etat au profit des transnationales de la finance et de l’armement. C’est le propre de tous les partis réformistes sur tous les continents : gérer le capitalisme quand celui-ci est en difficulté. Or, le terrorisme n’est rien d’autre que l’expression du capitalisme en crise qui ne peut plus supporter la moindre parcelle de démocratie, le moindre obstacle à sa survie.

    Aussi, je pense que le ministre de l’Intérieur du gouvernement Ayrault, Manuel Valls, devrait se montrer plus humble lorsqu’il accuse la droite d’être“responsable du retour du terrorisme” comme il l’a fait lors d’une séance à l’Assemblée nationale à la mi-novembre 2012. Qu’il commence par nettoyer son écurie ! Comme je le rapporte dans mon enquête en posant des questions, des ministres de l’Intérieur socialistes ont, avec des dirigeants du renseignement français, couvert des individus, membres d’une organisation islamiste, recherchés par Interpol pour des actes criminels et association à une organisation extrémiste terroriste.

    L’Elysée est devenu une sorte de “carrefour” du grand banditisme où le “Tout-Paris” de la Françafrique croise les pires dictateurs de la planète – du Qatar, de l’Arabie saoudite, du Bahreïn, – et les représentants de groupes criminels comme le Conseil national de transition libyen ou le Conseil national syrien. Ces gens là sont les financiers et les organisateurs de groupes qui se livrent au crime organisé à grande échelle, trafic de drogues compris. Il est particulièrement grave de voir les dirigeants français et de l’OTAN leur donner caution, les financer et les armer.

    Q : Mais aujourd’hui les choses n’ont-elles pas un peu changé avec le nouveau gouvernement ?

    Jean-Loup Izambert : Non, bien au contraire, les guerres contre la Syrie et le Mali en témoignent, elles se poursuivent comme sous la présidence de “Sarkozy l’Américain”. Il ne faut pas s’en étonner puisque lors de la passation de pouvoir, le 17 mai 2012, entre le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Fillon, Alain Juppé, et celui du gouvernement Ayrault, Laurent Fabius, ce dernier a déclaré à son prédécesseur : “Sur les questions majeures, je sais que nous nous retrouverons”.

    Le président François Hollande et son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, apportent leur soutien direct à une association comme les“Amis de la Syrie”. Celle-ci regroupe en réalité des représentants de mouvements islamistes sunnites (Arabie saoudite, Qatar, Turquie, Tunisie, Maroc), des dirigeants des États-Unis, de l’Union européenne et des représentants d’officines liées aux services occidentaux, tels ceux du Conseil national syrien (CNS). Cette dernière organisation n’est rien d’autre que l’administrateur de la mort que sèment les milices islamistes en Syrie contre les symboles du panarabisme comme contre toute personne ne partageant pas leur religion.

    Encore une fois, l’organisation des Frères musulmans est au coeur de cette guerre. Je rappelle du reste dans mon livre que cette organisation n’a pas hésité à commettre des crimes odieux à plusieurs reprises contre des civils syriens, cela bien avant de recevoir le soutien direct de Paris dans sa nouvelle tentative de putsch. Toute l’histoire des Frères musulmans en Syrie n’est que crimes, sabotages et assassinats. Ce sont ces gens là que Paris soutient aujourd’hui. Du reste, plusieurs des dirigeants de “l’opposition” criminelle syrienne vivent en Ile-de-France et sont, pour certains d’entre eux, en contact de longue date avec des agents de la CIA, du MI6 et de la DGSE. Cela étant dit, la détérioration des relations entre l’armée française et le pouvoir politique, aggravée sous Sarkozy ne fait que s’accentuer. Les militaires français n’ont pas vocation à servir de milice privée à “Monsieur Total” ou à “Monsieur Areva”, et encore moins à “Monsieur Esso”. C’est pourtant ce qu’ils font au Mali ou, pire, en Afghanis-tan. Comme vous pourrez le lire dans “Crimes sans châtiment”, sous l’administration de l’OTAN, les soldats français de la force d’occupation servent en réalité de bouclier au commerce international de la drogue et des armes de la CIA avec des chefs de guerre islamistes.

    Q. : Vous affirmez que le gouvernement français arme les gangs criminels en Syrie. Mais sur quelle situation peut déboucher cette nouvelle violation de l’ONU et du droit international ?

