Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

international - Page 974

  • L’Empire contre-attaque

    La photo du petit garçon allongé sur la plage a inondé les médias européens. Tout le monde connaît son prénom maintenant : Aylan. Journalistes, artistes et toute personne du monde de « l’entertainment » ayant accès aux médias dominants (de domination ???) dénoncèrent l’égoïsme des Européens et la frilosité de leurs dirigeants.

    Quelques jours après, François Hollande annonçait l’arrivée de 24.600 migrants en France, chaque pays européen rivalisant d’ambition pour en installer des centaines de milliers sur son sol.

    Les experts passent en boucle à la télévision. Leurs arguments, toujours favorables à leur arrivée, associent la compassion à la rationalité. Seules quelques voix isolées refusent encore de céder à ce diktat. L’émotion a fait son job. Ceux qui ont créé l’émotion ont bien fait le leur. Le matraquage est permanent, culpabilisant les honnêtes gens animés de ces vertus humanistes qui font l’honneur de la civilisation européenne. Cependant, agir ainsi ne dispense pas d’analyser ce qui se passe et de conjecturer sur les protagonistes de la cinquième colonne à l’origine de ce tapage médiatique.

    C’est l’instinct qui avait motivé mon « Journalistes ou passeurs ?» (*). Depuis, beaucoup de lignes ont été écrites et publiées. Le Monde, « le journal de référence », se sent même obligé de dénoncer imposteurs et complotistes pour arguer de son bon-droit. Il n’est pas le seul à jouer dans cette fanfare. L’arrivée de millions d’individus allogènes se superposant aux dizaines de millions déjà installés sur nos territoires depuis la fin de la deuxième guerre mondiale oblige encore une fois à nous interroger. Pourquoi ?

    La réponse est triviale. Nos ennemis, non contents de l’avoir assujettie, veulent maintenant détruire l’Europe pour éliminer un rival potentiel et s’ouvrir d’autres perspectives après avoir sécurisé leurs bases arrières. La cible ultime est la Russie. Dans l’art de la guerre, le chaos chez l’autre est toujours préférable à l’ordre.

    Certes, comme cela est de plus en plus évident, la classe dirigeante européenne est complètement soumise. Elle obéit. Mais les peuples saisissent ce qui se passe et, ne voulant pas mourir, s’expriment pacifiquement en donnant à chaque élection de plus en plus de voix aux mouvements dits populistes. Partout en Europe ceux-ci progressent. On ne peut pas comprendre la montée subite de Syriza en Grèce sans envisager que c’est le contre-feu organisé par les dominants pour éliminer Aube dorée. Ses dirigeants furent mis en prison avant l’élection décisive. En outre, de plus en plus de têtes se tournent vers la Russie comme recours à cette domination extra-européenne.

    Engagé depuis plus de cinquante années, le processus de métissage de la population européenne prend maintenant une nouvelle dimension. L’Histoire enseigne que mélanger les peuples permet à un conquérant de soumettre un territoire conquis. Ainsi, Rome ne cessa de déporter et d’installer des gens de l’Empire en dehors de leur territoire d’origine. Un des exemples les plus fameux est celui des juifs après la Grande Révolte (66-73 ap. J.-C). L’échec de cette rébellion juive marque la fin de l’Etat hébreu antique et la naissance de la diaspora. L’Empire aujourd’hui fait de même après avoir installé partout des gouverneurs pour relayer sa politique.

    Depuis 1945, les classes dirigeantes historiques ont été ostracisées, au mieux, tuées dans le pire des cas. Un processus méritocratique animé par des autochtones inféodés et des allogènes récemment installés a fourni les cadres dont nos territoires avaient besoin après ces purges. Le contrôle des médias et des personnalités publiques a conditionné le peuple-souche à l’esprit de ses nouveaux maîtres. Notre civilisation gallo-américaine en est le résultat. Il eut du pain et des jeux, aussi rien ne bouge depuis – enfin… ne bougeait pas, car du pain, il y en a moins, et les jeux sont ennuyeux.

    Alors le « populisme » monte. Et les maîtres de l’Empire craignent une rébellion à la Arminius ou à la Vindex.

