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France et politique française - Page 2726

  • Les 589e Fêtes johanniques ou les contradictions des racistes et des anti-racistes

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    Entretien avec Philippe Randa

    Propos recueillis par Guirec Sèvres

    Que vous inspire la polémique autour des 589e Fêtes johanniques et du choix d’une jeune Française, mais de parents polono-béninois, pour incarner la Sainte ?

    La polémique était inévitable et probablement voulue par ceux qui ont choisi cette jeune fille, sachant très bien quelles réactions ils allaient déclencher ; ils ont agité un drapeau rouge à l’intention de certains Français qui ont foncé tête baissée dans la provocation. Mais pouvaient-ils rester sans réagir et, de leur point de vue, accepter sans rien dire ce qu’ils considèrent comme une aberration historique, voire même un véritable sacrilège ? Quoiqu’il en soit, au lieu d’une manifestation festive, on assiste, notamment dans les réseaux sociaux, à un déchaînement de réactions passionnelles… Les organisateurs des Fêtes Johanniques ont donc sciemment fait d’une commémoration à caractère historique et religieux une agression politique.

    Vous-mêmes, êtes vous choqué ou pas par le choix d’une métisse pour incarner Jeanne d’Arc ?

    Je préfère toujours ce qui rassemble mon peuple à ce qui le divise ; commémorer Jeanne d’Arc pouvait –  même si ces fêtes sont très locales – être un moment joyeux de recueillement de tous ; les organisateurs qui ont choisi Mathilde Edey Gamassou pour l’incarner sont entièrement responsables des polémiques et – à défaut qu’ils le reconnaissent, ne rêvons pas ! – au moins est-il permis de le dénoncer… Quant au choix d’une métisse pour entrer dans l’armure de la Sainte, la société française n’est pas régie, me semble-t-il, par des lois racistes de type de celles dites de Nuremberg, en vigueur sous le IIIe Reich : on ne peut donc légalement considérer les métis comme des citoyens de seconde zone. Constatons également que ceux qui s’indignent du choix de mademoiselle Gamassou sont pour beaucoup les mêmes qui déplorent la disparition de l’empire colonial français ; un empire où l’on faisait anônner « Nos Ancêtres, les Gaulois ! » aux petits Africains ou Asiatiques… Soit on reconnait que c’était parfaitement grotesque et donc, que le choix de Mathilde Edey Gamassou pour incarner Jeanne la Pucelle l’est tout autant, soit on l’admet, que cela plaise ou non. Et d’ailleurs, cette remarque vaut tout autant pour les nostalgiques comme pour les détracteurs de l’empire colonial français.

    Vous renvoyez donc dos-à-dos racistes et anti-racistes ?

    Comme bien souvent, les uns comme les autres sont remplis de contradictions.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Marion Maréchal-Le Pen au forum du conservatisme américain, par Christian Daisug

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    9058-20180224.jpg« Je ne suis pas choquée quand j’entends le président Donald Trump répéter dans tous ses discours le slogan qui lui a permis de vaincre : “America First – l’Amérique d’abord” », a déclaré jeudi après-midi Marion Maréchal-Le Pen à la tribune du forum annuel de l’American Conservative Union. « Non seulement je ne suis pas choquée, mais je souhaiterais que les peuples de toutes les nations ne se sentent pas honteux lorsqu’ils tiennent compte d’abord de leurs propres intérêts. America First pour le peuple américain, Britain First pour le peuple britannique, France First pour le peuple français. » Après avoir noté que la liberté était un cadeau précieux (« liberté de parole, liberté de conscience »), Marion Maréchal-Le Pen souligna que la France n’était plus libre. « Plus libre, dit-elle, de choisir sa politique, son économie, son immigration ni même sa diplomatie. » A noter aussi son attaque répétée de l’Union européenne et de la dictature de Bruxelles, qui permit à l’icône du Front national une cinglante condamnation à la fois de la peste libérale et du choléra socialiste. « On doit s’en libérer », lança-t-elle. « Un immense défi. Mais il ne faut jamais douter de la ténacité d’un peuple. »

