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lobby - Page 1841

  • Entretien avec un caricaturiste français poursuivi pour un dessin "antisémite"

    Zéon, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est un artiste français de 31 ans qui habite à Paris. Il publie fréquemment des dessins et des bandes dessinées, tout en faisant partie d’un groupe de dessinateurs français dissidents ostracisés par les médias traditionnels. Avec d’autres artistes, il produit des BD telles que L’Almanach pour tous.
    Brandon Martinez, du site Non-Aligned Media (NAM) a réalisé un entretien avec Zéon, qui a récemment été arrêté et accusé d’ « incitation à la haine » en France pour un dessin antisioniste réalisé en 2009.

    Brandon Martinez — Depuis combien de temps faites-vous des dessins politiques ?
    Zéon — J’ai réalisé mes premiers dessins sous le pseudonyme de Zéon en 2007.
    Quand avez-vous pris conscience du lobby sioniste et de son influence sur la France ?
    En 2003, lorsque Dieudonné, un humoriste français, a été banni des médias officiels pour un sketch sur Israël.
    Vous avez récemment été arrêté pour avoir « offensé Israël » dans l’un de vos dessins. Qu’en est-il de cette affaire, et quelle est l’accusation qui pèse contre vous ?
    Le juge m’accuse de « provocation à la discrimination raciale et religieuse par le biais de mots, images et moyens de communication électronique offensifs », car j’ai dessiné un enfant palestinien poignardé par une lame en forme de carte d’Israël. J’ai réalisé ce dessin en 2009, lors du massacre de Gaza.
    Beaucoup sont agacés par l’hypocrisie du gouvernement français qui, d’un côté, se présente en champion de la liberté d’expression suite aux caricatures contre les musulmans de Charlie Hebdo, et de l’autre, persécute sans pitié les dissidents qui critiquent Israël ou les juifs (des dissidents comme vous). Ce deux poids, deux mesures est-il compris par la majorité des Français, ou bien le peuple français est-il encore majoritairement ignorant de ces faits ?
    Zéon — Une bonne partie des Français sont au courant, surtout les jeunes d’aujourd’hui, principalement dans la classe ouvrière.
    Après l’attentat de Charlie hebdo, nous avons vu le régime français mettre en application des lois liberticides qui rendent pour ainsi dire illégale toute contestation de la politique étrangère de ce gouvernement néoconservateur. Est-ce que ces lois auront un impact sur des artistes tels que vous ?
    Zéon — Oui, bien évidemment ! Après l’attentat de Charlie Hebdo, de nombreuses personnes ont été accusées sur base de la loi contre l’ « apologie du terrorisme ». Même un gosse de 8 ans a été arrêté !
    Qu’est-ce que les Français pensent de l’affaire Charlie Hebdo ? De nombreuses personnes affirment qu’il s’agirait d’une mise en scène, ou que tout du moins, on a laissé cet attentat se produire. Qu’en pensez-vous, personnellement ?

