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  • Le projet Rivkin : Comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines partie 2

    Page 2 : Le programme globaliste visant la France est déclaré suffisamment clairement : c’est la ré-éducation de la jeunesse française

    En 2010, lorsque Rivkin invita une délégation du PCIP en France, il leur révéla son programme d’américanisation de la France, programme qui implique les minorités musulmanes, ainsi que l’endoctrination de ces jeunes Français ayant des ambitions mondialistes. Le ‘slogan’ de ce programme consistait en une référence constante à la responsabilité historique conjointe que la France et l’Amérique ont vis-à-vis de l’ « Égalité ». Ce programme ‘confidentiel’ fut révélé sur Wikileaks. Il a pour titre: « Stratégie d’implication des minorités ». Rivkin y développe un programme ayant de vastes conséquences pour les affaires internes d’un pays souverain, tel qu’on veut mettre en application des changements d’attitude profonds de la part de jeunes musulmans et de jeunes Français, et ce, afin qu’ils se fondent en un nouveau genre humain: un « Homo Economicus », ce que l’analyste financier G. Pascal Zachary appelle « LE MOI Mondialiste », le tout pour le bénéfice de ce que Rivkin appelle les « intérêts nationaux » des USA. Donc, Rivkin stipule que cette « Stratégie d’implication des minorités », vise directement les musulmans français. Il y stipule que: « Nous coordonnerons les activités des différentes sections de l’ambassade (USA), ayant pour cibles les ‘leaders’ communautaires influents, et nous évaluerons par la suite les résultats de notre stratégie au moyen de signes indicateurs de diverses natures.

    Rivkin est certain que l’histoire de la France, teintée de libéralisme, « nous servira quant à la mise en pratique de cette stratégie, … selon laquelle nous faisons pression sur la France…. ». Notez l’expression: « faisons pression sur la France ». L’ordre du jour mondialiste (de l’Amérique) est lié, selon Rivkin, au plan de transformation de la France en une « entité politique intégrée selon nos intérêts quant à l’expansion de la démocratie et l’accroissement de la stabilité mondiale ». Le programme vise les « élites » françaises et les communautés musulmanes, mais peut viser aussi la population au sens large, avec l’accent mis sur les jeunes.

    Il faut donc inclure ici une redéfinition de l’Histoire de France, et y mettre l’accent sur le rôle des minorités non-françaises dans l’ensemble de cette histoire redéfinie. Cela sous-entend que la génération de jeunes américains Pepsi/MTV, ainsi que leurs guides/mentors issus des universités, serviront de repéres (de phares) en vue d’une transformation (formattage) de la culture française, et une ré-écriture de l’Histoire de France selon un schéma mondialiste. Pour y parvenir, il faut: « poursuivre et intensifier nos efforts visant les musées français, ainsi que les éducateurs français, afin qu’ils se plient à une réforme des programmes d’histoire enseignés dans les établissements scolaires français ». (NDLR, revoir : septembre 2010, réforme des cours d’histoire des collèges français).

    La « tactique numéro trois » du programme « Stratégie d’implication des minorités » est intitulée « Lancement d’un projet d’aide sociale proactive à la jeunesse »

    Comme dans d’autres états visés par le ministère américain des affaires étrangères et leurs alliés du Réseau Soros [tels que] Freedom House (Maison de la Liberté), Movement.org, National Endowment for Democracy (Dotation nationale pour la démocratie), Solidarity Center (Centre solidarité) et cetera, la jeunesse révoltée constitue le point central du changement recherché.

    Menant la charge dans cet effort, l’initiative de l’ambassadeur pour une aide sociale proactive opérant la liaison entre les divers services administratifs (inter-agency Youth Outreach Initiative) vise à « engendrer une dynamique positive au sein de la jeunesse française, dynamique qui mènera à un meilleur soutien pour les objectifs et les valeurs américains. » Ces intentions peuvent-elles être déclarées plus clairement? C’est l’américanisation, culturelle et politique. C’est ici qu’on peut le plus facilement passer outre les phrases toutes faites et voir ce qui se cache derrière cette stratégie: former une génération « qui mènera à un meilleur soutien pour les objectifs et les valeurs américaines ». On fera passer aux yeux des Français ces « objectifs et les valeurs américaines » pour des « valeurs françaises » sur la base des idéaux bourgeois de 1789 qui continuent à encombrer l’idéologie française tant à gauche qu’à droite.

    On enseignera aux jeunes Français à croire qu’ils maintiennent les traditions françaises, alors qu’ils se conduisent en idiots utiles de l’américanisation et de la banalité du supermarché global qui l’accompagne. On trace ainsi les grandes lignes d’un programme de portée considérable incorporant un éventail de méthodes endoctrinement : « Pour atteindre ces buts nous bâtirons sur les vastes programmes déjà en place et développerons des moyens nouveaux, inventifs, pour influencer la jeunesse de France en recourant à de nouveaux média, à des partenariats d’entreprise, à des concours nationaux, à des aides sociales proactives ciblées, à des invités spéciaux américains. »

    Ce programme qui cible la jeunesse de France est semblable à celui qui ciblait la jeunesse qui a formé l’avant-garde des « révolutions de velours » de l’Europe de l’Est à l’Afrique du Nord. Les leaders en puissance seront accueillis par le ministère américain des Affaires étrangères en France et entraînés à jouer un rôle dans la France future à la mode américaine : « Nous élaborerons aussi de nouveaux outils afin d’identifier les futurs leaders français, en tirer des leçons, et les influencer.» « A mesure que nous élargirons la formation et les occasions d’échange de la jeunesse de France, nous continuerons à nous assurer absolument que les échanges que nous soutenons sont inclusifs.» « Nous bâtirons sur les réseaux de jeunes préexistants en France, et en créerons de nouveaux dans le cyberespace, connectant les uns aux autres les futurs leaders de la France en un forum dont nous aiderons à former les valeurs – des valeurs d’inclusion, de respect mutuel, de dialogue ouvert. »

    En plus d’influencer les musulmans de France, Rivkin préconise ici quelque chose de nouveau . Il déclare qu’une partie importante du programme tendra à cultiver dans la jeunesse française, dans les leaders potentiels, les idéaux « américains », sous couvert d’idéaux français. Le ministère américain des Affaires Étrangères et ses alliés du privé et des ONG ont l’intention de « former leurs valeurs. » Le programme globaliste visant la France est déclaré suffisamment clairement: c’est la ré-éducation de la jeunesse française. D’aucuns penseraient que c’est le rôle le plus important du gouvernement français, de l’Eglise catholique, et de la famille, de ces deux dernières en particulier.

