La vie parlementaire n’est pas toujours un long fleuve tranquille pour un gouvernement, surtout quand la majorité absolue des sièges manque à son parti moteur, et Mme Borne vient d’en faire l’expérience : il suffisait, lundi après-midi, de constater la stupeur mêlée de frayeur sur les visages des ministres lorsque Mme Le Pen a annoncé que son groupe voterait la motion de censure déposée par la Nupes, pour comprendre que « l’inattendu » pouvait bien transformer l’impossible en risque réel pour le gouvernement. Heureusement pour celui-ci, le parti Les Républicains n’a pas fait montre d’opposition ce jour-là, et a sauvé un ministère qu’il aurait pu renverser s’il en avait vraiment eu l’intention. Or, le grand danger pour le parti de droite est une dissolution de l’Assemblée nationale qui entrainerait, encore un peu plus une fois les législatives engagées et faites, son affaiblissement et sa quasi-disparition au profit du parti gouvernemental macroniste et du Rassemblement mariniste.
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