    Zéon — Pour l’instant, une vague d’émotion pèse sur le débat public, mais cela ne peut pas durer éternellement, et la réflexion rationnelle va refaire surface… « Vous pouvez tromper quelques personnes une fois, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ! ». Concernant l’attentat contre Charlie Hebdo, je ne suis pas un spécialiste, mais à mon avis, ce genre d’attentats terroristes est le plus souvent supervisé et contrôlé par les services secrets. Ce sont les seuls à disposer des moyens et de la logistique nécessaires pour faire en sorte que ces opérations aboutissent. Il y a de nombreux exemples, comme les attentats du 11-Septembre, ou ceux de Toulouse, de Montauban… Ils infiltrent des groupes radicaux, puis détectent et manipulent selon leurs besoins les plus fanatiques d’entre eux pour commettre ces actes de violence. Je crois que c’est ce qui s’est produit dans l’affaire Charlie Hebdo.
    Nous avons vu la grande marche des hypocrites peu après les attentats, avec notamment quelques-uns des pires criminels de guerre au monde, comme Netanyahou. Les Français ne sont-ils pas dégoûtés de voir ce tragique événement être instrumentalisé par des politiciens pour réduire les libertés et prendre des mesures plus belliqueuses encore au Moyen-Orient afin de satisfaire les désirs d’Israël ?
    Zéon — Si. Chaque jour, de plus en plus de gens s’éveillent et luttent contre ce type de manipulations. C’est un gros problème pour le régime de François Hollande. Ils essaient par tous les moyens de nous ramener vers la seule et unique bonne façon de penser, la « pensée unique ». Ils veulent nous faire croire que tout ce que les médias officiels racontent est la vérité et nous diriger comme des moutons.
    Quel lien entretenez-vous (si c’est le cas) avec le groupe Égalité et Réconciliation d’Alain Soral ?
    Zéon — Je travaille fréquemment avec eux et leur maison d’édition, Kontre Kulture. Par exemple, nous allons publier dans quelques jours une petite BD : Je ne suis pas Charlie… et j’t’emmerde !, afin de répondre avec humour à cette oligarchie qui veut nous faire choisir entre deux camps : les Charlies ou les terroristes. 
    Comment les gens peuvent-ils consulter vos créations et vous apporter leur soutien ?
    Zéon — Vous pouvez trouver mes dessins sur Internet ou sur mon blog : https://zeondessinateur.wordpress.com. Pour me soutenir, vous pouvez acquérir ma BD, Yacht People, que j’ai réalisé avec Dieudonné et Alain Soral. Malheureusement, elle n’est disponible qu’en français, pour l’instant… Mais nous travaillons sur un dessin animé en 3D qui sera traduit en anglais et en espagnol

    Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EukylupuFErJgmlaaC.shtml

  • Selon la justice, contrairement aux Noirs, les Blancs n’existent pas

    Si la justice française voulait instaurer un apartheid racial, s'y prendrait-elle autrement ?

    L’affaire remonte à 2010, quand le sociologue Saïd Bouamama et le rappeur Saïdou – du collectif ZEP (Zone d’expression populaire) – enregistrent un disque Nique la France – Devoir d’insolence, entraînant une plainte de l’AGRIF pour « injure publique à caractère racial et une provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes ».

    Nique la France martèle le passé colonialiste et impérialiste du pays, « ses odeurs, ses relents, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes » et oppose les « petits Gaulois de souche » et « les culs tout blancs présents à l’Assemblée nationale » aux « Arabes, Noirs et musulmans ».

    L’AGRIF relève alors l’escroquerie du procédé sémantique consistant à amalgamer ces trois catégories « comme si tous les Arabes et les Noirs étaient musulmans et comme si tous les musulmans étaient anti-français ». 

    La XVIIe chambre du tribunal de Paris vient pourtant de débouter l’Alliance générale contre le racisme et l’identité française de sa plainte au motif que « la blancheur » ne repose sur aucun « critère scientifique », et ne constitue pas « une composante juridique de la qualité de Français ». En outre, la « blancheur », pour le juge de la XVIIe chambre, « varie selon les époques, les cultures et les classifications administratives propres à chaque pays ».

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  • Hommage aux victimes de Merah, ou réunion anti-FN ?

    Puissants détecteurs de métaux à l’entrée de la salle, service d’ordre musclé et peu amène, il fallait montrer patte blanche à l’entrée de la Halle aux Grains, à Toulouse, lieu de l’hommage aux victimes de Mohamed Merah. Tout le gratin politico-médiatique s’était donné rendez-vous dans la salle de concert toulousaine. De Bernard-Henri Lévy à Sarkozy en passant par Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belakacem ou le maire de Toulouse, qui a appelé à combattre le « nazislamisme » en oubliant de parler du simple islam très implanté dans la Ville Rose.

    Hommage aux victimes de Merah, ou réunion anti-FN ? (Présent 8319)Organisée par la puissante communauté juive de Toulouse, cette soirée a permis à l’ambassadeur d’Israël de rendre un hommage appuyé à Latifa Ben Zieten, mère de l’une des premières victimes de Merah, très active dans la défense du « vivre-ensemble » et présente dans la salle au côté de BHL. L’ancien président de la République a fait le procès de l’antisémitisme, il a assuré la communauté juive de tout son amour et a essayé de la dissuader de prendre le chemin d’Israël.