    Une nouvelle bataille pour la liberté

    Avec sa longue chevelure en cascade, son charme naturel pétillant à chaque mot, sa façon subtile de distiller son accent hexagonal, celle qui entra au Palais-Bourbon à 22 ans évoqua la longue alliance entre la France et les Etats-Unis, non seulement lors de la guerre d’indépendance mais aussi pendant les deux conflits mondiaux. « De nouveau, poursuit-elle, nos deux pays se trouvent côte à côte pour une autre bataille dont la liberté est l’enjeu. » Bataille contre la destruction des identités nationales, bataille contre le nivellement mondial, bataille contre le bureaucratisme internationaliste. « La France devrait suivre Trump », a remarqué Marion Maréchal-Le Pen. « Le retour au pays vrai est la seule voie. Lorsque l’on donne au peuple l’occasion de retrouver son pays, il la saisit toujours. La preuve. Nous avons un immense héritage à conserver. C’est notre devoir et notre salut. » Reprenant souffle après des tonnerres d’applaudissements, l’ex-député du Vaucluse se mit en scène en ironisant sur l’accueil glacial que lui ont réservé de rares journaux. « Hier, dit-elle, j’étais fasciste. Aujourd’hui, je suis socialiste… Qu’importe. L’essentiel est l’honneur que vous me faites d’ajouter ma voix à celle du patriotisme américain. »

    Face à l’islam

    Le patriotisme face à ses ennemis. Surtout l’islam. Expliquant comment les attaques constantes de la culture française par l’Union européenne ont laissé la nation désemparée et sans résistance, Marion Maréchal-Le Pen a décrit la confusion de sa propre génération : « Comme beaucoup de jeunes de mon pays, je refuse sa standardisation et souhaite sa survie. Mais trop de jeunes sont dissuadés de protéger ce qu’ils ont en commun. De le protéger et de l’aimer. Ils subissent un véritable lavage de cerveau. On les culpabilise. Ils finissent par avoir honte de leur pays. Le résultat est le développement d’une société islamiste en France. Après 40 ans d’immigration de masse, de pressions subversives et de politiquement correct, la France est en train de passer du statut de fille aînée de l’Eglise catholique à celui de petite nièce de l’islam. Contrairement à ce que l’on croit, le terrorisme n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce n’est déjà plus la France qu’ont connue nos grands-parents. » Secouant très vite ce nuage de pessimisme, Marion Maréchal-Le Pen rebondit en parlant de nouveau de ce qu’elle représente le mieux : la jeunesse, c’est-à-dire l’avenir.

    Une jeunesse décidée

    « Les conservateurs – clin d’œil à l’assistance – ne restent pas inactifs », a enchaîné Marion Maréchal-Le Pen. « Je suis venue ici pour vous dire qu’il existe aujourd’hui en Europe une jeunesse décidée à se battre. Une jeunesse qui croit à l’importance du travail, à la sacralisation du drapeau, qui veut défendre la liberté individuelle et la propriété privée. Une jeunesse conservatrice qui souhaite protéger ses enfants des agressions du monde extérieur, de l’eugénisme, de la propagande, du terrorisme. Une jeunesse qui veut protéger l’humanité contre le transhumanisme. » Ce fut dix minutes de discours, comme une bouffée d’air à la fois grave et tonique. Ce tonique tint autant à la grâce naturelle et convaincante du personnage qu’à la confiance qui émanait de son propos. Une grâce typiquement française à laquelle les Américains furent sensibles. Un contraste net avec le professionnalisme rigide, sans beaucoup de chaleur, des femmes qui ont succédé à Marion à la même tribune. Contraste aussi avec le sectarisme glacial d’un certain Jonah Goldberg, qui a accusé Marion d’« étatisme », et avec celui d’un folklorique douteux, Sam Ervin, qui reprocha aux responsables du forum d’« avoir ouvert leurs portes à Vichy ». Saluons au passage Matt Schlapp, président de l’American Conservative Union qui organisa cette conférence. Il a résisté aux pressions anti-Marion. Avec les encouragements tweetés de Trump lui-même.

