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  • La Marche pour la Vie 2015 en direct! (Actualisez votre page) suite

    La marche commence dans un silence de mort : pas de musique, pas de slogan, le cortège est figé... La scénographie se veut très symbolique : 

    "Une marée de 10.000 ballons noirs tenus assez serrés par les marcheurs symbolise la tristesse des 9 millions d’avortements en France depuis 40 ans et cette inquiétude qui monte, cette crainte réelle de voir de façon imminente l’euthanasie légalisée en France. Nombre de visages sont recouverts de masques hygiéniques. La vie est fragile, il faut se protéger de toutes les formes d’agressions parmi lesquelles celles d’une médecine qui abandonne le serment d’Hippocrate. En 2015, la légalisation de l’euthanasie représente une menace pour tous. Les plus vulnérable d’entre nous, les personnes agées, les malade, les personnes handicapées sont en première ligne. Avec la gravité d’une marche funèbre, nous voulons affirmer notre opposition à la légalisation de tout geste euthanasique. Aucune affiche, aucune revendication ne se voit. Les affiches sont tenues par un bras ballant le long des jambes. Ne dominent au dessus des têtes que les ballons".

    Le cortège repart... 10 000 personnes sont déjà présentes.

     

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     A suivre

  • La Marche pour la Vie 2015 en direct! (Actualisez votre page) suite

    C'est au tour de Gregor Puppinck, Directeur du Centre européen pour le droit et la justice, de s'exprimer. Il est l'auteur de cet article "Le drame des enfants nés vivants durant leur avortement" publié cette semaine : 

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    "Une grossesse sur 5 finit par un avortement en France, et une sur 3 en Europe!".

    Ca y est, la place Denfert-Rochereau est pleine! Et du monde arrive encore de partout..

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    L'orateur remercie les rares députés qui ont voté dernièrement contre la résolution sur l'avortement. C'est désormais Jacques Bompard qui est au micro.

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    Le cortège est désormais près, la place comble :

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    14h10: Dans une marée de ballons noirs, les premiers slogans fusent  "je suis Vincent Lambert!".

    «Je marche pour la vie de mon fils» déclare madame Lambert mère de Vincentici.

    A suivre

  • La Marche pour la Vie 2015 en direct! (Actualisez votre page)

    Voici 10 ans que les défenseurs de la vie martèlent le pavé parisien. C'est la jeunesse de France qui demande la fin du massacre des enfants dans le sein de leur mère, la'abrogation de la loi Weil et par conséquent l'instauration de toutes les mesures nécessaires à l'accueil de la vie et à l'accompagnement en fin de vie.

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    La Marche se déroulera en toute sécurité : merci à l'ordre de  Malte !

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    Cette année, un rappel élémentaire concernant l'avortement et l'euthanasie : 

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    La tête du cortège se met en place : 

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     13h55 : première intervention. Jean-Pierre Maugendre prend la parole.

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    Jacques Bompard et Marie-Claude Bompard sont fidèlement présents.

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    Ballons noirs et boucliers verts : une nouveauté de cette année

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    A suivre

  • Laurent Obertone : “Le système retourne les faits à l’avantage de son utopie”

    Avec “la France Big Brother”, Laurent Obertone nous livre un réquisitoire contre le conditionnement imposé aux Français. Dans cet entretien accordé au journal Valeur actuelles, l’auteur explique notamment que “le système retourne les faits à l’avantage de son utopie”.

    Voici quelques extraits :

    La France subit trois attentats terroristes et nos élites lancent une campagne contre l’islamophobie. Comment l’expliquez-vous ?

    C’est une démonstration de la capacité de manipulation de Big Brother, une démonstration de réécriture du présent, de double pensée, de retournement des faits à l’avantage d’une utopie. Les médias, en particulier, contrefont le réel, le filtrent, l’expurgent de tout ce qui nuit à leur morale progressiste et nous projettent une image du pays totalement falsifiée. À les entendre, des extrémistes indistincts n’ont attaqué que le “vivre-ensemble”, à peu près comme le fait, selon eux, Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs été accusée, sinon de monter les Français les uns contre les autres, du moins de « récupérer » l’affaire et d’en« profiter », quand Cazeneuve, Valls et Hollande ont connu un rebond de popularité spectaculaire… Tout est fait pour dissocier les effets des causes, il faut croire que ça fonctionne.

