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France et politique française - Page 2475

  • Macron et Mélenchon : les méprisants

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    Apparemment, tout oppose MM. Macron et Mélenchon. L’un est un social-démocrate, l’autre un socialiste. Le premier croit à l’économie de marché, mais poursuit une politique dirigiste fondée sur une redistribution orientée qui s’accorde avec son progressisme sociétal, favorisant les individus très riches et les exclus, au détriment des propriétaires, des familles, des personnes âgées, de tous ceux qui se sont un peu, souvent très peu, enrichis par l’épargne et le travail et entendent en faire bénéficier leurs enfants, quand ils le peuvent. L’autre veut la révolution, le retour à l’État-démiurge, créateur d’un peuple égalisé en dépit d’une diversité accueillie sans limite.

    Au-delà de cette opposition, ce qui les rapproche tient en un mot : le mépris. Et celui-ci s’adresse d’abord aux classes moyennes, aux Français qui continuent à fonder des familles, à travailler en souhaitant devenir propriétaires, qui fuient certains quartiers où ils ne se sentent plus chez eux, ou encore ceux qui perpétuent loin des grandes villes une manière de vivre à laquelle ils sont attachés. L’un cultive le mépris des métropolitains qui ont fait des études, qui n’ont eu que la rue à traverser pour trouver un métier plaisant bien rétribué, qui pensent qu’il faut être stupide ou inculte pour avoir beaucoup d’enfants. L’autre fait semblant d’aimer le peuple, et plus encore le nouveau, celui qui vient d’arriver et qui prend la place des prolétaires exploités de jadis. Le premier est l’élu des beaux quartiers. Le second celui des territoires perdus par la République ou par le marché. L’un est Robespierre moins la vertu, l’autre Marat moins la sincérité.

    Récemment, Mélenchon-Marat est venu involontairement au secours de Macron-Robespierre par son outrance. Avait-il tout à fait tort ? Non. En perquisitionnant le domicile de Jean-Luc Mélenchon, et en piétinant sans vergogne sa vie privée, alors qu’ils avaient été plus circonspects à l’égard de Benalla, les magistrats et les policiers se sont rendus, une fois encore, complices d’une non-démocratie en marche depuis l’exécution médiatico-judiciaire de Fillon. L’intéressé devait-il réagir avec une démesure grotesque ? Certainement pas, car il a rendu, ce faisant, un immense service au Président. Or, les deux dérives sont de même nature : Jean-Luc Mélenchon s’est drapé dans sa dignité d’élu, et il avait raison. Un parlementaire, ceint de son écharpe, est l’héritier du tribun du peuple : il incarne la République et, à ce titre, est inviolable, sauf à être coupable de délits dûment prouvés. Le fonctionnaire sert la République et ne l’incarne pas. Un magistrat n’est qu’un serviteur. Ce n’est pas un élu. Cette hiérarchie doit être respectée, mais il faut, pour cela, que l’élu ait un comportement respectable. Mélenchon ne l’a pas été.

    Car le mépris véhément de Mélenchon envers les policiers, les juges, les journalistes, les élus de son parti qui ne suivent pas la ligne a, pour corollaire, celui de Macron pour les Français qui ont l’insolence de ne pas admettre la justesse de ses vues, le toupet de se plaindre, le culot de respirer cette médiocrité franchouillarde que tout en lui déteste. Il voulait incarner auprès du peuple des Gaulois, réfractaires à la réforme par bêtise, et parfois impolis, la verticalité du pouvoir. Mais, à sa manière, le Méprisant de la République a aussi dérapé : en affichant sa préférence pour certains Français exotiques, en n’hésitant jamais à médire de son pays à l’étranger. Dans ces deux attitudes, il y a la volonté de se hisser au-dessus des autres pour se faire juge d’un passé de la nation auquel il n’a pas participé, pour humilier une armée qu’il a évité de servir.

