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magouille et compagnie - Page 1484

  • Société • « Conspirationnisme » macronien

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    Si LREM dénonce le conspirationnisme de ses adversaires, ses chefs aiment jouer avec l’idée du double complot intérieur et extérieur. Conspirationnistes eux-mêmes, les peu vraisemblables puissances de l’ombre qu’ils évoquent sont en fait autant de prudentes explications préventives de leurs échecs. 

    1900070983.png« 40% des Gilets jaunes sont très complotistes », s’inquiète Le Point, qui veut nous convaincre que les Français adhèrent massivement aux théories du complot, « ce conspirationnisme étant nettement plus fort [chez les opposants au Président] que dans le reste de la population ». Ce chiffre « alarmant », « glaçant », relayé par toute la presse, est tiré d’un sondage Ifop pour la Fondation Jean Jaurès et Conspiracy Watch qui ne doit pas être pris au sérieux¹ : entre autres défauts, ce sondage ne se préoccupe pas de toutes les théories du complot existantes² mais uniquement de celles qui sont a priori populaires – et donc plus susceptibles de toucher un public moins élevé socialement, et de définir le profil type du complotiste comme « un jeune pauvre peu diplômé » d’extrême-droite ou d’extrême-gauche qui s’informe sur les réseaux sociaux.

    Pour autant, il existe un conspirationnisme chic, politiquement admis et socialement recommandé, qui sévit jusqu’au sommet même de l’État. Cela peut paraître surprenant, dans la mesure où les « théories du complot » sont généralement construites en opposition aux « thèses officielles » – et qui pourrait être davantage officiel que le président de la République ? Ensuite parce que selon une répartition des tâches bien établie le conspirationnisme est le privilège des « gens qui sont faibles, ou fragiles, ou en colère », selon la formule d’Emmanuel Macron, les élites étant par définition responsables, rationnelles et raisonnables, en bref dépositaires d’une pensée complexe. Le conspirationnisme est supposé chose trop vile pour les contaminer. Leur anti-complotisme plaiderait d’ailleurs en leur faveur, bien que l’on s’aperçoive qu’il est avant tout utilisé comme un moyen pour disqualifier un adversaire ou une opinion concurrente.

    Cependant, dès que l’on a à l’esprit que le conspirationnisme est moins une idée ou un thème qu’une manière de déchiffrer le monde, on s’ouvre à la possibilité que les élites puissent partager la mentalité conspirationniste, en lui donnant une coloration particulière. En effet, le conspirationnisme met en scène un groupe agissant dans l’ombre en vue de réaliser un projet de domination. Le conspirationniste a la conviction que la marche du monde est contrôlable et que tous les événements fâcheux, sans lien apparent, ont une cause unique cachée, se rapportent à un projet maléfique et s’expliquent par lui. Un bouc émissaire incarne ce mal et est désigné responsable des événements négatifs.

    Le complot russe

    Avant même l’élection présidentielle, le candidat Macron et son équipe de campagne avaient désigné leur bouc émissaire. Le 14 février 2017, Richard Ferrand, alors secrétaire général d’En Marche !, publiait dans Le Monde une tribune intitulée « Ne laissons pas la Russie déstabiliser la présidentielle en France ! » En cause, les cyberattaques contre son mouvement en provenance… d’Ukraine – « comme par hasard cela vient des frontières russes » : outre qu’une pareille déclaration revient à juger la Russie responsable des agissements ayant lieu dans les quatorze pays qui lui sont voisins, on soulignera le faussement ironique « comme par hasard » qui traduit la connaissance du complot -, les déclarations de Julian Assange à propos d’informations qu’il disposerait sur Macron et, enfin, la « volonté d’influencer l’élection » prêtée à Russia Today et à Sputnik, c’est-à-dire leur refus de participer au concert de louanges médiatique.

    L’affaire Benalla est une nouvelle occasion pour la Macronie d’agiter le spectre de l’influence russe. L’écho considérable que le scandale rencontre sur Twitter (4,5 millions de tweets en français postés par plus de 270 000 utilisateurs différents) laisse apparaître que 1 % des comptes a publié 47 % du contenu. Qu’une ONG belge, DisinfoLab, émette l’hypothèse de comptes pro-Mélenchon, pro-RN ou russophiles (et non russes, ce qui sous-entend que partager des articles de RT ou de Sputnik revient à travailler pour la Russie), il n’en fallait pas davantage pour que la majorité se mette à dénoncer une manipulation russe. Que DisinfoLab ait finalement conclu à l’absence de preuve d’une tentative d’ingérence organisée, que l’influence des robots ait été infinitésimale ou que des spécialistes en communication politique en ligne aient estimé qu’il n’y avait pas lieu d’y voir la main des Russes, aura en revanche laissé indifférents les macronistes.

