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France et politique française - Page 2063

  • Mélancolie de gauche contre mélancolie de droite ?

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    Par Jure Georges Vujic, écrivain franco-croate, politologue ♦ A en croire Enzo Traverso dans son dernier livre « La Mélancolie de gauche. La force d’une tradition cachée (XIXe-XXIe siècle) », la gauche souffrirait d’une certaine mélancolie, dont le désenchantement provoqué par l’effondrement de l’URSS serait la dernière figure.

    Une nostalgie doublement paradoxale ?

    Cette mélancolie se référerait à une sorte de « tradition de gauche cachée », tout comme Guénon parlait d’une tradition cachée, initiatique, qu’on pourrait situer dans un primordialisme traditionnel plutôt classé plutôt à droite. Et pourtant, dans une perspective sociologique, cette mélancolie serait tout simplement une disposition d’esprit, une posture psychologique et sociale, symptomatique de la modernité. Jean-Luc Nancy rappelait ainsi que « l’individu n’est que le résidu de l’épreuve de la dissolution de la communauté. » Ainsi, il s’agirait d’un profond sentiment d’abandon et de détresse qu’éprouve l’individu dé-communautarisé. Transposée à la mélancolie politique de gauche, ne faut il pas constater le paradoxe d’une telle tendance dans une famille politique qui a largement contribuer à la déconstruction de la communauté, un cadre social dont la défense est l’un des grands thèmes de la droite.

    La généalogie proposée par l’auteur reste sélective, la mélancolie faisant l’impasse sur ce que le « socialisme réel » constituait dans la pratique, à savoir une machine de répression totalitaire et concentrationnaire, une vérité historique qui rend beaucoup moins attractive cette mélancolie, pour les nombreuses populations européennes de l’Est de l’Europe, qui ont fait les frais de l’expérience communiste. Avec la commémoration des 30 ans de la chute du mer du Berlin, dont l’importance symbolique marquerait le point final de l’effondrement des totalitarismes de la modernité, cette mélancolie de gauche en rapport avec l’expérience soviétique serait en quelque sorte rattrapée par la réalité du processus d’émancipation nationale et identitaire de beaucoup de peuples de l’ancien bloc communiste. En effet, c’est Habermas qui qualifie la chute du mur de Berlin de « révolution de rattrapage » qui  semble véhiculer la « fin des révolutions »  ce qui susciterait chez la gauche bien pensante une mélancolie transformée en sentiment politique.

    Et pourtant, c’est la chute du mur du Berlin, et l’écroulement des démocraties populaires qui devaient accomplir sur terre l’utopie égalitariste de la dictature du prolétariat et de la société sans classes… qui a permit à de nombreux peuples européens de l’Est de recouvrer leur liberté et d’accomplir de véritables révolutions nationales voir conservatrices.

    Défaitisme et égalitarisme

    D’un autre côté, faire appel aux nombreuses utopies anarchistes, socialistes et révolutionnaires avortées ou réprimées durant l’histoire de la gauche, ritualiser la commémoration des défaites, tout comme la Commune de Paris, écrasée par les Versaillais, la révolution spartakiste, écrasée par les forces réactionnaires allemandes, l’Espagne républicaine et anarchiste ; ne suffit pour autant à remobiliser une gauche fragmentée et fatiguée au XXIe siècle, autour d’un projet anti-capitaliste révolutionnaire, sous prétexte que les expérimentations utopistes du passé n’ont pas (ou n’ont pas pu) aboutir à une consécration dans la praxis historique. Traverso pose symboliquement la frontière entre mélancolie utopique créatrice et mélancolie froide de la défaite totale, sans pour autant se soucier des nombreuses leçons de l’inversion de l’histoire, (ce que Augusto del Noce appelle l’hétérogenèse des fins), laquelle rappelle que la frontière entre théorie et praxis, utopie et barbarie, entre l’intention idéaliste et la pratique totalitaire dans les faits est extrêmement fragile.