    Quant à Bernard Cazeneuve, il a profité de cette tribune pour justifier les restrictions à la liberté d’expression sur internet tout en plaidant pour le fameux « vivre-ensemble ». Cazeneuve et Sarkozy ont tous les deux tenu à dire que la France ne serait pas ce qu’elle est sans la présence de la communauté juive, déclenchant des applaudissements nourris dans l’assemblée.

    Restait à Bernard-Henri Lévy, principal responsable du chaos libyen et de ses conséquences notamment dans le domaine de l’invasion migratoire, le soin de prononcer le mot de la fin. Serré dans un costume trop petit, le poitrail dégagé, il s’est bien gardé de parler islam ou djihadisme. Que croyez-vous qu’il dénonçât ? Le seul et unique Front national, responsable à ses yeux de tous nos maux. Le visage déformé par le fanatisme, il a sorti l’habituel florilège anti-FN et martelé sa haine du mouvement national.

    Bref, une soirée à l’image de la confusion mentale qui règne dans notre pays depuis des années.

    Françoise Monestier

    En partenariat avec le quotidien Présent – Chaque jour, retrouvez sur Novopress la Une du quotidien Présent ainsi qu’un article sélectionné par la rédaction et mis gratuitement à votre disposition. Seul quotidien de réinformation, Présent est unique dans le paysage médiatique français. Contribuez à abattre le mur de la bien-pensance et du médiatiquement correct, lisez et faites lire Présent ! Abonnez-vous !

    http://fr.novopress.info/184354/hommage-aux-victimes-merah-reunion-anti-fn-present-8319/#more-184354

  • Loi Leonetti votée à Assemblée

    Ce mardi 17 mars fut un jour bien triste pour notre pays, avec le vote de la loi Leonetti (par les députés PS et UMP), ouvrant le chemin de l’euthanasie…

    Des jeunes du Renouveau français parisien ont réagi en déployant une banderole devant l’Assemblée et en distribuant des tracts.

    20150317_191401

    http://www.contre-info.com/20150317_190754

     

     

     

  • La destruction de la famille, étape dans la construction d’une société totalitaire

    Eric Letty, journaliste, et Guillaume de Prémare, ancien président de la Manif pour tous et nouveau délégué général d’ICHTUS, viennent de faire paraître un ouvrage, Résistance au Meilleur des mondes. Eric Letty explique à Présent :

    R"[N]ous sommes convaincus, Guillaume de Prémare et moi, que la loi Taubira dite du « mariage pour tous », contre laquelle une grande partie des Français s’est mobilisée, n’est qu’une étape de la construction d’une société totalitaire mondialisée, qui ressemble sous de nombreux aspects auMeilleur des mondesdécrit dans le célèbre livre d’Aldous Huxley, publié en 1932. Dans notre essai, nous comparons d’ailleurs l’univers d’Huxley avec l’émergence d’une humanité unisexe, annoncée par exemple par Jacques Attali : le parallélisme est frappant.

    Vous dites de l’ouvrage L’Evangile face au désordre mondial qu’il est prémonitoire. Pouvez-vous nous préciser en quoi ?

    Mgr Schooyans, professeur à l’université catholique de Louvain, qui a publié ce livre en 1997, y montrait déjà comment se mettait en place, sous l’égide des Nations unies, ce système mondialisé, par l’effacement des nations et la destruction de la famille. Il consacrait en outre – voilà près de vingt ans ! – un chapitre à l’idéologie du genre, dont on parlait très peu à l’époque. L’ouvrage était préfacé par Mgr Ratzinger, futur Benoît XVI, qui dénonçait la « nouvelle anthropologie, qui devrait être la base du Nouvel Ordre Mondial ».

    Quelles sont, selon vous, les étapes de la mise en place du « Meilleur des mondes » ?

    La conception du Meilleur des mondes remonte au lendemain de la deuxième guerre mondiale et sans doute même avant : on y rencontre des personnages comme la théosophe Margaret Sanger, raciste et eugéniste, qui fonda le Planning familial international et fut à l’origine de l’invention de la pilule contraceptive. Les étapes de sa mise en place suivent deux voies parallèles : celle de la destruction des nations au bénéfice du mondialisme, qui vise à déraciner l’individu, et celle de la destruction de la famille, qui tend à l’esseuler.