    Macron et Mélenchon ne sont que les deux faces de l’oligarchie de gauche qui détruit le pays : l’une au nom d’un prétendu progressisme, l’autre par une démagogie sans limite. Face à eux, le populisme n’est que la revendication légitime d’un peuple qui veut être écouté et entendu par des élus respectables.

    Christian Vanneste

    http://www.bvoltaire.fr/macron-et-melenchon-les-meprisants/

  • Le nombre de blessés graves par arme blanche en forte hausse aux Royaume-Uni

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    EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Depuis deux ans, le nombre de victimes de coups de couteau avec des blessures mortelles a augmenté de 34%, selon les chiffres du National Health Service. Les médecins signalent en outre une augmentation de la gravité des agressions, les victimes arrivant de plus en plus souvent à l’hôpital avec de multiples plaies perforantes.

    Le Dr Ross Davenport, chirurgien à l’hôpital Royal London de Whitechapel, a déclaré au Guardian, « Auparavant, on voyait une ou deux plaies par victime. Aujourd’hui, nous voyons fréquemment de multiples blessures, cinq ou parfois dix coups de couteau sur un seul patient ».

    Sur la période allant de 2017 à 2018, 9 des 11 principaux hôpitaux britanniques ont indiqué avoir traité 2 278 blessures graves au couteau, soit une augmentation de plus d’un tiers par rapport à la période 2015-2016.

    https://fr.novopress.info/212392/le-nombre-de-blesses-graves-par-arme-blanche-en-forte-hausse-aux-royaume-uni/

  • Florian Philippot, un allié de poids pour le lobby LGBT…

    Florian Philippot, un allié de poids pour le lobby LGBT…

    Lu dans Présent :

    Invité d’Europe 1 le 19 octobre, Florian Philippot a insisté sur une cause qui lui « tient à cœur » : la « lutte contre l’homophobie », point fort de sa campagne pour les élections européennes et qu’il a « décidé d’écrire en toutes lettres » dans la charte des Patriotes – le parti qu’il a fondé l’automne dernier et qui compterait 8 000 adhérents, bien qu’un dissident divise ce nombre par dix. Et l’ancien vice-président du FN de marteler : « Les Patriotes sont pour le mariage gay. On ne reviendra pas dessus. Je crois que Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et des gens chez Les Républicains veulent l’abroger, ce n’est pas notre cas. » On s’en doutait un peu…

    En 2013, alors qu’il refusait de manifester, il déclarait :

    “Notre position est très bien connue, nous sommes contre le mariage homosexuel.”

    https://www.lesalonbeige.fr/florian-philippot-un-allie-de-poids-pour-le-lobby-lgbt/

  • “Une poussée populiste? je sens la colère qui monte!”

    9224-p2-alp-gollnisch-01-300x225.jpgA l’issue de sa conférence de presse lundi à Paris consacrée aux persécutions judiciaires dont les nationaux sont l’objet,  Bruno Gollnisch  a répondu aux questions de la journaliste de Présent Anne Le Pape. Cet entretien a été publié aujourd’hui même par ce quotidien. Nous prenons ici la liberté de le reproduire. 

    Question: Bruno Gollnisch, vous donnez l’impression d’être un peu désabusé sur le rôle de député européen d’opposition…

    Bruno Gollnisch: Je crois que c’est un rôle très nécessaire, mais il est vrai que le député d’opposition je dirais, « normal », aspire à devenir député majoritaire, voire à exercer des fonctions exécutives. Si c’est à l’Assemblée nationale, il aspire à présider une commission, à voir enfin ses amendements adoptés, ses propositions de loi également, peut-être même à entrer au gouvernement etc. J’éprouve  évidemment le même désir, d’autant plus ardent que je constate les évolutions très inquiétantes de notre pays, de notre civilisation, et l’évolution catastrophique de l’Union européenne et de son parlement…

    Q:  Qui devient une maison de fous, selon vous ?