    Les attaques des 7, 8 et 9 janvier marquaient la défaite d’un système complaisant envers le communautarisme, l’immigration et l’islamisation de la France. Comment ce système et ses acteurs ont-ils réussi à retourner leur échec en ce que vous qualifiez de “kermesse antiraciste” ?

    Il faut une grande expérience en la matière. Aussi vite que possible, on évacue les faits, pour seriner les messages slogans : “pas d’amalgame”,“l’islam est la première victime”, “cela n’a rien à voir avec l’islam”. Ce sont les “valeurs” progressistes qu’on vise. À partir de là, tous ceux qui voulaient se révolter contre les terroristes islamistes, tous ceux qui voulaient s’interroger sur leur suivi, sur les soutiens dont ils bénéficient dans les banlieues, sur la balkanisation de la société française, étaient présentés comme des intolérants et des fascistes, complices des terroristes (pourquoi se gêner ? ).

    Les gens perçoivent confusément le lien entre immigration massive, communautarisme et islamisation du pays. Pourtant, ce système ne doit pas être remis en cause. Pourquoi ?

    L’immigration, le multiculturalisme, l’islam sont extrêmement valorisés par Big Brother. On prétend qu’ils amènent prospérité, enrichissement, qu’ils n’ont rien à voir avec l’insécurité et le terrorisme. La “légitimité” des promoteurs est donc suspendue aux faits : si les faits sont défavorables, les promoteurs seront montrés du doigt.

    http://fr.novopress.info/181518/laurent-obertone-systeme-retourne-les-faits-lavantage-utopie/

  • Avec la réforme de Taubira un détenu en sursis a le droit de se rendre à l'étranger

    Lu ici :

    "Jusqu'en septembre 2014, avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale de Christiane Taubira, les personnes assujetties à un SME devaient obligatoirement obtenir "l'autorisation du juge de l'application des peines" avant d'envisager "tout déplacement à l'étranger". Ce n'est plus le cas depuis le 1er octobre 2014. La loi de la garde des Sceaux a fait en sorte que cette obligation ne soit plus "automatique". Désormais, le condamné placé sous SME n'a plus besoin que d'"informer préalablement" son juge de "tout déplacement à l'étranger"."

    Les voyageurs pour la Syrie n'ont plus besoin de prévenir le juge avant de prendre leur billet. Toujours pas de démission du côté de la place Vendôme ?

    Michel Janva

  • L’échec de l’intégration des musulmans démontrée dans une émission en Belgique

     

    « L’intégration est un échec ! ». Voilà le thème du premier numéro de l’émission « Dossiers tabous » diffusé mardi soir sur RTL TVI. Annoncé en grande pompe car marquant le retour à la télé du célèbre journaliste belge Jean-Claude Defossé, les Belges étaient impatients de découvrir ce programme. Mais outre les appréciations de certains Belgo-belges, l’émission a provoqué un tollé.

    Et pour cause, Jean-Claude Defossé présente l’intégration des immigrés musulmans en Belgique comme un «échec». Politiques, militants associatifs, citoyens lambda, les critiques ont émané de tout bord.

    Jean-Claude Defossé assume totalement son reportage :

    Accusé par les uns de “surfer sur les clichés” ou de faire un “mélange d’amalgames”, M. Defossé ne change pas sa ligne de conduite. “Mon but était de secouer le cocotier pour voir ce qui tombait, de faire réfléchir en somme. Et j’ai réussi. Un reportage sans critiques, c’est pour moi un reportage à l’eau tiède. Si c’était à refaire, je ne changerais rien”.

    http://fr.novopress.info/

  • La guerre civile aura bien lieu !

    La France est une vaste Cocotte-Minute dont les gouvernants et les médias ont refermé définitivement le couvercle de peur de voir une réalité politiquement incorrecte s'en échapper.

     

    Il n’est pas question pour moi de me réjouir d’un fait que j’analyse et auquel je compte bien consacrer plus qu’un article. Mais il est essentiel d’arracher le bandeau que porte aujourd’hui notre société face à la montée des périls qui se dessinent et qui hélas, j’en suis persuadé, vont nous conduire à une guerre civile soit larvée soit ouverte. Mais d’abord, qu’est-ce qu’une guerre civile ? Une guerre civile est la situation qui existe lorsqu’au sein d’un État, une lutte armée oppose les forces armées régulières à des groupes armés identifiables, ou des groupes armés entre eux, dans des combats dont l’intensité se prolonge dans le temps, dépassant ainsi la simple révolte ou l’insurrection.

