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lobby - Page 1430

  • Des internes formés en Roumanie sont exclus pour incompétence

    ne interview du Professeur Philippe Jaury, professeur en médecine générale et coordinateur Ile-de-France des internes de médecine générale, montre une nouvelle défaillance du système européen : des internes Français et/ou Roumains formés en Roumanie, venus accomplir leur internat en France, ont dû être mis à l'écart car ils n'ont pas le niveau requis.

    "Plusieurs internes ont été exclus d'hôpitaux français pour cause d'incompétence. La plupart avaient effectué la première partie de leurs études en Roumanie, et grâce à l'équivalence des diplômes européens, étaient revenus en France pour leur stage d'internat. Mais après quelques semaines, ils ont été sortis des services et priés de suivre un stage de remise à niveau de six mois. 

    • Pourquoi ces internes formés à l’étranger ne sont-ils pas au niveau ?

    Pr Philippe Jaury : "Ils ont une formation qui n'est pas suffisante pour ce que nous demandons au niveau d'une mise en autonomie de nos internes. On s'en était déjà rendu compte l'année dernière. Cette année, on a voulu évaluer ces étudiants formés à l'étranger pour qu'on ne puisse pas nous dire que ce sont des rumeurs. Et l'évaluation est assez consternante !

    "Ce sont des étudiants en médecine, des internes, puisqu'ils ont été reçus au concours même avec 0 ou 1 à leur copie, qui ont un niveau de quatrième, au mieux de cinquième année de médecine. Les étudiants formés en France ont six ans d'études derrière eux. Parfois, il y a des problèmes de langue. C'est compliqué mais, à la limite, la langue ça s'apprend vite. Mais surtout, il leur manque beaucoup de compétences qu'on ne pourra pas rattraper en six mois."

    • Dans la formation médicale, il y a la théorie, c'est-à-dire les cours, et la pratique, c'est-à-dire le contact avec le patient. Quelle partie de la formation manque à ces étudiants ?

    Pr Philippe Jaury : "ll leur manque les deux. Il y a des pans complets de connaissances qu'ils n'ont pas. D'autre part, ils n'ont pas la pratique. On peut difficilement imaginer les mettre en situation d'autonomie dans les hôpitaux, leur confier des gardes...[...]

    • Vous avez alerté le ministère de la Santé sur ce problème. Que vous a-t-on répondu ?

    Pr Philippe Jaury : "On a déjà vu les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur l'année dernière. Ils nous ont dit simplement que « c'est comme ça, c’est le système européen. Débrouillez-vous, c’est à vous de les former, c’est vous les formateurs. Nous, on ne veut pas de vague ! ». Du coup, cette année, toutes les facs étaient prévenues.[...]

    "J'ai demandé à être reçu au ministère de la Santé, je n’ai même pas eu de réponse. On a fait ce qu'on a pu. On les a mis dans des services pour les évaluer, les former. Et, en plus, ils sont payés. Je peux vous dire que l’Assistance publique qui les paye n'est pas très contente."

    Allô, Marisol Touraine, ya quelqu'un ??

    Marie Bethanie

    http://www.hautetfort.com/admin/posts/post.php

  • Independenza webtv s'entretient avec Adrien Abauzit : "L'anti-France est au pouvoir"

     

    http://www.scriptoblog.com/index.php/notes-de-lecture/geopolitique/1836-independenza-webtv-s-entretient-avec-adrien-abauzit-l-anti-france-est-au-pouvoir

  • L'amendement sur le vote des étrangers a été rejeté comme les racines chrétiennes

    L'amendement mentionné hier a été rejeté lors de la discussion publique par103 députés contre 67.

    Un autre sujet a occupé les députés : l'inscription d'une référence, pour Delphine Batho, à la laïcité, pour Valérie Boyer et Jean-Frédéric Poisson, aux racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Ces 2 amendements ont été rejetés mais voici le débat concernant les racines chrétiennes :

    JF Poisson :

    Je vais reprendre à Mme Batho, si elle me le permet, la dernière partie de son développement : je partage avec elle l’avis que l’amendement que j’ai l’honneur de défendre avec mes collègues est à l’évidence au cœur de la question la protection de la Nation, même si, par ailleurs, il ne porte pas exactement sur l’état d’urgence ni sur la déchéance de nationalité – cela pour me prévenir vos objections, monsieur le garde des sceaux.