    Gaius Julius Vindex, Gaulois originaire d’Aquitaine et sénateur romain, était gouverneur de la province de Gaule lyonnaise. La révolte qu’il organisa contre Rome en 68 ap. J.-C. échoua. Arminius eut plus de succès. Issu de la région de la Weser, élevé à Rome comme un citoyen romain, il devint une personnalité parfaitement intégrée à la classe dirigeante et, à ce titre, proche conseiller du gouverneur Varus en Germanie. Mais… au début du 1er siècle ap. J.-C., l’anéantissement, à son initiative, de trois légions romaines au cours de la bataille de Teutobourg fixa définitivement les limites de l’Empire romain en Europe occidentale.

    L’Histoire pullule de faits semblables où des personnalités issues de peuples soumis se rebellèrent contre les maîtres qui les avaient faits rois. Tout ceci est transmis et enseigné aux personnes en charge du pouvoir. Charles De Gaulle fut un des derniers Gaulois à s’être rebellé contre la tutelle de l’Empire à qui il devait tout. Bilan : Mai-68 sur les bras ; une fuite en Allemagne suivie d’une élection perdue. La messe était dite. Georges Pompidou, plus sûr, le remplaça.

    Comme hier, l’Empire veut maintenant la Russie. Mais pour prendre la Russie, il doit contrôler ses arrières. Or, de la sujétion totale de l’Europe dépend le succès ou l’échec de cette entreprise. Malgré les institutions créées à cet effet – Union européenne, Otan, etc ; des dirigeants inféodés ; la maîtrise totale des personnalités publiques (artistes, politiciens, sportifs, « patrons » de grandes entreprises) ; l’infiltration de l’Ecole publique, etc. – l’Europe est encore une puissance militaire plus que respectable pour peu qu’elle veuille utiliser son arsenal. En outre, beaucoup de militaires comprennent la politique. Qui sait ce qu’un dirigeant inspiré par Arminius ou Vindex pourrait faire en s’alliant avec la Russie ? Alors, il faut miner cet espace nécessaire à la conquête de la Russie pour maximiser ses chances de succès lors de l’offensive finale. On ne peut expliquer l’arrivée de millions d’immigrés bien au-delà des nécessités économiques sans les envisager comme la garantie de la mainmise de l’Empire sur nos territoires. Les plus intégrés d’entre eux ont même l’honnêteté de l’admettre. Ainsi, s’adressant à Florian Philippot (FN), Malek Boutih (PS) affirma « Même si vous gagnez, on ne se laissera pas faire » (1). S’exprimait-il au nom du PS ou comme Immigré ?

    Mais d’autres Immigrés refusent d’être les pions sacrifiés aux intérêts de l’Empire. Alors on en fait venir de nouveaux. Comme les justifications économiques ne suffisent plus, on trouve d’autres arguments en utilisant tous les registres disponibles. La mort d’un enfant s’inscrit dans ce processus visant à annihiler toutes les volontés et toutes les défenses de ceux qu’il faut dominer. L’arrivée d’Afghans, de Machrekiens, d’Erythréens, etc., innocents politiquement, encadrés par des combattants de l’Empire, participe au renforcement de la domination. Le B.A.BA de tout pouvoir est de diviser pour régner.

    Une question se pose alors. Quel visage donner à cet Empire ? On prête à François Mitterrand les propos suivants avant sa mort : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (2).

    Délire d’un mourant ou réalisme d’un chef d’Etat averti ?

    Frédéric Villaret, 14/09/2015

    Notes :

    (*) Voy. http://www.polemia.com/journalistes-ou-passeurs/

    (1) http://www.lessonnien.fr/wp-content/uploads/Malek-Boutih-Mots-Croises-sur-France-2.png

    (2) Source : Georges-Marc Benamou, Le Dernier Mitterrand, Plon, 1997.

  • Contre les immigrationnistes, Génération Identitaire affirme « Clandestin, l’Europe n’est pas ton destin ! »

    migrants4.jpg

    « Clandestin, l’Europe n’est pas ton destin ! » Le slogan brandi par Génération identitaire Metz à la face d’une manifestation immigrationniste a fait mouche. L’énervement des intéressés et des médias en atteste. Par Jordan Lauer

    Avenir Ensemble avait réuni 300 personnes pour son « rassemblement humaniste » en faveur des « réfugiés », samedi dernier à Metz. Ce petit monde pensait ronronner tranquillement dans les bons sentiments et l’entre-soi. C’était sans compter sans une vingtaine de militants de Génération Identitaire Lorraine, accompagnés d’élus FN messins, parmi lesquels Françoise Grolet et Thierry Gourlot, venus réclamer un référendum local sur la question de l’accueil.