    B.G:  Oui ! Songez que nous venons de franchir le cap de la mandature précédente, soit 23 500 votes, sur les sujets les plus divers, c’est-à-dire qu’il se vote en trois jours et demi à Strasbourg plus de textes qu’en six mois à l’Assemblée nationale. [Montrant d’énormes piles de dossiers:] J’en ai apporté d’ailleurs un échantillon !

    Q:  Impressionnant, en effet!

    B.G:  L’Union européenne prétend encadrer tous les aspects de la vie politique, économique,sociale, culturelle et même sexuelle (voyez les histoires de genre, la promotion des LGBT etc.) de 500 millions d’Européens, en accumulant les lois, les règles, les normes, les contraintes, les charges… dans le temps où l’on ouvre cet espace européen à la concurrence de pays qui n’ont ni les mêmes lois, ni les mêmes règles, ni les mêmes normes, ni les mêmes charges, ni les mêmes contraintes… Cela ne peut pas fonctionner. L’un des résultats est que la France, en 20 ans, a perdu la moitié de son potentiel industriel.

    Q:  Prévoyez-vous une forte poussée populiste aux prochaines européennes ?

    B.G:  Oui ! Je sens la colère qui monte. Malheureusement, elle n’a pour effet que d’en créer encore plus, ceux que j’appelle les « eurocrates » ayant la conviction qu’ils doivent aller plus loin et persévérer dans la même voie. Ceci conduit nécessairement à une confrontation avec les peuples. On a eu le Brexit. On a le groupe de Visegrad, c’est-à-dire de pays d’Europe centrale qui refusent de se voir imposer l’hébergement d’immigrants illégaux. On a, en Italie, notre ami Salvini qui serait aujourd’hui en mesure d’acquérir la majorité à lui tout seul. Il y a la progression de mouvements semblables en Suède, en Allemagne, et la naissance d’autres mouvements, en Espagne par exemple. La mise en accusation de la Pologne et de la Hongrie ne fera que renforcer le sentiment de ces peuples fiers qui n’accepteront pas d’être placés sous tutelle. Tout cela devrait donner une poussée considérable et même, pourquoi pas ? une majorité en faveur d’une Europe protectrice de ses frontières, indépendante de toute vassalité, fonctionnant selon un mode de coopération, entre les nations qui la composent, autour de projets concrets…

    Q:  projets concrets proposés aux peuples ?

    B.G: C’est cela : quantifiables, et dont la connaissance soit accessible aux citoyens.

    Q: Un message aux lecteurs de Présent ?

    B.G:  Je leur dis toute ma sympathie, bien sûr. Je suis heureux de voir que le journal se maintient, j’y puise régulièrement des informations que je ne trouve pas ailleurs. Je leur dis de ne pas céder au découragement, qui parfois pourrait nous envahir, mais de transformer leur indignation en énergie positive pour le succès de nos convictions.

    https://gollnisch.com/2018/10/24/une-poussee-populiste-je-sens-la-colere-qui-monte/

  • Mais qui agresse les homosexuels en France ? – Le mensonge sur l’homophobie, par Caroline Parmentier

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    Selon Joël Deumier, président de SOS Homophobie qui avait appelé à manifester samedi à Paris contre la recrudescence des violences homophobes, c’est « le pape, la Manif pour tous et Marcel Campion » dont « il faut condamner d’urgence les paroles LGBTphobes »… A la nuit tombée, c’est bien connu, ils se mettent tous en bandes et ils se livrent à des ratonnades de gays.

    De qui se moque-t-on avec cette énorme hypocrisie, cette nouvelle omerta ? On sait très bien qui aujourd’hui en France agresse les femmes, les Juifs et les homosexuels. Dans les écoles, dans certaines rues, dans les quartiers. Dans les pays appliquant la charia, l’homosexualité est un crime qui peut être puni par la lapidation. Plusieurs hadiths du Coran attribués à Mahomet condamnent l’homosexualité et prescrivent parfois également la peine de mort comme sanction. Les salafistes préconisent de jeter les sodomites du haut d’une tour.