    Nous proposons que la Constitution de la France rappelle que ses racines sont chrétiennes. Je voudrais m’en expliquer ici. Tout d’abord, je fais référence à un propos tenu récemment par M. le ministre de l’intérieur qui disait lui-même, au cœur de la période troublée que nous avons connue et que nous traversons encore, que ces racines sont « incontestables ».

    Deuxièmement, je veux faire remarquer que les trois mots qui composent notre devise républicaine, « liberté, égalité, fraternité », s’ils ne sont pas entrés dans l’histoire des idées après l’avènement du christianisme, en revanche ont connu une portée universelle avec l’avènement du christianisme dans l’histoire. Et même le concept de laïcité a une origine absolument indiscutable : la séparation des pouvoirs politique et temporel relève exclusivement d’une vision chrétienne de la société. Il me paraît que s’il faut se battre là dessus, il faut en rappeler l’origine.

    À un moment où notre mode de vie est si violemment remis en cause, en particulier s’agissant de la liberté d’avoir une religion ou de ne pas en avoir, de la séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux, de l’égalité entre les hommes et les femmes ou des relations entre les différentes communautés, certains ayant une vision de la communauté des hommes restrictive quant à un partage à caractère spirituel alors que nous ne connaissons, nous, selon la Constitution, qu’une seule République, il me semble que la dimension universelle des trois mots de notre devise doit être rappelée en inscrivant à l’article 1er de notre Constitution que les racines de la France sont chrétiennes."

    Puis Valérie Boyer :

    "Permettez-moi, mes chers collègues, de partager une partie de ce que Mme Batho vient de dire, comme mon collègue Jean-Frédéric Poisson. Je poursuis le même objectif à travers mon amendement, qui propose d’intégrer au premier alinéa de la Constitution : « Ses racines sont chrétiennes. » En effet notre nation repose sur un socle culturel, avec des traditions et des influences. Parmi ces influences, n’oublions pas le christianisme, qui a profondément marqué les sociétés européennes contemporaines et leur constitution, au côté de la philosophie grecque et du droit romain, de la Renaissance ou du siècle des Lumières, qui s’en sont inspirés.C’est le christianisme qui nous a permis d’envisager l’homme comme un individu à part entière. La protection de la dignité humaine repose sur ces valeurs chrétiennes. La France est certes aujourd’hui une République laïque, mais d’influence et de valeurs chrétiennes. D’ailleurs sans le christianisme il n’y aurait pas de laïcité : la laïcité n’existe que dans des pays de racines chrétiennes, comme la démocratie d’ailleurs.Aujourd’hui nous avons appris, grâce au christianisme, au catholicisme en particulier, à séparer le temporel du spirituel, comme cela vient d’être dit par Jean-Frédéric Poisson. Les pays démocratiques où nous vivons libres de croire ou de ne pas croire sont des pays de valeurs judéo-chrétiennes. À l’heure où nous sommes attaqués par les barbares, il est important de revenir, comme vous l’avez dit, monsieur le rapporteur, à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est le symbole. Si aujourd’hui, dans un texte relatif à la protection de la Nation, nous ne parlons pas de symboles, de quoi parlons-nous ? Pour moi, il est important aussi que l’on rappelle que ces valeurs qui nous rassemblent, la liberté, l’égalité, la fraternité, la Constitution, tout cela est inspiré par notre histoire, et que notre histoire ne doit pas être négligée.J’ajouterai un dernier mot sur quelque chose qui me semble absolument fondamental – et c’est un message aussi que nous devons envoyer aux terroristes qui ne souhaitent pas que nous vivions comme nous le désirons aujourd’hui. Il y a un problème d’égalité entre les hommes, mais aussi d’égalité entre les hommes et les femmes. Ça aussi, nous le devons à nos racines chrétiennes."

    Nicolas Dhuicq est également intervenu :

    "Pour aller dans le sens de l’excellent Jean-Frédéric Poisson, au moment où nous nous exprimons, le petit-fils du fondateur des frères musulmans, redoutable bretteur qui pratique la taqiya, demande par provocation la nationalité française.