    migrants 2

    Notre message était pour sa part plus simple : Génération Identitaire Lorraine réclame l’expulsion de tous ces immigrés entrés illégalement sur notre territoire ! C’est derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Clandestin, l’Europe n’est pas ton destin » que la petite troupe a investi pacifiquement le village associatif sur le parvis des droits de l’Homme, pour passer le message d’une majorité de la population aux immigrationnistes militants présents et aux élus : les aides envisagées pour les clandestins devraient être mises en place pour nos SDF avant tout !

    En effet, le maire socialiste de la ville, Dominique Gros revenait tout juste de Paris où il a rencontré le premier ministre en compagnie de 600 autres élus venus recevoir la bonne parole… leur quota de « réfugiés » et les crédits qui vont avec. M. Gros a confirmé pour sa part sa volonté d’accueillir 250 Syriens à Metz, estimant qu’il s’agit pour lui d’un devoir.

    Il y a des appartements vides et par-dessus tout j’en appelle à la population

    déclare-t-il. Appel non entendu, puisque seuls 25 Messins sont portés volontaires pour ouvrir leur porte.
    Peut-être aurait gagné à consulter la population au nom de laquelle il s’engage avant de lancer ses hasardeuses initiatives, cela lui aurait rappelé que les Français sont majoritairement opposés à l’accueil de davantage de clandestins. Sans doute va-t-il pallier au manque de civisme de ses administrés en logeant les 225 « réfugiés » restants dans son appartement ?

    Soulignons enfin que, contrairement aux élucubrations des journalistes du Républicain Lorrain, nous n’avons bien évidemment pas menacé la sécurité des manifestants pro-immigration avec des « pétards ». Cette mise en scène de la presse locale est comme d’habitude grotesque… Les Messins ne sont plus dupes.

    Jordan Lauer – Responsable Génération Identitaire Lorraine

    http://fr.novopress.info/

  • Poutine est le seul chef d’État à avoir une vision claire du Moyen-Orient

    D'Yves de Kerdrel :

    Unknown-8"Notre salut passe par Poutine. Le président de la Russie est le seul Chef d’État au monde à avoir une vision claire de ce qui se passe au Moyen-Orient. Il l’a exposée dans un discours qu’il a fait hier au Tajikistan. Selon ses informations, non seulement Dae’ch contrôle une grande partie de l’Irak et de la Syrie. Mais l’organisation terroriste a déjà planifié des attentats à La Mecque, Médine et Jérusalem. De la même manière, elle vise à s’étendre en Europe, en Russie et en Asie du Sud-Est. C’est ce qui amène Vladimir Poutine à appeler la communauté internationale à unir ses forces contre cet ennemi prêt à déstabiliser toute cette région. C’est ce qui l’a conduit aussi, selon nos informations, à expédier auprès des côtes syriennes son plus gros sous-marin nucléaire doté de 200 missiles balistiques."

    Michel Janva

  • Syrie, crise des migrants, Angela Merkel, "Art" contemporain…

  • George Soros a financé les manifestations racistes de Ferguson

    Le milliardaire George Soros, financier très en vue des campagnes de Barack Obama, a alimenté des groupes radicaux d’extrême gauche à hauteur d’au moins 33 millions de dollars en une seule année. Une enquête explosive sur les versements financiers du docile protégé de la dynastie bancaire des Rothschild révèle également que ces groupuscules sont par exemple à l’origine des manifestations de Ferguson, survenue après la mort d’un jeune Noir américain, tué par un policier blanc.

    Le document révèle également que son argent a servi à peser sur les médias, les organisateurs, les manifestants, les slogans… En d’autres mots, George Soros, figure clé de l’élite mondialiste, n’a cessé d’alimenter la pression au sommet du pays comme à sa base, dans cette guerre menée contre la police locale. La stratégie était habile : les médias n’ont cessé de relayer la propagande financée par George Soros.