    Lorsqu’en décembre 2018 le JDD demande : « La Russie est-elle derrière de faux comptes qui attisent la contestation sur les réseaux sociaux ? », il ne fait que mettre un point d’interrogation là où Macron n’a aucune incertitude : « Dans l’affaire Benalla comme [dans celle des] Gilets jaunes, la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90 % des mouvements sur Internet », ce qui prouve que « ce mouvement est fabriqué par des groupes qui manipulent » (Le Point, 1/02/2019). Les Gilets jaunes sont « conseillés » par l’étranger, ça saute aux yeux : « Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n’est plus BFM qui est en tête, c’est Russia Today ».

    Le complot russe comme clef d’explication universelle des difficultés rencontrées par Macron peut prêter à sourire. Télérama ne s’en prive pas : à propos d’un échange âpre entre Macron et les élus d’outre-Mer portant sur un insecticide, dans le cadre du grand débat national, l’hebdomadaire ironise sur « cette histoire de chlordécone, […] complot de la russosphère antillaise pour déstabiliser notre Président ». Il faut toutefois noter que cette obsession d’une influence russe maléfique connaît une bienheureuse exception : alors que, selon Médiapart, Alexandre Benalla a été, depuis l’Élysée, l’architecte de contrats avec deux oligarques russes, dont Iskander Makhmudov, réputé proche de Poutine et soupçonné de liens mafieux, l’ouverture par le parquet national financier d’une enquête pour corruption n’a pas eu l’heur de déclencher une réaction de Jupiter et de sa galaxie, sinon celle, railleuse, de Christophe Castaner, évoquant une « affaire de cornecul ».

    La prolifération des complots

    772533361.3.jpgPour nos élites, il n’existe pas seulement des complots de l’étranger, il y a aussi des complots intérieurs, bien que la frontière qui les sépare soit purement formelle. Depuis peu, les Russes doivent partager le rôle de bouc émissaire avec les fameux extrêmes qui se rejoignent. Macron a ainsi estimé que Christophe Dettinger « a été briefé par un avocat d’extrême-gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un Gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan ». Plus encore, l’extrême-droite est désignée coupable d’un commun accord entre les responsables de LREM et ceux de la gauche institutionnelle, ce qu’illustre parfaitement le communiqué de la CGT s’inquiétant des « ressorts obscurs d’une colère » pour laquelle l’extrême-droite serait à la manœuvre. Quoi qu’il en soit, les extrêmes ont partie liée avec des « puissances étrangères », notamment les responsables italiens, selon Marlène Schiappa qui prétend, au micro de France Inter (9/01/2019), qu’ils ont peut-être « financé les casseurs ». Sur quels éléments s’appuie-t-elle ? Nous ne le saurons pas. Et l’Italie de rejoindre l’axe du Mal.

    La présidence, en déficit de confiance, a également trouvé un bouc émissaire idéal à la crise des Gilets jaunes en dénonçant l’omnipotence de la technocratie (Le Figaro, 14/01/2019) : tout est de la faute de « Bercy », mystérieux Léviathan qui empêche les Français de connaître le bonheur. Les conseillers de l’Élysée ont ainsi mis en cause « l’inspecteur des finances sortant de l’ENA qui décide de tout, alors qu’il n’a jamais mis un pied sur le terrain », symbole d’« une fonction publique toute-puissante ». Il serait vain de croire que les complots ne visent que la France. Macron en est conscient et, à la dénonciation du complot étranger, il substitue le temps d’un instant celle du complot à l’étranger, affirmant que le référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne avait été « manipulé » et qu’on avait « menti aux gens » (Le Parisien, 15/01/2019). L’accusation est grave. On ne saura malheureusement pas qui elle visait ni sur quoi elle se fondait, les « Décodeurs » du Monde ayant oublié d’enquêter.

    Finalement, ce conspirationnisme élitaire peut être l’expression d’un machiavélisme, la Macronie surfant sur l’idée que les Français seraient complotistes pour rappeler à l’ordre les journalistes : « Ce mouvement [les Gilets jaunes] est fabriqué par des groupes qui manipulent, et deux jours après, ça devient un sujet dans la presse quotidienne nationale et dans les hebdos ». Pour parer à ces manipulations, les médias doivent « hiérarchiser ce qui, dans l’info, est accessoire et ce qui est important ». À charge pour Benjamin Griveaux de le déterminer. La manipulation n’est d’ailleurs pas à sens unique puisque, le 8 février, le porte-parole du gouvernement a accusé les médias d’alimenter les croyances complotistes dans l’opinion, au sujet de l’affaire Benalla et de la question de l’indépendance de la justice.