    Au moment où nous parlons, le peuple syrien est en guerre civile depuis plus de cinq ans. Au moment où nous parlons, tous les peuples arabes souffrent justement d’une difficulté à créer un espace que nous appelons aujourd’hui la laïcité, qui est le fruit de plusieurs siècles d’évolution – car quand, au XIIIe siècle, le roi répondait au pape qu’il était empereur en son royaume, c’était déjà le début de la laïcité.

    L’amendement de notre collègue Poisson va paradoxalement dans le sens de celui de Mme Batho et de la défense de ce que nous appelons la laïcité. S’il était accepté, il serait un message d’espoir pour les peuples arabes et pour les peuples qui cherchent aussi à vivre dans la liberté et dans la paix, qu’ils soient musulmans ou non, parce que ces peuples souffrent de l’idéologie wahhabite financée par les pétrodollars, qui amène à une vision totalement uniciste, unilatérale, sans aucune exégèse possible des textes sacrés, des hadiths et du Coran.

    Si nous acceptions l’amendement de M. Poisson, nous soutiendrions la laïcité et nous ferions œuvre utile pour tous les peuples épris de liberté."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Gilbert Collard : "Quand des Français sont menacés par l’État islamique, cela fait rire les socialistes !"

    Philippe Carhon

  • A la dérive

    François Hollande et Manuel Valls peuvent se faire du souci : l’article 2 du projet de loi  inscrivant la déchéance de nationalité dans la Constitution pour les auteurs de crimes et délits terroristes, n’a été adoptée hier qu’avec seulement 14 voix d’avance, (162 voix pour, 148 contre, 22 abstentions). Ce qui augure mal du succès final de cette révision constitutionnelle qui devra être actée par la réunion des députés et sénateurs réunis en  Congrès à Versailles, modification de la Constitution qui nécessite au moins trois cinquième des suffrages… Un vote qui a fait apparaître les profondes divisions internes qui minent la gauche et LR dans la perspective des primaires: écologistes, communistes, une large fraction de socialistes  (92 sur  ont voté contre 119 socialistes ont voté pour) se sont opposés à cet article 2. Chez les députés du parti présidé par Nicolas Sarkzoy, 32 députés seulement l’ont voté, 30 s’y sont opposés, alors que ce dernier avait demandé à ses troupes d’apporter leurs suffrages à article 2 «pour rester fidèle à (leurs) convictions »…

    Fidèles à ses convictions, qui sont largement les mêmes que celles de M. Sarkozy, Laurent Fabiusl’a été certainement à la tête des Affaires étrangères depuis 2012. Un poste qu’il s’apprête à quitter pour être recasé par François Hollande la tête du Conseil constitutionnel. Son passage aux Affaires étrangères restera marqué par des erreurs d’analyses inquiétantes, un alignement sur les menées antirusses de Washington, notamment dans le dossier ukrainien,  son acharnement à combattre le régime laïque syrien, quitte à soutenir, au moins jusqu’à récemment, les milices islamistes.

    Pour succéder à M. Fabius, le nom de Ségolène Royal revient avec insistance, ce qui aurait pour avantage de libérer le ministère de l’environnement que M. Hollande tout à son projet de rassemblement de la gauche derrière sa candidature des le premier tour  en 2017, souhaiterait confier à un écologiste compatible avec la ligne socialo-libérale incarnée par un Manuel Valls ou unEmmanuel Macron.

    Certes le pari s’avère difficile: selon un sondage Viavoice pour Libération publié mardi soir,  75% des personnes interrogées  estiment que la réélection de François Hollande en 2017 n’est pas «souhaitable» (16% des sondés  la jugent « souhaitable »).  Seules  22% des personnes interrogées pensent qu’une victoire de M. Hollande l’année prochaine est «possible». « Sur l’ensemble des Français», Alain Juppé (33%),  Nicolas Sarkozy (14%) , Manuel Valls (18%) est à égalité avec Emmanuel Macron (18%), apparaissent comme les meilleurs candidats de leurs camps pour 2017.  François Hollande ne recueille que 5% de réponses positives.