    En France, ces étapes correspondent notamment, dans le premier cas, aux abandons successifs de la souveraineté nationale au bénéfice d’une Union européenne fédéraliste, et au choix politique d’une immigration de peuplement. Et dans le deuxième cas, à l’adoption de législations qui ont favorisé l’effacement du modèle familial traditionnel au bénéfice des nouveaux modèles : familles recomposées, pacs, concubinage, aujourd’hui « mariage » homosexuel, mis sur un pied d’égalité avec le premier dans le but de casser la norme, et l’idée même de la norme. [...]

    La famille est, certes, fragilisée, mais c’est un maillon fort et le principal lieu de résistance aux totalitarismes, parce qu’elle transmet naturellement un patrimoine linguistique, culturel, coutumier, etc. Elle est le premier terreau, vital et nourricier, dans lequel les personnes – j’oppose cette notion à celle d’individus – s’enracinent. Dans le Meilleur des mondes d’Huxley, les enfants sont fabriqués en flacon et l’idée même de la maternité est devenue obscène… La famille constitue donc l’enjeu principal d’une bataille depuis longtemps engagée ; face au projet inhumain qui nous menace, elle reste le rempart de nos libertés."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
  • Quand le « vivre-ensemble » est filmé

    (USA) Une jeune fille blanche et son petit frère sont violemment agressés, sous l’oeil complice de ceux qui filment.
    Une scène ordinaire dans les pays occidentaux.
    Imaginez un instant que les couleurs aient été inverses, et le tintamarre médiatique qu’une telle video aurait suscité…

    (images pénibles)

    http://www.contre-info.com/

  • Marche pour la vie à Lyon : le parcours

    Voilà le trajet de la marche pour la vie qui aura lieu demain après-midi à Lyon :

    Itinéraire_propre

    Michel Janva

  • Manifestation pour la vie à Lyon : c'est demain

    Le départ de la marche est prévu à 14h30, place Saint Jean. Le Salon Beige dévoile le nom des intervenants que vous pourrez entendre demain :

    • Garder enfantPatrick Recipon, président de l'Université pour la Vie, qui parlera de l'engagement des les associations locales
    • Jeanne qui présentera l'association la Maison de Marthe et Marie, et une Maman qui témoignera de son passage dans la colocation
    • Santiago Muzio, avocat qui parlera des dernières législations en matière de fin de vie, d'objection de conscience, de délai de réflexion pour l'avortement
    • Amélie D, qui témoignera de l'avortement
    • Marie Quioc qui parlera du bonheur et de la particularité d'avoir une soeur ayant une trisomie
    • Laure M, atteinte d'une maladie incurable qui témoignera et parlera de la fin de vie
    • Paul Colrat, qui donnera une réflexion plus philosophie sur l'euthanasie, et l'accueil de la vie en général
    • une infirmière et un médecin, qui donneront une tribune sur l'objection de conscience

    Michel Janva

  • L’arme de l’information « Made in USA » contre les dirigeants européens …

    Doit on les appeller « alliés »? Nous n’arrivons plus à digérer tout ce qui vient de l’autre côté de l’Atlantique. Les moyens de pressions qu’ils emploient envers tous ceux qui ont des vélléités d’indépendance, sont à la mesure des mètres carrés de leur territoire. Ils ne reculeront devant aucune bassesse, pour maintenir leur « titre » de « gendarme du monde ». Quitte pour cela, à fomenter guerre et atrocités, dont ils s’empresseront de rejeter la responsabilité sur ceux qu’ils ont osé leur résister. Quels moyens de pressions ont ils sur la France, pour que nous soyons à genoux devant ces « va t-en guerre »?