    D’autre part, si l’on se réfère à la genèse des valeurs de la gauche et de l’idéologie égalitariste, dont les sources remontent aux Lumières et la Révolution française, avec ses nombreuses déclinaisons dans l’utopie socialiste et communiste, on pourrait presque dire que cette utopie progressiste et unificatrice se trouve en fait pleinement réalisée aujourd’hui, avec le triomphe de la globalisation occidentale libérale. C’est ce qui fait dire Bruno la Tour dans son livre « Où atterrir «? » que l’utopie n’a nullement reflué, elle a au contraire triomphé avec la globalisation, qui a fait advenir un modèle suicidaire de civilisation hors-sol – ce non-lieu étymologique de l’utopie.
    Il faut rappeler d’autre part que toutes les idéologies de la modernité de gauche et droite, recelaient en elle un projet utopiste voir chiliastique millénariste (comme le remarque Karl Mannheim) de réalisation d’une cité idéale, du mythe de l’homme nouveau, qui en tant que grands récits fondateurs de la modernité du XXe siècle, ont trouvé leur consécration dans l’utopie national-socialiste, l’utopie fasciste et l’utopie communiste soviétique. En dépit des leçons tragiques de l’histoire des totalitarismes du XXe siècle qui se sont soldés par des millions de victimes, ces utopies politiques fonctionnent encore à l’état cadavérique voir mélancolique, comme les reliquats sotériologiques. Il s’agit bien de religions séculières, lesquelles étant consommées historiquement, peuvent se transformer en nostalgie archaïque, en mélancolie faisant difficilement le deuil de la disparition d’une communauté idéologique, d’une famille politique de référence, l’utopie (hors lieu) se transformant alors en « uchronie » (hors temps) très souvent anachronique.
    Éric Voegelin, l’auteur des Religions politiques dans sa Nouvelle Science du politique (1952), formalise admirablement le caractère catastrophique de l’utopie de gauche comme de droite, depuis les premiers puritains. Pour lui, la politique est toujours utopique car elle confond le Ciel et la Terre… « C’est à la fois non religieux et non politique. La politique a été mangée, selon lui, par cette perversion du religieux… Le problème des utopies, c’est qu’on les réalise ! »

    L’impuissance des forces militantes de gauche et de droite

    Néanmoins, la démonstration de Traverso sur l’existence d’une posture mélancolique chez la gauche si l’on procède par analogie, pourrait très bien poser la question de l’existence d’une certaine mélancolie à droite. En effet, si l’on fait exception de certains courants passéistes et les nostalgiques de l’Ancien régime, le propre de la droite serait de s’inscrire dans le réel, dans l’espace-temps contemporain avec cependant une référence aux valeurs de la tradition que l’on situe injustement comme appartenant au seul passé.
    Pourtant, il y a en écho à la dimension quasi-mythique dans le monde littéraire de droite une certaine nostalgie qu’on cultive à l’égard des grands canons fondateurs tels que Montherlant, Céline, Drieu, Brassillach, alors qu’une certaine mélancolie à l’égard de l’antimodernité voir de la modernité antimoderne, est vérifiable chez de nombreux nouveaux auteurs conservateurs classés à droite s’inscrivants dans un courant néodécadentiste et pour certains nihiliste.
    Sur le plan purement politique, il faut tout de même rappeler qu’il est beaucoup plus politiquement correct d’être un mélancolique de gauche, nostalgique de Mao ou de Lénine, plutôt que de verser dans une mélancolie de droite, être nostalgique de Che Guevara plutôt que Codreanu ou de José Antonio, se référer à la Commune de Paris plutôt qu’au programme proto-fasciste du San Sepolcro.
    En effet, avoir une mélancolie de droite est suspect et mal vu, voire pathologique alors qu’une mélancolie de gauche en tant qu’utopie réputée créatrice est respectable voire souhaitable, puisque l’intention utopique de gauche est intrinsèquement bonne, même si elle s’est soldée dans la pratique par des millions de morts.

    Il est toujours difficile de faire le deuil de la pensée, surtout si elle a joué le rôle d’idéologie mobilisatrice durant des décennies et il convient de constater qu’aucune des chapelles de pensée de la gauche postmarxiste n’offre aujourd’hui d’alternative réelle et praticable à l’omnipotence de système capitaliste dominant.