    A l’image des États choisis pour leur « révolutions de velours », une partie de cette stratégie inclut la démarcation des limites politiques acceptables. Comme Hillary Clinton l’a récemment déclaré à propos du genre d’État de l’après-kadhafi auquel s’attendent les pouvoirs américains en place, la nouvelle Libye devrait être une « démocratie inclusive, » ouverte à toutes les opinions, du moment que ces opinions incluent un engagement à soutenir « l’égalité » et la « démocratie »; en d’autres termes, il faut en Libye un nouvel exercice de la liberté, tant que cette liberté ne va pas au-delà de la définition qu’en a l’Amérique. Et si quelqu’un franchit la ligne de la démocratie acceptable, il y a des bombes américaines prêtes à intervenir.

    En conséquence, la « Tactique numéro 5? déclare : « Cinquièmement, nous continuerons notre projet de partager les meilleures pratiques avec les jeunes leaders, y compris les jeunes leaders politiques de tous les partis modérés pour qu’ils aient la trousse à outils et le guidage pour aller de l’avant. Nous créerons ou encouragerons des programmes d’échange et de formation qui enseignent la valeur durable de l’inclusion large aux écoles, aux groupes de citoyens, aux bloggueurs, aux conseillers politiques, et aux hommes politiques locaux » Rivkin fait là l’ébauche d’un programme de formation des futurs leaders politiques et municipaux de la France.

    Alors que les programmes des ONG ayant l’aval du gouvernement américain, comme la Dotation Nationale pour la Democratie (National Endowment for Democracy) sont conçus pour développer des programmes et des stratégies complets à l’usage des partis politiques de « démocraties émergeantes » (sic), ceci peut être rationalisé en déclarant que certains États souffrent d’un manque d’expérience en politique de parti libérale-démocratique. On peut difficilement user du même argument pour justifier l’ingérence américaine dans la politique de parti en France.

    A cet effet Rivkin déclare que les mille professeurs d’anglais américains employés dans les écoles françaises seront équipés des matériaux de propagande nécessaires à inculquer à leurs élèves les idéaux désirés : « Nous fournirons aussi les outils pour enseigner la tolérance à ce réseau de plus de mille étudiants universitaires américains qui enseignent l’anglais chaque année dans les écoles françaises. » Ce programme de grande ampleur sera coordonné par le « Groupe de Travail des Minorités » (Minority Working Group) en « tandem » avec « l’Initiative d’aide sociale proactive à la jeunesse » (Youth Outreach Initiative). Une des questions surveillées par ce groupe sera la « réduction du soutien populaire aux partis politiques et aux plateformes xénophobe », et ce afin de garantir que le programme fonctionne comme il devrait, pour contrer le succès de tout parti « extrême » ou « xénophobe » qui pourrait poser un défi à la globalisation.

    Rivkin révèle la nature subversive du programme quand il déclare: « Bien que nous ne pourrions jamais nous attribuer le mérite de ces développements positifs, nous concentrerons nos efforts sur la mise à exécution des activités décrites ci-dessus, qui aiguillonnent, exhortent et stimulent le mouvement dans la bonne direction. »

    Quelle serait la réaction si le gouvernement français, à travers son ambassade à Washington entreprenait un programme de changement radical des Etats-Unis en conformité avec les « intérêts nationaux français » inculquant, grâce à un « programme agressif d’aide sociale proactive » ciblé sur la jeunesse, les « idéaux français » déguisés en « idéaux américains des droits de l’homme »?

    Quelle serait la réaction de l’administration américaine si elle découvrait que le gouvernement français essayait d’influencer l’attitude des Afro-Américains, des Amérindiens, et des Latino-Américains ?

    Et si les représentants français recevaient l’ordre de saisir chaque occasion de harceler les représentants américains pour qu’ils demandent pourquoi il n’y a pas plus d’Amérindiens au gouvernement ?

    Quelle serait la réaction officielle des Etats-Unis s’il s’avérait que les professeurs de français dans les écoles américaines essayaient d’inculquer aux élèves américains des idées au service des intérêts français, et de rediriger leurs attitudes dans une direction francophile en politique extérieure ?

    On peut déduire cette réaction hypothétique de celle des Etats-Unis face à la « conspiration soviétique » lorsque des comités du Sénat et du Congrès furent formés pour enquêter sur quiconque s’était trouvé vaguement associé ou accusé d’être aligné à l’URSS. Où est la différence? Les Etats-Unis sont coupables d’une stratégie subversive au profit de leur élite globaliste coopérante. Ce n’est pas comme si les Etats-Unis avait un héritage culturel qui leur permette de se présenter à quelque nation européenne que ce soit, et encore moins à la France, en modèle de bon goût et de raffinement artistique sur lequel reconstruire une identité nationale dans un processus dialectique qui demanderait une déconstruction culturelle.

    Page 3 Le rôle du multiculturalisme dans l’agenda mondialiste

    L’offensive Rivkin est la dernière d’un programme de longue durée visant à saper l’identité française.

    Nombre d’objectifs ont été imposés sous la bannière du multiculturalisme et de ses slogans associés –« égalité », « droits de l’Homme ». Comme le mot « démocratie », utilisé dans l’histoire récente pour justifier le bombardement de divers États, ces slogans sont souvent une rhétorique destinée à tromper les naïfs, pendant que sont cachés les véritables objectifs de ceux que motivent le pouvoir et la cupidité. On pourrait songer à la manière avec laquelle le problème des travailleurs étrangers a été instrumentalisé pour justifier les guerres anglo-boers, dont le but était de livrer les richesses minières sud-africaines à Cecil Rhodes, Alfred Beit et consorts. Un cas similaire s’est reproduit récemment, sous le nom de « combat contre l’Apartheid ». Alors que le monde célébrait l’accession au pouvoir de l’ANC, les entreprises publiques ou parapubliques étaient en cours de privatisation pour être vendues au capitalisme mondial, sans qu’en profitent le moindrement les Africains. Patriarche du capitalisme sud-africain, dont la famille était l’ennemie héréditaire des Afrikaners, Harry Oppenheimer mourut en 2000. Nelson Mandela lui rendit cependant hommage : « Sa contribution pour l’établissement d’un partenariat entre les grandes entreprises (big business) et le nouveau gouvernement démocratique ne sera jamais assez appréciée. » La « démocratie » d’Oppenheimer et des autres ploutocrates en tandem avec l’ANC a donné licence au Capital mondial d’exploiter le pays. En 1996, Mandela exposa le résultat de cette « longue marche pour la liberté » : « La privatisation est la politique fondamentale de l’ANC et le restera. »