    La pseudo « charité » du milliardaire est depuis longtemps connue de tous ; elle a bénéficié à la campagne présidentielle de Barack Obama, mais aussi à l’avènement de révolutions comme celle d’Ukraine.
    L’argent de Georges Soros a permis d’influencer et de manipuler les manifestations de Ferguson


    Kelly Riddell, journaliste du Washington Times, écrit ainsi : « Il y a un homme, un seul homme au cœur financier du mouvement de protestation de Ferguson. (…) Ce n’est pas la victime, Michael Brown, ou l’officier Darren Wilson. (…) C’est le milliardaire libéral George Soros, dont l’empire financier domine l’Europe et a permis de forger une machine politique alimentée par diverses associations à but non lucratif qui influencent sans cesse la politique américaine. »

    Certaines de ces organisations ont permis de mobiliser des manifestants, d’autres se sont lancées dans la « recherche universitaire » pour produire des éditoriaux repris dans la presse entière.

    Pire encore, toutes ces organisations ne cessent de « s’alimenter les unes et les autres », selon les mots du Washington Times, créant ainsi une « caisse de résonance » et permettant de faire croire que l’information vient de plusieurs sources. Certains médias sont d’ailleurs financés par… Soros lui-même, ce qui simplifie encore davantage le processus.

    Parmi les organisations qui sont descendues dans les rues de Ferguson, nombreuses étaient celles qui étaient financées par le milliardaire : Samuel Dewitt Proctor Conference, Drug Policy Alliance, Make the Road New York, USA Equal Justice, Sojourners, the Advancement Project, the Center for Community Change, ainsi que la Gamaliel Foundation.
    George Soros a également financé des programmes anti-police dans les écoles de New-York
    George Soros n’était cependant pas le seul à financer ces manifestations. D’autres forces puissantes, qui lui sont alliées, ont également aidé à alimenter une protestation essentiellement raciale. Les fondations « philanthropiques » Ford et Tides, ont également versé des millions de dollars pour l’opération.

    Le rapport révèle encore que l’argent de Soros a également servi la cause de manière indirecte. En 2010, les écoles de New York ont mis en place un cours sur les droits de l’homme pour les élèves du collège et du lycée. Outre qu’il fait la promotion des droits de l’homme à la mode onusienne, le projet se concentre également sur les mouvements révolutionnaires menés contre la police locale. Cinq ans plus tard, le monde des jeunes était prêt à l’action. Leurs manifestations ont d’ailleurs été soutenues par le président Barack Obama lui-même. Identité de vues…

    Obama a également lancé un autre projet : « Organizing for Action », qui entraîne 10.000 organisateurs communautaires progressistes pour « transformer la nation », grâce aux millions de Georges Soros, une fois de plus.

    George Soros, l’administration Obama et l’ONU soutenaient les manifestations raciales de Ferguson

     

    L’ONU elle-même a soutenu les protestations, appelant les Etats-Unis à revoir leur politique d’armement ou à nationaliser leur police : des revendications mondialistes par excellence. Les policiers ont été innocentés ou reconnus en état de légitime défense, mais l’ONU n’a pas lâché prise. Sans surprise, George Soros est très favorable à l’ONU, dont il finance régulièrement les rapports.

    Le mouvement semble aujourd’hui s’être tari. Mais rien n’exclut le retour prochain d’autres manifestations « spontanées » et « populaires » qui auront pour but de « transformer les Etats-Unis ». Et les médias, au lieu de faire leur travail, chanteront une fois de plus les louanges du « progressisme ».

     

    Béatrice Romée pour Reinformation.tv

    http://www.contre-info.com/george-soros-a-finance-les-manifestations-racistes-de-ferguson#more-39255

  • Débat à l'Assemblée Nationale sur d'éventuelles frappes en Syrie : paroles de députés

  • « Chine-Russie : quelles stratégies ? » Alex

    Alexandre ORLOV* 
    Ex: http://metamag.fr

    Parler de la Russie et de la Chine, c'est parler,  non seulement du présent, mais aussi de l'avenir  de l'ordre mondial de demain.

    Nous comprenons tous que la portée des relations russo-chinoises dépasse largement le cadre bilatéral. Elles constituent un facteur puissant de formation d'un monde multipolaire.

    Oui, notre monde est en passe de devenir multipolaire. C'est un processus objectif et irréversible. On peut toujours essayer de le ralentir, mais personne n'est désormais en mesure de l'arrêter.

    De fait, dans l'ambition d'assurer leur hégémonie, de maintenir la domination unipolaire, les Etats-Unis suivent le cap de l'endiguement de nouveaux pôles d'influence – avant tout la Russie et la Chine.

