Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

international - Page 1417

  • Scandale fiscal et double discours sur l’attentat de Benghazi : Obama dans la tourmente

    WASHINGTON (NOVOpress via Bulletin de réinformation) Après les révélations des agissements discriminatoires de l’administration fiscale américaine, Barack Obama a dû jurer ses grands Dieux qu’il n’était au courant de rien…

    Pour profiter d’un régime fiscal de non‑imposition réservé aux associations caritatives, des groupes conservateurs ont, à partir de 2009, déposé des demandes auprès des services fédéraux du fisc. En fin de semaine dernière, le fisc a reconnu, en présentant ses excuses, que des dizaines d’entre elles avaient été soumises à un examen approfondi, alors que les associations proches des démocrates, beaucoup moins nombreux, en avaient été dispensées.

    « Je peux vous affirmer que je n’étais au courant de rien avant qu’il n’y ait des fuites dans la presse », a déclaré M. Obama avant-hier lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre turc, visiblement amusé de l’embarras de son hôte. Mercredi, à la suite de ce scandale, Obama a été contraint de limoger le chef par intérim du fisc. Son ministre de la Justice a de son côté tenté de calmer les Républicains, en annonçant une enquête approfondie, en parallèle avec celles qui sont menées par le Congrès.

    Mais les ennuis d’Obama ne s’arrêtent pas là

    Toujours lors de sa conférence de presse avant-hier avec Erdogan, Obama a dû répondre aux tirs croisés des journalistes au sujet du fiasco de l’intervention américaine en Libye. En septembre 2012, à Benghazi, un attentat a en effet coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur. La Maison-Blanche, qui s’est retrouvée sur la défensive après s’être vu reprocher par ses adversaires républicains des incohérences dans son argumentaire sur cet attentat, avait tenté de faire taire la controverse mercredi en publiant 100 pages de courriers électroniques internes, alors que les Républicains l’accusent d’avoir essayé d’occulter le caractère terroriste de l’attentat.

    Jeudi, devant un Erdogan de plus en plus réjoui, le président Obama a contre-attaqué réclamant du Congrès, en partie aux mains des Républicains, qu’il soutienne et finance le projet de la Maison-Blanche pour améliorer la sécurité des ambassades américaines dans le monde. 4,4 milliards de dollars devraient ainsi être dépensés sur l’année budgétaire en cours afin de renforcer la sécurité des postes à hauts risques, notamment dans le monde arabe. Lundi, le président avait tenté de faire diversion en accusant les Républicains de motivations purement politiciennes. Le « messie » Obama n’est décidément plus ce qu’il était…

    http://fr.novopress.info/

  • LE GOUVERNEMENT D’ "UNION NATIONALE" : Un trompe l’œil mondialiste

    PAR ADRIEN ABAUZIT *

    Dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Marx nous prévenait déjà : « Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands évènements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois.

    Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Caussidière pour Danton, Louis Blanc pour Robespierre, la Montagne de 1848 à 1851 pour la Montage de 1793 à 1795, le neveu pour l’oncle. »

    Ajoutons à notre tour, l’Union sacrée de Poincaré pour le gouvernement d’union nationale de Benoît Apparu. Peu crédible en effet. D’autant que Benoît Apparu s’est empressé de préciser que le Front National, soit un électeur sur cinq, serait évidemment exclu de cette union réputée nationale. Le 7 mai, Jean-Louis Borloo, plus prudent mais plus honnête, parlait simplement d’une loi d’union républicaine. Quel que soit le nom de la formule retenue au final, on comprend bien qu’il s’agit pour le pouvoir de reconduire l’UMPS par tous les moyens.