    Christian Daisug (correspondant permanent aux États-Unis)

    Article repris du quotidien Présent

    https://fr.novopress.info/

  • ET PENDANT CE TEMPS, ILS CONTINUENT D’ARRIVER…

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    Parmi les spectacles politiques mis en scène actuellement, le « renvoi des migrants économiques » figure en bonne place. Circulaire Collomb, projet de loi Collomb, déclarations présidentielles en France et à l’étranger, sondages pour « révéler » le point de vue des Français, engagements sur l’hébergement des SDF, déclaration du Premier ministre sur la tradition d’accueil de notre pays…

    Voilà bientôt dix mois que M. Macron a été élu et surfe sur ce thème. Provoquant l’émoi, voire la colère, des associations humanitaires, associations riches de toute l’humanité de nos impôts et de nos déficits. Émoi et colère visant essentiellement à crédibiliser les propos présidentiels et ministériels.

    Pourtant, comment leur accorder le moindre crédit ? Pendant ces dix mois, qui peut dire combien de migrants, jeunes et seuls, donc certainement migrants économiques, sont entrés dans notre pays ? Qui peut avancer une estimation « sérieuse » quant au nombre de ces étrangers qu’il faudrait ramener chez eux pour se conformer aux propos « officiels » ? 100.000 ? 200.000 ? 500.000 ? Davantage ? Qui peut donner la moindre estimation des moyens humains, matériels et financiers ainsi que des délais nécessaires ?

    À en croire le propos présidentiel, la promesse de zéro SDF dans les rues n’a pu être tenue pour le 31 décembre 2017, à cause de l’arrivée « inattendue » de migrants. Arrivée tellement inattendue qu’elle est constante depuis au moins 2015, tolérée sinon organisée, au mépris des lois en vigueur.

    En attendant, ils continuent d’arriver, les budgets déficitaires de la France continuent de financer des centres d’accueil toujours plus nombreux et les journalistes continuent de maquiller la vérité pour entretenir le mythe de Jupiter.

    Faut-il rappeler les programmes antérieurs où, pour favoriser le retour chez eux de nos hôtes, il leur était offert une prime de retour, sans jamais vérifier si les bénéficiaires n’étaient pas de nouveau en France au terme d’un bref séjour dans leur pays. « Ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye », disait-on déjà.

    Pour que le propos soit crédible, il faudrait rétablir le contrôle de nos frontières, pour vérifier qui entre, et à quel titre, refuser tout prétendant ne respectant pas les lois en vigueur et vérifier que les expulsés ne reviennent pas, comme si de rien n’était. Le reste n’est que littérature.

    Il y a peu d’immigrés en France depuis que la nationalité française leur est offerte sans conditions. Cela a permis à notre pays de connaître une augmentation « naturelle » de plus de dix-sept millions d’habitants en moins de quarante ans.

    Il y a fort à parier qu’il n’y aura bientôt plus de migrants économiques à renvoyer chez eux, dès lors que notre généreuse administration aura pour instruction de les considérer comme éligibles au droit d’asile, sans conditions.

    http://www.bvoltaire.fr/pendant-temps-continuent-darriver/

  • Le nouveau bac, diplôme pour une pensée unique?

    Fin des filières, grand oral et culture gé laissent craindre une uniformisation de la pensée par Catherine Rouvier

    Suppression des filières, grand oral et culture gé : la nouvelle formule du bac laisse craindre une uniformisation de la pensée.

    Pourra-t-on encore appeler, comme dans une série télévisée réputée, les professeurs préparant avec rigueur leurs élèves au baccalauréat, « Terminator » ? La question se pose depuis que la « terminale » est menacée par la prochaine réforme du bac.

    La « terminale », c’était l’eldorado du cancre, le rêve inatteignable du rebelle qui, de redoublement en exclusions, de « colles » en cours de rattrapage, désespérait d’aborder enfin ses rives. Terminale, tout le monde descend !