    A l'égard de la Russie, cette politique d'endiguement prend une forme ouvertement agressive. On inflige à mon pays des sanctions chaque fois nouvelles – et ce, sans plus aucun lien avec la situation en Ukraine. Des bases militaires américaines et de l’OTAN poussent sur ses frontières tels des champignons, on y construit le bouclier antimissile américain. On lui livre une guerre médiatique, psychologique et économique.

    Pour la Chine, cette même politique d'endiguement revêt un caractère latent, voilé. C’était d'ailleurs pareil pour la Russie, jusqu'à ce que la crise en Ukraine ne fasse tomber les masques.

    La tactique utilisée est pourtant la même

    Pour justifier cette politique d'endiguement, on impose à l'opinion publique toutes sortes de mythes – sur la "menace" russe ou chinoise ou sur "l'antagonisme idéologique" entre l'est et l'ouest.

    Mais en réalité, ni ces menaces imaginaires, ni l'antagonisme idéologique, propres à l'époque de la guerre froide, n'existent. Il n'y a que l'ambition américaine de domination universelle. De la géopolitique à l’état pur.

    Il faut bien comprendre que, malgré toute la diversité des systèmes politiques ou des valeurs, la multipolarité moderne n'est pas de nature idéologique. Au contraire, elle résulte en grande mesure du fait que le modèle du développement capitaliste né en Europe Occidentale et aux Etats-Unis s'est enraciné dans d'autres régions du monde. Tout espoir de bloquer l'émergence d’un monde multipolaire est illusoire. Toute tentative d'empêcher ce processus porte un grave préjudice au système de  sécurité universelle et sape le développement économique global. 

    On a beau s'y accrocher, le modèle unipolaire restera immanquablement dans le passé. Il ne correspond plus au monde moderne, qui est bien trop varié et bien trop complexe. Aucun pays, aucun groupe, aussi puissant soit-il, n'est capable aujourd'hui de résoudre les problèmes universels à lui-seul.

    Les États-Unis ont échoué dans le rôle de leader universel 

    Ils se sont comportés tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils ont piétiné le droit international – en Yougoslavie, en Irak, en Libye ou au Yémen. Ils ont poussé le Moyen Orient dans le bourbier du chaos et des guerres civiles, ils ont libéré de sa bouteille l’esprit de l’islamisme radical. Ils ont trahi la confiance de leurs alliés les plus proches, car eux-mêmes ne faisaient confiance à personne, les considérant comme des Etats satellites ou des vassaux, d’où l'espionnage et l'ingérence dans les affaires intérieures, y compris par l'application extraterritoriale des décisions de justice américaine.

    Pour beaucoup d'Occidentaux l'émergence d'un nouveau monde multipolaire apparaît comme chaotique, mais c'est parce que les vielles méthodes unipolaires de prise de décisions et de règlement des conflits ne fonctionnent plus. Nos partenaires occidentaux n'ont toujours pas appris, ou ne veulent tous simplement pas apprendre à travailler d'une façon nouvelle – par le compromis. Ainsi ils associent la fin de l'ordre unipolaire à la fin de l'ordre tout court, à l'arrivée du chaos universel.

    Je tiens à souligner que la Russie, aussi bien que la Chine, j'en suis certain, sont sincèrement intéressés à développer avec les Etats-Unis, qui étaient et restent une grande puissance mondiale, des relations étroites et mutuellement avantageuses. Pourtant, le vrai partenariat ne serait possible que lorsque Washington et les milieux atlantistes d'Europe abandonneront l'idée de leur exclusivité et leur droit à la domination globale.

    Le monde multipolaire – c'est une lourde responsabilité

    Il peut devenir un monde de confrontation de blocs, de lutte pour les sphères d'influence, d’hostilité. Mais il peut aussi bien être un monde de coopération et d’intégration. Telle est la philosophie des nouveaux formats universels initiés par la Russie et la Chine. Je parle des BRICS et de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai). L'égalité des membres, la culture du compromis, toute décision comme dénominateur commun des intérêts nationaux de chacun, voici ce qui distingue ces forums du fonctionnement d'alliances économiques ou politico-militaires traditionnels avec leur subordination et leur discipline de bloc.

    Lire la suite