    L’UMPS rebaptisée, mais toujours au service de l’UE et de l’OTAN

    La thèse des partisans du gouvernement d’union nationale est la suivante : le PS, seul, est impuissant. Il ne sortira la France de la crise que par la conjugaison de son action avec l’UMP, voire l’UDI et le Modem, soit par autant de partis politiques dont l’horizon unique est la soumission aux traités européens. De cette UMPS rebaptisée, ressortirait une série de réformes consensuelles nécessaires au redressement de la France. Ce scénario politique est pour le moins grotesque.

    En effet, des traités européens dépendent directement la politique monétaire, commerciale, industrielle et budgétaire. En outre, 80% des lois votées au parlement ne sont que des lois de transposition des directives européennes. Dès lors, qu’importe que l’on trouve au gouvernement un pion européiste portant l’étiquette du PS, de l’UMP, de l’UDI ou de Modem, puisqu’au final s’appliquera la politique du néolibéralisme bruxellois.

    Dans les domaines régaliens, la même chanson est toujours jouée quel que soit le parti républicain aux manettes : impunité pour les racailles en matière de sécurité, ouverture des frontières en matière d’immigration, atlantisme servile en politique étrangère.

    On ne le devine alors que trop : un gouvernement d’union nationale n’apporterait strictement rien de neuf. Il ne serait que la perpétuation sous un nouveau masque de la politique qui est pratiquée par l’UMP et le PS depuis au moins 1983, ce libéralisme sociétal entrelacé au néolibéralisme bruxellois : le libéralisme-libertaire.

    Le réveil du peuple français

    Il s’est passé en France ces dernières semaines un phénomène auquel nous n’osions plus croire. Electrisée par le mariage gay, une partie de la France, longtemps tétanisée, sonnée par le libéralisme-libertaire d’Etat, est sortie de son apathie. Quelle est cette France ? D’aucuns diront la France catholique, d’autres la France conservatrice ou pourquoi pas encore la France de droite.

    Après un long sommeil, cette France a décidé de partir à l’assaut du libéralisme-libertaire hérité de mai 68. Ce mouvement était imprévisible. Personne n’aurait songé au moment de l’élection de François Hollande que le mariage gay flanquerait une telle pagaille, qu’une telle résistance sortirait des entrailles de la France. Cette résistance fait tache d’huile et gagne chaque jour qui passe de nouveaux partisans. Mais c’est qu’il y a de plus exceptionnel, c’est que les partis de droite eux-mêmes sont dépassés et se voient dicter la marche à suivre. Pour la première fois depuis mai 68, l’opinion semble pouvoir s’imposer aux partis en place.

    Le bras de fer officieux

    Le pouvoir sent le cours des évènements lui échapper. La résistance conservatrice qui est née est institutionnellement incontrôlable. Le gouvernement n’a rien à lui opposer si ce n’est la propagande médiatique et la répression policière.

    Une guerre civile idéologique est engagée. Dans les mois à venir, deux camps vont s’affronter : ceux qui veulent sauver libéralisme-libertaire et ceux qui veulent le liquider. D’un côté le pouvoir, de l’autre, le peuple français en colère.

    Face à cette exaspération, notre classe politique doit réagir pour conserver ses places et continuer de servir ses maîtres. La carte Sarkozy a été utilisée. La carte Hollande est déjà consumée. Alors que faire ? Que faire pour donner l’illusion du changement tout en maintenant un statu quo au service du mondialisme ? Créer un gouvernement d’union nationale.

    Ce gouvernement sera un os à ronger donné à l’opinion française. Un os destiné à la calmer, à l’illusionner, à la tromper, à la vider de son énergie, pour qu’elle perde le bras de fer qui l’oppose à l’UMPS. La gravité de la situation actuelle est cependant telle que le gouvernement d’union nationale ne pourrait être qu’une rustine temporaire.

    Qu’on se le dise : dorénavant, les choses ont changé. Par la crainte qu’il inspire, le peuple peut imposer ses vues à des dirigeants qui depuis des décennies se sont illustrés par des actes répétés de haute trahison. La balle est désormais dans le camp du peuple de France. A lui, par ses efforts continus, de gagner ce bras de fer historique qui l’oppose au domestique du mondialisme : l’UMPS.