    Face à ce désespoir et cette impuissance qui ne cesse de croître, et a l’affaissement des énergies militantes de gauche, et en dépit des appels à une politique mélancolique tout comme le prȏne J. Rancière, on cultive à gauche comme chez certains nouveaux réacs l’art de se complaire dans une autoparodie dérisoire.

    Il est vrai que la scène politique est effroyablement ennuyeuse, propre à susciter une mélancolie collective profondément ancrée dans une série de désillusions : désillusions à l’égard des grandes utopies politiques, la fin des grands récits des siècles précédents (républicaines, socialistes, communistes, gauchistes, etc.) et désillusions plus conjoncturelles envers des pratiques politiques interchangeables de la droite et de la gauche systémique.

    Pourtant, les sursauts au niveau local et national restent possibles et l’émergence des nouvelles formes de populisme comme les gilets jaunes en sont une bonne illustration, une sorte de retour brutal du pays réel face au pays fictif et légal des élites globalistes.

    Le « sens du réel », au sein de la droite traditionaliste, s’est longtemps opposé à la gauche au nom des valeurs traditionnelles et de l’ordre établi. On constate que cette opposition épistémologique a disparu tout comme le clivage droite/gauche, la gauche libérale et la droite libérale au pouvoir s’étant convertis en partis systémique du status quo, de l’ordre établi marchant et libéral. Une droite authentiquement réaliste serait paradoxalement, par une sorte d’inversion historique, une forme d’utopie révolutionnaire et conservatrice, dont la mission consisterait à ré-ancrer le politique dans le réel, comme préalable à un reconstruction d’une communauté organique et solidaire ce qui semble prendre aujourd’hui la formes d’un lointain rêve d’une véritable « politique naturelle » évoquée par Charles Maurras.

    Jure Georges Vujic  22/10/2019

    https://www.polemia.com/melancolie-gauche-droite/

  • La révolution comme crime et comme déclassement

    6a00d8341c715453ef0240a4e2cc0a200b-320wi.jpgCe 16 octobre, lugubre anniversaire, on pouvait, on aurait dû, honorer le souvenir de la malheureuse reine de France Marie-Antoinette[1]. Elle ne fut pas seulement guillotinée en 1793 après un procès abject : son triste destin ternit encore, s'il en est besoin, le souvenir de la révolution française, pour ce qu'elle fut effectivement : une horreur.

    Si l'on entend construire un avenir de libertés, on ne saurait trop s'interroger peu plus au sujet de cette séquence de l'Histoire de France. Certains osent la tenir pour leur gloire fondatrice ; d'autres y voient au contraire le commencement de la fin. Elle n'est pas seulement entachée de ses crimes, telle Lady Macbeth : on doit comprendre qu'elle inaugure aussi l'ère du déclassement.

    Les périodes de déréliction, en effet, présentent un avantage paradoxal. Elles nous offrent l’occasion de nous poser la question "comment en sommes-nous arrivés là".

    Parmi les sujets d'affliction, hélas nombreux ces temps-ci, et soulignons-le : toutes proportions gardées, certains nostalgiques de la présence française dans le Proche-Orient ne manquent pas de s'interroger par exemple à propos du désastre de l'abandon des Kurdes de Syrie. On peut ainsi appliquer à nouveau cette remarque, désormais récurrente qui inspirait notre chronique[2] datée du 14 octobre : comment en est-on arrivé là?

    "Rarement dans l’histoire récente, nous n’avions vu une telle déconfiture française. La colère de Paris ne traduit que son impuissance. Pour la France, l’affaire syrienne aura été consternante de bout en bout." Observée de la sorte, par la très bourgeoise "Opinion", journal couramment favorable au pouvoir et au projet macroniens cette analyse de Jean-Dominique Merchet pèche sur un mot : l'adverbe "rarement".

    La pertinence, depuis deux siècles, de l'action extérieure de l'État français, me semble en effet l'exception. La règle paraît plutôt celle de l'incohérence, de l'inconstance et de l'absurdité.

    Travaillant actuellement sur le centenaire oublié du traité de Versailles, et à sa ratification, désormais occultée, votée par la chambre des députés en octobre 1919, traité complété par non moins injustes et non moins ineptes traités de Saint-Germain-en-Laye (10 septembre/21 octobre), Neuilly (27 novembre), Trianon (4 juin 1920) et Sèvres (10 août 1920) votre chroniqueur ne peut hélas que retrouver la trace de cette accablante imbécillité revancharde et sectaire, d'où est sortie la seconde guerre mondiale.