    Jean-Loup Izambert : Le président français, son Premier ministre et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont fait le choix d’envoyer des agents de la DGSE, notamment au Liban puis en Turquie, aux côtés d’agents du MI6 anglais et de la CIA étasunienne pour armer ces groupes assassins. Je rapporte sur ce point des éléments en provenance de différentes sources. Le scénario est à peu près similaire à celui contre la Libye. Face à de tels faits, répétés, il est indéniable que le gouvernement français cherche la guerre, une guerre dont il semble croire, bien naïvement, pouvoir rester à l’abri. Le président français, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du gouvernement Ayrault devront assumer les conséquences de leurs guerres. Car à partir du moment où vous prenez la responsabilité de protéger des éléments criminels et où vous armez des groupes terroristes en violation du droit international pour semer la mort dans d’autres pays, cela signifie que vous ne pouvez plus être considéré comme un partenaire loyal mais comme un ennemi avec lequel la neutralité n’est plus politiquement praticable. Vous devez alors assumer toutes les conséquences de la guerre, à savoir être vous-même la cible d’actes de guerre. Ce serait même justice que la violence tourne contre la violence politique, économique, diplomatique et militaire des gouvernements qui agissent de concert avec Paris, de Washington à Doha en passant par Londres, Ankara et Tel Aviv.

    Q. : Comment avez-vous travaillé pour mener cette enquête ?

    Jean-Loup Izambert : C’est une enquête sur le long terme – une vingtaine d’années –commencée dans les années 90 jusqu’à nos jours. Il était nécessaire de remonter dans le temps pour analyser l’évolution des relations entre Paris et des groupes criminels islamistes, mettre en évidence que les gouvernements de la France en crise ont besoin du terrorisme et de la violence. J’ai donc mené plusieurs enquêtes sur le terrain entre les années quatre-vingt dix et 2000. Puis je suis revenu sur les principaux protagonistes par périodes en ciblant mes recherches sur le Maghreb, principalement le Maroc et la Tunisie. Ce choix tient au fait que les islamistes y avaient tenté plusieurs coups d’Etat dans les années 90 afin d’y implanter le premier Etat islamiste du Maghreb. La stratégie de la terreur adoptée depuis par les Frères musulmans dans tous les autres pays repose sur le même plan présenté et expliqué dans mon livre. Des dirigeants d’associations, des confrères journalistes d’investigation, des spécialistes comme Abdallah Amami, des universitaires comme Moncef Ouannes, Jean-Paul Pougala ou le philosophe Alain de Benoist, des professionnels du renseignement, tel Yves Bonnet, ancien dirigeant de la DST, d’Interpol ou d’autres services, y compris militaires, interviennent au fil des pages ou apportent leur expérience, leurs avis et des informations précieuses sur les événements en cours. Leur travail important, leurs réflexions, leurs études prolongent mon enquête de terrain. Maintenant, nous allons placer le livre au coeur du débat politique car la crise économique est le terreau de la criminalisation de la vie politique. Mes confrères Richard Labévière avec “Les dollars de la terreur” [2] et Michel Collon avec “Libye, OTAN et médiamensonges” [3] ont déjà produit deux contributions importantes et documentées sur les relations entre pouvoir politique occidental et groupes terroristes islamistes et la mise en scène qui les accompagne. J’y ajoute aujourd’hui, de manière ciblée, le volet français.

    Interview de Jean-Loup Izambert par Louis Dalmas http://www.voxnr.com

    Source : B.I. Infos, no. 185, mars 2013.

    Jean-Loup Izambert : Premier journaliste à dénoncer l’implication de quarante banques européennes dans le plus grand krach boursier de la place de Genève, il publie “Le krach des 40 banques” (1998). Son livre “Le Crédit Agricole horslaloi ?”(2001),momentanément interdit de publicité et de vente en France, est traduit et édité en Fédé- ration de Russie, puis devient le sujet d’un film réalisé par RTR Planeta, première chaîne de télévision de l’Etat russe. Au lendemain de la failli- te du groupe Crédit Lyonnais, il cible les liaisons entre dirigeants de banques, pouvoir politique et magistrature dans“Crédit Lyonnais, la mascarade” (2003). Il est l’auteur de la première enquête journalis- tique sur le fonctionnement de l’ONU, “ONU, violations humaines”(2003). La guerre contre la Yougoslavie puis contre l’Irak le condui- sent à enquêter sur les dessous de la politique internationale et à écrire “Faut-il brûler l’ONU ?” (2004). Après “Les Démons du Crédit Agricole” (2005), il poursuit ses recherches dans le monde financier avec “Pourquoi la crise ?”(2009). “Crimes sans châtiment”, publié par les Editions 20 Coeurs, est l’aboutissement de vingt années d’en- quêtes sur les relations entre dirigeants français et membres de réseaux criminels islamistes