    L’ACTION FRANÇAISE n° 2863   http://www.actionfrancaise.net

    * ADRIEN ABAUZIT est écrivain et juriste.

  • Mali : des chômeurs "français" dans les rangs des djihadistes

    Lu ici :

     

    On paie les gars qui nous tirent dessus», constate Christophe Guilloteau, député UMP, en révélant que l’armée française a mis la main sur des documents de Pôle Emploi dans les caches des islamistes au nord du Mali.

     

    «Vous savez ce que nos soldats ont découvert dans les caches des islamistes, au beau milieu du massif des Ifoghas, dans le nord du Mali?» demande Christophe Guilloteau, député UMP et surtout membre de la Commission de défense de l’Assemblée nationale, sourire en coin. «Peut-être les fusils, les missiles sol-air ou encore les mortiers que la France avait généreusement distribués en 2011 aux insurgés libyens pour détrôner Mouammar Kadhafi», lui répondons-nous. «C’est le cas, sourit Christophe Guilloteau. Mais ce n’est pas tout. En fait, ils sont tombés sur des circulaires vierges de Pôle Emploi dans les caches des islamistes. Vous vous imaginez. Il y avait des chômeurs français, des gens qui recevaient de l’argent de l’Etat français en face de nos propres hommes. On paie des gars qui nous tirent dessus.» Un comble qui ne fait sourire personne à Paris.…."

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com

  • Nicolas Doze : La FED songerait à débrancher prochainement

    Le 17 mai, Nicolas Doze est revenu sur les propos du patron de la FED de San Francisco qui envisage de “débrancher plus tôt que prévu”, sur BFM Business.

    Les américains sont dans une phase où l’on va faire une exit strategy. C’est compliqué parce que l’on ne maîtrise pas tout. En 1994 Greenspan décide de débrancher. 25 points de base de hausse de taux. Et tout à coup les taux américains et les taux longs commencent à repartir vers le haut et l’on se dirige vers une forme de Krach obligataire.

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (15/05/2013)

    Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 15 mai 2013


  • Le ministre espagnol de l’économie est confirmé pour participer à la réunion Bilderberg 2013

    Le second participant à Bilberberg publiquement confirmé

    Jurriaan Maessen
, 15 Mai 2013

    url de l’article original:

    http://www.infowars.com/spanish-minister-of-economy-confirmed-for-bilderberg-2013/print/

    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

    Un autre élu est confirmé pour la réunion Bilderberg 2013, cette fois-ci le ministre espagnol de l’économie et de la compétitivité et ancien conseiller de la banque Lehman Brothers, Luis de Guindos. Le ministre va assister à la réunion à la demande exprès d’un membre du comité directeur espagnol du Bilderberg, Juan Luis Cebrian.

    La semaine dernière ai-je confirmé la participation d’un nouvel élu du parti social-démocrate suédois, Stefan Löfven, qui a reçu une invitation à participer à la réunion qui se tiendra cette année dans le Hertfordshire début Juin. De Guindos est donc le second politicien confirmé à participer à l’évènement. Ces participants annoncés seront suivis par bien d’autres élus et politicien(ne)s à qui il a été demandé de participer à la réunion Bilderberg au Grove hôtel, le tout au frais des conribuables bien sûr et ce même si le groupe Bilderberg lui-même décrit ses réunions annuelles comme étant “privées”.