    Selon l’étude allemande conduite par le Centre scientifique pour la recherche sociale de Berlin (WZB) en 2015, et menée par 160 scientifiques allemands dans 6 pays européens sur 9 000 personnes, « 85 % des musulmans sont homophobes ». Selon une autre étude belge, celle de la KUL (l’université de Louvain) « un jeune musulman sur cinq évite le contact avec les homos » : « Les personnes de confession musulmane, et principalement les jeunes garçons, se montrent clairement plus homophobes que les autres groupes de population », selon le professeur Hooghe, « ils deviennent même de plus en plus intolérants à l’égard des homos ». Cette étude-là remonte à 2012, car depuis, on a préféré casser le thermomètre.

    Réclamons une étude auprès des catholiques, des musulmans et des juifs

    « Un problème connu qu’il faut relativiser », minimisait déjà Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme : « Attention à ne pas stigmatiser les jeunes musulmans, à ne pas stigmatiser toute une communauté, on doit se battre tous ensemble contre toutes sortes de discriminations. » Mais ça, c’est le monde multiculturaliste, pluriethnique et plurisexuel qu’ils voudraient et dont ils rêvent. Ce n’est pas la réalité.

    A Paris samedi, le nouveau ministre de la Culture, Franck Riester, était à la manifestation. Il a rendu publique son homosexualité en 2011, tout comme le secrétaire d’Etat en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, également présent au rassemblement, aux côtés du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Ils ont défilé en scandant « stop aux LGBTphobies » et pour le droit d’« aimer librement ». Qu’ils en parlent donc à leurs chers musulmans, accueillis toujours plus nombreux depuis des années sans rien avoir à renier de l’islam.

    « Ils osent enfin parler », nous dit-on au 20 heures. Qu’ils disent l’entière vérité alors. Et réclamons une étude sur l’homophobie réalisée dans un échantillon de Français issus des principales religions de France et publions les résultats !

    Caroline Parmentier

    Article paru danPrésent daté du 22 octobre 2018

    https://fr.novopress.info/212397/mais-qui-agresse-les-homosexuels-en-france-le-mensonge-sur-lhomophobie-par-caroline-parmentier/

  • Après Benalla, une affaire Borello ?

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    Par Françoise Monestier, journaliste pour Présent ♦ La nomination imminente, par décret du président de la République, du nouveau procureur de la République qui remplacera François Molins, parti à la retraite, confirmera s’il en était besoin l’exercice vertical du pouvoir d’Emmanuel Macron qui s’est rendu le 4 octobre prochain (date de la promulgation de la promulgation de la Vème République en 1958) sur la tombe du général de Gaulle, histoire de vouloir marcher dans les pas de celui qui mit la justice, réduite à une « autorité » , à son service et musela l’information au point de créer un ministère dévolu à cette tâche.

    S’agissant de la justice, Macron, défenseur acharné et protecteur des sémillants braqueurs de Saint-Martin, se serait opposé aux trois prétendants au poste de François Molins initialement retenus par Nicole Belloubet, qui obéit au doigt et à l’œil au maître des horloges élyséen. Car ce dernier a tout intérêt, par les temps qui courent, à avoir un procureur à sa botte, prêt à s’activer quand il faudra mettre à terre telle ou telle opposition, mais prêt également à fermer les yeux sur les égarements présidentiels, voire à les couvrir.

    L’affaire Benalla et les relations interlopes de ce dernier réservent encore bien des surprises. Quant à  la nomination de Philippe Besson comme consul de France à Los Angeles, elle n’en finit pas de faire des vagues. Enfin le récent marché de la déradicalisation (Paris et Marseille pour l’instant) confié un ami proche, le sulfureux  homme d’affaires Jean-Marc Borello condamné en 1999 à six mois de prison avec sursis pour « avoir facilité l’usage illicite de stupéfiants » quand il était PDG du Groupe Palace, propriété de la chanteuse Régine Zylberberg alias Régine, promet – pourquoi pas ? – des suites judiciaires qui  nécessiteront  un procureur  sinon complaisant, du moins compréhensif.