    Même résultat en Afrique du Sud qu’au Kosovo : la « libération » des minerais au nom de la « démocratie ». (Au Kosovo, étaient défendus les droits des musulmans sous domination serbe, alors que d’autres musulmans, indépendants, étaient bombardés pour être soumis aux USA et à leurs alliés). En commentaire à la privatisation de l’eau de Johannesbourg, désormais contrôlée par la société française Suez-Lyonnaise des Eaux, l’ANC publia un communiqué selon lequel « Eskom (équivalent local d’EDF) est une entreprise parapublique créée durant l’Apartheid, que le gouvernement démocratiquement élu a entrepris de privatiser, dans le but de lever des fonds. » [18] Le destin des entreprises parapubliques importe davantage que le renversement de l’Apartheid pour comprendre ce qui s’est passé en Afrique du Sud, et constitue un cas d’école pour l’étude du fonctionnement de la mondialisation. 

    Le caractère du capitalisme mondial.L

    La nature de la dialectique mondialiste a été expliquée de manière particulièrement convaincante par Noam Chomsky : « Le capitalisme n’est pas foncièrement raciste ; il peut exploiter le racisme pour ses fins, mais le racisme ne lui est pas intrinsèque. Le capitalisme veut fondamentalement des gens qui seraient des rouages interchangeables, et leurs différences, comme celles basées sur la race, sont ordinairement inutiles. Elles peuvent être fonctionnelles un temps, pour surexploiter une main-d’œuvre, mais ces situations sont exceptionnelles. Au long cours, vous pouvez vous attendre à ce que le capitalisme soit antiraciste, précisément parce que le capitalisme est antihumain et que la race est une caractéristique humaine (qui n’a aucune raison d’être négative). Ainsi donc, les identifications basées sur la race interfèrent avec l’idéal capitaliste de base, selon lequel les gens devraient être disponibles seulement comme consommateurs et producteurs, rouages interchangeables qui achèteront toute la camelote produite : c’est leur fonction ultime, et toute autre caractéristique qu’ils pourraient avoir est inopportune et habituellement néfaste. »

    À suivre

  • I-Média S03E50 Marche pour la vie, médias dans le déni

  • Le projet Rivkin : Comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines partie 1

    Parce qu’il faut parfois lire la presse étrangère pour découvrir les enjeux géopolitiques concernant notre pays, Défrancisation diffuse en exclusivité et grâce à ses lecteurs la traduction française d’un article paru le 12 mars 2011 dans le journal américain Foreign Policy Journal. Un document de plus qui confirme l’insupportable ingérence des autorités américaines en France, qui pour mener à bien le projet mondialiste, ont clairement décidé de transformer l’ensemble du caractère de la France, à commencer par sa propre identité en utilisant les minorités ethniques et religieuses destinées à servir les intérêts américains.

    Un grand merci à l’équipe de traducteurs pour leur long et formidable travail : Pi31416, BernaD, BDPE, l’Entrepreneur, Klaußius Germanicus, Hugues et Derville qui nous a communiqué l’information.

    Cet article est long mais particulièrement important dans son ensemble, c’est pourquoi nous avons décidé de le publier en intégralité.

    Le projet Rivkin : comment la mondialisation utilise le multiculturalisme pour assujettir des nations souveraines.

    Le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de créer une nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des « droits de l’homme » et de l’ « égalité », une culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi.

    Du 19 au 22 Octobre 2010, Charles Rivkin, ambassadeur américain en France , a invité une délégation de 29 membres du Pacific Council on International Policy (PCIP) à une conférence en France, dont le but déclaré était de discuter des présences arabes et islamiques dans le pays. La réunion faisait partie d’un vaste programme subversif ayant pour objectif de transformer l’ensemble du caractère de la France, et en particulier la conscience de la jeunesse française, programme comprenant l’utilisation des jeunes musulmans de France dans une stratégie mondialiste typiquement manipulatrice et se cachant derrière l’habituel paravent des « droits de l’homme» et de l’«égalité».

    La délégation s’est ensuite penchée sur trois thèmes. Tout d’abord, le groupe a eu un échange d’idées avec le Dr. Bassma Kodmani, directeur du « Arab Reform Institute » sur la dynamique Franco-Musulmane en France, ainsi qu’avec Madame Rachida Dati, la première femme ministre d’origine maghrébine, et maire du 7ème arrondissement à Paris. Le tout fut suivi d’un déplacement à la Grande Mosquée de Paris pour une rencontre avec le Recteur et Directeur de Théologie, afin d’arriver à une appréciation plus profonde de cette dynamique. Deuxièmement, rencontres avec monsieur Jean-Noel Poirier, VP-affaires externes chez Areva, et avec monsieur Brice Lalonde, ancien ministre de l’environnement et référant climatique, le tout dans un but de familiarisation avec les politiques énergétiques et nucléaires en France et aux USA. Finalement, la délégation s’est penchée sur les relations entre médias et culture en Californie (Hollywood), d’une part, et en France de l’autre par des rencontres au Louvre, au Musée d’Orsay, et chez France 24, média d’informations internationales et d’affaires courantes.

    L’accent était mis avant tout sur le multiculturalisme, non seulement sur les relations avec les Arabes et les musulmans en France, mais surtout, sur l’influence de la culture hollywoodienne sur les Français.

    Le PCIP, dont Rivkin est membre, a été fondée en 1995 comme un appendice régional de l’omniprésent groupe de réflexion Council on Foreign Relations (CFR) [3]. Il est basé à Los Angeles avec des membres et des activités le long de la côte ouest des États-Unis et à l’étranger. Le financement provient, entre autres : Carnegie Corporation of New York, Chicago Council on Foreign Relations, City National Bank, The Ford Foundation, Bill and Melinda Gates Foundation, The William & Flora Hewlett Foundation, Rockefeller Brothers Fund, The Rockefeller Foundation, United States Institute of Peace. Le PCIP est donc un autre grand acteur dans le réseau mondialiste en comprenant des centaines d’organisations reliées entre elles, dans les lobbies, la société civile, les ONG et les think tanks, associés au gouvernement des États-Unis avec avec aussi des banques et d’autres sociétés. (…)

    Pourquoi la France ?