    C’est à la même époque en effet, où l'on s'abandonnait déjà à l'illusion mondialiste, celle de la Société des Nations, qu'en même temps, à l'occasion des Jeux Olympiques d'Anvers de 1920, on consacra officiellement le chauvinisme sportif de masse : les athlètes concourent, de façon institutionnelle désormais, au titre de leur nationalité juridique. Pierre de Coubertin, connais pas.

    C'est d'ailleurs au même moment où l'armée française, victorieuse en 1918, semble la plus puissante du monde, que la langue française cesse d'être celle des relations internationales.

    La question reste donc, répétons-le : "Comment en est-on arrivé là" ?

    À une telle interrogation, toute l'œuvre d'Emmanuel Beau de Loménie tend à répondre autour d'une thèse devenue centrale, celle des "Responsabilités des dynasties bourgeoises[3], cette histoire non-conformiste de la France contemporaine écrite à partir du désastre de 1940, et publiée à partir de 1943.

    Pour faire plus simple, ces "dynasties" étant étudiées et définies comme les héritières des profiteurs de la Révolution de 1789, c'est-à-dire avant tout des acquéreurs de biens nationaux, c'est bien évidemment la révolution elle-même, dans son ensemble, qu'il convient de mettre en examen.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] à visiter : "une femme de l'ombre, celui de sa belle-soeur Marie-Joséphine" à la Chapelle expiatoire
    [2]cf. "Une découverte tardive : le danger Erdogan"
    [3] cf. article "Une caste : les dynasties bourgeoises" in Le Monde 10 janvier 1978

    6a00d8341c715453ef0240a4be1351200d-320wi.jpgAux origines du déclassement de ce pays Charles Freppel : La Révolution française"
    Injustement oublié de nos jours l‘auteur fut l'une des plus intéressantes figures de la droite monarchiste du XIXe siècle. Constructeur actif, et politique intelligent, cet évêque d'Angers fut à l'origine des universités libres catholiques. Cet Alsacien saura se faire élire, en pleine IIIe république, député royaliste de Brest. Adversaire lucide de l'héritage jacobin, il résume dans ce petit livre fort, écrit à l’occasion du Centenaire, toutes les entraves, toutes les idées fausses et toutes les nuisances que les plaies de la Révolution de 1789 ont projetées sur l'avenir de la France. Il reprend ici un par un tous les faux arguments que nous entendons seriner encore aujourd’hui, y compris par des gens sincères, qui se disent “patriotes”, et de droite.
    ••• Un livre de 160 pages au prix de 20 euros.
    • à commander sur la page catalogue des Éditions du Trident
    • ou par chèque en téléchargeant un bon de commande

     →Lire aussi la Chronique de L'Insolent du 17 juillet 2008 "De la révolution, du 14 juillet, du jacobinisme et de l'horreur qu'ils doivent nous inspirer." Petit hommage à Charles Freppel.

    https://www.insolent.fr/

  • « Gilet jaune » bordelais blessé à la tête par un tir de LBD : l’enquête vidéo accablante !

    Cette enquête vidéo sérieuse du Monde révèle comment un manifestant a été touché à la tête par un tir de LBD, suivi d’un jet de grenade de désencerclement non autorisé, lors d’un rassemblement de « gilets jaunes » à Bordeaux, le 12 janvier 2019.

     

  • YVAN BENEDETTI : L’ARME DE LA VÉRITÉ FACE À LA CENSURE ET À LA DESTRUCTION DES NATIONS.

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    Discours de Yvan Benedetti, Les Nationalistes, aux 13es Journées de Synthèse nationale, le samedi 12 octobre 2019 à Rungis.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/22/yvan-benedetti-l-arme-de-la-verite-face-a-la-censure-et-a-la-6184835.html

     

  • Mayotte, préfiguration de l’enfer migratoire ?

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    La phrase convenue pour désigner Mayotte, l’île où se rend aujourd’hui notre Président, est invariablement « petit bout de France posé au milieu de l’océan Indien ».