    La participation de de Guindos à la réunion 2013 est intéressante en cela que l’Espagne est une des nations se retrouvant du mauvais côté du bâton après que la crise se soit développée en Europe. Comme Daniel Estulin l’a rapporté en 2012:

    “Le message clef de la réunion 2012: quoi qu’il arrive, il faut préserver le fonctionnement du système bancaire. La vice-présidente espagnole a reçu une dose d’humilité lorsqu’elle essaya de pousser le problème de la ‘responsabilité’ disant à ses collègues allemands très puissants du Bilderberg qu’ils devraient penser à émettre des obligations européennes pour sauver le système. La réponse fut sans équivoque: “va jouer au sable petite !…””

    Il est important de clarifier que le ministre de l’économie actuel espagnol fut un conseiller de la banque Lehman Brothers jusqu’en 2007, le rendant ainsi partiellement responsable de la tourmente dans laquelle l’Espagne se retrouve prise quelques années plus tard.

    Il est significatif qu’un membre du comité directeur du Bilderberg, Juan Luis Cebrian, invite de Guindos à la table cette année. Ceci révèle que le Bilderberg désire s’assurer que ses politiques pro-Euro soient convenablement communiquées aux officiels espagnols, qui pourront ensuite vendre la soupe à la nation comme étant quelque chose de douloureux mais de nécessaire. Tout comme leurs contre-parties grecques, les élus espagnols sont appelés au Bilderberg pour accorder les violons des objectifs globaux d’un groupe de banquiers internationaux ayant des mesures qu’ils référeraient voir appliquées. On pourrait dire que ces élus commettent un acte de trahison, ne pouvant dire ce qui a été décidé. De plus, en tant qu’ancien conseiller de la banque Lehman Brothers, le ministre espagnol n’aura pas besoin de beaucoup d’encouragements pour faire exécuter ces objectifs.

    Pour illustrer l’implication de la structure du pouvoir espagnol dans la réunion annuelle Bilderberg, jetez simplement un coup d’œil sur la page wkipedia de la famille royale, notez que tous les membres prominents de la famille sont des membres du Bilderberg, la reine Sofia participe aux réunions Bilderberg de manière fréquente, tout comme son mari le roi Juan Carlos. Maintenant, des élus passent dans le dos du peuple espagnol en prêtant allégeance et alliance à un corps constitué non élu et n’ayant aucun devoir de rendre des comptes à qui que ce soit.

    http://resistance71.wordpress.com/

  • Hollande va offrir 280 millions d'euros au Mali‏

    Et en plus, ça le fait rire !...
    Une centaine de pays et d'organisations viennent de participer, à Bruxelles, à une conférence destinée à financer le plan de relance du Mali. L’aide qualifiée de « nécessaire » par les participants est estimée à 2 milliards d’euros.
    Il a été convenu entre gens « du même milieu » que l'UE donnera 520 millions d'euros. Hollande, toujours large avec l’argent des autres, prévoit d’offrir 280 millions. En regard des restrictions imposées aux Français par l’incompétence de la nomenklatura socialiste, cela s’appelle « se foutre du monde » !
    François Hollande, au côté du Président de la Commission Européenne Jose Manuel Barroso, a promis une aide financière pour la relance du Mali.
    Près de deux milliards d'euros pour le Mali. La communauté internationale s'est engagée ce mercredi à réunir cette somme lors de la conférence Ensemble pour le renouveau du Mali à Bruxelles. En vue de cette réunion, Bamako estimait le coût de son Plan pour la relance durable à 4,34 milliards d'euros. 
    François Hollande a promis une aide de 280 millions d'euros. En amont de la réunion, l'Union Européenne avait annoncé un don de 520 millions d'euros. La Banque Mondiale et la Banque islamique devraient mettre respectivement 250 et 130 millions d'euros. Le FMI, l'Organisation de la coopération islamique et d'autres grands pays ont également promis leur aide. 
    Douze priorités pour le Mali
    La préparation de cette conférence comprenait un plan avec 12 priorités, qui conditionnent le déblocage des sommes, parmi lesquelles figurent le maintien de la paix et l'organisation d'élections. Les autorités maliennes, soutenues notamment par la France, espèrent les mettre en place le 28 juillet. 
    L'argent, débloqué pour 2013 et 2014, sera également destiné à des programmes d'éducation, de santé, ou encore des projets de loi anti-corruption. 
    La France va lancer un dispositif, avec un site internet, afin de garantir l'efficacité de son aide et d'éviter le détournement ou la mauvaise utilisation des fonds. "Si un projet ne se réalise pas ou est en retard, les gens pourront prévenir par téléphone ou SMS, via une hotline, de ce qui n'a pas encore été fait", a expliqué le ministre au Développement, Pascal Canfin.
    De leur côté, les dirigeants maliens ont promis que l'aide serait bien utilisée. Ah bon ?...¢