    La France a longtemps été une épine dans le flanc de la mondialisation US, à cause de son attachement obstiné aux intérêts français autour du monde, plutôt qu’à ceux d’une « communauté mondiale » préfabriquée. Est-ce que ce fut seulement une coïncidence si la révolte étudiante de 1968, déclenchée pour une raison on ne peut plus puérile, arriva au moment où, à la fois, la CIA faisait un gros effort pour le financement des mouvements étudiants dans le monde, et où le président De Gaulle donnait bien du souci aux USA ?

    De Gaulle se refusait de jouer la carte américaine de l’après-guerre. Il retira la France du commandement militaire de l’OTAN. Même pendant la 2e Guerre mondiale, comme chef des Français Libres, les USA se méfiaient de lui. Il aurait été tout particulièrement inquiétant de voir De Gaulle plaider pour une Europe unie pour contrebalancer l’hégémonie US. En 1959, lors d’un discours à Strasbourg : « Oui, c’est l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, c’est l’ensemble de l’Europe qui décidera du destin du monde« . L’expression impliquait la détente entre une Europe neutraliste à venir et l’URSS. En 1967 il décréta un embargo des ventes d’armes à Israël et se rapprocha du monde arabe. C’est le type d’homme d’état dont les mondialistes ont peur. Entre les bouffonneries de Sarkozy et la tension montante avec la jeunesse musulmane, un choc en retour pourrait amener au pouvoir un régime anti-mondialiste intransigeant et « xénophobe ». Dans le contexte actuel, quel meilleur moyen de saper le nationalisme français et décapiter toute résurgence d’une force anti-mondialiste que d’exploiter la vaste composante islamique non-assimilée de la France, tout comme la révolution bolchévique fut en grande partie le fait des minorités défavorisées de l’Empire Russe ?

    Il est également curieux de noter l’intérêt porté par la délégation du PCIP à l’influence d’Hollywood sur la culture française. Cette préoccupation pourrait paraitre étrange au premier abord. Cependant, Hollywood, symbole d’une excroissance culturelle internationale, est un agent important de la mondialisation pour ce qui se révèle être une guerre culturelle mondiale. Le but ultime de la mondialisation n’est pas de promouvoir les identités et les cultures ethniques, mais plutôt de les submerger dans un vaste melting pot de consumérisme global, de déraciner l’individu de son identité et de son héritage, et de remplacer tout cela par le Centre Commercial mondial, et le « village global ». C’est ainsi que le multiculturalisme devrait être considéré : comme l’opposé de ce qu’il paraît. Bien loin de multinationales voulant promouvoir un soi-disant multiculturalisme pour garantir l’existence d’une diversité de cultures, comme l’expression le laisse croire; cela fait au contraire partie d’un processus dialectique par lequel, sous couvert d’un idéal humaniste, les populations d’héritages très différentes sont déplacées à la surface de la terre comme des pions sur un échiquier. C’est un exemple de la « double pensée » orwellienne. Il est remarquable que les instigateurs de ces « révolutions de velours » qui balaient maintenant l’Afrique du nord et arrivent près de l’Iran sont pour la majorité des jeunes « sécularisés » sans racines traditionnelles fortes.

    De la même manière, le meilleur moyen de résoudre les conflits ethniques en France et de s’assurer que la France ne relèvera pas la tête pour s’opposer aux intérêts mondialistes US, c’est de créer une nouvelle synthèse culturelle dans laquelle il n’y aurait plus de culture française ou islamique, mais, sous l’étiquette des « droits de l’homme » et de l »égalité », une culture d’adolescents alimentée par Hollywood, MTV, le cyberespace, McDonald’s et Pepsi. Que tout cela soit plus qu’une hypothèse, la preuve en est dans la manière dont les révoltes des jeunesses sécularisées qui se déroulent en ce moment en Afrique du nord ont été engendrées par une alliance d’intérêts privés, sponsorisés par le Département d’État US et diverses ONG comme Freedom House. Les « révolutionnaires » d’Afrique du nord sont exactement les « musulmans » que les multinationales adorent: engendrés et nourris de mentalité de cyberconsommation.

    Alors, où Rivkin et le Département d’état US veulent-ils en venir en France pour autant s’intéresser à la place d’Hollywood et des musulmans dans ce pays ?

    À suivre

  • « L’idéologie des droits de l’homme »


    Émission de Thibaut de Chassey, diffusée en direct sur Radio Courtoisie le 19 janvier 2017, avec :

    le père Louis-Marie, du couvent dominicain d’Avrillé (49), et de la revue Le Sel de la terre.

    Jean-Louis Harouel, docteur en droit et agrégé d’histoire du droit, professeur émérite d’histoire du droit à l’Université Paris Panthéon-Assas, auteur notamment des Droits de l’homme contre le peuple, de La grande falsification et de Revenir à la nation.

    Alain Pascal, chercheur, écrivain. Il est l’auteur de La trahison des initiés, de La Pré-kabbale, de La Renaissance, cette imposture, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, et La Réforme, cette révolution.

    Ont aussi été évoqués : le dernier numéro de L’Héritage, « revue d’études nationales », qu’on peut se procurer en ligne ici, et dont on peut consulter le site ici.

    Le livre de Jean Madiran : Les droits de l’homme DHSD.

    Le livre de Xavier Martin : L’homme des droits de l’homme et sa compagne.

    A voir aussi, sur la question : L’apothéose humaine, de l’abbé Rioult.

    Vous pouvez écouter la radio en direct sur son site ou sur la bande FM :

    À Paris et en Ile-de-France : 95,6 Mhz et DAB+ (canal 6D) | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8. Sur les bouquets satellite Canalsat (canal 199 pour la mosaïque des radios et canal 641 pour l’accès direct à Radio Courtoisie) et TNTSAT.
    http://www.contre-info.com/lideologie-des-droits-de-lhomme |

  • Les transports, secteur professionnel très touché par la radicalisation

    Le Parisien a mené une enquête dans le but de recenser les personnes sous surveillance pour radicalisation, ainsi que leur secteur professionnel.

    Il se trouve que les secteurs d’activité les plus touchés par la radicalisation des employés sont : les transports, les métiers de la sécurité, l’administration.