    La question que se posent cependant les stratèges dans l’entourage de M.  Hollande est de savoir si le maintien à son poste de M. Valls (dont la cote de confiance dégringole sondage après sondage), se justifie toujours. Dans cette tentative du président de la république de ne  pas s’aliéner (ou de récupérer)  les électorats de gauche, réunis vaille que vaille derrière son panache blanc pour faire barrage à Marine, beaucoup militent pour le  départ du Premier ministre.

    Dans Le Parisien, était cité hier «un proche du chef de l’Etat» expliquant à ce dernier : «Valls a rétréci ta majorité. Tu ne peux pas aller à la présidentielle sur une tête d’épingles.» «Manuel devrait faire attention. François n’a pas de problème de passage à l’acte. Il a sacrifié Ayrault d’un coup de bouton !, prévient un autre proche du chef de l’Etat. »

    C’est dans ce climat  que la une du Point s’est ornée du visage de M. Valls avec ce titre «La gauche Finkielkraut» (le Premier ministre était d’ailleurs présent à la coupole pour la cérémonie d’entrée d’Alain Finkielkraut à l’Académie française»), consacrant une enquête à un Premier ministre détesté par une large partie de sa famille politique. «Parmi ses petits camarades socialistes (ses adversaires)  vous jurent qu’il est « dangereux parce que fasciné par le pouvoir est drogué ou gyrophare. C’est un molleiste (disciple de Guy Mollet ; NDLR) capable de dérives quasi fascistes. »

    Dérives totalitaires  qui se sont illustrées pleinement  en Corse. Les participants au séminaire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL ) regroupant notamment des députés du FN ont été menacés hier à leur arrivée à Ajaccio

    Dans un premier temps les manifestants, environ 200 militants d’extrême gauche appartenant à 17 associations différentes, certains se disant «nationalistes corses»en lutte contre la «xénophobie» (sic) ont tenté d’empêcher les participants de quitter l’aéroport Napoléon-Bonaparte d’Ajaccio en abattant sur la route d’accès deux pins centenaires.

    A l’arrivée du bus transportant les élus FN au Sofitel de Porticcio rapporte le site du Monde, un caillou probablement couplé à un gros pétard , selon une source judiciaire, a été projeté sur le pare-brise du véhicule. Depuis le début de l’après-midi entre cinquante et cent manifestants font le siège de l’établissement (…)  et perturbent le déroulement du séminaire frontiste». 

    « Le 2 février, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, respectivement président du conseil exécutif de Corse et présidente de l’assemblée de Corse, ont publié un communiqué commun pour déplorer la venue du FN, jugeant ses idées  aux antipodes de la pensée politique corse fondée sur la démocratie, l’ouverture, la tolérance religieuse . Une opinion partagée par le maire (Les Républicains) d’Ajaccio, Laurent Marcangeli». Démocratie, ouverture, tolérance….  De grands mots entonnés pareillement de  Mélenchon à Sarkozy,  de Valls à Talamoni.  Nos compatriotes, corses ou non, constate Bruno Gollnisch ne sont plus vraiment dupes  de ce type de  refrain hypoctite.

    http://gollnisch.com/2016/02/10/a-la-derive/

  • L'état des principaux camps qualifiés de « jungle » montre que la France n'a pas les moyens d'accueillir les clandestins

    Jacques Bompard attire l'attention du ministre de l'intérieur sur la dégradation de la situation des camps d'immigrés en France :