    La dénonciation d’un complot fictif est aussi la réaction des vaincus de l’histoire. L’insatisfaction éprouvée à l’égard de l’évolution du monde – en l’occurrence, l’opposition croissante des peuples au mondialisme – est un carburant du conspirationnisme. Les éventuelles défaillances de la société ou les échecs répétés des politiques gouvernementales ne peuvent en être la cause, seule une influence maligne peut l’expliquer. À cet égard, l’histoire de la taxe carbone est exemplaire : deux mois après son abrogation par le Premier ministre et alors même qu’elle est à l’origine de la mobilisation des Gilets jaunes à laquelle il n’a toujours pas été mis un terme, le ministre François de Rugy et les secrétaires d’État Brune Poirson et Emmanuelle Wargon militent ouvertement pour son retour (Le Figaro, 12/02/2019). C’est une mesure excellente, et si elle a suscité des oppositions, qui ont été « entendues », c’est par manque de « pédagogie », dont ont profité des manipulateurs. En effet, il est impensable que les Français s’opposent à la taxe carbone, imaginée par ceux-qui-savent. Outre qu’elle permet de ne pas avoir à réévaluer ses présupposés en prenant en compte le réel, l’explication conspirationniste offre l’avantage de donner du sens à l’événement, et donc de consoler, de justifier sa position malheureuse de victime subissant les événements, ne parvenant pas à faire preuve d’initiative – il n’est plus question de maître des horloges –, incapable d’être force de transformation. En somme, le conspirationnisme macronien serait un symptôme d’impuissance politique, aveu élégamment maquillé.   

    1. Nous renvoyons à la critique d’Olivier Berruyer, « Analyse du Sondage “Êtes-vous un con ?” de Conspiracy Watch », publiée sur le blog Les Crises.

    2. Il est question de Big Pharma, de l’implication américaine dans les attentats du 11 septembre 2001 ou du complot sioniste mondial, et non de Trump comme agent russe, de l’équipement télécoms Huawei comme espion chinois ou de l’obsolescence programmée.

    Luc Compain pour Politique magazine

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • L’acteur de confession juive Gérard Darmon se désole qu’on ne parle plus des revendications des Gilets Jaunes mais d’antisémitisme et traite Dubosc de «bouffon» pour les avoir lâchés

    L’acteur de confession juive Gérard Darmon se désole qu’on ne parle plus aujourd’hui des revendications des Gilets Jaunes mais d’antisémitisme, et traite l’humoriste Franck Dubosc de «bouffon» pour avoir soutenu les Gilets Jaunes et les avoir lâchés 2 jours après.
    – RMC, 19 février 2019, 11h15

    http://www.fdesouche.com/1162193-lacteur-de-confession-juive-gerard-darmon-se-desole-quon-ne-parle-plus-des-revendications-des-gilets-jaunes-mais-dantisemitisme-et-traite-dubosc-de-bouffon-pour-les-avoir-laches
  • Les médias découvrent la France fracturée et la colère des « petits Blancs » !

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    Par Nicolas Gauthier, journaliste et écrivain ♦ Tout arrive : des hebdomadaires tels que Le Point et L’Express se rendent enfin compte que des humains persistent à vivre au-delà du périphérique parisien et des abords des grandes métropoles. C’est tout bonnement épatant.

    Dans Le Point, Jérôme Fourquet, interrogé pour son dernier ouvrage, L’Archipel français, dresse un portrait de notre pays venant compléter les travaux du démographe Christophe Guilluy, connu pour avoir mis en lumière cette fameuse France périphérique. Son diagnostic ? En ces temps d’universalisme républicain, la France n’a jamais été aussi divisée.

    D’un côté, ces Français issus de l’immigration, relégués dans leurs cités pour mieux venir travailler dans les mégapoles. De l’autre, des Français « de souche », économiquement encore plus déshérités, assignés à résidence dans les campagnes reculées ou réfugiés dans les zones pavillonnaires. Fracture géographique, mais aussi religieuse et culturelle : en 2016, 18 % des nourrissons portaient un prénom arabo-musulman, alors que celui de Marie n’était donné qu’à 0,3 % de la population. Dans le même temps, c’est l’explosion des Kevin et des Dylan, prénoms si populaires dans une France de Johnny votant majoritairement Marine Le Pen. D’ailleurs, la tête de liste de cette dernière aux prochaines élections européennes ne se prénomme-t-elle pas Jordan ?