    Les causes d’une guerre civile sont multiples. En analysant celles qui se sont enchaînées dans l’Histoire, nous trouvons quatre grands types d’éléments déclencheurs : les différends territoriaux, les conflits ethniques, les antagonismes religieux, les crises socio-économiques. Souvent, d’ailleurs, certains de ces éléments se conjuguent entre eux lorsque le conflit éclate. La gravité de la situation de la France de 2015 est que ces quatre données sont présentes dans notre société. Jusqu’à ces derniers temps, on pouvait penser qu’il manquait la première composante, la composante territoriale. Christophe Guilluy, avec son livre La France Peripherique, Comment on a sacrifié les classes populaires, vient de démontrer que des territoires bien délimités existent et sont différenciables entre zones urbaines et zones périphériques.

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  • La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge

    Alors que Manuel Valls n'en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l'ONU que la France mettrait en place "à brève échéance" le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l'Etat, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.
    Jeudi matin, l'Assemblée générale de l'ONU tenait à New York une réunion plénière informelle exceptionnelle, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy, sur la question de la montée des violences antisémites dans le monde. La réunion avait été programmée avant les attentats commis en France, mais a nécessairement gagné en importance par l'assassinat de quatre otages juifs détenus dans l'épicerie de Vincennes par Amedy Coulibaly.
    A cette occasion, le secrétaire d'état aux affaires européennes, Harlem Désir, a prononcé un discours dans lequel il a confirmé les pistes avancées la semaine dernière par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui n'ont pourtant pas été évoquées mercredi lors de la conférence de presse de Manuel Valls. En particulier, Harlem Désir a confirmé qu'à "brève échéance", la France mettrait en oeuvre "la possibilité d’un blocage administratif des sites internet et des messages à caractère raciste et antisémite".
    Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l'intérieur non soumis au contrôle d'un juge, fut d'abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l'ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n'aide en rien, ne serait qu'un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d'autres types de contenus. L'histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd'hui plus de 2,5 millions d'enregistrements l'avait déjà démontré.
    METTRE DES BARRIÈRES SUR INTERNET
    Nos craintes se sont vérifiées l'an dernier avec l'adoption d'une loi contre le terrorisme qui adopte le mécanisme du blocage extrajudiciaire à l'encontre des sites de propagande terroriste, dont la liste à bloquer sera établie par le gouvernement, sans contrôle d'un juge. Et donc, selon Harlem Désir et Christiane Taubira, il sera très bientôt étendu à des sites racistes et antisémites,avec la forte tentation de bloquer également des sites très critiques contre le sionisme et Israël, sans qu'un juge ne puisse s'y opposer (sauf recours ultérieur une fois la mesure déjà appliquée).
    A l'ONU, Harlem Désir a déclaré que l'antisémitisme "est toujours là, présent, avec son cortège de préjugés, de haine et de violence, parfois comme la résurgence d’un vieil antisémitisme qui remonte du fond des siècles, mais aussi, désormais, sous des formes nouvelles, se répandant sans barrière sur internet et les réseaux sociaux, à l’abri de l’anonymat ou non, prenant parfois prétexte du conflit israélo-palestinien ou s’appuyant sur le dévoiement fanatique de l’islam ancien ou nouveau".
    RENDRE RESPONSABLES LES INTERMÉDIAIRES
    Selon Les Echos, le secrétaire d'état a expliqué en marge de son discours qu'il fallait étendre la responsabilité pénale des intermédiaires tels que les réseaux sociaux. "Nous devons limiter la dissémination de ces messages. Nous devons établir un cadre légal afin que ces plate-formes sur internet, les grandes compagnies qui gèrent les réseaux sociaux, soient appelées à agir de manière responsable", a-t-il demandé. Il sollicite la convocation d'une conférence internationale dédiée à ce sujet.
    Déjà en novembre dernier, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait demandé un renforcement de la lutte contre la propagande terroriste sur Internet, en laissant entendre que les plateformes qui seraient trop ouvertes à la liberté d'expression pourraient être accusées de terrorisme par complicité. Le Conseil avait par ailleurs demandé à l'ensemble des 192 membres de l'ONU "d'agir de façon coopérative pour empêcher les terroristes de recruter, pour contrer leur propagande et leur incitation extrémistes violentes sur Internet et les médias sociaux, y compris en développant des contre-récits efficaces".