    "Le mardi 26 janvier 2016 a éclaté une fusillade au sein du camp de Grande-Synthe, aux portes de Dunkerque. Le bilan de la rixe fait état de cinq blessés, trois par balles et deux autres à l'arme blanche. Ce camp d'immigrés regroupe 2 500 personnes, dont 95 % de Kurdes. Comment alors s'étonner de la situation lorsque l'on constate l'état de ce camp situé sur un terrain boisé et marécageux rendant difficile, voire impossible, l'action des forces de l'ordre : une équipe du Raid, une brigade de gendarmerie mobile, un escadron de CRS et deux équipes cynophiles : il n'en a pas fallu moins pour opérer une perquisition dans le camp de Grande-Synthe. Des armes ont été retrouvées, confirmant le problème sécuritaire que représentent les immigrés et qui inquiète les Français depuis des mois. La « jungle de Calais », « le camp de la honte » portent ces noms pour une raison. Ils reflètent l'inquiétude des Français. Le réalisme impose la solution à la question des clandestins illégaux qui doit bénéficier d'une réponse faisant appel au bon sens. L'état des principaux camps qualifiés de « jungle » démontre que la France n'a pas les moyens d'accueillir les clandestins tout en assurant la sécurité de sa population. L'état de ces camps représente un danger pour les immigrés eux-mêmes. Les minorités chrétiennes de ces camps subissent les majorités musulmanes. Au camp de Grande-Synthe l'objectif à peine dissimulé des populations musulmanes est l'expulsion des chrétiens iraniens du camp, en témoigne le responsable syndical sur place : « il existe un réel problème entre les musulmans et les non musulmans » (Le figaro, 27 janvier 2016). Le constat est indiscutable : le problème vient de l'Islam majoritaire et toujours grandissant pour qui la cohabitation n'est pas envisageable. Des réseaux d'extorsion sont mis en place par ces islamistes qui négocient les passages en Angleterre et font payer l'accès aux douches installées par la municipalité (le bon combat, l'horreur au camp de réfugiés de Grande-Synthe). Le Gouvernement tourne encore une fois le dos à ses responsabilités et les grands médias se gardent bien de relayer ce type d'exactions. Dans cette perspective il est demandé au ministre de l'intérieur si la politique migratoire du Gouvernement compte changer radicalement d'orientation afin de remédier aux problèmes sécuritaires que posent les immigrés pour eux-mêmes et pour les populations françaises. Il s'interroge également sur le fait de savoir jusqu'à quand les ressources de forces de l'ordre seront gaspillées dans des missions que le Gouvernement ne leur permet pas d'exercer efficacement."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Interdiction de manifestations à géométrie variable : l’état d’urgence finira-t-il en quasi dictature ?

    L’état d’urgence est une parfaite illustration de la façon dont les démocraties finissent : par glissements quotidiens, à coup de dénis et de protestations officielles de bonne foi et de forfaitures ahurissantes. La réaction des pouvoirs publics, aux abois sur un plan politique, face à des manifestations d’opposants, constitue une étape sur ce chemin de la dictature. 

    Là encore, il ne s’agit pas de défendre l’Action Française, mais de constater le glissement par lequel l’état d’urgence est désormais invoquer pour justifier de sévères entailles à la liberté de manifester.

    Ce week-end, la préfète du département avait interdit la manifestation de Pegida qui a tout de même rassemblé quelques dizaines de personnes. Crédit Reuters

    L’état d’urgence à Calais

    Alors que les pouvoirs publics, obsédés par les problèmes parisiens et totalement indifférents aux difficultés des Français ordinaires, ont laissé s’installer une situation de non-droit à Calais, l’état d’urgence est désormais mobilisé pour mater les oppositions. Le 23 janvier, la préfecture autorisait une manifestation de migrants, qui a dégénéré. Voici ce qu’en disait la maire de Calais :

    Le 23 janvier, lors d’une manifestation qui n’aurait jamais dû être autorisée, un groupe important de migrants a pu envahir le port et une partie d’entre eux ont même accédé à un ferry. Cet événement a montré la fragilité du dispositif de sécurisation du port, et démontré que la lande était hors de contrôle. Comme je ne peux accepter qu’une partie du territoire de ma ville ne soit pas sous contrôle, je demande au ministre de l’intérieur qu’on en sorte les gens qui n’ont rien à y faire et qui incitent les migrants à ce type d’action.

    La maire faisait évidemment allusion aux militants no-borders qui ont infiltré les camps de réfugiés et y incitent à l’agitation. L’Etat ne cherche manifestement pas à les contrôler.

    Ce week-end, la préfète du département avait en revanche interdit la manifestation de Pegida qui a rassemblé quelques dizaines de manifestants. Le leader du groupe, le général de la Légion Etrangère Piquemal, y a été arrêté et sera jugé en urgence ce lundi.