    Avec l’Express (posté par Marino) http://www.francepresseinfos.com/

  • Banquiers : ils avaient promis de changer

    Il y a 5 ans, le monde était secoué par une crise financière sans précédent. La promesse alors : une finance plus morale, des banquiers plus transparents et un consommateur mieux protégé.

  • Syrie : la livraison d’armes russes au cœur des négociations

    Syrie : la livraison d’armes russes au cœur des négociations

    DAMAS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Le Premier ministre israélien était mardi à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine au sujet de la Syrie. Benyamin Netanyahou est venu lui demander de renoncer à livrer des missiles sol-air S-300 à Bachar al‑Assad. Ces armes, développées par l’URSS, sont encore assez efficaces pour intercepter en vol des avions et des missiles balistiques. Elles ont fait l’objet d’un contrat entre la Russie et la Syrie en 2010. Ces missiles pourraient permettre à la Syrie d’intercepter les attaques aériennes israéliennes contre son territoire, comme celles effectuées début mai.

    Quel impact cette livraison de missiles a-t-elle dans la guerre civile en cours ?

    Elle intervient alors que les forces du régime de Damas progressent sur tous les fronts : les banlieues de Homs (Hims en arabe) et Alep sont sous contrôle (carte en Une), et la ville de Qousseir, qui relie Homs au littoral, est en train d’être reconquise. La stratégie de Bachar al‑Assad est en effet d’assurer un accès à la mer depuis la capitale, à travers un corridor sécurisé. Ses victoires sur le terrain sont cependant menacées par les velléités des Américains et des Israéliens de mener des frappes aériennes contre les troupes gouvernementales. L’installation des missiles russes S-300 rendrait donc ces bombardements beaucoup plus risqués, et Vladimir Poutine agite leur livraison comme outil de négociation, pour pousser Israël et les Etats-Unis à ménager le régime syrien.

    Moscou semble donc le rempart de l’Etat syrien…

    L’influence de la Russie sur Damas demeure toutefois limitée. La livraison d’armes constitue le principal levier d’action sur la Syrie que la Russie peut faire valoir dans les négociations internationales. En outre, les véritables bailleurs de fonds et d’armes de Bachar al-Assad sont les dirigeants iraniens. La Syrie est en effet un maillon essentiel de la chaîne qui unit l’Iran au Hezbollah libanais. Cet arc chiite, anti‑américain et anti‑israélien, est un obstacle aux influences des puissances occidentales, mais aussi des pétromonarchies sunnites du Golfe persique. Celles-ci, bien que portant à bout de bras l’islamisme, se retrouvent donc unies à l’Etat d’Israël et à la Turquie dans une alliance discrète, qui vise à mettre à terre le régime syrien.

    La conférence internationale que les Russes appellent de leurs vœux depuis des mois est-elle en vue ?

    Les Américains en ont accepté le principe, malgré les réserves de la France. Mais les négociations pourraient encore se poursuivre plusieurs semaines sur les détails de l’organisation de la conférence internationale. Le point de savoir qui sera à la table des négociations est particulièrement litigieux.