    À ces deux France en proie au mal-être, on peut encore ajouter celle de la bourgeoisie conservatrice. En face et au-dessus ? Cette France hors-sol vivant à l’heure de la mondialisation, as de la finance et intellectuels précaires ; soit ces libéraux et ces libertaires ayant tous deux voté pour Emmanuel Macron, fêtant ainsi un troisième mandat, après ceux de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

    Ces trois France entrées en dissidence sont souvent étanches les unes par rapport aux autres, chacune cultivant ses revendications spécifiques. La France des cités, ce sont les émeutes urbaines, sans véritable revendication politique, si ce n’est celle consistant à manifester pour les Journées de retrait de l’école, alors qu’on l’a assez peu vue lors de la Manif pour tous, apanage de la France traditionnelle. Logique : pour le monde des cités, le mariage homosexuel est un vice de centre-ville ne le concernant pas. Mais dès lors que cette même propagande homosexuelle touche l’école publique, la banlieue a déjà plus tendance à descendre dans la rue, sachant qu’au contraire de la bourgeoisie, elle n’a pas toujours les moyens financiers de mettre ses enfants dans des écoles privées. Les voix conservatrices peuvent donc, au-delà de la religion de chacun, aller dans le même sens, sans forcément se rencontrer. Quant à la révolte de la France des pavillons, elle s’incarne évidemment dans celle des gilets jaunes.

    Pour se maintenir au pouvoir, il suffit à la France d’en haut de stigmatiser tour à tour les trois autres. LMPT, c’est l’ordre moral de Vichy. Les cités, c’est Daech. Les pavillons, ce sont les beaufs racistes. Et chaque fois que l’une de ces trois France déshéritées, chacune à leur manière, tente de se rapprocher des deux autres, l’ordre politico-médiatique hurle à la collusion des extrêmes.

    Ce sont ces leaders religieux musulmans – voire même l’État islamique – accusés d’accointances avec la Manif pour tous ; laquelle est à nouveau clouée au pilori pour se mêler parfois à la foule des gilets jaunes où, semble-t-il, des islamistes présumés tenteraient aussi de faire leur pelote. Le tout sous l’égide de ce terroir arriéré persistant à fumer des clopes et à rouler au diesel. Ou de l’art de mieux diviser pour mal régner.

    On notera que ce sont les mêmes qui, pointant du doigt ceux qu’ils accusent de dresser les uns contre les autres, n’en finissent plus de dresser les autres contre les uns. En attendant un possible retour de bâton ? Ce dont L’Express s’inquiète, qui vient de titrer sur la colère qui gronde, celle des « petits Blancs ». À force d’insister, ces gens arriveront peut-être par enfin dégager ce consensus tant souhaité par Emmanuel Macron.

    Parti comme c’est, ça pourrait bien être contre eux.

    Nicolas Gauthier 02/03/2019

    Source : Boulevard Voltaire

    https://www.polemia.com/medias-decouvrent-france-fracturee-colere-petits-blancs/

  • Acte 16 : des Gilets jaunes se rassemblent partout en France (EN CONTINU)

    Acte 16 : des Gilets jaunes se rassemblent partout en France (EN CONTINU)
     
    © ERIC FEFERBERG Source: AFP
    Des Gilets jaunes sur les Champs-Elysées, le 2 mars 2019.

    Pour la seizième semaine d'affilée, les Gilets jaunes vont investir les rues de la capitale et de nombreuses villes de province. Cet acte 16 doit être le premier d'un mois de mars qu'ils espèrent être celui du regain de mobilisation.

    Mise à jour automatique
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    • Selon le ministère de l'Intérieur, 5 600 personnes manifestaient en France à 14h, dont 1320 à Paris. 

    • A Bordeaux, des Gilets jaunes envahissent la gare SNCF, selon la journaliste Stéphanie Roy.

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  • Safran : l'histoire incroyable d'un industriel français qui veut créer deux usines en France mais n'y parvient pas

    Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines.
    Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines. (Crédits : Benoit Tessier)
     Par Fabrice Gliszczynski | 01/03/2019  
    Le groupe aéronautique français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone mais ne parvient pas à trouver de lieux favorables en raison notamment des difficultés administratives.  
    Son directeur général, Philippe Petitcolin, se demande même s'il n'y a pas plus d'appétit pour attirer les entreprises étrangères que françaises.
    L'histoire paraît invraisemblable.
    En plein débat sur l'emploi industriel en France avec la fermeture de l'usine de Ford à Bordeaux ou les menaces qui pèsent sur l'aciérie d'Ascoval, un groupe industriel français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone plutôt qu'à l'étranger, mais rencontre toutes les peines du monde pour y parvenir en raison des lourdeurs administratives françaises.
    C'est ce qui arrive aujourd'hui au groupe aéronautique Safran.
    Son directeur général, Philippe Petitcolin est prêt à investir près de 300 millions d'euros pour monter ces deux usines, l'une dans la fabrication de pièces en 3D, l'autre dans la fabrication de pièces en carbone.
    De tels sites permettraient de créer près de 300 emplois.
    Problème, Philippe Petitcolin ne peut confirmer aujourd'hui qu'elles verront bien le jour en France.
    "Ce n'est pas facile, il faut vraiment en avoir envie. Mais je veux aller jusqu'au bout pour réaliser ces deux implantations en France. La solution de simplicité serait de s'installer à l'étranger où des aides nous sont offertes à bras ouverts avec des gens qui souhaitent travailler avec nous. Ce n'est pas mon souhait mais il faut vraiment s'armer de beaucoup de patience et de travail, je reste confiant mais je ne peux pas confirmer que nous parviendrons à créer ces usines en France", a déclaré Philippe Petitcolin, jeudi 28 février, lors de la présentation des résultats financiers 2018 stratosphériques, marqués par une hausse de 32% de son chiffre d'affaires (21 milliards d'euros) et de 37,9 % de son résultat opérationnel courant, à 3 milliards d'euros.
    Pas d'alignement entre les différents étages administratifs
    Philippe Petitcolin a mis en lumière l'absence de politique coordonnée entre les différents centres les décisions, l'Etat, la Région, les communautés de communes, les communes.
    Lire aussi : Pourquoi l'Etat ne souhaite plus désinvestir dans Safran
    "Les gens sont de bonne volonté. Mais rien n'est organisé. Rien n'est fait pour aider l'industriel à décider en faveur de la France. Dans les ministères, les gens sont pleins de bonne volonté. Derrière, que se passe-t-il ? Vous vous retrouvez tout seul, vous allez dans une région, vous allez tomber sur la communauté de communes qui va vous dire que dans une commune nous avons droit à cela mais pas dans une autre, etc... On rentre dans un ensemble administratif extrêmement complexe dans lequel chacun a son domaine de responsabilité et ne va pas au-delà. Au final, cela ne donne rien. Il faut faire soi-même le liant et même avec cela, il n'a pas toujours l'appétit pour pouvoir attirer les entreprises. On a peut-être plus d'appétit pour les entreprises étrangères que pour les entreprises françaises même si elles sont les plus belles du monde". 
    Dans l'aéronautique, les cycles sont très longs et Safran se doit d'avoir les garanties de la compétitivité du site pendant près de 30 ans.
    "Je ne veux pas laisser aux générations suivantes des usines qui ne sont pas compétitives. Lorsque nous choisissons un site, ce n'est pas un choix politique mais un choix économique pour la pérennité de l'entreprise. Comme nous sommes dans un cycle long, nous devons nous s'assurer de la compétitivité du site sur le long terme. J'ai cette obligation morale pour le conseil d'administration et les collaborateurs de Safran», a expliqué Philippe Petitcolin. 
    La prise de décision ne doit pas traîner en longueur. 
    Safran a besoin de ces usines. L'investissement figure déjà dans les budgets.
    latribune.fr
    http://by-jipp.blogspot.com/2019/03/safran-lhistoire-incroyable-dun.html#more

  • Propagande : la Commission européenne se tire une balle dans le pied

    Propagande : la Commission européenne se tire une balle dans le pied

    A trop vouloir prouver contre l’évidence :

    Sous le titre « Les faits comptent », la Commission européenne répond en sept points à la campagne de désinformation du gouvernement hongrois complotiste contre les autorités de l’UE qui favoriseraient l’immigration.

    On a beau être habitué aux mensonges de Bruxelles, ce texte est proprement ahurissant, surtout pour ce qui est du mépris abyssal dans lequel les auteurs du libelle tiennent les Hongrois et leurs gouvernants. D’un autre côté, c’est un véritable cadeau qui est fait à Viktor Orbán, car ses services vont pouvoir se délecter de montrer à quel point les eurocrates sont des menteurs.