     Le fait du Prince

    Désireux de renvoyer l’ascenseur à Philippe Besson, qui avait ressenti un « élan mystique » doublé d’une « illumi-nation » en le regardant à la télévision, le 30 août 2016,  et qui avait fait un récit énamouré de la campagne présidentielle dans un récit qui fit  un véritable flop, Emmanuel Macron  a fait passer en pleine torpeur estivale un décret rajoutant 22 postes de consuls généraux à la liste des emplois « pour lesquels la nomination est laissée à la discrétion du gouvernement ». Et voilà Philippe Besson,  ami du couple présidentiel et polygraphe mondain habitué à faire ses confidences au mensuel homosexualiste Têtu récompensé  par une nomination de choix au consulat de France à Los Angeles (voir Présent du 1er septembre). Manque de bol pour lui, cette dernière n’est pas du goût du syndicat  CFDT du quai d’Orsay qui n’apprécie pas une telle récompense. Elle  figurait cependant en filigrane dans les propos que tenait Macron à la  brasserie de la Rotonde — au soir du premier tour des Présidentielles — quand il avait déclaré : «  Je protégerai les faibles et célébrerai les braves. C’est la France que je veux. » Pari gagné  dix-huit mois plus tard avec cette distinction hors normes et l’intolérable tolérance dont il vient de faire preuve à Saint-Martin en s’exhibant au côté de repris de justice à moitié  dévêtus et narguant ouvertement l’autorité quelle qu’elle soit.

    « Le vrai patron de Macron »

    S’agissant du magnifique cadeau fait à l’affairiste Jean-Marc Borello qui rafle la mise en emportant un marché très convoité, vu l’échec de la déradicalisation dans notre pays qui refuse la méthode forte au profit d’opérations poudre aux yeux destinées à endormir les foules et surtout à ne pas se mettre à dos la communauté musulmane, on ne peut que trouver dans ce choix la marque déposée du macronisme : le culot comme règle de conduite. Sacré « pape de l’économie mondiale et solidaire », président du Groupe SOS qui affiche 900 millions d’euros de chiffre d’affaires, Borello, en lequel Le Point voit « le vrai patron de Macron » a eu plusieurs vies avant d’enseigner à Sciences Po Paris dans les années 2000 et de préparer un  certain Emmanuel Macron à l’épreuve de « Questions sociales » du concours de l’ENA. Le courant passe tellement entre les deux hommes que Borello fait partie en 2016 des neuf « muses » ou plutôt des neuf délégués nationaux triés sur le volet par Macron pour marteler le message mondialiste du futur président et préparer le terrain. En janvier 2017, les cosmopolites du Forum de Davos lui décernent le prix décerné par le Fondation Schwab (fondateur du Forum) de l’entrepreneur social de l’année.

    Un sacré personnage au parcours accidenté

    Né en 1957, titulaire d’un simple bac, Borello fait ses classes à la mairie de Marseille. Il prend très vite la direction de Paris et devient un spécialiste de la lutte contre la toxicomanie, rejoint le cabinet de Gaston Defferre au ministère de l’Intérieur pendant deux ans pour finir à la Délégation chargée des nouvelles formations dans le cabinet de Laurent Fabius. Parallèlement à ces activités politiques, il fonde en 1984 avec Régine SOS Drogue International tout en gérant son parc hôtelier dont le fameux Palace et le Pavillon Ledoyen. Il fut également, avec la juge Eva Joly ou le conseiller d’Etat Philippe Sauzay, administrateur de l’Institut des Tourelles, célèbre centre pour mineurs délinquants qui prônait la rééducation par le « beau et le merveilleux » — en clair « la thérapie par le luxe ». Manque de chance pour son directeur Robert Mégel, fonctionnaire de la Protection judiciaire de la jeunesse,  plusieurs jeunes pensionnaires portèrent plainte contre lui pour viols et attouchements sexuels. Condamné à onze ans de prison en 2004, il fut défendu par de nombreuses personnes. Dont Borello.