    Notre ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, propose à la place : classe de « maturité ». On ne pourra donc même plus sourire de ces adolescents boutonneux, belges ou suisses, affirmant contre toute évidence qu’ils atteignaient la « maturité ». De plus, cette nouvelle dénomination est triste, car après la maturité qu’y a t il ? La vieillesse ! Cela évoque celle de certaines provinces du Canada où les écoles secondaires sont nommées « senior high school ». Notre terrible époque a déjà tendance, sur le marché du travail,  à considérer comme « senior » celui qui a passé trente-cinq ans. Alors « senior » à 17/18 ans ! Mais cette réforme pose d’autres questions.

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  • L'appareil étatique s'est mis «en marche» pour faire obstacle à la création d'écoles libres

    6a00d83451619c69e201b7c952bce0970b-800wi.jpgAdeline Le Gouvello, avocate, spécialisée dans les droits de la propriété intellectuelle et le secteur de l'enfance, publie une tribune sur la liberté scolaire dans le Figarovox :

    "[...] face à un succès qui ne dément pas, l'État, loin de méditer sur les raisons profondes qui poussent des acteurs de la société civile à se lancer dans une entreprise pourtant longue, coûteuse et difficile, préfère couper court à ce phénomène agaçant : l'appareil étatique s'est ainsi mis «en marche» pour faire obstacle, par principe, à la création d'établissements scolaires.

    [...] à côté de la place première reconnue aux parents, et seulement en second lieu, qu'intervient l'État qui doit alors aider les parents dans leur charge d'éducateur (CIDE [Convention Internationale des Droits de l'Enfant], art. 27-3) en rendant « l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous » (CIDE, art. 28-1 a) et l'enseignement secondaire accessible à tout enfant, gratuit ou avec une aide financière en cas de besoin (CIDE, art. 28-1 b).

    Est-ce à dire qu'au regard de la CIDE, cette aide apportée par l'État est exclusive et qu'en dehors des établissements créés et promus par lui, l'enfant ne pourrait voir son droit à l'éducation garanti ? Nullement, et le texte prend soin de le spécifier expressément en son article 29-2: « Aucune disposition du présent article ou de l'article 28 ne sera interprétée d'une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d'enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article soient respectés et que l'éducation dispensée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales que l'État aura prescrites. »

    [...] Peut-on sérieusement penser qu'un schéma unique d'école permettra à chaque enfant d'épanouir sa personnalité et ses talents ? On sait pertinemment que certains enfants sont mieux adaptés à une pédagogie qu'à une autre, que des petits effectifs favoriseront l'éclosion de la personnalité de certains quand d'autres auront besoin d'être particulièrement stimulés… Le foisonnement et la multiplicité des propositions, qui par des chemins différents amènent à un même but, est donc la garantie d'un droit à l'éducation effectif, quand l'uniformisation et la standardisation, sans même parler des échecs actuels du système à bien des égards, le videront de toute substance. Les chiffres témoignent de la diversité des offres, la tendance générale étant en faveur des écoles Montessori (28 %), talonnées de près par les écoles démocratiques (23 %), les pédagogies classiques regroupant 18 %, et 30 % de toutes ces écoles offrant un parcours bilingue. On est bien loin du prétendu risque agité par la sénatrice qui ne cite d'ailleurs en tout et pour tout que deux écoles coraniques, et auquel l'État a déjà les moyens de remédier si les problèmes sont avérés.