    Il serait trop long et parfaitement inutile ici de réfuter les sept points. Le premier suffira. Aux Hongrois qui dénoncent les quotas de relocalisation des migrants, la Commission ose répondre que « la relocalisation de réfugiés de l’extérieur de l’UE s’est toujours faite et se fera toujours sur une base purement volontaire ». Sic. Cela, c’est la réponse en gros caractères. Ensuite il y a l’explication (hyper-jésuitique) de cette énormité : il faut distinguer les réfugiés qui sont encore à l’extérieur de l’UE – là c’est sur une base volontaire – et les réfugiés qui sont dans l’UE et qu’il faut répartir. Là ce n’est plus du tout volontaire, d’accord. Mais le plan ne concernait que très peu de gens, et très très peu pour la Hongrie, et le plan n’existe plus. La Commission oublie de dire que c’était un premier plan, qu’elle avait traîné la Hongrie devant la Cour de Justice, et que la Hongrie avait été condamnée… au moment où le plan s’achevait. Il devait être suivi d’un autre, plus important, plus contraignant, mais les eurocrates durent abandonner parce que l’opposition n’était pas seulement de la Hongrie mais de la Pologne, de la Tchéquie, de la Slovaquie, et que d’autres étaient en train de s’y joindre, notamment le Danemark, et peut-être les Pays-Bas, sans parler de la Bulgarie…

    Un autre gros mensonge hyper-jésuitique gros comme un paquebot : « La Commission ne travaille pas avec des organisations qui facilitent la migration irrégulière. » Et dans les explications une autre énormité : « Il n’y a pas de preuves d’ONG travaillant avec des réseaux de passeurs pour aider des migrants à entrer dans l’UE. » Juste avant on lit ceci : « Sauver des vies en mer et s’occuper des personnes vulnérables qui ont fui un bain de sang et la guerre et qui ont besoin de la protection internationale n’est pas la même chose que promouvoir la migration irrégulière. » Il n’y a pourtant pas besoin d’être expert pour voir que la quasi totalité des migrants sur les bateaux sont des noirs d’Afrique sub-saharienne qui ne fuient aucune guerre…

    Pour continuer à s’amuser, c’est ici (en anglais. Il y a aussi une version en hongrois. Mais dans aucune autre langue, parce qu’on n’en est pas trop fier quand même…)

    Et à la fin il y a le rappel du dogme, en gros caractères :

    « L’Union européenne n’est pas et n’a jamais été “Bruxelles” mais un projet piloté et conçu par ses États membres, qui ont chacun décidé, de manière unilatérale et démocratique, que c’est la voie qu’ils souhaitent suivre, y compris la Hongrie. Chacun de ces États membres, y compris la Hongrie, assume à la fois la responsabilité et le mérite des décisions prises collectivement. »

    En bref une fois qu’on y est on ne peut plus rien changer, même quand un gouvernement élu démocratiquement a d’autres intérêts que le gouvernement précédent. Les décisions de l’UE lient pour l’éternité… Avec en prime un autre mensonge : le projet « piloté par les Etats membres », alors que, comme le souligne le traité, c’est la Commission qui est aux commandes.

    https://www.lesalonbeige.fr/propagande-la-commission-europeenne-se-tire-une-balle-dans-le-pied/

  • "Gilets jaunes": un acte 16 samedi avant un appel à une mobilisation accrue en mars

    Capture.pngLes "Gilets jaunes" manifestent samedi en France pour un acte 16 présenté comme un prélude à un "gros mois" de mobilisation le 9 et surtout le 16 mars afin de marquer la fin du Grand débat et les quatre mois du mouvement social.
    "Vous allez avoir un mois de mars où vous allez pas beaucoup dormir", a lancé à Emmanuel Macron l'une des figures du mouvement, Eric Drouet, dans une vidéo postée vendredi.

    "On a un très grand 16 mars qui arrive, plus organisé que jamais, plus motivé que jamais avec beaucoup de régions, beaucoup de pays qui vont monter sur Paris. J'espère que vous (Emmanuel Macron) êtes prêts. Nous on l'est, on attend cette date avec impatience", affirme-t-il.

    Samedi se tiendront les désormais traditionnelles manifestations hebdomadaires aux quatre coins du pays. A Lille, les organisateurs ont appelé les "Gilets jaunes" des pays voisins (Belgique, Angleterre, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne), à "converger" vers la métropole du nord. 
    A Paris, un parcours de 12 km partant de l'Arc de Triomphe a été déclaré en préfecture.
    Un groupe Facebook appelle, lui, à "bloquer la place de l'Étoile le plus longtemps possible" et à "revenir aux sources en ne déclarant pas les manifs pour retrouver ce côté spontané qui faisait peur au gouvernement". "Fini le pacifisme", lance-t-il.
    Pour Eric Drouet, "le 16 va vraiment être une clé dans ce mouvement. Beaucoup de gens ont décidé de monter à Paris, cette fois en prenant le temps de s'organiser à l'avance. Il y a un élan pour cette date-là qui va faire du bruit". 
    [...]
  • Les militants alsaciens du Bastion social qui occupaient une maison traditionnelle destinée à être abattue ont été délogés par la police

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    Depuis quelques semaines la section alsacienne du Bastion social occupait pacifiquement une vieille maison traditionnelle près de Strasbourg afin de la transformer en centre d'hébergement pour les Français en difficultés. De là à voir un complot antisémite, pour la "justice macronniene" il n'y avait pas des kilomètres... 