    Il ne s’agit pas ici de défendre Pegida France, mais de pointer du doigt la partialité de l’Etat dans cette affaire, dont il ne sortira rien de bon.

    L’état d’urgence à Marseille

    Vendredi, une autre manifestation était interdite. Il s’agissait du rassemblement de l’Action Française sur la tombe de Charles Maurras dans le village de Roquevaire. On le voit : on est loin, ici, des logiques de manifestation dans des zones sensibles. Malgré tout, la préfète locale a invoqué l’état d’urgence pour restreindre la liberté de manifester :

    « Ce rassemblement a suscité un appel à la contre- manifestation lancé par plusieurs associations et fédérations locales », précise la préfecture de police dans un communiqué.

    Elle souligne que la « proximité des deux rassemblements » et une « récente série de heurts et agressions » impliquant des individus se réclamant de l’Action française font courir un « risque avéré de confrontation ».

    Éric Verhaeghe

    La suite sur Atlantico

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Interdiction-de-manifestations-a

  • Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

    Source : Nouvelles de France
    Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

    Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
    Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
    Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

    Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
    Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.
    Depuis l’intervention russe en octobre 2015, l’armée syrienne appuyée par ses alliés reconquiert le terrain. La carte montre aisément que les rebelles sont, comme par hasard, en force aux abords des frontières jordanienne et turque, là où ils peuvent recevoir l’aide de l’OTAN et des pays du Golfe.
    Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que la France et ses alliés fournissent un soutien qui peut en raison de la confusion de la situation aller à des djihadistes qui sont nos ennemis, comme ceux d’Al-Nosra (Al-Qaïda) dont Fabius s’était laissé aller à dire qu’ils faisaient du « bon boulot ».
    Les troupes d’Assad ont libéré récemment deux villes encerclées au nord d’Alep et vont à leur tour refermer l’étau sur les islamistes qui occupent une partie de la grande cité. Le risque est donc très grand de voir se dévoiler le vrai visage de l’opposition syrienne avec une intervention directe des Turcs et des Saoudiens. Les seconds en parlent. Les Russes ont observé des mouvements inquiétants des premiers.
    La guerre est désormais possible, et notre pays s’y trouverait engagé dans le mauvais camp, celui des pays, la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar qui, avec l’aval du Président américain et néanmoins « Prix Nobel de la Paix », ont déstabilisé l’ensemble du monde arabe pour promouvoir une apparence de démocratie qui s’est révélée être le cheval de Troie de l’islamisme.
    Cette tentative a échoué partout. Soit il y a eu un quasi-retour à la situation d’origine dans des pays lourdement menacés par le terrorisme et appauvris par la désertion des touristes comme la Tunisie et l’Égypte. Soit la guerre civile s’est installée comme en Syrie, au Yémen et en Libye.
    Dans ce pays, l’État islamique s’est emparé de Syrte au centre de la côte méditerranéenne, menaçant directement l’Europe. De part et d’autre, deux gouvernements rivaux se partagent un pays plus que jamais retourné à l’anarchie tribale. C’est évidemment à ce type de situation que pourrait aboutir l’accord de paix voulu par les Occidentaux en Syrie.

    John Kerry est venu à Rome présider la réunion de 23 membres de la coalition de 66 pays réunie contre l’État islamique et qui peine à le détruire. Il a eu le culot de vanter les mérites des frappes homéopathiques dirigées contre « Daesh ». Celles-ci auraient fait fondre les troupes djihadistes, mais avec un effet de vases communicants qui aurait développé leur nombre en Libye. On constate que les Américains n’ont apparemment pas les moyens de bloquer ce phénomène et qu’ils ne veulent pas risquer au sol leurs militaires professionnels contre les salafistes.

    C’est en fait l’arrivée des Russes qui a changé la situation. Certes, l’ONG « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme » basée à Londres et financée par de riches soutiens, leur attribue surtout des morts civils, mais la désinformation fait aussi partie des méthodes de Washington. Les actions de la coalition durent depuis deux ans et n’ont pas empêché les islamistes de gagner d’abord du terrain et de n’en perdre qu’assez récemment. L’offensive russe n’a que cinq mois et on peut en apprécier les résultats.