    SOS aux multiples visages

    Le groupe SOS Drogue International créé par la chanteuse et Borello avait pour but au départ d’aider les drogués mais s’intéressa très vite aux malades du SIDA et développa des structures d’insertion et d’accueil en travaillant avec Pierre Bergé ou Jean-Luc Romero. Ce groupe devient très vite une entreprise qui prend le nom sobre de SOS et se trouve aujourd’hui à la tête de plus de 405 établissements, parmi lesquels des organisme d’insertion, des boutiques de commerce équitable, des centres éducatifs pour jeunes, 70 maisons de retraite et 9 hôpitaux. Il était  secondé jusqu’à récemment par un jeune loup de la Finance, Nicolas Hazard,  élu  Young Leader en 2015, et qui copine aussi bien avec Hidalgo en sa qualité de Président du Conseil stratégique de Paris que de Valérie Pécresse avec laquelle il fricote à la Région Ile de France !

    Quant à SOS Solidarités, un des maillons de la chaîne Borello, il a participé à la répartition des clandestins de Calais dans nombre de villages de notre pays. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que pour Borello «  l’accueil des migrants n’est pas une charge mais une chance. Il y a des emplois dont personne ne veut. Ils sont capables de s’intégrer. Il faut mettre en place les conditions pour cela ».

    Vous avez dit déradicalisation ?

    Imaginé après l’égorgement du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray  et l’échec cinglant du centre de déradicalisation de Pontourny, le dispositif RIVE (Recherche et intervention pour les violences extrémistes) était piloté jusque là  par l’Apcars, une association de réinsertion sociale qui travaillait en liaison avec des magistrats antiterroristes  et commençait à obtenir certains résultats. A l’annonce de la décision du gouvernement Philippe de changer de prestataire, ce fut la douche froide. Les futurs « clients » de Borello sont sûrs d’une chose. A défaut d’être déradicalisés, ils deviendront de futurs esclaves de son système  qui les recyclera dans une de ses nombreuses entreprises pour le plus grand bonheur du capitalisme financier dont il est la parfaite caricature.

    Françoise Monestier 20/10/2018

    Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo Youtube

    https://www.polemia.com/apres-benalla-une-affaire-borello/

  • Immigration : « on ne se fie pas à l’intelligence des Français » selon Laurent Obertone

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    L’immigration est-elle stable ou conduit-elle à un remplacement de population ? A quoi l’Europe ressemblera-t-elle dans un demi-siècle ? Quelles en sont les causes et aussi que faire ?

    Edouard Chanot a reçu l’essayiste Laurent Obertone, auteur de ‘La France interdite‘ (éditions Ring). Entretien choc.

    https://fr.novopress.info/212395/immigration-on-ne-se-fie-pas-a-lintelligence-des-francais-selon-laurent-obertone/

  • Mais que va faire Marion Maréchal à l’Université de Notre-Dame de Chrétienté ?

    Mais que va faire Marion Maréchal à l’Université de Notre-Dame de Chrétienté ?

    Le 17 novembre, l’association Notre-Dame de Chrétienté, qui organise chaque année le pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, convie les pèlerins à une journée de formation. Le programme et les renseignements pour s’inscrire sont ici.

    L’invité phare de cet évènement est l’ancien député Marion Maréchal. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Jean de Tauriers, président de l’association :

    Notre Dame de Chrétienté qui rassemble près de 13 000 pèlerins sur la route de Chartres organise prochainement son université d’Automne. Pourquoi cette université ? 

    Notre Dame de Chrétienté réunit également ses amis lors de diverses activités tout au long de l’année : vie des chapitres, retraites, formations, vidéo-formations, récollections,… et parmi celles-ci l’Université d’Automne est le grand moment du second semestre, cette année le 17 novembre au forum de Grenelle (5 Rue de la Croix Nivert dans le XVème). Cette Université a trois objectifs : entretenir l’esprit d’amitié de la grande famille des pèlerins, préparer le pèlerinage 2019 mais aussi approfondir avec des intervenants extérieurs certains sujets.