    [...] Les pouvoirs publics ont donc d'ores et déjà les moyens légaux nécessaires de contrôler ce qui se crée dans le respect de la liberté et des droits garantis aux parents et aux enfants. Si « faillite éducative » il y avait, l'État a actuellement les moyens d'y remédier. Ce n'est donc pas l'éventuelle non-application des conditions par les établissements indépendants qui est en question : globalement, ces écoles ont au contraire un bon niveau, permettant aux enfants, à l'aide de pédagogies très diverses d'acquérir des bases solides. Le préambule de la présente proposition de loi laisse entendre en revanche la raison réelle qui justifie les obstacles à la création qu'elle souhaite imposer : rappelant le nombre exponentiel d'ouvertures, elle indique que « le régime d'ouverture, tel qu'il existe aujourd'hui, n'est pas satisfaisant tant par la complexité de la procédure, le sentiment de faits accomplis dans lequel il place élus locaux et services de l'État, que par les leviers d'actions trop limités qu'il offre ».

    Ainsi se pose la question de savoir si le ressort véritable d'une telle proposition n'est pas la contrariété de voir s'exercer la liberté des parents qui se dirigent vers des propositions éducatives autres que celles de l'État. Ce dernier ne s'attacherait alors plus à la prise en compte première de l'enfant et de la qualité des propositions éducatives mais imposerait une restriction des libertés contraire aux droits conventionnellement reconnus à l'enfant. [...]

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • EN ATTENDANT LE GRAND SOIR

    Le respect des morts plus fort que l'idéologie.... Enfin, oui enfin, Michel Déon pourra donc être inhumé à Paris, ville où il est né et qu'il a célébrée dans une partie de son œuvre. Et c'est peu dire qu'il a fallu beaucoup de patience et d'abnégation de la part de ses proches pour passer outre le sectarisme, l'attitude inqualifiable d'Anne Hidalgo et de la mairie de Paris.

    Ô certes, on pourrait se demander pourquoi s'attarder sur la figure d'un écrivain, certes à l'oeuvre prestigieuse, pourquoi se féliciter de l'action d'écrivains et de personnes de la littérature permettant enfin à Michel Déon d''obtenir une sépulture plus d'un an après sa mort. Oui, pourquoi s'intéresser à cela alors chaque jour des migrants débarquent en masse en Europe ? 

    Tout simplement parce que les mêmes qui nous obligent à accepter ces migrants dans nos villes, dans nos villages, dans nos campagnes, qui nous ruinent chaque jour, insultent également nos morts, les morts qui ne rentrent pas dans leur cadre idéologique. 

    Alors que depuis la figure d'Antigone, la base de notre civilisation est le respect des morts quels qu'ils soient, même s'ils furent nos ennemis, Anne Hidalgo et ses semblables, eux, profanent nos morts, crachent sur nos morts. En effet, les courriers et messages adressés à la famille de Michel Déon que l'on a pu lire avant l'intervention des écrivains montrent la mairie de Paris cachait sa morgue idéologique derrière un respect obsessionnellement scrupuleux du code général des collectivités territoriales s'agissant de l'inhumation demandée du corps de Michel Déon. Eh oui derrière le sourire avenant du festivisme parisien, derrière l’éructation des « vous n'aurez pas ma haine », derrière la volonté fanatique de promouvoir des figures de paix et de l'ouverture à l'autre, cette gauche retrouve les armes de ses grands ancêtres et surtout leurs actes : profanation de tombes pendant la Révolution française, pendant la révolution bolchévique, pendant la Guerre d'Espagne, etc. Michel Déon ayant le malheur d'être de droite, d'avoir été le secrétaire de Maurras et de faire partie des Hussards, tout le monde comprend donc l'attitude sectaire d'Anne Hidalgo.  

    C'est donc la raison pour laquelle il faut mener le combat pour notre civilisation avec le parti de la France, car ce qu'ils ont fait avec Michel Déon ils pourront le faire avec nos morts, avec nous, car nous ne sommes pas de leur monde... 

    Ce n'est qu'un début, continuons le combat.   

    Arnaud Malnuit 

    https://www.parti-de-la-france.fr/En-attendant-le-grand-soir_a3888.html

  • Mémoire • Jacques Trémolet de Villers : Quand les souvenirs deviennent des raisons d’espérer

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    L’actualité judiciaire est riche en ce début d’année. Le quinquennat Macron prépare, bien sûr, une réforme, énième réforme de la procédure pénale, de la détention, … etc.