    Anonymous est apparu pour la première fois sur la toile d’Internet en 2003 comme un groupe de hackers activistes défendant la liberté d’expression et opérant comme un «  cerveau digital global anarchiste. » Il s’agit d’un instrument, ou plutôt d’une arme destinée à être utilisée dans la guerre de l’information. Et cette arme a un avantage considérable : il s’est bien souvent avéré difficile de savoir qui l’utilisait vraiment. Pourtant, le problème ne se posait pas lorsqu’Anonymous publiait en 1993 une photo d’Angela Merkel rendant visite au Club Elbterrassen pour y rencontrer quelques skinheads et quelques autres personnages dont l’un exécutait un salut nazi…

    Berlin s’était alors fendu d’explications circonstanciées, mais ce n’est pas là le problème. Une photo vieille de plus de 12 ans vient d’être publiée le 9 février dernier, juste avant la visite d’Angela Merkel à Washington, et après sa rencontre avec le président français François Hollande et le président russe Vladimir Poutine à Moscou, une réunion qui a duré plusieurs heures.

    En publiant cette photo, Anonymous demandait si, pour diriger l’Allemagne, on pouvait vraiment faire confiance à une femme politique qui fut membre de l’Organisation de la Jeunesse socialiste en Allemagne de l’Est, qui était une espionne de Berlin Est, et qui fricotait avec les nazis.

    L’attaque médiatique a été précédée par un événement notable : la chancelière s’est opposée à l’idée de fournir des armes léthales à  l’Ukraine. Angela Merkel a pris la parole lors d’une conférence sur la Sécurité à Munich le 7 février pour dire que « la situation de l’Ukraine ne s’améliorera pas en fournissant plus d’armes. » Et elle a réitéré cette affirmation un certain nombre de fois lors de ses récents voyages aux États-Unis et au Canada. Aux USA, ce sont le sénateur John McCain et la secrétaire d’État adjointe aux affaires européennes et asiatiques, Victoria Nuland, qui ont répondu en premier. Le Sénateur a comparé les tractations entre Merkel, Hollande et Poutine à la réunion d’apaisement entre Neville Chamberlin et Adolf Hitler. Mme Nuland a, comme à son habitude, utilisé un langage particulièrement obscène pour qualifier la dirigeante du principal État européen.

    Il faut se rappeler aussi que depuis un certain temps, les services secrets américains ont abondamment collecté toute sorte d’informations, par différents moyens, dans le but de pouvoir les utiliser contre la chancelière allemande. On a appris par exemple en octobre 2013 que la NSA (National Security Agency) avait mis sur écoute le téléphone personnel de Mme Merkel, et l’information selon laquelle l’Agence américaine maintenait depuis plus de 10 ans la Chancelière sous surveillance a provoqué un énorme scandale. Mme Merkel a expliqué qu’elle n’attendait ni n’exigeait aucune excuse particulière, mais cette affaire a ouvert une importante brèche dans la confiance mutuelle et il a fallu des efforts importants pour tenter de la restaurer. Les promesses n’ont pas suffi, et la situation imposait des changements. Dans ces circonstances, la Chancelière pouvait difficilement calmer l’indignation générale, mais Washington a fait la sourde oreille sur ce qu’elle disait. L’histoire des enregistrements a finalement été étouffée et il n’y a eu aucun réel changement.

    Angela Merkel n’est pas la seule dirigeante européenne à avoir fait l’expérience des pratiques de Washington concernant toute « liberté de pensée »  des leaders européens, en particulier quand il  s’agit de la Russie. Les exemples ne manquent pas.

    La Hongrie, emmenée par son premier ministre Victor Orban, a signé avec la Russie un contrat pour achever la construction de deux centrales nucléaires situées à 100 km de Budapest. Les États-Unis ont [immédiatement] imposé des sanctions contre la Hongrie. Le Sénateur McCain, toujours aussi prompt à dégainer, a qualifié le premier ministre hongrois de « dictateur fasciste ». [Dans le même temps], le président Poutine était attendu à Budapest le 17 février.

     

    L’administration US est aussi insatisfaite de la position de Milos Zeman, le président de la République tchèque, qui a osé demander des preuves que les troupes russes ont bien envahi l’Ukraine, et a appelé les États-Unis et l’Union européenne à mettre fin aux sanctions. Les USA ont alors utilisé leurs réseaux dans le pays pour lancer une vaste campagne discréditant le Président.