    C’est faux. Mayotte n’est absolument pas au milieu de l’océan Indien. Elle est un point de l’archipel des Comores, au nord-ouest de la grande île de Madagascar, à l’entrée du canal du Mozambique, ce qui la fait évidemment plus proche de l’Afrique que de la base américaine de Diego Garcia, par exemple – très bien centrée”, celle-là –, ou de la Réunion qui, elle, se trouve 1.000 kilomètres, environ, à l’est de Madagascar.

    C’est important, la géographie, surtout lorsqu’on veut parler d’immigration.

    Emmanuel Macron entame, ce jour, sa reconquête du pays profond par une balade dans nos terres de l’océan Indien. Première halte à Mayotte, exception à la française s’il en est puisque, dans ce nouveau département (il est devenu le 101e en 2011) qui compte 256.000 habitants officiels, 48 % sont des étrangers, dont 95 % de Comoriens. Là-dessus, la moitié sont sans papiers.

    C’est là, donc, que le président de la République va « entamer l’acte II du quinquennat », dit la presse officielle. Ce déplacement est le cinquième dans nos territoires d’outre-mer et devrait se dérouler autour de trois thèmes : « le régalien, l’environnement et la lutte contre les inégalités ».

    Des mots qui posent, certes, le problème en termes élégants mais paraissent totalement déconnectés du réel quand on sait que ces dizaines de milliers d’ vivent dans « le plus grand bidonville de France », celui de Kaweni. Des baraquements surgis du déboisement sauvage, des tonnes d’immondices, sans eau, sans électricité… Et pourtant, confie un habitant à l’envoyé du Figaro« personne ne vous dira qu’il veut retourner aux Comores ».

    Emmanuel Macron doit recevoir le Collectif des citoyens de Mayotte dont la présidente appelle au secours : « Aucun territoire ne subit cette . Il n’y a pas, à Mayotte, les ressources naturelles capables d’accueillir toutes ces personnes. Et 84 % de la population est en situation de pauvreté », dit-elle, et de pointer « la saturation des écoles – et leurs salles de classe tournantes, occupées par certains élèves le matin, par d’autres l’après-midi ; la surabondance de déchets ; l’insécurité ».

    À noter que, selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, 42 % des habitants de 16 à 64 ans (ayant été scolarisés en France) sont illettrés, ce qui ne facilite évidemment pas le décollage économique de l’île…

    Tout cela porter un nom : l’enfer.

    Pour lutter contre a été mis en place le plan Shikandra, dont la philosophie est « humanité-fermeté », et qui a suscité 22.000 reconduites à la frontière depuis janvier dernier. Une réponse au mouvement de protestation qui, au printemps 2018, a secoué l’île, révélant les ravages causés par cette immigration folle et l’insécurité qu’elle provoque à tous les niveaux. Car dans les records battus par Mayotte figurent les « mineurs isolés étrangers », dont plusieurs milliers ont été recensés sur une île dont plus de la moitié de la population officielle a moins de 18 ans. Parmi eux, nombre d’enfants arrivés sur les fameux « kwassa-kwassa » et abandonnés par leurs parents à la famille ou des amis déjà sur place. Mais ils viennent aussi du continent africain, notamment de la région des Grands Lacs, ou de la proche Madagascar. La géographie…

    L’association chargée des dossiers note ainsi « qu’un nombre significatif de mineurs non accompagnés arrivent sur le territoire pour effectuer un regroupement familial. Ces jeunes passent par Mayotte pour rejoindre leurs parents qui, après avoir été eux-mêmes en demande d’asile dans l’archipel, y sont devenus réfugiés et vivent aujourd’hui en métropole. » Ils sont majoritairement congolais et rwandais.

    Bref, une situation dantesque sur ce territoire où la croissance démographique est déjà explosive, avec une moyenne de cinq enfants par femme.

    Marie Delarue

    https://www.bvoltaire.fr/mayotte-prefiguration-de-lenfer-migratoire/

  • Royalistes : Militantisme et réunion de rentrée : Clermont Ferrand, Evry, Strasbourg...