    Vous avez cette année deux invités de prestige, Bruno de Saint Chamas et Marion Maréchal : pourquoi ? 

    Le thème de 2019 a été annoncé le lundi de Pentecôte dans la cathédrale de Chartres devant le cardinal Sarah, moment inoubliable pour beaucoup d’entre nous. Il reprend les premiers mots de l’encyclique Quas Primas de Pie XI (1921) sur la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ « La paix du Christ par le règne du Christ ». Cette doctrine n’est plus enseignée ni comprise aujourd’hui, comme abandonnée d’abord par lassitude puis par ignorance.

    Nous allons vivre un temps de reconquête qui ne réussira que si nos intelligences ont fait l’effort du travail intellectuel. L’Université d’Automne de Notre Dame de Chrétienté veut nous aider dans cet effort, en nous rappelant l’importance de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ sur nos familles et nos sociétés. Nous sommes « de chrétienté » pour faire régner le Christ Roi !

    L’Eglise enseigne les sociétés avec sa doctrine sociale ; elle nous propose des principes de réflexion, des critères de jugement, des orientations pour l’action. Bruno de Saint Chamas, président d’ICHTUS, nous expliquera toute son importance et son actualité.

    Rémi Fontaine, l’un de nos fondateurs, rappelle dans son dernier livre (Itinéraire de chrétienté avec Jean Madiran, Presses de la Délivrance) ces mots de Charles Péguy au cœur de la vocation de Notre Dame de Chrétienté « C’est un grand mystère, il ne suffit pas d’avoir la foi. Nous sommes faits pour vivre notre temporel en chrétienté ». Ce sera un des thèmes de réflexion de l’Université d’Automne.

    La présence de Marion Maréchal, ancien député, n’est-elle pas un mélange des genres ? 

    Nous avons cette année un thème de formation. Il nous a semblé naturel d’inviter deux de nos pèlerins responsables d’une activité de formation.

    Marion Maréchal est non seulement Directrice Générale d’un nouvel Institut de sciences sociales mais aussi, depuis plusieurs années, une fidèle pèlerine. J’attends avec impatience sa rencontre dans le cadre d’un salon parisien (le forum de Grenelle) avec les pèlerins qui marchent avec elle tous les ans, qui la croisent sur la route, sous le soleil ou la pluie. Elle nous parlera des sujets qui lui tiennent à cœur : la France, la réforme intellectuelle, la jeunesse. Peut-être parlerons-nous un peu de politique… au sens noble du mot bien sûr, cela va sans dire.

    Qu’attendez-vous de cette université ? 

    L’amitié entre des personnes d’horizons différents, de générations différentes. Vous n’avez pas besoin d’être des pèlerins endurcis ou d’avoir 20 ans pour venir à l’Université d’Automne ! L’Université d’Automne est ouverte à tous ceux qui s’intéressent à une œuvre catholique unique dans l’Eglise occidentale, une œuvre qui défend « mordicus » sa raison d’être : Tradition, Chrétienté, Mission.

    Quelles sont les prochaines étapes de l’évolution du pèlerinage ? 

    Nous attendons la confirmation des célébrants 2019, je resterai encore discret sur ce sujet.

    Le pèlerinage a changé de taille depuis quelques années. Comment adapter notre encadrement spirituel, comment adapter notre organisation matérielle à une colonne de près de 15000 pèlerins ? Tous nos projets tournent autour de ces préoccupations. Comment transmettre ce que nous avons reçu aux nouvelles générations ? Nous avons besoin de beaucoup de monde pour nous aider à tenir bon et nous comptons sur l’Université d’Automne pour en parler.

    https://www.lesalonbeige.fr/mais-que-va-faire-marion-marechal-a-luniversite-de-notre-dame-de-chretiente/