    On compte environ 4 030 personnes radicalisées en Ile de France, dont 167 travaillants dans les transports. La RATP et la SNCF pensent faire face au fléau en demandant à tous leurs employés de signer une charte de laïcité, les obligeant à « proscrire toute attitude ou port de signe ostentatoire ».


     http://fr.novopress.info/

  • LA SOCIETE DE SURVEILLANCE, par Alain de Benoist

    Les sociétés occidentales actuelles disposent de moyens de surveillance et de contrôle dont les anciens régimes totalitaires auraient seulement pu rêver. Elles en usent chaque jour un peu plus. Telle est la constatation que l’on peut faire dans les domaines les plus divers. 
    Un citoyen européen est aujourd’hui fiché en moyenne vingt fois par jour, et devrait l’être jusqu’à soixante fois d’ici dix ans. Le fichage intervient lors des épisodes les plus courants de la vie quotidienne : coups de téléphone, usage d’un portable, navigation sur Internet, passage devant une caméra de vidéosurveillance, entrée dans un parking, paiement par carte de crédit, utilisation d’une carte à puce ou d’un badge d’entreprise, passage dans une station-service, fréquentation d’un lieu public, repas dans un restaurant, visite d’un centre commercial, déplacement sur une autoroute, etc. 
    Le dépouillement des données ainsi recueillies permet de connaître nos déplacements, nos fréquentations, nos relations, notre emploi du temps, nos problèmes de santé, nos préférences alimentaires ou vestimentaires, les produits que nous achetons, les publications auxquelles nous sommes abonnés, les chaînes ou programmes de télévision que nous aimons regarder, les débits et crédits enregistrés sur nos comptes bancaires, le montant de notre salaire, les clubs ou associations dont nous faisons partie, etc. 
    A elles seules, les données dites de connection (téléphone fixe ou mobile, fax, Internet, messagerie, etc.) peuvent révéler l’essentiel de la vie d’un individu. Le téléphone portable, en particulier, est devenu un précieux auxiliaire de la police. Celle-ci peut obtenir rétrospectivement la liste de tous les appels passés et reçus par un appareil mobile, mais aussi connaître la localisation d’un abonné à n’importe quel moment de la journée. Lorsqu’un abonné se déplace, la puce de son appareil envoie régulièrement un signal aux antennes les plus proches de l’endroit où il se trouve, et ce signal est enregistré. La précision de la localisation est de 200 m en ville, d’environ 1 km en milieu rural. 
    Les écoutes téléphoniques clandestines sont évaluées à 100 000 par an. Elles s’ajoutent aux écoutes administratives (environ 5000), aujourd’hui placées sous le contrôle du Premier ministre. La loi Perben II prévoit qu’en plus de ces écoutes téléphoniques, les juges pourront faire installer chez les suspects des caméras et des micros-espions d’une portée supérieure à 100 mètres. Les renseignements ciblés concernent, là encore, la vie professionnelle, les déplacements, les relations, les comptes en banque, la vie privée. 
    Présenté à l’origine comme un moyen de communication totalement libre, Internet est aujourd’hui le premier lieu de flicage du monde. L’espionnage sur Internet est devenu florissant grâce à des logiciels permettant d’intercepter les courriels, de fouiller les corbeilles et les fichiers, d’enregistrer les codes sources, les mots de passe, les cookies, les historiques de navigation, le contenu des disques durs. Le Net est également espionné par des « sniffeurs » à la solde des sociétés commerciales, qui fouillent les forums et les blogs à l’affût de paroles d’internautes qui sont pour elles autant de cibles potentielles. 
    Aux Etats-Unis, le Congrès a voté en novembre 2003 un amendement au Patriot Act permettant au FBI d’exiger des fournisseurs d’accès et de services Internet qu’ils leur remettent toutes les informations personnelles sur les internautes se trouvant en leur possession. En France, où l’on compte 20 millions d’internautes, la Loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), votée le 15 novembre 2001, a porté à un an la durée de conservation par les fournisseurs d’accès des archives relatives aux envois et aux réceptions de courriels de leurs clients. La Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), définitivement adoptée en septembre 2004 par l’Assemblée nationale, a quant à elle purement et simplement supprimé le statut de « communication privée » dont jouissaient auparavant les courriels, ce qui leur a du même coup retiré tout droit à la confidentialité
    Entérinée par la loi en 1995, la vidéosurveillance s’est rapidement banalisée. Réservée à l’origine aux banques et à certains endroits publics, elle est désormais partout. On compte en France plus d’un million de caméras, dont 400 000 en région parisienne. Le pays le plus vidéosurveillé du monde est l’Angleterre : 85 % des municipalités sont équipées. Un Londonien moyen est aujourd’hui filmé plus de 300 fois par jour. Et, depuis quelques mois, la chaîne câblée Shoreditch YV propose à ses abonnés de connecter directement leur télévision aux caméras de surveillance de leur quartier. Afin qu’ils puissent mieux surveiller leurs voisins. 
    Outre-Atlantique, on estime à 14 millions le nombre d’employés surveillés en permanence par leur entreprise. Plus de 10 % des cadres sont en permanence placés sur écoute, 15 % voient leurs messageries surveillées, 16 % des salariés sont filmés. Au total, 77 % des grandes entreprises américaines contrôlent leur employés par des procédés électroniques, soit deux fois plus qu’en 1997. Les salariés doivent même parfois porter en permanence un badge électronique assez comparable aux bracelets électroniques dont le port est imposé aux détenus libérés. Ce badge permet de les localiser à tout moment, de savoir ce qu’ils font, ce qu’ils mangent à leurs repas et par quels moyens ils paient leur cantine. En France, plusieurs cabinets de détectives ont fait leur spécialité de ce type de surveillance. 
    Ajoutons que tous les photocopieurs de la nouvelle génération stockent les informations sur un disque dur avant de les imprimer. Des experts en informatique peuvent ensuite les récupérer. Même après effacement, il demeure une trace qui peut être décryptée en laboratoire par magnétisation de la surface du disque. 
    D’autres techniques, plus sophistiquées encore, sont mises au point chaque année. En février 2004, la société Toyota a déjà inventé une voiture qui, en cas d’infraction au stationnement ou de dépassement de la vitesse autorisée, signale automatiquement par radio cette infraction à la police et autorise le prélèvement de l’amende sur la carte de crédit du conducteur alors que celui-ci est encore en train de rouler
    Mais les communications sont également surveillées par de « grandes oreilles » internationales. C’est le cas notamment du célèbre réseau d’écoute et d’espionnage mondial Echelon, qui dépend directement de la National Security Agency (NSA), organisme créé aux Etats-Unis en 1952, qui emploie aujourd’hui 58 000 personnes dans le monde et dont le budget annuel, d’environ 10 milliards de dollars, est supérieur à celui de la CIA. 
    Grâce à ce système, appuyé par huit satellites-espions, quelque 4,3 milliards de communications (téléphone, fax, Internet) sont interceptées chaque jour par 54 stations d’écoute disséminées à l’étranger, soit près de la moitié des 10 milliards de conversation échangées quotidiennement dans le monde. Géré conjointement par les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le réseau Echelon peut analyser (sur la base d’un certain nombre de mots-clés) plus de 2 millions de conversations par minute, dont 15 000 font l’objet d’un rapport détaillé quotidien. Son existence n’a été révélée qu’en 1998 par les médias, à l’occasion d’un rapport du Parlement européen. 
    Fin mai 2000, sur intervention du juge Thierry Jean-Pierre, le Parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire, pour « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », sur ce qui est aujourd’hui le plus grand réseau d’espionnage officiel existant dans le monde. Il n’y eut aucune suite
    Depuis les attentats de septembre 2001, les mesures destinées à favoriser la sécurité aérienne n’ont cessé de se renforcer. En décembre 2004, un nouveau règlement a fait obligation à tous les pays de l’Union européenne de mettre en place une nouvelle génération de passeports biométriques équipés d’une puce lisible à distance. Depuis l’an dernier, les étrangers admis à entrer sans visa aux Etats-Unis doivent donner aux douaniers américains, outre leurs papiers, leurs empreintes digitales et une photo d’identité. Ces documents sont numérisés sur place, puis entrés dans une base de données du département américain de la Sécurité intérieure, la base ADIS, pour être comparés aux informations figurant dans différents fichiers de police. Ces identifiants biométriques seront ensuite conservés pendant plusieurs années. 