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    Lafautearousseau

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/23/formation-et-militantisme-evry-strasbourg-6184295.html#more

  • «Macron, réponds-nous !» : les agriculteurs expriment leur désarroi devant les préfectures – images

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    A l’appel des syndicats, les agriculteurs déploient ce 22 octobre des bâches devant plusieurs préfectures afin de dénoncer le malaise qui règne dans la profession. Ils exigent des réponses concrètes de la part du chef de l’Etat, sur plusieurs points.

    «Macron, réponds-nous !» : ce 22 octobre au matin, devant toutes les préfectures, les paysans font entendre leur détresse et demandent au chef de l’Etat de les défendre contre les maux qui affectent un secteur en crise, à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA).

    «Agribashing», ou déconsidération du monde agricole et de ses pratiques, surtranspositions de règlements européens, accords de libre-échange, retards de paiements des aides européennes : les motifs de crispation sont nombreux.

    Déjà mobilisés le 8 octobre dernier, les agriculteurs, au nombre de 10 000 selon la FNSEA, avaient bloqué les grands axes routiers dans la France entière.

    Il y aura également quelques opérations escargot ce 22 octobre, mais «là, ce n’est pas un blocage ; ce sont des actions devant les préfectures pour lancer un appel au président de la République», a déclaré à l’AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA, principal syndicat agricole.

    D’Arles à Epinal, de la Haute-Savoie à la Gironde, les paysans comptent se rassembler devant les préfectures et interpeller, à travers elles, le chef de l’Etat, opérations de bâchage à l’appui, le hashtag #SauveTonPaysan en bandoulière.

    «Nous exigeons enfin une réponse du président de la République, réponse qu’il doit aux milliers de paysans français tant l’heure est grave !», insiste la FNSEA de l’Hérault. «On ne peut pas intéresser des jeunes à venir dans cette filière-là avec un bilan qui est quand même très sombre», estime pour sa part Arnaud Gaillot, secrétaire général des JA, qui rappelle le «défi démographique» auquel fait face l’agriculture tricolore : dans les dix ans à venir, un paysan sur deux va quitter le métier.

    Outre les intrusions dans les élevages des militants antispécistes ou les pressions sur l’utilisation de produits phytosanitaires, avec la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) de pesticides, les agriculteurs déplorent, pour beaucoup, des revenus en berne, en partie à cause de la guerre des prix des acteurs de la grande distribution.

    Une situation que devait régler au moins partiellement la Loi Alimentation, censée ramener du revenu dans les cours de fermes en rééquilibrant les relations commerciales entre paysans, industriels et distributeurs.

    «Le compte n’y est pas» quant à la rémunération des agriculteurs, a reconnu le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, le 21 octobre, lors d’un bilan de cette loi, qui va entrer en novembre dans l’an II de son application, avant de promettre de «durcir les choses, les durcir politiquement».

    Source: RT

    https://www.alterinfo.ch/2019/10/22/macron-reponds-nous-les-agriculteurs-expriment-leur-desarroi-devant-les-prefectures-images/

  • Eric Zemmour face à Bernard-Henri Lévy

    Avant-hier soir sur CNews, Eric Zemmour a remis BHL à sa place, tant sur l’affaire kurde, que sur son ingérence pro-islamiste ou son manichéisme entre les gentils et les méchants :

    https://www.lesalonbeige.fr/eric-zemmour-face-a-bernard-henri-levy/

  • L’islam est-il compatible avec la démocratie ?

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    J’ai posé en titre de cet article une question dont je connais la réponse.

    Non, bien sûr, l’islam n’est pas compatible avec la démocratie. Toute personne qui connaît un tant soit peu l’islam le sait.

    Le Coran, censé être la parole de Dieu dictée en arabe, le dit : Allah énonce des lois que les musulmans doivent respecter à la lettre, il gouverne le ciel et la terre, et aucun être humain électoralement désigné par d’autres êtres humains ne peut prétendre gouverner un peuple quel qu’il soit.

    Les êtres humains ne peuvent se donner à eux-mêmes des lois.

    Le Coran n’admet aucun écart, et dit que tout musulman doit non seulement respecter à la lettre les lois énoncées par Allah, mais doit obéir à l’intégralité de celles-ci.