    Les Kurdes aussi progressent, mais la constitution d’un large Kurdistan irako-syrien ne peut que pousser les Turcs à recourir à la force. Il paraît donc évident que l’homéopathie doit laisser la place à une chirurgie urgente, même si celle-ci doit déplaire aux commanditaires sunnites de la rébellion syrienne.
    Le chemin le plus court du rétablissement de l’ordre et de la paix en Syrie passe par la volonté de redonner au gouvernement légal du pays, qui en maîtrise déjà la partie la plus peuplée, le contrôle de l’ensemble du territoire, hormis un Kurdistan autonome.

    En continuant d’aider des rebelles peu fiables, on prolonge inutilement une guerre qui a causé 260 0000 morts et déplacé 9 millions de personnes, et on favorise l’activité des bases terroristes qui s’abritent dans leurs secteurs. L’inaction en Libye, quant à elle, est aussi criminelle que l’action qui a précipité le pays dans le chaos.

    Kerry, dans la tradition des guerres perdues, dit préférer la solution politique à la solution militaire en oubliant que la guerre est la continuation de la politique et que les traités résultent toujours d’un rapport de forces indiscutable.
    Ni les ballets diplomatiques ajournés ou non, ni la distribution de chèques, encore moins la poursuite de la fourniture d’armes aux rebelles ne mettront fin aux souffrances infligées au peuple syrien.

    http://fr.novopress.info/197997/trompeur-printemps-arabe-democratie-au-terrorisme/#more-197997

  • Anciens combattants : l’Algérie dicte sa loi à la France !

    « L’Algérie dicte sa loi à la France sur les… anciens combattants ! Paris refuse le titre de « prisonniers » aux harkis victimes du FLN car, dixit un ministère, ce« serait très mal interprété par les autorités algériennes » !

    Quel scandale, ce mépris pour nos harkis ! Mais l’État français – de De Gaulle à l’actuel villégiateur de l’Élysée en passant par tous les intermédiaires intérimaires – n’a jamais voulu rendre l’hommage dû à ces soldats musulmans ayant, pour la France, combattu les terroristes du FLN, responsables de la mort d’enfants, de femmes, de vieillards désarmés, européens ou arabes… Terroristes devenus dès l’indépendance d’« honorables élus » d’un inique parti unique mais choyés par tous nos chefs d’État : serrer la main d’un de ces… « as », ça symbolisait la tache honteuse au fronton de la République française, celle en 1962 de l’abandon de nos harkis ayant eu le tort d’aimer la France… Tache qu’aucun Élyséen n’effaça ni n’atténua ! Et ce n’est pas l’expulsable en fin de bail qui le fera… La preuve : ce document rejetant la demande du président d’une association d’anciens combattants connus sous l’appellation de harkis.

    Samedi (6 février), à L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), lors de l’assemblée annuelle de l’Association nationale des anciens supplétifs d’Algérie, Boulevard Voltaire s’est procuré un document prouvant l’allégeance du gouvernement français au FLN au mépris de Français : Les Harkis. Le document émane du secrétariat d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire (sélective ?), dépendant du ministère de la Défense de M. Le Drian.

    Qu’y lit-on ? Que, lors d’une réunion, les harkis avaient abordé un « sujet qui lui tient à cœur : la modification de l’intitulé du statut des porteurs de la carte de victime de la captivité en Algérie ». Les harkis souhaitent simplement que ce charabia si inepte, si abject soit changé en « prisonnier de guerre » ou « prisonnier du FLN » à l’image de l’Indochine avec le statut de « prisonnier du Viêt-Minh » ! Refus catégorique ministériel. La raison ? Parce que la dénomination « prisonnier du FLN », lisez bien, « ne peut être envisagée du fait du contexte politique bilatéral entre la France et l’Algérie. En effet, à l’heure actuelle, la priorité est de préserver les relations avec ce pays et le titre sollicité de “prisonnier du FLN” serait très mal interprété par les autorités algériennes. » On rêve ? Non, c’est dit ! Mieux : c’est écrit ! Les autorités « très démocratiques » algériennes tiennent toujours – sinon dans une main de fer, du moins sur un fauteuil du même métal – l’État français en vue de décisions concernant des… Français !