  • Armes chimiques utilisées par les rebelles : la Syrie saisit le conseil de sécurité de l’ONU

    DAMAS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation ) - Le gouvernement syrien a annoncé hier avoir adressé un courrier au conseil de sécurité de l’ONU pour dénoncer l’usage d’armes chimiques près d’Alep par les rebelles terroristes. Selon les autorités syriennes, cette attaque aurait tué une quinzaine de personnes. La Syrie a accusé le Qatar et la Turquie d’être indirectement responsables de ce massacre en armant et encourageant les rebelles islamistes.

    Par ailleurs, la prétendue opposition en exil, réunie à Istanbul, s’est choisi un nouveau chef, l’homme d’affaires syrien Ghassan Hitto, résidant aux Etats‑Unis. Ce soi‑disant chef du gouvernement de transition n’est pas parvenu à rassembler derrière lui toute l’opposition. En dépit du soutien massif du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie séoudienne, et celui à peine plus discret des Etats‑Unis, de la France et du Royaume Uni, ce pseudo‑gouvernement ne contrôle aucun territoire en Syrie, même les quelques régions abandonnées par l’armée gouvernementale qui se retrouvent livrées à l’anarchie.

    http://fr.novopress.info/

  • Deux poids, deux mesures

    Le candidat républicain à la Maison Blanche, Mitt Romney, affuté et maîtrisant ses dossiers,  a  sévèrement surclassé de l’avis général  Barack Obama lors du débat télévisé  les ayant opposé à Denver le 3 octobre. Pour la première fois, dans un sondage Reuters/Ipsos  publié dimanche il devance le président sortant. Le candidat républicain  a tenu hier,  devant l’Institut militaire de Virginie, son discours de politique étrangère…qui a reçu un accueil mitigé des commentateurs. Au nom d’un  think  tank mondialiste très influent aux Etats-Unis le  Council on Foreign Relations (CFR),  James Lindsay a affirmé qu’ «il n’y (avait)   absolument rien dans ce discours. Si Romney a une stratégie politique internationale, il ne nous a pas encore montré ce que c’est. » Le CFR a compté dans ses rangs  plusieurs  personnalités et politiciens de premier plan (douze Ministres des Affaires étrangères  dont Madeleine Albright, Colin Powell, Henry Kissinger, un ponte de la CIA comme Allen Dulles) et beaucoup d’entre eux sont aussi membres du groupe Bildelberg et de la Commission Trilatérale.

     Ce jugement du Council on Foreign Relations conforte l’idée que les idéologues du Nouvel ordre mondial se satisfont parfaitement de la  politique menée par M. Obama.

    Autant dire que cet avis compte car il est aussi repris par nombre de médias progressistes des deux côtés de l’Atlantique… même si le CFR n’a pas compté que des « flèches » dans ses rangs. On se souvient ainsi  d’un membre de ce groupe de pression,  le républicain  Gerald Ford,  affirmant au futur président démocrate Jimmy Carter,  lors d’un débat en 1976,  qu’il était faux d’affirmer que  l’Europe de l’Est vivait sous le joug de dictatures communistes !

     Lundi,  Mitt Romney, dans un discours d’une vingtaine de minutes, a évoqué de  grands principes , prônant sans surprise une Amérique plus forte, la fermeté face à la Russie et à l’Iran,  des relations plus poussées  avec Israël pour faire face « aux menaces ».

