
Marine Le Pen dans le Grand Jury ce dimanche : « Il y a un risque de voir une véritable partition de certains territoires. Il y a des zones de non-droit, des zones de non-France, contre lesquelles le gouvernement est incapable d’agir ».
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Marine Le Pen dans le Grand Jury ce dimanche : « Il y a un risque de voir une véritable partition de certains territoires. Il y a des zones de non-droit, des zones de non-France, contre lesquelles le gouvernement est incapable d’agir ».

Retrouver la justesse des analyses de Raymond Aron est une cure d’intelligence politique qui libère des miasmes des débats délétères emplis de préjugés idéologiques et de chasses aux sorcières. Ce qui oppose la démocratie au totalitarisme s’appelle le pluralisme. En revanche, l’existence d’une oligarchie pour répondre efficacement aux problèmes qui se posent à la société est nécessaire pour que la compétence sépare les gouvernants des gouvernés avec l’accord de ces derniers. Telles sont les deux bornes du régime constitutionnel-pluraliste, c’est-à-dire démocratique, selon l’auteur de Démocratie et Totalitarisme.

On ne saurait trop remercier la LICRA. L’organisme plus connu pour ses persécutions envers ceux qui aiment et défendent la France que pour son objectivité dans les débats a commandé au sondeur IFOP, avec la revue « universaliste » Le Droit de vivre, un sondage passionnant sur l’évolution des idées à six mois des présidentielles. Cet observatoire du « zemmourisme » analyse, dans ce second volet tout neuf, l’ampleur et les limites de la « zemmourisation des esprits ». Ouh Ouh, fais-moi peur !

On a souvent rappelé l’expression de Maurras, “la divine surprise” qui avait exprimé sa satisfaction en 1940 de voir tomber la IIIe République. Beaucoup ont tenté de faire de la formule la preuve que le penseur de l’Action Française se réjouissait de la victoire allemande. Contre-sens pour un nationaliste loin d’aduler notre voisin germanique. Il saluait la conséquence imprévue d’un désastre généré par un régime qu’il condamnait depuis longtemps. Ces mots sont devenus sulfureux et le président actuel ne les emploiera pas.

Refusant d’adopter la même position de déni qui fut longtemps celle des gauchistes américains face à l’essor de Donald Trump en 2016, la LICRA a souhaité mesurer l’influence des idées d’Éric Zemmour dans l’opinion, à l’heure où sa qualification au second tour de l’élection présidentielle est de l’ordre du possible : l’enjeu étant de savoir si Zemmour a gagné la bataille des idées : islam, insécurité, immigration, prénoms, féminisme…
Les sceptiques sont en quelque sorte l’antithèse de la catégorie des naïfs. A l’opposé des naïfs, ils mettent en doute par principe tout ce que racontent les autorités. Le plus souvent, les sceptiques ne sont pas des jeunes et ils ont l’expérience des campagnes électorales assorties des promesses qui ne seront jamais tenues. Ils ont pu voter dans le passé à gauche ou à droite et constater qu’en réalité les politiques suivies étaient finalement les mêmes. Les sceptiques s’abstiennent massivement : rappelons qu’en 2017, 16 millions de personnes, soit plus du tiers des inscrits, se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. Certains ne sont plus inscrits sur les listes électorales. Leur phrase fétiche vaut pour tous les politiciens qui se présentent : « De toute façon il ne fera pas ce qu’il dit ; et même s’il essaye, il n’y arrivera pas ».

En lançant le mouvement #MeTooPolitique et en publiant une tribune dans Le Monde, la semaine dernière, 285 femmes de gauche entendent non pas laver leur linge sale en famille mais le déballer et l’exposer sur la place publique : « En avril 2022, nous choisirons le ou la présidente de la République. Trois candidats ou potentiellement candidats à l’Élysée sont déjà cités dans de nombreux témoignages d’agressions sexuelles. Cela ne les empêche pas, loin de là, de considérer qu’ils sont dignes d’occuper la magistrature suprême. C’est dire à quel point la condition des femmes et des victimes leur est indifférente. » Les trois candidats déclarés ou potentiels ? Fort obligeamment, Libération en donne les noms : François Asselineau, Jean Lassalle et Éric Zemmour.

Plus de cinq mois avant la présidentielle, et chacun peut pressentir qu’elle n’apportera pas les réponses pourtant essentielles aux défis que doit relever notre pays. Il apparaît que le problème n’est plus seulement la dévastation du champ politique et le désert qui en résulte mais la question de savoir si l’on peut encore porter une proposition politique qui ne soit pas une caricature, une vocifération. Natacha Polony, dans cet édito de Marianne de cette semaine pose la question.
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Source : Marianne 26/11/2021 via http://synthesenationale.hautetfort.com/
Chronique de Paysan Savoyard (n° 260 – Novembre 2021)
Ceux qui ne veulent pas voter Zemmour, seul à même de battre Macron, opteront par là-même pour la poursuite de la politique actuelle en matière migratoire : le laxisme face à l’invasion du pays. Ces anti-Zemmour sont de plusieurs types : on peut en distinguer huit. Il est utile de distinguer leurs différents profils, afin d’identifier ceux qui, à l’aide d’arguments efficaces, pourraient changer d’avis et rejoindre le camp des Français voulant mettre fin à l’invasion.
Précisons que nous ne parlerons ici ni des immigrés, ni des responsables du Système (CAC 40, politiciens, responsables des médias) : il ne s’agira dans le cadre de cet article que des Français de souche anonymes. Précisons également que nous n’évoquerons pas non plus les électeurs du RN et la concurrence qui existe entre Marine le Pen et Eric Zemmour : nous parlerons uniquement des gens qui n’envisagent pas à ce stade de voter pour l’extrême-droite. Quels sont, parmi eux, ceux qu’E. Zemmour peut espérer convaincre et comment doit-il s’y prendre ?