  • L'euthanasie existe depuis 40 ans : celui des enfants non-nés

    Thibaud Collin écrit dans Le Figarovox :

    "Quarante ans jour pour jour après la promulgation de la loi Veil, le Parlement s'empare de la question de «la fin de vie». Ce rapprochement pourrait paraître incongru à certains tant ces thèmes semblent poser des problèmes différents, l'un le «droit des femmes», l'autre le «droit de mourir dans la dignité». Il n'en est rien. L'euthanasie existe déjà en droit français, précisément depuis 40 ans. Certes le mot ne se trouve pas dans la loi Veil mais la chose, sans nul doute. En effet, celle-ci dépénalise l'avortement jusqu'à dix semaines mais en cas de malformations graves du fœtus l'autorise jusqu'au terme de la grossesse. Quel est l'argument justifiant une telle différence de traitement? La logique euthanasiqueIl s'agit de supprimer l'enfant pour «son bien» ; par «compassion». Comment infliger à un enfant une vie handicapée? Mieux vaut le libérer d'emblée de souffrances futures. Ainsi au commencement et au terme de la vie humaine, le même raisonnement légitime le fait de donner la mort. La mort n'est plus ce qu'il faut éviter à tout prix, la vie étant un bien à sauvegarder quelqu'en soit le coût. A la mort se substitue désormais la souffrance, physique et/ou psychique. En quoi tout cela nous révèle-t-il la manière dont notre société se représente l'homme? Et quelle vision de l'homme de telles pratiques impliquent-elles et favorisent-elles?

    Leur présupposé commun est que la vie n'est pleinement humaine que si elle est prise dans un projet lui donnant un sens. La valeur d'une vie dépend de la construction dont elle est l'objet. Il faut que le matériau à partir duquel réaliser cette œuvre soit adéquat au but recherché. Mais le matériau, quel est-il si ce n'est la personne dans son corps et ses diverses potentialités? Et à certains moments, le matériau disponible peut apparaître comme incapable de réaliser le projet de vie. Lorsque la personne subit des maux qui oblitèrent ses forces d'action et de création, la vie peut apparaître comme un fardeau insupportable et désormais insensé. Le handicap, la souffrance, la grande dépendance remettent en cause le projet de vie incapable d'assumer cette passivité envahissante. A l'aune d'un tel critère, de telles conditions de vie peuvent même sembler violer la dignité de la personne. La mort est alors envisagée comme une libération et devient l'objet d'un appel à la bienveillance d'autrui. C'est ici que se met en place le cercle des dispositions sociales influençant les mentalités et par là les attitudes, et réciproquement. (...)"

    Michel Janva

  • Myret Zaki : « La BCE a le plus mauvais maître : la Fed »

    La Banque centrale européenne (BCE) ne parvient jamais à contenter les marchés et les leaders économiques. Quoi qu’elle fasse, on la compare à sa grande sœur, la Réserve fédérale américaine (Fed), censée être plus jolie et plus douée qu’elle. Une erreur d’appréciation qui sera à l’origine de la prochaine crise financière.

    Quand la BCE ne fait pas d’assouplissement, un concert de critiques s’élève contre son manque de proactivité, évident en comparaison de la Fed, qui a eu le “courage” d’employer des grands moyens en sortant le fameux “bazooka” de la planche à billets entre 2009 et 2014.

    Et quand la BCE décide, comme aujourd’hui, de faire un assouplissement monétaire, on la désapprouve tout autant, en estimant que la zone euro a de toute façon des problèmes plus grands que les États-Unis et que cette opération ne suffira pas.

    La BCE n’a pourtant pas lésiné sur les moyens. En annonçant ce 22 janvier à 14:30 qu’elle va injecter, d’ici septembre 2016, 1100 milliards d’euros (ou 1300 milliards de dollars), elle a pris les attentes les plus optimistes du marché (1000 milliards) et y ajouté une petite prime de 100 milliards pour remercier le marché de sa patience, lui qui n’aurait pas toléré opération moins démesurée.

    La BCE aurait annoncé 500, ou même 1000 milliards comme attendu, que les marchés l’auraient sanctionnée. Pour les banques centrales, correspondre aux attentes des marchés ne suffit pas: il faut les dépasser.

    L’objectif de la BCE est identique à celui la Fed, six ans plus tôt : acheter de l’obligataire souverain et d’entreprises, gonfler artificiellement les valeurs de ces emprunts et donc faire baisser les taux d’intérêt longs, qui seront aussi bas que les taux d’intérêt courts, c’est-à-dire tous à zéro.