    Cela signifie qu’un musulman qui ne le fait pas n’est pas un bon musulman et que ce qu’on appelle en Occident les « musulmans modérés » ne sont pas de bons musulmans.

    (J’explique tout cela en détail dans mon livre « L’ombre du djihad ».)

    Quiconque regarde la planète constate aisément que l’incompatibilité entre islam et démocratie se vérifie dans les faits.

    Sur cinquante-sept pays musulmans sur la terre, ceux qui sont censés connaître des éléments de démocratie se comptent sur les doigts d’une seule main.

    Et je parle d’éléments de démocratie, pas de démocratie à proprement parler – ce qui signifie que des élections peuvent y avoir lieu, mais qu’elles conduisent toujours assez vite à la victoire du candidat le plus islamiquement correct.

    L’exception a été la Turquie, tant que les règles fixées par Mustafa Kemal, qui détestait l’islam et n’hésitait pas à le dire, ont été en vigueur et tant que l’armée laissée par lui veillait.

    Mais, dès qu’un islamiste a pu éroder ces règles et transformer l’armée, l’exception a cessé d’en être une, et l’islamiste Erdogan a fait de la Turquie une tyrannie islamique.

    Les naïfs ont imaginé que la Tunisie serait une autre exception et ont pris le renversement de Zine Ben Ali (qui avait vis-à-vis de l’islam des réserves proches de celles énoncées par Mustafa Kemal) pour une bonne nouvelle permettant au pays de devenir une démocratie musulmane.

    Ce qui restait de cette illusion vient de tomber, ce qui n’a rien de surprenant pour ceux qui se souviennent qu’Ennahda avait gagné en 2011.

    Depuis, deux présidents se sont succédés qui ont été très conciliants avec Ennahda et ont gouverné ou passé accord avec ce parti islamiste.

    Un troisième président vient d’être élu, Kais Saied, présenté en France comme « ultra-conservateur », expression qui ne veut rien dire et qui est totalement inadéquate pour le décrire, ou comme « robespierriste », expression qui ne veut rien dire non plus et qui est, là encore, totalement inadéquate pour le décrire.

    Kais Saied est islamiste, se déclare en guerre contre l’Occident et contre Israël, et entend mettre fin aux élections législatives.

    Il va faire glisser la Tunisie vers la tyrannie islamique, et il le fera avec l’assentiment de la population tunisienne et même, cela doit être souligné, avec l’assentiment des Tunisiens vivant dans les pays d’Europe, particulièrement en France où ils sont nombreux.

    Ainsi une tyrannie islamique prend forme aux portes de la France et à faible distance des côtes italiennes (cent cinquante kilomètres séparent Tunis de la côte sicilienne), ce qui n’est pas bon signe (l’économie tunisienne se délabre à grande vitesse).

    Plus grave encore, des musulmans vivant en Europe, particulièrement en France, et votant pour un président islamique, montrent que l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie est un problème très lourd pour l’Europe, en particulier pour la France (qui est le principal pays musulman d’Europe).

    Le vote des Tunisiens est à regarder en face.

    Le vote des Algériens et des Marocains, si on l’observe, va dans la même direction que le vote des Tunisiens.

    La France ne deviendra pas une tyrannie islamique, mais elle est déjà un pays sous influence islamique.

    Par ailleurs, les données démographiques, la poursuite d’une immigration musulmane (présentement au rythme de 400 000 nouveaux arrivants par an) montrent que l’influence islamique est destinée à s’accroître sur la France, et les propos de Macron et du gouvernement, par-delà les faux-semblants, sont porteurs de marques indéniables de glissement vers la soumission.

    Guy Milliere

    Tribune reprise de les4verites.com

    https://fr.novopress.info/215886/lislam-est-il-compatible-avec-la-democratie/

  • François Bousquet « Sans courage, nous sommes morts à échéance 2050 »

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    Un demi-siècle de défaites et de renoncements : c’est le bilan accablant de la droite française selon François Bousquet. « Sans courage, nous sommes morts à échéance 2050 », dit-il, et c’est avec l’éthique que la droite française doit en premier lieu renouer.

    Source: Sputnik France

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/10/22/francois-bousquet-sans-courage-nous-sommes-morts-a-echeance-2050.html