    Retenons le sage propos du nouveau Président de la République aux magistrats. Il n’y aura pas de réforme du Parquet tendant à l’indépendance des procureurs. Les procureurs de la République sont les avocats de la République et, donc, ils reçoivent leurs instructions des autorités de la République. Il n’était pas nécessaire d’en faire de longues démonstrations. Monsieur Macron a réglé la question comme il le fallait, en quelques mots.

    Moi, je veux revenir sur un autre événement. Le 1er décembre de l’année dernière, comme chaque année, a vu la Rentrée solennelle du Barreau de Paris. Lors de cette manifestation, le Barreau, en se célébrant lui-même, entend les discours de son Bâtonnier, du Garde des Sceaux ou de son représentant, du Premier secrétaire de la Conférence du stage, le « Prince » de la jeunesse, et du Deuxième secrétaire dont le propos est, ordinairement, plus libre. Le Premier fait l’éloge d’un grand ancien, généralement un Bâtonnier. Le Deuxième raconte un procès.

    Cette année, la cérémonie fut marquée d’un propos inattendu. Le Bâtonnier en exercice tint à souligner que les propos du Deuxième secrétaire n’engageaient que lui-même. Précaution étrange, car, comment le Deuxième secrétaire aurait-il pu engager par sa parole d’autres personnes que celui qui la portait ? Nous n’en fûmes que plus attentifs.

    Quel scandale allait se produire ? Quelle fumée sulfureuse allait s’élever du feu de la jeune éloquence ?-

    Me Jeremy Nataf commence ainsi :

    « Mère, voici vos fils et leur immense armée. / Qu’ils ne soient pas jugés sur leur seule misère. / Que Dieu mette, avec eux un peu de cette terre. / Qui les a tant perdus, et qu’ils ont tant aimée. »

    Et puis, après le sourd grondement de cette sonnerie aux morts, voici qu’il nous tutoye.

    « Tu as raison, c’est drôle un nom de famille.  […] chez nous, tu vois on en évoquait plein, des noms, tout le temps : noms de scènes, de plume, d’emprunt, des noms à coucher dehors, de jolis noms qui rappelaient des comptoirs et des rivages lointains. […]  Et parmi tous ces patronymes l’un d’entre eux m’étonnait par sa sonorité, c’était un nom étrange et à rallonge, qui ne m’était pas familier, il ne ressemblait pas à ceux qu’on entendait. […]  Et pourtant sa seule évocation, suggérait qu’il recelait des trésors. »

    Denoix de Saint Marc ! Un drôle de nom ! Celui d’un chevalier, d’un corsaire ou d’un aventurier.

    « Quand on est grand, on le sait ; Denoix de Saint Marc, c’est un nom de Ministre ou de commission, un nom qui fleure bon l’administration.  Bref ! Denoix de Saint Marc, c’est un nom de gens sérieux, un nom de gens bien … Un nom, pour lequel on fait des éloges, pas des procès ! [Je vous l’ai dit, le Premier secrétaire fait un éloge, le Deuxième secrétaire fait un procès] Et pourtant ! Ministère public contre Denoix de Saint-Marc, ce procès-là, je le connais par cœur, je le connais si bien que j’en ai presque des souvenirs. »

    Et l’auteur se met encore à nous tutoyer :

    « Ecoute, écoute le grésillement des transistors. »

    Et maintenant, il chante :

    « Non rien de rien, …  Soudain la musique s’arrête et la radio éructe un message incompréhensible : « Le 1er REP quadrille Alger avec à sa tête le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc… ».

    Je ne vais pas vous donner ici tout le discours. Vous le trouverez sur Internet, à la rubrique rentrée solennelle du Barreau de Paris, (www.avocatparis.org/rentree-solennelle-du-barreau-de-paris-2017), discours du Deuxième secrétaire.