    Réponse des harkis, furieux, au gouvernement : « Nous sommes particulièrement choqués d’apprendre que les autorités algériennes dirigent d’une certaine façon la France et qu’il est plus important de satisfaire des gens qui ont fait des milliers de morts plutôt que de rendre justice à ceux qui ont combattu à ses côtés. » Une missive en forme de missile… »

    Jacques Martinez sur Boulevard Voltaire

    http://www.contre-info.com/anciens-combattants-quand-lalgerie-dicte-sa-loi-a-la-france#more-40888

  • L'Action française répond à la désinformation médiatique

    Suite aux nombreux articles de presse (voir ici), l'AF réplique :

    "Plus d’une vingtaine d’articles sont parus dans La Provence et La Marseillaise, de Mariannejusqu’au Huffington Post. Les mêmes poncifs : « extrême-droite », « racisme », « antisémitisme » reviennent dans beaucoup de ces articles. Ils ont pour unique objectif de disqualifier une école de pensée de plus d’un siècle qui a marqué profondément la vie intellectuelle française. Les procédures que nous entamerons dans les jours prochains contre des journaux sans déontologie pratiquant amalgame et diffamation ne nous empêchent pas d’éclaircir dès maintenant le positionnement de notre mouvement pour écarter tout malentendu.

    L’Action française est un mouvement royaliste qui se rattache à la pensée d’Aristote et de Thomas d’Aquin. Nous nous donnons pour objectif de « militer pour la restauration d’un État souverain exerçant pleinement ses fonctions régaliennes. Seul l’établissement d’une monarchie décentralisée et représentative garantira [à nos yeux] le juste exercice d’une puissance durable ». Notre ADN consiste à « défendre en toutes circonstances l’intérêt national et à instaurer la monarchie ».

    L’Action française et Maurras, par leur influence dans les années 20 ont permis de juguler le développement du fascisme en France. Dans ses Abeilles de Delphes, Pierre Boutang a raconté comment il a réussi à détourner Maurice Clavel du fascisme en le conduisant à l’idée monarchique. Des historiens comme François Furet, Pierre Chaunu et Pierre Milza ont récusé les amalgames à notre sujet, ceux-ci ne procédant que d’une intention diffamatoire.

    De nombreux maurrassiens et royalistes comme le Colonel Rémy, le Général de Bénouville, le Maréchal Leclerc, Jacques Renouvin, se sont retrouvés autour du Général de Gaulle dans la résistance, et ont contribué à la libération du territoire. Charles Maurras considérait que l’Allemagne était l’ennemi numéro 1 et que la collaboration était une trahison comme le montrent ses propos sur Pierre Laval ou sur la Milice. Sa position en faveur de Pétain, courante à l’époque, reprenait l’idée de l’Union sacrée de 1914 et n’impliquait pas d’adhésion sur la politique de collaboration de Vichy. Dès sa fondation, l’Action française refusa de s’en prendre aux personnes et aux biens : Léon Daudet fustigea la « horde barbare d’Hitler ». Maurras écrivait en 1939 : « Le racisme est notre plus vieil ennemi intellectuel  ». Aujourd’hui, l’Action française rappelle qu’elle condamne fermement le racisme et l’antisémitisme ainsi que les comportements haineux de certains mouvements « anti-racistes ». Jacques Bainville, le grand historien de l’Action française enseigne dans sa magistrale Histoire de France : « Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. »

    Nous nous battons pour l’idée royale, principe d’unité à l’origine de l’existence et de la conservation de notre pays. Il est indigne de nous confondre avec des courants, des positions ou des sentiments que nous récusons, et cela sans même avoir pris le soin de dialoguer auparavant avec nous. L’Action française, pour laquelle la nation est avant tout une amitié, ne se laissera jamais confondre avec ceux qu’elle a toujours combattus et qui enseignent le racisme, la haine et le mensonge.

    Alors que la défiance monte dangereusement dans la société, que les conditions sociales s’aggravent, que des attentats barbares viennent de secouer notre pays, les maîtres du système devraient rapidement s’interroger sur le manque de déontologie journalistique et analyser en profondeur les raisons de la fracture de plus en plus béante qui éloigne le pays légal du pays réel."

    Michel Janva