    Avec de l’argent gratuit, les emprunts des agents économiques et financiers vont s’envoler. Ils seront utilisés pour gonfler la bourse, et avec un peu de chance, ils donneront une impulsion au crédit bancaire octroyé aux entreprises, anémique dans la zone euro, mais encore faut-il que les bilans des banques parviennent d’abord à devenir plus solides.

    Cette opération, qui va dégrader le bilan de la BCE et affaiblir l’euro, n’était tout de même pas suffisante aux yeux des dirigeants réunis à Davos. Avant même sa conférence de presse, ces derniers avaient donné leur verdict: pas assez. C’est, au mieux, un “premier pas”.

    Des patrons influents qui font déplacer quotidiennement des milliers de milliards d’investissements (Gary Cohn, CEO de Goldman Sachs), des économistes et anciens chefs du Trésor américain (Lawrence Summers) ont orienté l’opinion du marché vers ce qui ressemble, malgré tout, à une déception. Ils ont tenu à clairement distinguer l’opération de la BCE de celle, identique, menée par la Fed américaine entre 2009 et 2014.

    N’est pas la Fed qui veut, est en substance leur message. La banque centrale américaine avait été louée par les marchés pour avoir imprimé des dollars et racheté ce qui approche aujourd’hui les 4000 milliards de dollars d’actifs. Son bilan, au terme de l’opération, frôle les 5000 milliards, pour seulement 55 milliards de fonds propres, une situation de levier financier hautement risquée inimaginable pour n’importe quel bilan digne de ce nom.

    Les actifs se composent pour moitié de dette souveraine et pour moitié de dette hypothécaire défaillante, toutes deux extrêmement vulnérables à une hausse des taux d’intérêt. Grâce aux énormes liquidités déployées dans le système, et aux taux d’intérêt zéro qui durent jusqu’à ce jour, les indices boursiers américains ont gagné quelque 200% depuis 2009 sur cette opération. La Fed est la grande amie des marchés, qui le lui rendent bien.

    On a évoqué le fameux « effet de richesse » suscité par la hausse des actions pour expliquer la relance de l’économie américaine, grand thème de 2013 et 2014, cependant faiblement confirmé par les chiffres américains.

    Oubliés, par exemple, les arguments moins avantageux : le taux de chômage américain, tombé sous les 6% grâce, en réalité, à plus de 1 million de personnes sorties des statistiques du chômage (chômeurs découragés de long terme) ; la qualité des nouveaux emplois, très majoritairement précaires, serviciels plutôt que manufacturiers, et sous-rémunérés ; l’explosion de la misère humaine, avec près de 60 millions d’Américains à la soupe populaire, sortis du circuit de la consommation ; la montée exponentielle de la dette américaine, à 18’000 milliards de dollars, qui vient de crever un énième plafond instauré (pour quelques mois à peine) par le Congrès, et dont la charge d’intérêt, si les taux devaient remonter même faiblement un jour, serait vite insupportable pour le gouvernement.

    Acheter la croissance à crédit, et laisser les générations futures (qui ne peuvent pas voter) subir à l’avenir 100 ans d’austérité pour rembourser notre dette illimitée: voici ce qui fait office d’excellente politique monétaire, à prendre pour modèle en Europe.

    Un peu meilleure élève en termes de solvabilité, la BCE, elle, ne bénéficie pas de la même complaisance. C’est qu’elle a été moins gentille avec les marchés, résistant longtemps à activer la planche à billets. Les plans d’austérité et de désendettement, seule voie responsable lorsqu’on est en présence d’États surendettés, n’ont récolté qu’une palme d’impopularité agrémentée de tous les superlatifs.

    Les économistes rivés sur les écrans Bloomberg affichant les indices et chiffres américains n’avaient pas de termes assez durs pour critiquer l’austérité et la discipline financière choisies par la zone euro, et pour réclamer à cor et à cri le débauchage monétaire à la manière de la Fed.

    Les redressements de certaines économies comme l’Irlande, l’Espagne et l’Italie passent au second plan derrière les problèmes, il est vrai inextricables, de la Grèce. Le fait que la BCE ait agi plus prudemment que la Fed en partageant, avec les bilans des banques centrales nationales, les risques de pertes potentielles sur les actifs qu’elle rachètera, n’a généré nul applaudissement. L’ «effet de richesse» que peut susciter l’opération de la BCE, même s’il opère et fait monter les indices, n’enthousiasme pas grand monde.