    Alors qu’il était premier ministre de l’Italie, Silvio Berlusconi n’hésita pas à affirmer que la compréhension mutuelle entre la Russie et les États-Unis était une exigence pour la stabilité en Europe. Il a déclaré que les USA avaient agi de façon irresponsable en déployant des missiles de défense en Pologne et en République tchèque, en reconnaissant l’indépendance du Kosovo, et en poussant la Géorgie et l’Ukraine dans l’OTAN.

    Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur du fonds monétaire international, a été victime d’une provocation planifiée longtemps à l’avance et organisée contre lui aux États-Unis où il a été accusé d’avoir violé une femme de chambre noire lors de son séjour à New York. Il a dû faire faire à un procès aux États-Unis. On a su par la suite que la femme de chambre avait menti, mais cela est passé totalement inaperçu. Strauss-Kahn a perdu son poste au FMI et n’a pas pu se présenter aux élections présidentielles en France.

    Orban, Zeman, Berlusconi, Strauss-Kahn, et maintenant Merkel : tous sont devenus des cibles pour les frappes chirurgicales des armes de l’information US contre les politiciens européens montrant de bien trop grandes velléités d’indépendance en matière de politique étrangère, au goût de Washington.

    L’establishment américain pense que l’Europe doit rester sur sa ligne et suivre la politique étrangère US sans aucune variante possible. Selon eux, c’est comme cela que s’obtient la quintessence de la coopération transatlantique. Juste après sa rencontre avec Angela Merkel, le président américain a expliqué lors d’une interview à Vox.com, que les États-Unis étaient  obligés d’avoir « la plus puissante armée du monde. » Et il a ajouté « nous devons parfois tordre un peu le bras de certains pays qui ne veulent pas faire ce qu’on leur demande. » La brutalité de cette déclaration ne laisse aucun doute sur le fait que les États-Unis sont prêts à « tordre le bras » de n’importe quel allié qui n’aurait pas les mêmes vues qu’eux sur les différents problèmes dans le monde.

    Les alliés (vassaux ?) européens, ou asiatiques peuvent être certain de cela. Le président turc Erdogan est très certainement le prochain sur la liste. On ne lui pardonne pas d’avoir signé avec Poutine l’accord sur le gazoduc « Turkish Stream ». Et on entend clairement le tic-tac de l’horloge.

    - Source : Georgy Voskresensky-Traduction Christophe

    Ex: http://zejournal.mobi

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2015/02/22/l-arme-de-l-information-made-in-usa-contre-les-dirigeants-europeens.html

  • La « liberté », c’est fini. Le système musèle internet. Nos jours sont comptés…

    Nicolas Bourgoin, démographe, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur.

    Le front des libertés publiques est l’un des rares domaines où le gouvernement ne chôme pas. L’encre du dernier décret concernant les sites faisant l’apologie du terrorisme est à peine sèche qu’une première victime est déjà tombée : le site islamic-news, réputé pro-djihad.

    Et celui-ci ne devrait être que le premier d’une (très) longue liste car au moins une cinquantaine de plateformes sont d’ores et déjà dans le collimateur du gouvernement.

    Prenant acte d’une individualisation des parcours terroristes, la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme est dirigée contre les « loups solitaires » se radicalisant sur Internet. Mais gares aux victimes collatérales… La tentation est évidemment grande de s’en servir aussi contre des sites contestataires non liés à la mouvance islamique mais prônant l’activisme militant ou le soutien aux mouvements de libération nationale. En réalité, tout est dans la manière de définir le « terrorisme », notion éminemment élastique…

    À l’occasion des débats parlementaires de l’automne dernier, le projet de loi antiterroriste porté par Bernard Cazeneuve a été dénoncé comme inadapté à la menace qu’il prétendait éradiquer et fortement liberticide. Renforçant la surveillance sur Internet, il permet, par son article 4, le blocage administratif des sites faisant l’apologie du terrorisme ou incitant à commettre des actes terroristes.

