Chaque jour, TVLibertés fait le point sur l’épidémie de Coronavirus en France, en Europe et dans le monde… sans psychose, ni tabou !
https://www.tvlibertes.com/jt-coronavirus-le-point-dactualite-journal-du-lundi-27-avril-2020
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Matthieu Auzanneau, auteur et blogueur spécialiste d'écologie et d'économie, directeur du Think Tank de la transition énergétique The Shift Project et ancien journaliste au micro d'André Bercoff.

Ex: http://www.europesolidaire.eu
Le WTI ou West Texas Intermediate, également connu sous le nom de Texas Light Sweet, est un type de pétrole brut utilisé comme standard dans la fixation du prix du brut et comme matière première pour les contrats à terme sur le pétrole auprès du New York Mercantile Exchange
Or les cours du WTI devant être livré en mai se sont effondrés, en devenant négatifs pour la première fois, clôturant à New York à -37,63 dollars, soit une chute de 300%. Le 21 avril, le pétrole dit Brent de la Mer du Nord, servant de référence pour les deux-tiers de la production mondiale hors Etats-Unis, est tombé sous la barre des 20 dollars, dans un marché extrêmement volatil.
La cause principale de cette situation est la baisse mondiale de la consommation de pétrole due à la crise du coronavirus et la saturation des réserves stratégiques mises en place précédemment par les grands Etats, notamment les Etats-Unis.

Comme on l’avait pressenti dès le discours du Président Macron, ce 13 avril, repris par le G20 et le G7 deux jours après, le moratoire de la dette africaine se présente comme le hold-up mondialiste du XXIe siècle, au vu et au su de tous. Au détriment des populations africaines et sur le dos des pays créditeurs, dont la France.
Dans une tribune commune dans Jeune Afrique, huit grands noms africains de la politique et de l’économie jugent « pas assez ambitieuse » la suspension du paiement du service de cette dette – allons, camarades créanciers étrangers, soyez plus ambitieux dans votre générosité ! Ils ne se satisfont pas, non plus, de la création, par les banques multilatérales de développement, d’un fonds de réponse d’urgence de 200 milliards de dollars. Ils réclament l’élargissement du nombre de bénéficiaires au nom de circonstances particulières ; si l’on retient les guerres civiles, les économies de rente notamment pétrolière trop peu diversifiées et d’autres difficultés économiques, ça rend éligibles tous les pays africains. D’exceptions justifiées par l’urgence d’une pandémie au devenir incertain, on ferait une généralité égalitariste injuste pour les créditeurs également dans le besoin ; l’addition est salée et amère.

Depuis début avril, dans les médias classiques, une ritournelle s’installe, sous forme interrogative pour ne pas ennuyer le gouvernement chinois : « Est-ce que le Covid-19 vient d’un pangolin mal cuit lors d’un barbecue ou d’un laboratoire bactériologique P4 de haute sécurité ? »
Le Figaro a publié une enquête dans son édition du 21 avril 2020. Il explique comment ce laboratoire est une exportation française, en partenariat avec Pékin. Comment ce partenariat s’est transformé en contrat unilatéral chinois : presque un cadeau, en somme, de la France à la Chine ! Les réticents à ce projet craignaient que d’un laboratoire de recherche l’on tombe dans un « arsenal biologique » communiste… Oh, les vilaines Cassandre !
Le laboratoire a été terminé en janvier 2015 et ouvert en janvier 2018, date qui « coïncide », affirme élégamment Le Figaro, avec une visite d’Emmanuel Macron en Chine.

Valérie Bugault répond aux questions du youtubeur Silvano Trotta sur l’utilisation du coronavirus pour imposer l’idée d’un gouvernement mondial.

VA – En pleine visioconférence avec le ministre de la Santé, Olivier Véran, et les membres de l’OMS pour une réunion sur la lutte contre le Covid-19, Emmanuel Macron a d’abord tenu à remercier tous les professionnels de la santé vendredi 24 avril : du personnel humanitaire à l’ensemble des membres des ONG qui « se battent activement contre le virus et ses conséquences ». Dans cette lutte, le président de la République a insisté sur quelques points pour gagner la bataille contre l’épidémie. « On a quatre piliers », a-t-il dévoilé. « Le premier est notre efficacité collective pour soutenir les systèmes de soin […] Cette initiative permettra d’aider les pays les plus vulnérables pour renforcer leur système de soin », a-t-il ajouté.
Mais c’est sur le deuxième point qu’Emmanuel Macron a insisté : les tests de diagnostics. « On a tous ce défi de développer nos systèmes de tests. Il faut qu’on les rende accessibles dans tous les pays du monde, y compris les plus fragiles, les plus vulnérables », a-t-il martelé.
(…) “Rendre les tests accessibles aux Français serait déjà un pas de géant…”, a réagi Eric Ciotti, sur Twitter.
Et si le COVID-19 avait été inventé par l’homme ? Si on veut réellement demander des comptes sur la gestion de la crise sanitaire aux politiques, il faudra certainement remonter à l’origine de l’apparition de ce virus.
Vendredi 17 avril, le professeur Luc Montagnier semait la panique sur le plateau de Pascal Praud, sur CNews. « L’histoire du marché aux poissons est une belle légende. Ce n’est pas possible », indiquait-il, allant à contre-courant de la communauté scientifique et de l’OMS. Prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH, le professeur dénonçait un virus qui « a échappé peut-être à ses promoteurs ». « Au départ, ils ont travaillé sur un modèle qui est le virus de la chauve-souris, et c’est ce virus-là qu’ils ont modifié. Je pense – c’est l’hypothèse la plus raisonnable – qu’ils voulaient faire un vaccin contre le VIH. Donc, ils ont utilisé un coronavirus, qui en principe pouvait atténuer et ne pas donner de maladie, comme porteur des parties de molécules du virus du Sida », avait-il expliqué.
On devrait toujours se méfier quand les hommes de l'État parlent de pédagogie. Or un certain catastrophisme ambiant semble encouragé par une partie des pouvoirs publics. Cette tendance se voit aggravée par les médias. Elle incite hélas trop de nos contemporains à attendre leur salut des autoritarismes... à commencer par celui de Pékin pour faire face à cette crise actuelle du virus chinois où ce régime porte pourtant la plus grande part de responsabilité.
Gardons nous donc d'envier en quoi que ce soit les pouvoirs totalitaires. Leurs réussites, apparentes et mensongères, fugaces et factices se payent toujours au prix fort.

En charge du Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian n’est certes pas le plus mauvais ministre du troupeau gouvernemental. Ce n’est pas Hubert Védrine ; mais pas Bernard Kouchner non plus. Dans un entretien accordé au Monde du lundi 20 avril, il dessine ce que pourraient être les contours du monde de demain. Avec ce qu’il faut d’angélisme et de langue de bois, mais non sans quelque bon sens et cette interrogation : « Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire. »
Ainsi : « Il me semble que nous assistions à une amplification des fractures qui minent l’ordre international depuis des années. » Fort bien, mais cet « ordre international » n’ayant « d’ordre » que le nom n’est-il pas, de fait, « fracturé » depuis la chute de l’URSS, en 1991 ? Année à l’occasion de laquelle les USA ont cru pouvoir incarner un leadership mondial, à la faveur de cette « fin de l’Histoire » annoncée par l’essayiste américain Francis Fukuyama.