    Bref, cet après-midi les flics (équipés comme s'ils allaient débusquer des terroristes musulmans), ont expulsé les militants nationalistes et la maison va être livrée aux démolisseurs. Pour effacer l'affront à l'ultra libéralisme sans doute.

    Mais il en faudra plus que cela pour décourager nos jeunes amis...

    S.N.

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  • Notre régime n’est plus qu’un régime de haine. Le pouvoir devient une faction

    Notre régime n’est plus qu’un régime de haine. Le pouvoir devient une faction

    D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

    […] Notre régime n’est plus qu’un régime de haine. Le pouvoir devient une faction. Macron s’en rend-il compte ? Le voilà lancé à corps perdu dans la reconquête de son pouvoir , alors que ses conseillers les plus proches, ceux qui l’ont accompagné dans sa prise du pouvoir, le quittent les uns près les autres et que l’étrange Benalla dont nul ne sait au juste quel était le statut, sinon qu’il était un proche des plus proches, se trouve aujourd’hui en prison, son impunité ne pouvant résister à tant de mensonges et de passe-droits éhontés. Il avait des connivences dans tout l’entourage de Macron, jusqu’au sommet des institutions ! Qu’est-ce donc que la macronie ? Qu’est-ce que l’Élysée sous Macron ? Les sénateurs ont osé poser la question. Le gouvernement, du coup, les poursuit de sa vindicte. La macronie a cassé la société française, elle a procédé par effraction. Toute l’astuce de cette bande, de ses sbires et de ses sicaires, fut de se servir du dégoût des Français pour se hisser eux-mêmes au pouvoir et mieux les rejeter ensuite, et toujours en les culpabilisant.

    Pauvres Gilets jaunes ! Que peuvent-ils espérer sinon d’être dénigrés, associés à tous les vices et les crimes ? À quoi sert leur révolte ? À diviser encore plus les Français et sur ces divisions à favoriser une stratégie électorale gagnante où Macron espère rejouer au plan européen la même partie qui l’a porté au pouvoir en France. Voilà des mois que ce stratagème prétendument démocratique est décrit dans ces colonnes ! Il se réalise sous nos yeux. Et peu importe que ce ne soit qu’à 25 % des voix ! L’important est de créer des clivages : progressistes européens et nationalistes rétrogrades !

    Le philosophe et académicien Alain Finkielkraut est-il agressé dans la rue par un islamiste et lui-même précise-t-il qu’il sait fort bien le sens de cette agression et qu’il ne convient donc pas de tomber dans le piège de pareille provocation, rien n’y fait. Des partis politiques à bout de souffle, des politiciens cyniques, des journalistes sans foi ni loi qui ont laissé la gangrène de l’islamo-gauchisme dévorer la société française, en profitent pour se refaire une virginité de bon aloi et reprendre leur rôle de professeurs de morale. Avec l’idée maintenant de criminaliser l’antisionisme ! Le sionisme n’est-il pas un nationalisme ? Comme l’islam, un vecteur du nationalisme arabe ? Alors, ces nationalismes devraient donc être sacralisés ? Et seul sera voué à l’exécration par la République le nationalisme français ? Qui ne comprendrait que le problème est mal posé ? Ah, oui, pauvres Gilets jaunes !

    Maintenant leur sort sera de servir de repoussoir. Le mécanisme électoral est tel qu’aucune réaction du corps national ne peut aboutir. Seulement, la société se délite. Quant à l’Europe, elle éclate. Les intérêts divergent comme partout dans le monde. Les dernières rencontres internationales ne l’ont que trop montré, que ce soit à la conférence sur la sécurité du 16 février dernier à Munich ou encore à Varsovie. Les États-Unis suivent leur ligne implacablement et l’annoncent imperturbablement. La Chine pareillement. L’Europe n’est qu’une superstructure qui ne vit que pour elle-même et pour ses stipendiés ; elle n’a pas de politique commune ; elle en aura de moins en moins. On en est aujourd’hui à se lancer des insultes par dessus les frontières entre nations-sœurs comme l’Italie et la France. Nul ne sait ce que va faire l’Angleterre ni demain l’Allemagne. Et Macron prétend jouer le dresseur de fauves dans ce cirque ? Il a tout simplement perdu le sens : « Quem vult Jupiter perdere, dementat prius ». Macron, en dépit qu’il en ait, n’est pas Jupiter. Il ferait bien de se méfier.

    https://www.lesalonbeige.fr/notre-regime-nest-plus-quun-regime-de-haine-le-pouvoir-devient-une-faction/

  • Une évidence : aux européennes, RN, LR et DLF devraient se trouver du même côté !