    Mais, tout de même, quand nous entendîmes « ce coup est un échec, les putschistes sont lâchés : les soldats doivent déposer les armes et rentrent dans leur caserne. Ils sont immédiatement mis aux arrêts, et transférés au Fort de Nogent. »…

    « Le soir, les gardiens les entendent chanter à tue-tête cette chanson de la Môme dont ils ont amendé quelques strophes : « Ni le bien qu’on m’a fait, ni la prise du corps d’Armée d’Alger… Sous le feu, quand un camarade tombe, en marchant, et même au fond d’une geôle, à la Légion, on chante ! »

    C’est le récit du procès. La salle de la Première chambre de la Cour d’appel … où l’on jugea Pétain et Laval, où on jugera Salan.

    « Le Président Patin qui officie habituellement à la Chambre criminelle de la Cour de cassation, préside le Haut Tribunal militaire. Il pose quelques questions pour la forme parce qu’il faut bien faire semblant. Toujours le même rituel :

    –  Nom ? – Denoix de Saint Marc.

    –  Prénoms ? – Marie Joseph Hélie.

    –  Avez-vous déjà été condamné ?

    – Oui, par les Allemands. »

    Le jeune orateur raconte … la vie d’Hélie de Saint Marc, la résistance à 17 ans, la déportation, Buchenwald, le retour à 23 ans : 42 kg, il a perdu la mémoire et oublié jusqu’à son nom. Puis, Saint-Cyr, la Légion, l’Indochine, l’Algérie, et encore le procès !

    « Oui, je sais le soleil se couche, mais écoute encore un peu. Imagine la Cour des Invalides, des hommes en képi blanc au garde-à-vous, réunis autour d’un vieil homme cassé par les rhumatismes, la silhouette a perdu de sa superbe, mais le regard, lui, est resté le même. »

    Ses grands yeux bleus scrutent l’horizon.

    « Déporté à 20 ans, dégradé et emprisonné à 40, Hélie Denoix de Saint-Marc a été successivement gracié, amnistié, puis réintégré dans son grade de Commandant. »

    Aujourd’hui, 28 novembre 2011, il est fait Grand-croix de la Légion d’honneur, « À titre militaire et au titre de l’Algérie. » J’y étais, avec quelques amis. Le Commandant de Saint Marc n’a pas voulu de discours… Il nous a simplement demandé de chanter le chant du 1er REP, le chant interdit de son régiment dissous, et nous avons entonné, à pleins poumons, la main sur la couture du pantalon « Contre les Viets, contre l’ennemi … » Je reviens à mon Deuxième secrétaire.

    « Je ne comprenais pas vraiment pourquoi mon père me contait ce récit. Peut-être qu’avocat lui-même, il me donnait tout simplement une leçon d’homme et de justice. Peut-être aussi, parce que là-bas dans un vieux cimetière près de Constantine notre nom est encore inscrit sur quelques pierres tombales laissées à l’abandon. Un nom enraciné dans une terre qu’il n’a jamais revue, que je ne connais pas et dont je me souviens. Ce que je sais, en revanche, c’est que, cette histoire, tu la raconteras à ton tour, en lui donnant le sens que tu voudras. Il est tard, maintenant, dors mon fils. »

    Ainsi s’explique le tutoiement de cette transmission, transmission de l’honneur d’un nom, de l’amour d’une terre, de l’honneur tout court…

    Six semaines plus tard, au cinéma Le Balzac, nous étions quelques privilégiés à regarder la première projection du film de Cheyenne-Marie Caron « Jeunesse au cœur ardent ». On y voit quelques garçons aux prises avec les désirs de la jeunesse, la transgression, le vol, la violence, se heurtant au regard bleu d’un vieil homme qu’ils agressent, un ancien officier de légion qui ne baisse pas les yeux.

    Je ne vous dis pas l’histoire. Elle chante la gloire de la Légion. Elle sera sur nos écrans en mars 2018.

    La jeunesse aux cœurs ardents, qu’elle soit dans la rue ou au Palais de Justice, ne change pas.

    Nous la voyons renaître et continuer.

    « Mère, voici vos fils et leur immense armée… »   

    Jacques Trémolet de Villers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

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