    Crédit image : The World Factbook, domaine public.  http://fr.novopress.info

  • Roland Dumas : un ancien ministre dénonce la dérive américaine et coloniale de la diplomatie française

     

    par Nicolas Bonnal

     

     

    :: Texte en russe

     

    Roland Dumas est un homme très connu en France et dans le monde de la diplomatie, même s’il est mis à l’écart par les sbires du nouvel ordre mondial. Héros de la Résistance à l’Allemagne nazie, il a ensuite été un très grand avocat qui s’est illustré dans la défense des peuples colonisés. Homme de gauche à l’époque où ce mot avait un sens, il fut l’ami et le ministre du Président Mitterrand, qui exerça ses fonctions en France de 1981 à 1995. Roland Dumas exerça quant à lui de nombreuses fonctions importantes, et notamment celle de Ministre des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Sa politique était marquée par son équilibre, son humanisme et ses positions amicales envers le monde arabe et musulman, que la France sur ordre d’Israël et des Etats-Unis achève de détruire aujourd’hui, comme à l’époque de l’expédition du Canal de Suez en 1957. Ses positions lui ont valu l’opposition farouche du « lobby qui n’existe pas » (Serge de Beketch) et de la presse qu’il contrôle. Mais M. Dumas a insisté bravement et résisté, comme pendant la Guerre. Cet homme de culture amateur d’art a gardé le courage du mousquetaire.

     

    Roland Dumas s’insurge donc depuis 2007 surtout contre l’incroyable inflexion de la diplomatie française qui a pris un tour fascisant et colonialiste avec Nicolas Sarkozy, actuellement conférencier pour Goldman Sachs et voyageur de commerce du Qatar (au sens strict du terme). La France a fait la guerre partout pour des intérêts privés et coloniaux qui ne sont pas les siens. On retrouve le virage néo-totalitaire de l’Europe actuelle : on travaille pour les banquiers contre les peuples.

     

    Dans son dernier livre intitulé "Coups et blessures : 50 ans de secrets partagés avec François Mitterrand", l’ancien Ministre des Affaires étrangères Roland Dumas parlait déjà de ses souvenirs auprès de l’homme, mais dénonce également l’ingérence israélienne dans les affaires françaises : « Les Israéliens en font à leur guise en France, et manipulent les services de renseignements français (DST) comme bon leur semble ». Il évoquait ensuite les circonstances qui ont entouré la visite du chef de l’Organisation de la Libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat en France à la fin des années 80, assurant être lui-même l’architecte des relations avec le leader palestinien. Selon Roland Dumas, Mitterrand n’était pas contre l’idée de le rencontrer mais craignait la réaction du « lobby juif » : « Le lobby juif, comme l’appelait Mitterrand, oeuvrait ardemment. Les pressions étaient très fortes lorsque j’ai annoncé que je comptais rencontrer Arafat durant sa visite au Parlement européen en septembre 1988. J’ai obtenu du président Mitterrand, après de pénibles tractations, la permission de l’accueillir. Après m’avoir répété ses mises en garde, il m’a dit : "bon d’accord, mais tu en assumeras la responsabilité..." Peut-être voulait-il insinuer par-là ma démission si les choses tournaient mal ». M. Dumas ajoute : « Je ne suis pas d’accord avec la politique israélienne, j’ai toujours été fidèle au principe d’équilibre instauré par le général de Gaulle au Moyen-Orient. Les peuples arabes ont droit au respect. La politique israélienne actuelle, inspirée des activités proches des sionistes, ne suit pas le bon chemin ».

     