    En France, la future carte d’identité nationale électronique sécurisée (INES) contiendra deux éléments biométriques : la photographie numérisée et les empreintes digitales. Chaque carte sera dotée d’un code PIN (comme les cartes de crédit), d’une puce et d’une signature électronique. Pour la première fois en France depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette carte sera en outre obligatoire. Les pouvoirs publics disposeront ainsi d’un vaste fichier de toute la population. De plus, la puce de la carte INES étant lisible à distance, à l’instar de la carte Navigo de la RATP, il deviendra techniquement possible de contrôler les personnes à leur insu. 
    Les puces à identifiant unique communiquant par ondes radio, dites puces à RFID (Radio- Frequency Identification), sont l’un des procédés de contrôle et de surveillance dont l’avenir est le plus prometteur. Permettant d’identifier un objet sans contact, elles comprennent un dispositif pour récupérer l’énergie de leur rayonnement par radiofréquence, un système d’interprétation et de stockage des données et une antenne émettrice. Leur utilisation est aujourd’hui totalement libre. 
    D’abord été incorporées dans un certain nombre de produits commerciaux pour mieux en assurer la « traçabilité », ces puces sont appelés à terme à remplacer l’actuel code-barre sur les produits de consommation courante. On en prévoit de très nombreux usages matériels. Les voitures équipées d’une puce RIFD, par exemple, peuvent être retrouvées plus facilement en cas de vol (mais quand la voiture n’est pas violée, c’est son conducteur que l’on peut suivre à la trace). Au Japon, les billets de banque à la valeur nominale la plus forte pourraient être « pucés » prochainement. 
    De l’inerte au vivant, le pas est vite franchi. Les premières implantations humaines de puces RFID ont été réalisées en 1998. En octobre 2004, l’Agence de sécurité sanitaire américaine (Food and Drug Administration) a autorisé l’usage de puces à identifiant radio dans le corps humain, notamment à des fins de suivi médical dans les hôpitaux. On envisage maintenant de « pucer » de la même façon les animaux, les grands malades, les détenus, les vieillards atteints de la maladie d’Alzheimer, les sportifs de haut niveau, les navigateurs solitaires, les personnes susceptibles d’être enlevées, etc. Au Mexique, plus de 1000 personnes se sont déjà fait implanter une puce RFID, implantée sous la peau du bras. 
    Cette puce se transforme aisément en outil de surveillance. Pour localiser son porteur, il suffit d’équiper les bâtiments ou les lieux publics de lecteurs placés dans les couloirs, les escaliers, les ascenseurs, etc. On peut ainsi suivre en temps réel tous les déplacements des « pucés » et garder en mémoire leurs itinéraires minutés. 
    La prochaine génération de puces implantables sera dotée d’une mémoire suffisante pour contenir un fichier, ce qui évitera d’avoir à se connecter à une base de données. Des biocapteurs pourront transmettre en continu la température du corps, la tension artérielle, le taux d’oxygène ou de glucose dans le sang. Demain, une balise GPS (Global Positioning Satellite) ajoutée à l’implant permettra de localiser en temps réel son porteur en n’importe quel point de la planète. Certains médecins souhaitent déjà que tous les nouveaux-nés soient greffés à la naissance avec une puce sous-cutanée
    Conçu lui aussi aux Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, le programme Total Information Awareness (TIA) s’était fixé pour but de réunir des informations sur la vie privée de l’ensemble des citoyens. Abandonné l’année suivante, il a été rebaptisé en 2003 Terrorism Information Awareness, sans qu’ait changé sa raison d’être : ficher la terre entière
    La méthode employée consiste à intégrer les données d’identité, les informations professionnelles, bancaires et médicales, ainsi que celles concernant les communications et les transports, en les croisant pour la première fois avec les renseignements des services secrets, les rapports des caméras de surveillance dans les aéroports, les transactions par cartes de crédit, les réservations d’avions, les enregistrements de communications téléphoniques, les abonnements aux médias, les consultations de sites Internet, les dossiers d’assurance, les informations de la sécurité sociale, les dossiers des hôpitaux et des établissements scolaires, etc. A terme, l’objectif avoué est de collecter une moyenne de 40 pages d’informations sur chacun des 6 milliards d’habitants de la planète
    « Demain, nous saurons tout de vous », déclarait récemment John L. Andersen, président du Arlington Institute. On pense invinciblement au célèbre Panoptique imaginé par Jeremy Bentham. 
    La surveillance totale n’est pas à proprement parler un thème orwellien. Liée au développement incessant des techniques, elle s’apparente plutôt à l’univers décrit par Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes. Mais elle s’accompagne aussi d’une évolution du langage qui, elle, évoque bel et bien l’œuvre d’Orwell. On le voit dans les moyens de justification couramment employés aujourd’hui pour justifier l’utilisation de ces techniques. Les prétextes sont toujours excellents : lutter contre la délinquance, veiller sur notre santé, protéger la jeunesse, etc. L’expérience montre cependant que les mesures adoptées au départ à l’encontre d’un petit nombre sont ensuite toujours étendues à l’ensemble des citoyens. Une fois le principe admis, il n’y a plus qu’à le généraliser. 
    Cette surveillance vient en effet s’ajouter au « politiquement correct », qui cherche à normer l’opinion par l’emploi de mots imposés à tous, à la « pensée unique », qui tend à remplacer le débat par le sermon, à l’hygiénisme envahissant, qui vise à réglementer les usages au nom du Bien, à la réglementation des préférences et des dilections, qui va directement à l’encontre de la liberté d’expression. 
    La privatisation grandissante de la société est allée de pair avec son invasion par l’« appareil thérapeutique » des techniciens et des experts, conseillers et psychologues. Cette « colonisation du monde vécu » sous prétexte de rationalisation de la vie quotidienne a renforcé tout à la fois la médicalisation de l’existence, la déresponsabilisation des adultes, et les capacités de surveillance et de contrôle de l’Etat. Dans une société considérée comme en dette perpétuelle vis-à-vis des individus, dans une république oscillant entre le mémoriel et le compassionnel, l’Etat-Providence, affairé à la gestion lacrymale des misères sociales par le biais d’une cléricature sanitaire et sécuritaire, s’est transformé en Etat maternel et maternant, hygiéniste, distributeur de messages de « soutien » à une société placée sous serre. La société, ainsi docilisée, devient ce «troupeau d’animaux timides et industrieux» dont parlait Tocqueville. 
    La sécurité est devenue ces dernières années une préoccupation politique essentielle. Elle l’est devenue d’autant plus que nous sommes passés, comme l’explique le sociologue Ulrich Beck, d’une société où les dangers étaient généralement localisables et parfaitement identifiables, à une société où le « risque » est omniprésent, mais invisible. Au sein de la « société du risque », l’insécurité réelle ou présumée engendre en outre un climat d’incertitude et de peur, que les pouvoirs publics peuvent utiliser pour placer la société sous contrôle. La prévention du risque peut ainsi se convertir en capital politique. Or, l’expérience historique a mille fois montré que les hommes ne sont que trop disposés à abandonner leurs libertés en échange d’une promesse de sécurité. 
    Hostiles à toute opacité sociale, les démocraties occidentales se sont donné un idéal de « transparence » qui ne peut se réaliser que par le quadrillage social. La société se transforme alors en bunker global protégé par des badges, des codes d’accès, des caméras de surveillance. La multiplication des espaces privatifs les soustrait au flux social et finit par faire disparaître la notion même d’espace commun, qui est celui de la citoyenneté. Les totalitarismes classiques ayant disparu, ce sont d’autres logiques de contrôle, plus subtiles, qui engendrent un nouveau Panoptique, autrement plus redoutable que celui prévu par Bentham, mais dont la fonction est la même : tout voir, tout entendre, tout contrôler
    « On essaie depuis quelques années, écrit le philosophe Giorgio Agamben, de nous convaincre d’accepter comme les dimensions humaines et normales de notre existence des pratiques de contrôle qui avaient toujours été considérées comme exceptionnelles et proprement inhumaines ». Le problème posé ici est évidement celui de la servitude volontaire, qui se nourrit de pessimisme, d’indifférence ou de distraction au sens pascalien du terme. 
    « Il n’y a bien entendu aucune raison, écrivait Aldous Huxley en 1946, dans sa nouvelle préface au Meilleur des mondes, pour que les totalitarismes nouveaux ressemblent aux anciens [...] Un Etat totalitaire vraiment “efficient” serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les Etats totalitaires d’aujourd’hui aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux et aux maîtres d’école »
    Quand les normes ont été intériorisées dans les corps et les esprits, il n’est même plus nécessaire de veiller à les faire appliquer. « Quand ce n’est pas le martyre physique, disait Péguy, ce sont les âmes qui n’arrivent plus à respirer »
    Alain de BENOIST