     Il s’est ainsi prononcé en faveur d’un « Etat palestinien démocratique, prospère et vivant aux côtés de l’Etat hébreu, en paix et dans la sécurité ».  Pourtant, dans une vidéo, filmée à son insu en mai dernier, il affirmait  qu’une solution au conflit était « presque absolument impensable », les Palestiniens « ne (s’intéressant) absolument pas à la paix »…

     M. Romney  a également  renouvelé son souhait de mettre à bas le régime de Bachar-al-Assad en Syrie, à « identifier et organiser les membres de l’opposition qui partagent nos valeurs » (sic), promettant de faire « en sorte qu’ils obtiennent les armes dont ils ont besoin ».  M. Romney n’a pas précisé si les 1200 à 1500 combattants étrangers  se trouvant en Syrie,  selon le centre d’analyse britannique Quilliam Foundation, sont au nombre de ceux-ci…

     Invité de l’Association Régionale Nice Côte d’Azur de l’IHEDN, le 27 juin dernier, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, rappelait pourtant que  le « printemps arabe  n’a mis que six mois à se transformer en hiver islamiste (…). Seul le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale (…) ».

     D’autant que « les théocraties pétrolières n’ont eu aucun mal à prendre avec leurs pétrodollars le contrôle de la Ligue Arabe et d’en faire un instrument de pression sur la communauté internationale et l’ONU en faveur des mouvements politiques fondamentalistes qui confortent leur légitimité et les mettent à l’abri de toute forme de contestation démocratique. »

     « Le régime syrien poursuivait-il,  n’est pas la dictature d’un homme seul, ni même d’une famille(…). Il y a derrière lui 2 millions d’Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d’une mainmise islamiste sur le pouvoir, seule évolution politique que l’Occident semble encourager et promouvoir dans la région (…) »

     « Il existe en Syrie d’authentiques démocrates libéraux ouverts sur le monde relève M. Chouet, qui s’accommodent mal de l’autoritarisme du régime et qui espéraient de Bachar al-Assad une ouverture politique (…). Ils n’ont pas la parole et sont considérés comme inaudibles par les médias occidentaux car, en majorité, ils ne sont pas de ceux qui réclament le lynchage médiatisé du  dictateur  comme cela a été fait en Libye. »

     « Si vous vous informez sur la Syrie par les médias écrits et audiovisuels, en particulier en France (…)  toutes les informations concernant la situation sont sourcées  Observatoire syrien des droits de l’homme  (OSDH) ou plus laconiquement  ONG , ce qui revient au même, l’ONG en question étant toujours l »Observatoire syrien des droits de l’homme (…) une dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales dont il est devenu la source d’information privilégiée voire unique (…) ».

     « C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants   islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’Osdh s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris. »

     « (…) Je suis tout de même surpris poursuit-il,  que les médias occidentaux et en particulier français, l’utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane. »

     « Que les monarchies réactionnaires défendent leurs intérêts et que les forces politiques fondamentalistes cherchent à s’emparer d’un pouvoir qu’elles guignent depuis près d’un siècle n’a rien de particulièrement surprenant. Plus étrange apparaît en revanche l’empressement des Occidentaux à favoriser partout les entreprises intégristes encore moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent et à vouer aux gémonies ceux qui leur résistent. »

     Et comment ne pas voir en effet,  relève Bruno Gollnisch,   la  partialité de « nos »  médias dans leur traitement du conflit  syrien.  Ce qui   ne manque pas de nous rappeler  que nous vivons dans une démocratie confisquée,  dont  les grands canaux d’informations  sont soigneusement verrouillés en fonction d’intérêts qui ne sont pas forcément ceux du peuple français et des Européens.

     Jamais nous ne verrons sur nos antennes pas exemple ce reportage édifiant diffusé sur la chaîne Russia 24, dans lequel des journalistes russes ont suivi pendant deux mois l’Armée syrienne dans sa lutte contre l’ Armée Syrienne Libre (ASL) et notamment contre les brigades internationales djihadistes Al-Farouk et Ansar al islam.

     Même pudeur des médias  français quand il s’agit  de minorer ou de passer carrément sous silence, la mise hors d’état de nuire d’une centaine de mercenaires wahhabites  et autres salafistes   à Alep fin septembre  (afghans, maghrébins, yéménites, saoudiens, qataris…) ou encore l’attentat terroriste à la voiture piégée,  revendiqué  par le   groupe djihadiste, le Front al-Nosra,  qui a  fait mercredi au moins 48 morts dans cette même ville.

     Bruno Gollnisch dénonce plus globalement  ce  règne du deux poids deux mesures qui permet  notamment au ministre des Affaires étrangères  Laurent Fabius de s’émouvoir  hier  du  développement du  radicalisme islamiste dans nos banlieues tout en l’encourageant implicitement ailleurs en soutenant la rébellion en Syrie…

    9 octobre 2012 http://www.gollnisch.com