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    La troisième voie est toujours difficile. C’est apparemment celle choisie par François-Xavier Bellamy : être sur l’Europe, entre ceux qui veulent une Europe fédérale et ceux qui veulent une Europe des États-nations, entre fédéralistes et souverainistes, pour une Europe repensée et remise sur la bonne voie. Il semble logique que sur l’avenir du continent dans le cadre des élections européennes, on ait ces trois choix.

    Et pourtant, la tête de liste des Républicains a évoqué une autre alternative beaucoup plus pertinente : soit transformer, soit transmettre, et ce choix-là dépasse largement celui de l’Europe pour se situer au niveau de la civilisation et de chacune des nations qui y participent. Cette opposition est celle du progressisme et du conservatisme. Même si, comme dans son parti, le mot fait peur, même si on a brandi en tout temps, de l’UNR à LR, en passant par le RPR, le totem du progrès, même si on a constamment souhaité des réformes nécessaires, la transmission du bien commun, de « l’héritage indivis », pour parler comme Renan, demeurait prioritaire et les réformes n’avaient pour but que de rendre la conservation plus solide. Par exemple, les réformes économiques devaient améliorer la compétitivité de la France pour lui donner les moyens de demeurer une grande puissance indépendante. La différence entre la droite et la gauche repose sur ce clivage : la droite veut transmettre et la gauche veut transformer.

    La droite, c’est la vie, qui évolue, mais qui repose d’abord sur sa transmission de génération en génération. La gauche, c’est au contraire, sous d’apparentes bonnes intentions, la destruction des conditions mêmes de la vie. La droite, c’est la famille et la priorité de la vie des enfants à naître. La gauche, c’est l’individu et le bon plaisir de celui-ci face aux générations futures. Tout se tient : la droite, c’est l’héritage, et la gauche, c’est sa captation au profit d’un État dépensier à court terme. La droite, c’est la recherche de l’excédent en période favorable, de manière à garantir l’avenir, comme le fait Singapour, ce modèle du conservatisme, avec deux fonds souverains appuyés sur des excédents budgétaires et non sur des richesses du sous-sol. La gauche, c’est l’endettement de la facilité pour redistribuer dans l’immédiat sans prévoir les conséquences à long terme. L’exemple du Venezuela, ruiné et endetté jusqu’au cou, malgré ses gigantesques ressources pétrolières, et phare aujourd’hui éteint de la révolution bolivarienne, c’est l’anti-Singapour absolu !

    La gauche est pour l’égalitarisme en marche constante, comme si l’inégalité n’était pas une dimension irréfragable de la vie qui ne se développe que par la compétition et la protection. La droite reconnaît l’inégalité, mais ne la prend que comme un levier pour assurer le bien commun de la nation, en rendant celle-ci plus compétitive et, par là même, plus capable de protéger les plus faibles. On voit donc que l’essentiel, pour la droite, est de maintenir les foyers de vie que sont la famille et la nation : la famille qui transmet la vie et l’éducation du mode de vie ; la nation dont l’État garantit la protection de ses membres, la transmission et l’accroissement du bien commun. Si l’initiative individuelle, la libre entreprise, la propriété, une fiscalité raisonnable et un État centré sur les missions régaliennes favorisent la santé économique d’un pays, c’est à l’État de le protéger contre les dangers extérieurs de toute nature et d’assurer un ordre juste à l’intérieur. Il n’y a rien de plus contraire à ces impératifs que de déléguer à un « machin » supranational et technocratique la souveraineté qui appartient à la nation et est exercée par l’État. Or, l’Europe des progressistes est celle d’une foule solitaire issue des familles déconstruites, dont les États ne sont plus à même d’assurer la compétitivité ou de transmettre l’identité civilisationnelle face à l’immigration de remplacement.

    Tel est donc le choix binaire des élections européennes entre ceux qui appellent « progrès » notre disparition programmée et les conservateurs qui sont les véritables progressistes, parce que seuls eux préparent l’avenir… Face à ce choix, les trois principales listes de droite (RN, LR et DLF) devraient se trouver du même côté !

    Christian Vanneste

    http://www.bvoltaire.fr/une-evidence-aux-europeennes-rn-lr-et-dlf-devraient-se-trouver-du-meme-cote/