    Dans son livre "Coups et blessures" paru il y a deux ans, Roland Dumas estimait que les révolutions arabes sont l’événement le plus important après la fin du colonialisme et la chute du Mur de Berlin. Leur impact sur Israël serait formidable. Selon lui, l’Egypte était en train de payer le prix de l’humiliation qu’elle avait fait subir au peuple palestinien, et ce, par son laxisme avec les Américains et les Israéliens. L’ancien Ministre des Affaires étrangères s’est aussi longuement attardé sur la Syrie. Il révèle avoir rendu visite à l’ancien Président syrien Hafez al-Assad en 1992, sur une suggestion de Shimon Perez qui était alors chef de la diplomatie israélienne. Il rapporte leur longue discussion sur le Liban, durant laquelle Hafez al-Assad s’était attelé à lui expliquer que le Liban est une terre syrienne et que les problèmes sont dus aux Britanniques et aux Français qui avaient opéré un partage injuste. Dumas affirme qu’il sentait qu’Assad voulait le taquiner sans aller pour autant jusqu’à remettre en question les frontières léguées par le colonialisme. « Bien au contraire, c’est une chose qu’il a refusée, lorsque certains leaders maronites la lui ont suggérée, comme l’a rapporté Karim Bakradouni », un ancien responsable des Phalanges libanaises (Kataëb). Dumas dit aussi avoir connu le Président syrien actuel Bachar al-Assad. Il le qualifie d’ « homme charmant qui détient un esprit plus ouvert que celui de son père, un esprit pétillant, qui ne récuse pas les questions embarrassantes », estimant que les Israéliens se trompent de ne pas négocier avec lui.

     

     

    Je ne crois pas à la bombe iranienne.
    Tout cela n’est que de l’intoxication.

     

    Dans son ouvrage, Roland Dumas consacre tout un chapitre à l’Iran qu’il a, par ailleurs, visité plusieurs fois et où il a rencontré son ancien homologue Ali Wilayati et l’ancien Président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani. « La bombe nucléaire iranienne est, à mon avis, à l’instar des armes de destructions massives de Saddam Hussein, c’est-à-dire que je n’y crois pas. Tout ce qui se passe n’est que de l’intoxication. Les tergiversations de la politique française sont dues à des immixtions aux origines connues », a-t-il précisé, signalant que la présence d’Israël aux portes rend toute analyse différente suspecte. Dumas défend le point de vue iranien selon lequel il est nécessaire d’édifier des réacteurs nucléaires pour ses besoins énergétiques puisque son stock en pétrole devrait se tarir dans 60 ans. « Ce qui est vrai est que les Iraniens veulent poursuivre leur programme nucléaire civil et que tous les rapports indiquent qu’il n’y a pas d’armes nucléaires », conclut-il.

     

    Récemment M. Dumas a publié un livre "Sarkozy sous BHL", qui dénonce la criminelle diplomatie de Sarkozy et son inféodation aux desiderata impérieux du NOM. Il l’a fait avec maître Vergès, un autre prestigieux avocat spécialisé dans la défense des peuples coloniaux aussi et dans les causes de droit. Les deux pamphlétaires critiquent le tout-argent de la politique française (qui a toujours existé mais s’est systématisé avec Sarkozy), le retour à la brutalité colonialiste (« nous sommes ramenés des siècles en arrière »), l’influence regrettable de BHL (qui existait aussi selon nous sous Mitterrand !) baptisé « mouche du coche » (La Fontaine), et la dimension irresponsable de personnages comme Sarkozy - son successeur socialiste ne valant hélas pas mieux que lui.

     

    Sur la Palestine, je laisse à ces deux nobles esprits le soin de conclure : « L’humanité se déshonore en laissant tomber le peuple palestinien qui est raisonnable, paisible et ne demande pour lui que ce que les Israéliens ont obtenu pour eux-mêmes. »

     

    Enfin, il est bon d’indiquer que l’un des prochaines cibles de la folle diplomatie française sera l’Algérie : Monsieur Dumas écrit : « Le contentieux entre la France et l’Algérie est durable. Quand vous imaginez que les Français n’ont pas encore souscrit à la proposition de négociations avec l’Algérie sur un contrat d’amitié, parce que trop de blessures sont encore saignantes... Tout est à craindre pour l’Algérie, mais ce sera pour M. Sarkozy un autre "morceau" »...

     

    De la France actuelle, on pourrait dire comme Sartre de l’Amérique, qu’elle a la rage.

    http://www.france-courtoise.info