  • L'analyse de Zemmour : « Benoît Hamon, le socialiste qui monte parce qu'il promet tout »

    CHRONIQUE - Éric Zemmour voit en Benoît Hamon l'idole montante des étudiants idéalistes et des banlieues où le chômage des jeunes est massif. [Figarovox - 20.01]. Comme toujours ou presque sa critique touche les points sensibles et dégage l'essentiel.  LFAR

    Il est l'homme qui monte. Celui qui remplit les salles. Suscite l'enthousiasme sur les réseaux sociaux. Le Fillon de la primaire socialiste, se réjouit-on déjà dans son entourage.

    Benoît Hamon a tout compris. Celui que Martine Aubry appelait « petit Ben » avec affection a bien grandi. Il a retenu les leçons de ses glorieux aînés. Il a fendu l'armure, comme avait dit Jospin. Et il nous étonne par sa démagogie, comme avait dit Chirac. Rien ne l'arrête ni ne le retient. Son « revenu universel » jongle avec les centaines de milliards d'euros, mais lui ne cille pas d'effroi. On se demande parfois s'il n'est pas comme nos grands-parents qui mélangeaient les anciens francs et les nouveaux !

    Mais Hamon n'en démord pas. Le travail est mort, les robots vont tout prendre ; il faut donc payer les gens à ne rien faire. Avec quel argent ? On trouvera. Les riches sont là pour ça. Et si cela ne suffit pas, la Banque centrale fabriquera les billets nécessaires.

    Petit Ben a réponse à tout. A côté de lui, Arnaud Montebourg passe pour un père Fouettard lorsqu'il défend le travail et l'industrie comme socle de la richesse nationale. Evidemment, c'est moins « fun » que la multiplication magique des billets !

    Hamon ne s'arrête pas en si bon chemin. Il condamne toute fermeture des frontières aux migrants. L'honneur de la France, les valeurs, l'accueil, la tradition d'asile, la République… etc. On connaît la chanson. Il tance, tel un prêtre du nouvel ordre moral, Manuel Valls qui a osé dire à Angela Merkel qu'elle avait eu tort d'ouvrir en grand ses bras aux migrants. Hamon ne met à son revenu universel aucune limite ni d'âge ni de nationalité. Et ne supprime par ailleurs aucune allocation déjà existante. C'est open bar !