    Ici, on rappelle tout au plus que les Européens comptent moins d’investisseurs en actions que les Américains. Et surtout, la même rengaine des 20 dernières années revient sans cesse : la nécessité de « réformes structurelles », thème infatigable de la recherche émise par les banques de Wall Street sur la zone euro, et signifiant que cette zone doit urgemment réformer son marché du travail, le rendre plus flexible, réduire les aides sociales, et savoir mater ses syndicats, faute de quoi elle n’intéressera jamais les investisseurs institutionnels anglo-saxons, qui considèrent en attendant la zone euro comme le « loser » des marchés développés.

    Pour l’heure, c’est donc la philosophie de la complaisance et du subventionnement des marchés par des banques centrales interventionnistes qui triomphe. Et à ce jeu, il est vrai que la Fed, avec son bilan pléthorique de 5000 milliards de dollars suite à son long rachat d’actifs, bat à plates coutures la BCE, qui même au terme de cette opération n’aura dégradé son bilan qu’à hauteur de 3000 milliards d’euros.

    Mais ce n’est pas là le fin mot de l’histoire. Le véritable bilan de ces opérations de soutien sans précédent par la planche à billets sera tiré seulement une fois que ces banques centrales auront opéré leur « exit » : elles devront en effet, tôt ou tard, normaliser leur situation, et c’est la Fed qui est en première ligne pour le faire, comme elle l’a laissé entendre dans ses récents communiqués.

    Tôt ou tard, elle doit réduire la taille de son bilan, et relever les taux d’intérêt. Cela signifie revendre progressivement les actifs qu’elle a accumulés, ce qui va simultanément retirer de l’économie et des marchés les milliers de milliards de liquidités équivalents. Elle doit aussi relever les taux d’intérêt à des niveaux normaux, soit à 3,5%-4%, contre 0% depuis six ans. Aucune économie ne peut vivre indéfiniment avec des taux zéro : l’épargne serait détruite.

    Relever les taux d’intérêt : voilà le problème majeur qu’affronte la Fed. En effet, il est impossible pour elle d’opérer un tel resserrement tant que son bilan est aussi gigantesque, et qu’il existe des milliers de milliards de liquidités dans le système financier.

    Plusieurs économistes, relayés par Forbes, ont tiré la sonnette d’alarme : lorsque les taux d’intérêt vont monter, la valeur de marché des actifs au bilan de la Fed va instantanément plonger, et elle va devoir reconnaître d’énormes pertes sur son bilan. Insolvable, la banque centrale des États-Unis aura besoin du sauvetage du Trésor américain, au moment où la dette gouvernementale est déjà excessive.

    Le voilà, le véritable prix des assouplissements quantitatifs, dans lesquels s’engouffre aujourd’hui, tête baissée, la BCE. Et dont on lui dit qu’ils sont insuffisants.

    Mais ce n’est pas tout. Le marché du crédit américain, sur-gonflé par les taux zéros depuis si longtemps, ne supporterait pas même une faible hausse des taux par la Fed, et risquerait de s’effondrer si les taux commencent à monter, car d’innombrables emprunteurs seraient incapables de payer leurs intérêts.

    La crise des subprime II, celle des banques centrales et de la Fed en premier lieu, guette le système. Le jour où se dénouera véritablement la politique de la Fed, avec la normalisation de son bilan et des taux d’intérêt, l’ensemble des instruments obligataires pourrait capituler dans un krach en réalité difficilement évitable, entraînant avec lui les marchés d’actions.

    La Fed fait donc face à un problème majeur : elle ne peut relever ses taux tant qu’elle n’a pas allégé son bilan et retiré, ce faisant, les liquidités du système. Le FMI avait déjà mis en garde contre la gestion du bilan de la Fed, devenu équivalent à celui d’une banque d’affaires hautement spéculative.

    Juger aujourd’hui de la réussite de la Fed, et en faire un modèle absolu à l’aune duquel la BCE ne saurait se mesurer, et tirer ces conclusions hâtives alors que la Fed est seulement à mi-parcours, et qu’elle n’est pas encore sortie de sa politique, voilà une erreur fâcheuse et une approche mal avisée.

    Bilan

    http://fortune.fdesouche.com/372645-myret-zaki-la-bce-le-plus-mauvais-maitre-la-fed#more-372645