    L’apologie du terrorisme, comme l’apologie des crimes de guerre, était jusque-là réprimée par la loi sur la presse de 1881 qui encadre la liberté d’expression en France. Le texte a sorti de ce périmètre législatif relativement protecteur les délits de « provocation aux actes de terrorisme » et d’« apologie du terrorisme », pour les intégrer dans un article spécifique du code pénal, considérant qu’il ne s’agit pas « d’abus de la liberté d’expression (…) mais de faits qui sont directement à l’origine d’actes terroristes », afin de les réprimer plus sévèrement tout en donnant davantage de pouvoirs aux enquêteurs travaillant sur ces dossiers, notamment pour infiltrer des réseaux et avoir recours à des écoutes et des sonorisations. Le texte permet aussi la possibilité d’un blocage administratif, sans requérir l’aval d’un juge, de sites faisant l’apologie du terrorisme.

    La procédure est expéditive : si l’éditeur et l’hébergeur d’un site ne répondent pas aux demandes de retrait de la police judiciaire, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) sont alors saisis pour bloquer l’accès sans délai. Une mesure qui s’inspire des dispositions prévues pour les sites pédopornographiques et qui, à défaut d’être efficace, constitue une entrave de plus à la liberté d’expression. Ce dispositif de blocage qui échappe à toute procédure contradictoire est en effet totalement opaque en plus d’être arbitraire : le ministère de l’Intérieur rend inaccessible les contenus incriminés et n’a pas à motiver sa décision. Ainsi, pas un début de preuve de la dangerosité du site islamic-news n’a été apportée. Et, cerise sur le gâteau, en redirigeant les internautes vers une page

    en redirigeant les internautes vers une page d’accueil sous son contrôle, le ministère de l’Intérieur se donne les moyens de connaître les adresses IP des visiteurs de ces sites…

    “En redirigeant les internautes vers une page d’accueil sous son contrôle, le ministère de l’Intérieur se donne les moyens de connaître les adresses IP des visiteurs de ces sites…”

    d’accueil sous son contrôle, le ministère de l’Intérieur se donne les moyens de connaître les adresses IP des visiteurs de ces sites… Plutôt inquiétant quand on sait par ailleurs que le gouvernement envisage d’étendre le blocage administratif aux sites faisant la promotion de propos racistes ou antisémites, voire antisionistes, infractions qui seraient également sorties de la loi de la presse de 1881 afin de faciliter et durcir les sanctions à leur encontre.

    Plus grave, le blocage concerne une infraction dont les contours sont toujours aussi flous : la définition du terrorisme donnée par l’Union européenne est en effet assez large pour permettre la répression d’actions syndicales ou politiques non-violentes (grève illégale, blocage de systèmes informatiques, occupation de routes, de bâtiments publics ou privés pour manifester) : « association structurée, de plus de deux personnes, établie dans le temps et agissant de façon concertée en vue de commettre des infractions terroristes (…) visant à menacer un ou plusieurs pays, leurs institutions ou leur population avec l’intention d’intimider ces derniers et de modifier ou détruire les structures politiques, sociales et économiques de ces pays ». Le soutien à un mouvement social radical ou à une lutte comme celle du mouvement palestinien pourrait très bien tomber à terme sous le coup de l’inculpation d’apologie du terrorisme. Le CRIF considère d’ores et déjà qu’une exposition photographique sur le Hamas fait l’apologie du terrorisme et a demandé son interdiction.

    Le contrôle d’Internet est une constante préoccupation des gouvernements qui se succèdent depuis 10 ans car cet espace de liberté et aussi souvent un espace de contestation. Mais jamais on n’était allé aussi loin dans les mesures liberticides. Le prétexte de l’antiterrorisme justifie une surveillance sans précédent d’Internet et un renforcement du pouvoir exécutif en installant une justice administrative expéditive. Cette reprise en main est bien utile au gouvernement pour faire diversion et resserrer les rangs dans un moment de crise économique, sociale et politique sans précédent.

    Nicolas Bourgoin, 18/03/2015

    Source : Le Blanc et le noir.com

    http://www.polemia.com/la-liberte-cest-fini-le-systeme-musele-internet-nos-jours-sont-comptes/