    Il va faire un tabac à Alger ou à Bamako. Il est déjà devenu l'idole des étudiants idéalistes et des banlieues où le chômage des jeunes est massif. Il a fait les gestes et dit les mots qu'il faut. Il a condamné Israël et exalté la « juste lutte » des Palestiniens. Il a dénoncé le Syrien Assad qui combat Daech. Lorsque les caméras de France 2 ont découvert dans des cafés de banlieue que les femmes y étaient persona non grata, il a aussitôt répliqué que le sexe féminin était de même interdit des bars ouvriers au XIXe siècle. Peu importe que ce soit un odieux mensonge, et que les ouvrières se rendaient dans les bars à l'époque de Maupassant ou de Zola, Hamon n'a cure de la vérité historique ; seule la vérité électorale l'intéresse.

    Hamon n'aime pas les ouvriers mais les chômeurs ; il est féministe lorsqu'il s'agit de défendre le mariage gay dans les bars du Marais ; il l'est beaucoup moins dans les bars de Sevran, où les jeunes hommes lui expliquent « qu'on est ici comme au bled ». Jusqu'où ne montera-t-il pas ?  

    Eric Zemmour          

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/24/l-analyse-de-zemmour-benoit-hamon-le-socialiste-qui-monte-pa-5902737.html

  • Sortie (très attendue) à la fin du mois de janvier du livre d'Alban d'Arguin : EOLIENNES SCANDALE D'ETAT

    2821599050.jpgC’est l’ouvrage le plus com­plet sur la ques­tion des éo­liennes à ce jour. L’auteur en cerne les origines à travers l’écologie qui, dépouillée de ses oripeaux de la « bien pen­sance verte », apparaît sous son vrai visage de parti de l’étranger rassembleur des der­niers trotskystes à la solde du mondialisme. Il en démasque aussi la dialecti­que et les enjeux fondés sur trois affirmations hasar­deu­ses : la lutte contre le « réchauffement » climati­que, l’extinction « imminente » des énergies fossiles, et la « nécessaire » sortie du nucléaire.

    La thèse de l’auteur est terri­ble : L’éolien est un scandale d’Etat qui conduira tôt ou tard les politiques français promoteurs de cette aberra­tion devant la Cour de justice de la Ré­publique.

    Ce livre est une arme essen­tielle et exhaus­tive dans le combat, à la disposition des mé­dias objectifs, des politi­ques incorruptibles (il en reste sans doute) et de ceux qui luttent avec courage au quotidien partout en France où sortent de terre de nou­veaux parcs éo­liens.

    Il y a une impérieuse urgence à rejeter les in­jonctions dic­tatoriales de la Commission euro­péenne si on ne veut pas assister à l’agonie de la France défigurée, la France infectée, la France spoliée...

    Eoliennes scandale d'Etat, Alban d'Arguin, Synthèse éditions, collection Pourquoi ?, 178 pages, 20 €

    L'auteur : Alban d'Arguin, DEA de droit public, DEA d'histoire, Études d'actuariat (ISUP Paris) a fait une carrière de manage­ment et de direction générale à l'international dans un grand groupe financier. Il est retiré aujourd'hui dans l'ouest de la France où il travaille à la restauration d'un domaine entouré de vergers anciens. Il collabore épisodiquement à plusieurs re­vues sous forme de chroniques. Passionné par l'ornithologie et les questions environnementa­les, il a participé récemment à la création d'une association op­posée à l'implantation d'un parc industriel dans sa région. Confronté à l'aberration de ce projet "d'énergie du vent", il a décidé d'instruire objectivement et exhaustivement la question de l'éolien en France

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  • Les médias du système veulent lutter contre la présidence Trump

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « La presse politique est composée des pires personnes que je n’ai jamais rencontrées » déclarait Donald Trump voilà quelques mois. Le jugement du nouveau président paraît en phase avec celui de ses concitoyens puisque seulement 40 % d’entre eux déclarent avoir confiance dans les médias.
    Sean Spicer, nouveau porte parole de la Maison Blanche, a vivement critiqué la couverture médiatique de l’investiture de Trump. 
    Il reproche une tendance à minimiser le succès populaire. Un succès dont témoigne par exemple le nombre de personnes ayant suivi l’investiture à la télévision. Les médias ont également eu une couverture biaisée des groupuscules anti-Trump, qui avaient justement pour objectif de faire échouer l’investiture en bloquant les accès à la cérémonie… La chaîne CNN est même allée jusqu’à évoquer en direct un possible attentat contre Trump, le jour de son investiture.

    De leur côté le New York Times, le Washington Post et NBC se positionnent comme de prétendus résistants face au nouveau pouvoir. CNN a choisi de ne pas diffuser la première déclaration à la presse du porte parole de Trump, décision saluée par la plupart des médias qui souhaitent un rôle « différent » durant la nouvelle présidence.

    Selon Vladimir Poutine, l’oligarchie américaine tente de déstabiliser la présidence Trump, pour saper sa légitimité et réduire sa capacité d’action. En marge d’une rencontre avec son homologue moldave, le président russe a qualifié d’« intox » toutes les polémiques concernant de prétendues frasques sexuelles de Trump en Russie. Poutine a en outre relevé que cette déstabilisation va d’abord contre les intérêts américains.

    http://fr.novopress.info/

  • Marion Maréchal Le Pen : "Vous avez devant vous un 'accident' ... qui préfère aujourd'hui être devant vous... plutôt que d'avoir été avortée"

    Le député FN décoiffe les féministes gauchistes à l'Assemblée. Marion Maréchal Le Pen a a évoqué publiquement son ascendance jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en plein débat sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG :

    "Vous avez devant vous un 'accident' qui se vit bien et qui préfère aujourd'hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d'avoir été avortée."

    Elle rappelle ainsi les informations publiées en 2013 par le journal L'Express, qui révélait que son père biologique est le journaliste Roger Auque et non pas Samuel Maréchal, qui l'a reconnue quand elle avait deux ans.

    "La réalité c'est que vous êtes des féministes ringardes. Les dinosaures politiques d'un temps 'soixante-huitard' révolu (...) Vous êtes la honte du combat des femmes, obsédées par la couleur du cartable (...) Complètement à côté de la plaque."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html